Category Archives: Art

ELLIOTT ERWITT – PITTSBURGH 1950

Photographe depuis 1948, membre de l’agence Magnum Photos depuis 1953, Elliott Erwitt (voir son exposition sur Cuba ici) est un observateur espiègle de la vie quotidienne. En 1950, il se rend à Pittsburgh, alors surnommée «la Ville de l’Acier» (« Steel City ») à l’invitation de Roy Striker, directeur du programme photographique de l’agence agricole américaine (Farm Security Administration). Aujourd’hui âgé de 89 ans, il déclare: « Cela fût probablement la chose la plus importante qui me soit arrivée, en ce qui concerne le début de ma carrière ». Il photographie ainsi pendant plusieurs semaines une ville en pleine mutation, passant d’une cité industrielle notoirement polluée à une métropole plus propre et plus moderne. Les photographies d’Erwitt ont capturé l’humanité et l’esprit des habitants de la ville qui contrastent avec l’architecture industrielle angulaire de la première moitié du XXe siècle. Enrôlé dans l’armée en Allemagne quatre mois seulement après son arrivée à Pittsburgh, Erwitt est forcé d’abandonner le projet, laissant derrière lui la totalité de ses négatifs. Pendant des décennies, ses pellicules furent stockées dans les archives de la Carnegie Library de Pittsburgh et, par conséquent, la majorité des photographies de ce livre n’ont été ni publiées ni exposées auparavant. Publié par les éditions britanniques GOST Books, Pittsburgh 1950 présente une sélection de ces images réalisées alors que le photographe n’avait que 22 ans, et qui ont failli rester dans l’oubli. Malgré son jeune âge, la démarche et la vision artistique si originale d’Elliott Erwitt est déjà bien présente dans cette magnifique série, qui rejoint les clichés exceptionnels de ce photographe américain né à Paris déjà entrés dans l’histoire des États-Unis et du XXe siècle. L’ouvrage de 140 pages est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions GOST Books, ainsi que sur Amazon.com.

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NICHOLAS NIXON @ FUNDACION MAPFRE MADRID – OPENING

La Fundación MAPFRE de Madrid accueille depuis la semaine dernière la grande rétrospective du photographe américain Nicholas Nixon, avec une impressionnante sélection de plus de 200 clichés. L’exposition s’étend des premières premières prises de vues des villes des années 70, à la célèbre série The Brown Sisters (ci-dessus). Principalement axé sur l’art du portrait, Nicholas Nixon occupe une place fondamentale et unique dans l’histoire de la photographie de ces dernières décennies. Son œuvre met en évidence la tension permanente entre le contenu et les émotions latentes dans ses images. Avec une technique très raffinée et une composition minutieuse, ses photographies nous montrent la réalité quotidienne de l’auteur. Jusqu’au 7 janvier 2018.

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CHRISTOPHER WOOL – ROAD/WESTTEXASPSYCHOSCULPTURE

Christopher Wool (né en 1955 à Chicago) est un peintre dont les œuvres, depuis le début des années 1980, explorent et repoussent les limites de la peinture. Comme Robert Gober, Cady Noland ou Richard Prince avec lesquels Wool a d’ailleurs travaillé, l’artiste a participé à inventer de nouvelles formes à une discipline prétendument épuisée. Wool mélange les références à la musique, au cinéma et à l’art, créant des œuvres qui témoignent d’une expérience contemporaine. Récemment installé dans les environs de Marfa, dans l’ouest du Texas, l’artiste américain publie simultanément deux livres aux éditions berlinoises Holzwarth Publications, consacrés à une autre de ses passions: la photographie. Le premier ouvrage s’intitule Road et se compose d’une série d’images en noir et blanc photographiées par Christopher Wool entre 2015 et 2017. Le livre de 194 pages présente des chemins de poussière, des routes de gravier, en partie envahis par la végétation galopante ou couverts de vieux pneus à l’abandon, à travers le désert et les champs de roches, à travers des bois épars et le long de précipices. Ces routes à l’apparence déserte et sauvage, sans aucune indication de chemin à suivre, apparaissent comme un seul et long chemin parcouru sous la lumière du soleil du Texas. Westtexaspsychosculpture comprend quant à lui des photographies, également en noir et blanc, réalisées entre 2008 et 2017, dans les environs de Marfa, cette petite ville lunaire de l’ouest du Texas, aux portes du Mexique, qui attire depuis quelques années de nombreux artistes. Wool y présente des images de situations apparemment banales: des débris d’arrière-cour, des solutions de rangement improvisées, des animaux errants et des constructions étranges qui ont certainement eu une utilité au moment de leur construction, mais qui semblent désormais dénoué de sens. Ces mises en scènes de la vie quotidienne et ces morceaux de paysages sont autant de sculptures éphémères pour l’œil de Christopher Wool lorsqu’il appuie sur le déclencheur de son appareil photo. À la fois énigmatiques et poétiques, ces ouvrages sont tous les deux conçus dans une édition de 1200 exemplaires, signée et datée par Christopher Wool. Ils sont maintenant disponibles sur la boutique en ligne des éditions Holzwarth Publications ainsi que sur Amazon.com.

