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RICK MCCLOSKEY – VAN NUYS BLVD 1972

Les éditions suisses Sturm & Drang publient aujourd’hui Van Nuys Bld 1972, la nouvelle monographie du photographe américain Rick McCloskey. À l’été 1972, celui-ci a immortalisé l’ambiance de Van Nuys Boulevard en noir et blanc. Dans la chaleureuse vallée de San Fernando, une banlieue de Los Angeles, le mercredi soir était la “Cruise Night”, un rassemblement de jeunes et de leurs voitures entre Ventura Boulevard au sud et Sherman Way au nord, un amalgame de styles et modes de vie, d’automobiles – d’occasion et neuves – et de “looks” très différents. Il y avait des “tribus” d’enfants de vans – surtout des surfeurs – des lowriders, des muscle cars, des voitures de courses, des propriétaires de Volkswagen, et bien sûr des milliers de jeunes. L’idée du “rétro” était également arrivée, certains jeunes imitant le look et le style des années 50. C’était un endroit formidable pour voir et être vu, et aussi pour montrer son véhicule. Les photos de McCloskey offrent une représentation fascinante de la jeunesse qui venait d’aussi loin que Santa Barbara, du comté d’Orange ou du sud de la Californie, mais aussi de la culture américaine typique de l’époque. En réalisant ces images, le photographe s’est attaché à représenter les jeunes, leurs voitures et les décors iconiques en arrière-plan. McCloskey explique: “Aujourd’hui, les jeunes n’ont plus rien de semblable à ces anciens endroits, où tant de gens pouvaient profiter du moment présent, ensemble. Comme la lumière des étoiles qui s’échappent encore d’un monde aujourd’hui disparu, ces images sont tout ce qu’il nous reste”. Au début des années 1980, la “Cruise Night” avait pratiquement disparu sur Van Nuys Boulevard, en raison des nuisances qu’elle engendrait, marquant la fin d’une époque unique. Le livre de 132 pages est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions Sturm & Drang.

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WITOLD KRASSOWSKI – SACKCLOTH AND ASHES

Publié par les éditions britanniques Gost Books, Sackcloth and Ashes est le fruit du travail de toute une vie du photographe polonais Witold Krassowski. Bien qu’il ait photographié des événements historiques et politiques majeurs qui ont contribué à façonner les sociétés à travers le monde, il a toujours été attiré par la photographie de vies ordinaires – ses images les plus connues sont celles qu’il a prises lors de la transformation de sa Pologne natale après la fin du communisme en 1989. Les lieux et les sujets disparates de l’œuvre de Krassowski sont unifiés par son choix de se concentrer sur la vie des citoyens ordinaires plutôt que sur l’élite ou les entités politiques. Afghanistan, Italie, Russie, Pologne, Bolivie… Malgré les différences de latitude et de culture, l’artiste a l’art de faire ressortir l’universalité des anonymes qu’il photographie. Les ouvriers des chantiers navals de Gdansk, les clients de petites gargotes embuées ou encore des hommes ivres dans les rues de Rostov-sur-le-Don. Le Polonais s’attache particulièrement à ceux qui n’attirent pas le regard. La plupart des clichés en noir et blanc ont été pris au tournant de l’ère communiste, entre 1985 et 1995. Ils dépeignent sans affectation ni misérabilisme un quotidien souvent marqué par la pauvreté, qui n’exclut cependant pas les moments de joie (noce arrosée d’un district rom de Sofia, dancings de la Pologne rurale, jeux d’enfants). Krassowski explique: “Les travaux, dont ces images sont issues, sont couverts de poussière dans quelques bibliothèques de référence. Ils sont morts, et devraient le rester, car leur intérêt survit à peine aux circonstances qui les ont engendrés. Dans ce livre, j’espère cependant maintenir un peu plus longtemps en vie ce qui les unit : mon approche personnelle, un sentiment d’unité profonde au-delà des cultures. Il est important pour moi que l’impact de ces événements politiques puisse être compris du point de vue des gens ordinaires dans leur vie ordinaire. Pour beaucoup de mes sujets, leurs histoires seraient oubliées depuis longtemps”. Le livre de 208 pages, véritable concentré d’humanité, est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions Gost Books.

