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GENIEVE FIGGIS – SOMETHING FOR LOVERS

À l’occasion de son exposition personnelle à la Gallery Met de New York, ayant pour thème Roméo et Juliette et l’amour en général, les éditions américaines Karma publient un nouvel ouvrage en édition limitée de Genieve Figgis: Something for Lovers. Dans un style assez cru, fait de surcoupe et de tons chair, la peintre irlandaise revisite les portraits renaissances en distordant les corps et des visages. Ce livre-objet de 80 pages est à la fois élégant et fonctionnel, nostalgique et moderne. Enveloppé en suède d’un violet foncé, Something for Lovers rassemble 34 peintures de l’artiste dans un livre compact à colorier. L’apparence rêveuse, romantique et parfois banale des sujets traités par Figgis – scènes d’opéra, décors victoriens, portraits attendrissants et étreintes passionnées – offrent au lecteur des images implorant une réinterprétation créative. Ce livre original permet en effet de repenser les séduisantes compositions de Genieve Figgis, et invite à redonner de la couleur à chacune des œuvres de l’artiste. Les 34 peintures sont également reproduites en couleur, dans les toutes dernières pages de la publication. Le livre est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions Karma, ainsi que sur Amazon.com.

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MICHAEL WOLF – HONG KONG COAT HANGERS

Michael Wolf photographie les mégapoles. Deux fois vainqueur du World Press Photo, il a notamment connu un grand succès pour ses clichés oppressant de façades de gigantesques immeubles résidentiels en Asie. Depuis 2013, le photographe allemand met en lumière – à travers une série de neuf ouvrages – un pan essentiel de son œuvre à savoir : son exploration menée depuis plus de quinze ans dans les rues de Hong Kong, ville où il a élu domicile. Aux grandes artères et ses architectures rutilantes, il préfère les petites ruelles et arrière-cours, et leurs constructions empiriques. Dans la lignée d’un Walker Evans qui a œuvré avec constance et tendresse pour la reconnaissance des formes vernaculaires, Michael Wolf s’attache à dresser minutieusement une cartographie souterraine de la ville, relevant quotidiennement ces petits arrangements informels qu’un regard attentif découvre aux détours des back alleys. Retournant parfois jusqu’à vingt fois sur le même lieu, le photographe pointe ces formes innocemment sculpturales, et dessine le visage d’une ville au travers de ses usages, car toujours derrière ces ready mades colorés se devine le geste d’un travailleur, d’un habitant, qui parvient à faire sien un territoire de béton, d’acier et de verre. Faisant se côtoyer façades monumentales et bouts de ficelle, ce corpus file la trame d’une ville où ingéniosité et poésie s’entremêlent. Pour ce huitième volume publié par les éditions allemandes Peperoni Books, le photographe présente une série de clichés de cintres installés par les locaux dans les ruelles de la ville. Si ces derniers paraissent à priori sans intérêt, leurs dispositions improbables en cascade, leurs formes disproportionnées et leurs emplacements surréalistes sont à la fois drôles et poétiques, et dévoilent un instant d’humanité dans cette urbanité galopante. Hong Kong Coat Hangers est maintenant disponible sur Amazon.com.

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FRANK HORVAT – PHOTOGRAPHIC AUTOBIOGRAPHY

Frank Horvat est né en 1928 à Abbazia en Italie. Il étudie le dessin académique pour ne plus se consacrer rapidement qu’à la photographie. Tour à tour reporter voyageur, grand photographe de mode (il a travaillé pour les magazines Life et Vogue) ou artiste intimiste, sa photographie opère comme un véritable mode d’expression, sans se soucier ni des codes ni des époques. Près de neuf décennies de vie et sept décennies de carrière dans la photographie: l’autobiographie visuelle de Frank Horvat, Photographic Autobiography (publiée par Hatje Cantz), est tout sauf un livre de photographie ordinaire. Installé en France à la fin des années 50, il dévoile dans ce nouvel ouvrage un aperçu très personnel de sa vie privée: cette autobiographie en images révèle des moments personnels de toutes les phases de sa vie. On y retrouve les grands thèmes de l’humanité, tels que la naissance, la mort, l’amour, la solitude, et l’on y aperçoit sa famille, ses proches et ses amis. Ce sont des images de tous les jours, comme n’importe quelle personne aurait pu les rassembler dans un album. À ceci près qu’il s’agit ici d’un des plus grands maitres de la photographie: la qualité des clichés présentés dans cette monographie parle d’elle-même. En annexe, Horvat commente chacune des images classées par ordre chronologique. « Une bonne photo, c’est une photo que l’on ne peut pas refaire », confiait il y a peu le photographe. « Elle doit être imprévisible, et tout ce qu’il y a dedans doit être nécessaire », ajoute-t-il, pour préciser sa pensée. Le livre de 520 pages est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions allemandes Hatje Cantz, ainsi que sur Amazon.com.

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MARK COHEN – MEXICO

Mark Cohen est le photographe de rue par excellence. Né en Pennsylvanie en 1943, ce dernier utilise depuis les années 60 une approche agressive dans laquelle il se rapproche au plus près des passants, appareil photo dans la main, flash dans l’autre, et prend son cliché avant qu’ils ne soient conscients d’être photographié. Ses images, d’apparence austère, sont prises dans les rues de Wilkes-Barre et d’autres villes de la classe ouvrière de Pennsylvanie. Elles capturent des moments, des gestes, et des émotions qui, parce qu’ils pourraient être invisibles aux sensibilités des autres, témoignent de la perception innée supérieure de Cohen, son don visuel à la fois précis, intelligent et subtil. Son œuvre a reçu une reconnaissance précoce, avec une exposition personnelle au Musée d’Art Moderne de la ville de New York dès 1973, alors qu’il n’avait que trente ans. Les critiques à son égard n’ont depuis cessé d’être élogieuses. Aujourd’hui, le travail de Cohen est exposé dans plus de trente collections internationales de premier plan, allant du Metropolitan Museum à New York au Metropolitan Museum of Photography de Tokyo. Entre 1981 et 2003, Mark Cohen effectue plusieurs voyages au Mexique. Séduit par cet endroit qu’il qualifie de « surréaliste », il promène son appareil photo, sans aucune intention anthropologique ou sociale, dans les rues de Mexico, Merida et Oaxaca. En l’espace de quelques fractions de seconde, Mark Cohen s’approche très près de ses sujets et les prend au vol parfois éblouis par la lumière artificielle du flash. Ses clichés, en noir et blanc, pris à bout de bras, la plupart du temps sans viser, prélèvent des fragments de gestes, de postures ou de corps. Il se dégage de ces images une énergie nerveuse et une étrangeté du quotidien. Publié par les Éditions Xavier Barral en collaboration avec University of Texas Press et avec le soutien du fonds de dotation Agnès b., l’ouvrage de 216 pages est maintenant disponible sur les boutiques en ligne d’EXB, d’UT Press, ainsi que sur Amazon.com.

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