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ANDERS PETERSEN – CAFÉ LEHMITZ

Anders Petersen (né en 1944 en Suède) s’est fait connaître en publiant en 1978 chez Schirmer/Mosel (puis l’année suivante aux éditions Contrejour), un livre désormais culte : Café Lehmitz. Dans une vision documentaire investie et pleine d’empathie, il y narrait la vie claudicante des habitués d’un café d’Hambourg sous la forme d’un huis clos photographique en noir en blanc. Le photographe visita cet ancien troquet du quartier rouge de la ville portuaire pour la première fois en 1962, alors qu’il n’avait que 18 ans, tissant avec les habitués des liens qui marqueront son existence et sa pratique artistique. En 1968, il s’y rend à nouveau et noue des relations avec les habitués qu’il photographie au quotidien dans l’espace du Café Lehmitz. Conçu comme un huis-clos, Café Lehmitz est un chef-d’œuvre dans lequel l’auteur, immergé dans la vie du bistrot et de ses gens ordinaires, s’évertue à maintenir cette « proche distance » (selon le titre d’un ouvrage de Petersen paru en 2002) nécessaire à l’exécution de son travail. Le livre propulsa immédiatement Anders Petersen sur la scène artistique internationale. Le chanteur américain Tom Waits en choisira même l’image de couverture pour illustrer son album Rain Dogs. Élève du suédois Christer Stromholm, Anders Petersen n’a cessé depuis lors de consacrer sa vie à une pratique existentialiste de la photographie où l’expérience compte plus que la composition (à l’instar notamment d’Ed Van der Elsken, Daïdo Moriyama et Antoine d’Agata dont il est un des maîtres). Publié pour la première fois en version espagnole par les éditions La Fabrica, cette nouvelle édition de Café Lehmitz témoigne une fois de plus avec vigueur et sans complaisance de la fragilité de la condition humaine. Le livre est maintenant disponible sur la boutique en ligne de La Fabrica, ainsi que sur Amazon.com.

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JEFFREY STOCKBRIDGE – KENSINGTON BLUES

Kensington Blues est le nouveau livre du photographe américain Jeffrey Stockbridge, documentant les errances et les tourments de personnes touchées par la toxicomanie et la prostitution, le long de l’avenue Kensington dans le nord de Philadelphie, en Pennsylvanie. Depuis sa création en 2011, son blog, Kensington Blues, a suivi une formule simple: libérer le pouvoir de narration des personnes qui fréquentent ce sinistre quartier, à travers leurs portraits intimes, leurs écrits profonds et leurs propres mots. Pour ce très bel ouvrage, quatre-vingt-onze photographies en couleurs grand format, créées sur une période de 5 ans, ont été sélectionnées. Elles sont associées à des transcriptions audio et à des pages manuscrites, et racontent les histoires personnelles de ceux qui se battent pour survivre au quartier et à eux-mêmes. Stockbridge explique: « Entendre les gens parler de leur passé, dans leurs propres mots, est quelque chose de particulièrement émouvant. C’est très puissant. Je veux que le grand public oublie ce qu’il pensait connaître de la prostitution, de la toxicomanie, des sans-abris et de la pauvreté, et qu’il écoute une personne réelle expliquer ce qu’elle a traversé. » Malgré le malaise que suscite le livre, le projet de Jeffrey Stockbridge constitue un témoignage précieux sur la face sombre des grandes villes américaines et sur les laissés pour compte du Rêve Américain, tout comme l’a pu être Raised By Wolves du photographe américain Jim Goldberg, il y a plus de vingt ans. Publié à 2000 exemplaires seulement, le livre, dont 10% des ventes sont reversées à l’association de Kensington Prevention Point Philadelphia, est maintenant disponible en exclusivité sur la boutique en ligne du photographe.