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LORENA LOHR – TONIGHT LOUNGE

Publiée par les éditions britanniques The Cob Gallery, Tonight Lounge est la première étude complète de la photographie de nature morte contemporaine de Lorena Lohr, qui documente ses voyages à travers l’Amérique au cours de la dernière décennie. Cette publication rassemble tous les chapitres de sa série Ocean Sands. Depuis près d’une décennie, la photographe canadienne-britannique parcourt le sud-ouest américain en bus et en train, documentant les paysages éphémères et le caractère singulier de l’environnement urbain de la région. Rien n’est épargné par Lohr: des motels et des bars aux parkings et aux terrains vagues, ses clichés capturent les aspects inattendus et souvent étranges de la banalité des lieux qu’elle visite. Sans détachement ni commentaire ironique, la photographe relève la beauté et l’originalité dans des espaces négligés ou abandonnés et qui, autrement, passeraient inaperçus. Bien qu’elle ne se limite pas à un sujet particulier, l’ensemble de l’œuvre de Lorena Lohr se caractérise par des motifs récurrents : les fils électriques, les boissons colorées et les détails de la carrosserie des voitures ne sont que quelques-unes des caractéristiques qui traversent ses séries et ses livres. Le langage, tel qu’il est entrevu dans la signalétique commerciale, est un autre leitmotiv de ses photographies : les phrases génériques qui évoquent un exotisme en rupture avec leur environnement sont très présentes, contribuant à la fois à la richesse visuelle de ses compositions et faisant allusion à l’espoir, au désir et à l’isolement. L’ouvrage de 164 pages, avec des essais de Kirk Lake et Louise Benson, est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions The Cob Gallery.

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JOAKIM KOCJANCIC – EUROPEA

Joakim Kocjancic est né à Milan en 1975. Après des études artistiques en Italie, des études de peinture à l’Académie des beaux-arts et une maîtrise en photojournalisme à Londres, il a vécu et travaillé dans plusieurs villes européennes. En 2006, il est revenu s’installer à Stockholm. Depuis lors, il a exposé à plusieurs reprises dans la capitale suédoise, la dernière à la Galleri Kontrast avec la série Paradise Stockholm, en septembre 2012. L’exposition a également été présentée au FORMA, à Milan, en mai 2013. Le photographe présente aujourd’hui son nouvel ouvrage intitulé Europea, publié par les éditions suédoises Max Ström. Conçue entre 1999 et 2016, cette série est une intrigante représentation photographique d’une Europe ouverte, un continent où les frontières sont créées par les hommes et non par la nature. Joakim Kocjancic y dépeint les citadins sur fond de paysage urbain. La foule, l’architecture, le chaos, la circulation et les conditions de vie des gens sont au centre de son œuvre. Avec ses images en noir et blanc, il essaie d’arranger et de créer un équilibre dans la vie urbaine trépidante et, en même temps, de créer une réalité intérieure à la frontière entre le rêve et la réalité. Il constitue avec ses images une nouvelle ville européenne où les frontières n’existent plus et où la condition humaine prédomine. « Mes photographies sont électriques, gorgées d’espoir et de désespoir, elles sont le résultat visuel de ma recherche d’identité, d’une possible identité européenne », précise-t-il. Le livre de 224 pages est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions Max Ström.