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EUGENE RICHARDS – THE RUN-ON OF TIME

À l’occasion de la première grande rétrospective consacrée à l’œuvre du photographe américain Eugene Richards au Musée George Eastman de Rochester, dans l’Etat de New York (du 10 juin au 22 octobre 2017), les éditions du musée Nelson Atkins publient un superbe catalogue intitulé The Run-On of Time, la première publication à situer le travail de Richards dans la longue tradition photographique fusionnant vision artistique personnelle et pratique documentaire. Le photographe américain est respecté et reconnu dans le monde entier pour son œuvre intègre et puissante, riche de son dévouement aux questions sociales et économiques. Durant ces dernières décennies, il a exploré des sujets complexes, comme le racisme, la pauvreté, l’urgence médicale, l’addiction aux drogues, le cancer, la famille américaine, le vieillissement, les effets de la guerre et du terrorisme, ou la dépopulation des campagnes américaines. The Run-On of Time (« L’ininterruption du temps ») parcourt la carrière de photojournaliste et photographe documentaire de Richards, depuis 1968 jusqu’à aujourd’hui. Jusqu’à maintenant, son œuvre a d’abord été célèbre dans les actualités internationales et les organes de presse pour lesquels il a pris des photos sur commande, ou dans les livres, dans lesquels il plonge au plus profond de ses sujets, par ses photos et des textes à la première personne. À travers plus de 150 photos, cet ouvrage permet une compréhension plus complète de la carrière de Richards, montrant en quoi sa vision artistique personnelle s’avère l’héritière de W. Eugene Smith et Robert Frank dans sa façon d’aborder les questions sociales importantes de notre époque. Le livre présente des photographies extraites des séries majeures de Richards, dont Dorchester Days (1978), étude de la vie d’un quartier au sud de Boston ; Exploding Into Life (1986), chronique de la lutte de sa première femme contre le cancer du sein ; Below The Line: Living Poor in America  (1987), étude documentaire de la pauvreté urbaine et rurale ; The Knife & Gun Club: Scenes from an Emergency Room (1989) ; Cocaine True, Cocaine Blue (1994), exploration en profondeur des conséquences sociales de la consommation de drogue ; American We (1994), poignant portrait collectif de la vie de famille américaine ; Stepping Through the Ashes (2002), images de New York les jours qui ont suivi le 11 septembre 2001 ; et The Fat Baby (2005), anthologie de quinze essais photographiques. Ses projets récents sont aussi représentés, avec des photos de The Blue Room (2008), méditation poétique sur les fermes familiales abandonnées des Hautes Plaines ; A Procession of Them (2008), sur ses visites dans les établissements psychiatriques autour du monde ; War Is Personal (2010), portraits empathiques mais impitoyables de personnes ayant fait l’expérience directe de la guerre en Irak ; et Red Ball of a Sun Slipping Down (2014), reconsidération de sa première série aboutie sur le Delta de l’Arkansas. Les photos d’Eugene Richards traitent des aspects les plus profonds de l’expérience humaine : naissance, mort, et effets écrasants de la pauvreté systémique. Son style est déterminé mais poétique, et ses photos profondément ancrées dans le tissu de l’expérience vécue. A travers ses photos, ses écrits et ses œuvres filmées, Richards confronte des sujets provocateurs à une honnêteté dépassionnée, qui peut être également controversée, lyrique, belle et mélancolique. Au final, les photos de Richards mettent en lumière des aspects de la société américaine qui seraient sinon restés cachés à la vue de tous. Le livre est maintenant disponible sur la boutique en ligne du Musée George Eastman, ainsi que sur Amazon.com.

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MICHAEL WOLF – WORKS

À l’occasion de sa grande rétrospective aux Rencontres d’Arles, La Vie dans les Villes (voir ici), les éditions Peperoni Books publient cet été une sublime monographie du photographe allemand Michael Wolf: Works. Le livre présente une vue d’ensemble du travail de création de Wolf, à travers une sélection de clichés issus de ses séries les plus célèbres, réalisées durant plus de quatre décennies: Informal Solutions, Architecture of Density, 100 x 100, Hong Kong Corner Houses, Bottrop-Ebel, Magazine Stories, The Real Toy Story, Real Fake Art, Tokyo Compression, Google Street View, The Transparent City, Paris Rooftops et enfin Bastard Chairs. Toute l’œuvre de Wolf est hantée par la vie dans les villes telle qu’il a pu l’observer dans des grandes métropoles comme Tokyo, Hong Kong ou Chicago. L’artiste fait varier les points de vue afin de mettre au jour la complexité de la vie urbaine moderne. Avec plus de 400 images, ainsi que des essais de quatre auteurs sur 296 pages, Works illustre la façon dont les différentes séries, photographiées à Bottrop-Ebel et à Hong Kong, Chicago et Paris, Tokyo et Dafen, sur Google Street View et en Chine, sont devenues au cours des décennies l’œuvre à la fois multiforme et cohérente d’un grand artiste. L’ouvrage est maintenant disponible dans les meilleures librairies spécialisées.

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ELLIOTT ERWITT – CUBA – MADRID

À l’occasion du festival PHotoEspaña 2017, l’espace Real Jardín Botánico de Madrid accueillait cet été une grande exposition personnelle du photographe franco-américain Elliott Erwitt: Cuba. Cette dernière met en perspective ses clichés réalisés lors de son premier séjour sur l’île en 1964, avec ceux réalisés 50 ans plus tard, en 2015. On y découvre notamment de célèbres portraits intimes du Che Guevera et de Fidel Castro, commandés par le magazine Newsweek, ainsi que de nombreuses scènes de vies quotidiennes.

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MEG HEWITT – TOKYO IS YOURS

Ancienne assistante du photographe de l’agence Magnum Jacob Aue Sobol, la jeune australienne Meg Hewitt nous livre un travail sur Tokyo qui s’inspire des univers du Manga, du Surréalisme et du Film Noir. Publié en juin 2017 par la prestigieuse maison d’édition danoise Narayana Press, Tokyo is Yours est l’aboutissement de deux années de projets réalisés dans la capitale japonaise à la suite du séisme qui a secoué le Japon en 2011. La photographe est d’abord fascinée par la relative incapacité d’évacuer Tokyo en cas de catastrophe majeure. Elle décide alors d’explorer le quotidien des habitants de la mégalopole dans ce qu’il a de plus ordinaire et de plus étrange à la fois. Armée de son appareil photo argentique et de pellicules noir et blanc, elle dresse un portrait à la fois mystérieux, intense et drôle de Tokyo et de sa population. Meg Hewitt explique: «Je crois qu’il existe deux Japon différents: celui de la nuit et celui du jour. Je me suis toujours sentie attirée par la nuit, lorsque le pays finit enfin son travail et que les gens se transforment en acteurs de la vie nocturne. Pour ce projet, j’ai souvent photographié la nuit et j’ai développé mes films dans ma salle de bain, à l’hôtel.» La série Tokyo is Yours a connu un grand succès lors de sa présentation, cet été, au festival Voies Off des Rencontres d’Arles. Publié à 800 exemplaires seulement, ce superbe ouvrage de 104 pages, aussi original qu’envoûtant, est maintenant disponible sur la boutique en ligne de la photographe.

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SANNE DE WILDE – THE ISLAND OF THE COLORBLIND

A la fin du dix-huitième siècle, un typhon catastrophique ravagea Pingelap, une petite île de l’océan pacifique. L’un des survivants, le roi, était porteur du gène rare de l’achromatopsie qui engendre un daltonisme total. Le roi eut de nombreux enfants et, le temps passant, la condition héréditaire affecta cette communauté isolée et une majorité des insulaires commencèrent à voir le monde en noir et blanc. L’achromatopsie est caractérisée par une sensibilité extrême à la lumière, une mauvaise vue, et une incapacité complète à distinguer les couleurs. En Micronésie, les achromates adaptent leur vue réduite en usant de stratégies comme le clignement, le plissement d’yeux, en protégeant leurs yeux, ou en se position selon les sources de lumière. Publié par les éditions Hannibal, The Island of the Colorblind (l’île des achromates), de Sanne De Wilde, comprend des images qui brouillent les repères visuels du visiteur et donne un aperçu du monde dans lequel vivent les sujets de la série. Et si les insu­laires dal­to­niens voient le monde en noir et blanc, l’artiste belge tente de per­ce­voir le monde à tra­vers leurs yeux selon trois type d’images : infra­rouges, en noir et blanc et aussi sur de mêmes cli­chés sur les­quelles des peintres achro­ma­tes sont venus poser des couleurs. Sanne De Wilde explique: «C’est une tentative photographique de regarder avec leurs yeux. J’ai beaucoup parlé avec les habitants pour comprendre leur ressenti. Leurs noir et blanc n’ont rien à voir avec les nôtres ou ceux qu’on utilise en photographie.» Ce très bel ouvrage de 160 pages, avec sa couverture photosensible aux UV particulièrement originale, est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions Hannibal, ainsi que sur Amazon.com.

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PETER FRASER – MATHEMATICS

Peter Fraser est un photographe contemporain qui a été à l’avant-garde de la photographie en couleurs dès les années 1980. Une grande partie de ses travaux consiste en une vision presque obsessionnelle des objets et matériels de la vie quotidienne. Après la réédition de Two Blue Buckets sortie au printemps dernier (voir ici), le photographe gallois signe un second ouvrage intitulé Mathematics, publié par les éditions italiennes Skinnerboox. Pour ce nouveau grand projet, Peter Fraser s’est inspiré du concept qui a fasciné Aristote et Pythagore au quatrième siècle avant notre ère: au plus profond niveau, la réalité est de nature mathématique. Dix-neuf siècles plus tard, Galilée expliquait que «la nature est un grand livre qui est écrit en langage mathématique». Fraser reprend cette idée selon laquelle les mathématiques peuvent expliquer le monde, ou du moins le décrire de manière à mieux le comprendre. Mathematics se compose de clichés réalisés lors de voyages entre l’Irlande du Nord et Istambul, et entre la Norvège et la Sicile, entre 2011 et 2016. Les objets et paysages ordinaires s’y résolvent en unités de couleur, de lumière et de forme, et forment des motifs répétitifs et cohérents. Pour ses portraits, le photographe a demandé à ses sujets d’imaginer que quelque chose qu’ils avaient toujours cru être vrai était désormais prouvé faux. Les personnes qui se sont prêtées à cette expérience semblent tristes, mais aussi intensifiés. Le livre de 76 pages, édité à 750 exemplaires, avec des essais de Mark Durden et David Campany, est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions Skinnerboox.

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KAWS – WHERE THE END STARTS

À l’occasion de l’exposition Where the End Starts de Kaws au Modern Art Museum de Fort Worth (Texas) en octobre 2016, un magnifique catalogue de 240 pages a récemment été publié par le musée. Cette grande rétrospective de la prolifique carrière de l’artiste new-yorkais passe en revue plus de vingt ans de création: de ses premiers détournements d’affiches publicitaires à ses toiles abstraites aux couleurs vives, et ses sculptures monumentales en bois et en fibre de verre. On y retrouve ses célèbres personnages tels que le Companion, le Chum, l’Accomplice, les Kimpsons, les SkurfsSponge BobSnoopy, etc. Contenant un plus d’une centaine d’œuvres de l’artiste, le livre offre une rétrospective depuis ses premiers projets de street art et de publicités détournées, jusqu’à ses sculptures monumentales, ses projets de mode et ses peintures, anciennes et plus récentes. On y retrouve également des essais d’Andrea Karnes, Michael Auping et Dieter Buchhart, ainsi qu’un long entretien mené par Pharrell Williams en janvier 2016. Ce dernier dévoile notamment des aspects cruciaux du développement formel et conceptuel de Kaws au cours des 20 dernières années, sa carrière passant du graffiti aux beaux-arts et aux collaborations avec des designers et des marques comme Supreme, Comme des Garçons, Nigo (A Bathing Ape) et Nike. Le livre est maintenant disponible sur la boutique en ligne du Modern Art Museum ainsi que sur Amazon.com.

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