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JASON FULFORD – PICTURE SUMMER ON KODAK FILM

Photographe, designer, éditeur (J&L Books), Jason Fulford adopte avec talent le livre de photographie comme principal mode d’expression, dans lequel ses photos construisent plusieurs niveaux d’expression à travers leur séquence et leur agencement. L’artiste américain présente aujourd’hui Picture Summer on Kodak Film, publié par les éditions britanniques Mack. Les photographies qui composent ce nouvel ouvrage ont toutes été prises sur une pellicule Kodak et présentent des motifs récurrents : le temps, les bandes de test, la lumière réfractée et la couleur arc-en-ciel, la déformation par les ombres. Les personnages et les lieux sont répétés dans des compositions kaléidoscopiques tout au long de cette séquence vivante. Bien qu’elles aient été prises un peu partout dans le monde (notamment au Canada, en Italie, au Japon, en Lituanie, au Mexique, au Népal, en Thaïlande, aux États-Unis et au Vietnam), ces photographies se rassemblent pour créer un langage visuel unique : un lieu lumineux, intemporel et fictif. Outre le flux d’images, le rythme est également donné par un poème écrit par deux sœurs de Toronto, ponctué de phrases coïncidentes imprimées sur un papier noir plus fin, et qui ne sont pas sans rappeler le haïku moderne. Fulford explique: “Lorsque je compose un livre, je veux un mélange riche d’éléments qui se dynamisent mutuellement. Je ne veux pas que tout soit parfaitement planifié, comme “c’est ce que ça veut dire”, “c’est ce que vous devriez comprendre. Quand vous le lisez, j’aime qu’il soit ouvert, sans contrainte. Et en général, je préfère quand le texte et l’image se jouent l’un de l’autre. Ainsi, l’un rend l’autre plus agréable et vice versa. Ce n’est pas comme si l’un illustrait l’autre ou expliquait l’autre, mais ils fonctionnent en quelque sorte en parallèle. (…) Je veux que ce livre soit vraiment amusant pour quelqu’un en tant que lecteur, et je veux qu’il soit capable de danser à travers lui. Je pense beaucoup à la musique quand je réalise un livre, et je veux que le texte soit un élément de cette musique.” Picture Summer on Kodak Film présente un univers imprégné de beauté, d’humour et de sens inattendus. Ce très bel ouvrage de 112 pages est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions Mack.

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CHRIS KILLIP – THE STATION

En 2016, le fils de Chris Killip découvre une boîte de planches contact des clichés pris par son père à The Station, un centre de musique anarcho-punk de Gateshead (Angleterre) ouvert de 1981 à 1985. Ces images de la jeunesse crue prises dans le feu de la célébration étaient restées en sommeil depuis 30 ans; elles reviennent aujourd’hui à la vie dans le livre The Station, publié par les éditions allemandes Steidl. Ce lieu unique n’était pas seulement un espace de musique et de répétition, mais un véritable laboratoire pour l’expression des sous-cultures et de la culture punk de l’époque. Chris Killip explique: «En 1985, je photographiais des lieux de vie nocturne à Newcastle lorsque quelqu’un m’a parlé de la gare de Gateshead. J’ai été étonné par l’énergie et la convivialité de l’endroit. C’était totalement différent; géré pour et par les gens qui la fréquentais. J’ai arrêté d’aller dans d’autres lieux pour y photographier le samedi soir. Personne ne m’a jamais demandé d’où je venais ni même qui j’étais. Un homme de trente-neuf ans aux cheveux blancs courts qui portait toujours un costume, car la veste avait des poches cousues à l’intérieur pour contenir mes films 4×5 ”. Avec un gros appareil photo à plaque autour de mon cou et un gros flash Norman, avec sa batterie surdimensionnée autour de ma taille, je devais ressembler à quelque chose d’un film B des années 1950, ou à une imitation plutôt bizarre de Weegee. Cette époque était marquée par de nombreuses grèves, et le chômage était en pleine explosion, notamment chez les jeunes. La plupart des punks de The Station n’avaient pas de travail, et cet endroit, géré comme un collectif très inclusif, était extrêmement important pour eux et leur estime de soi. Ce superbe ouvrage de 80 pages est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions Steidl ainsi que sur Amazon.com.

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MARIA LAX – SOME KIND OF HEAVENLY FIRE

Les éditions londonienne Setanta Books publient Some Kind of Heavenly Fire, la première monographie de la photographe finlandaise Maria Lax, qui réalise une série de photos où elle capture les lumières des paysages de son pays natal. Munie de son appareil photo, elle sillonne les rues de la Finlande pour capturer en image les éclairages des néons électriques, les phares de voitures ou les lumières des stations-service. Maria Lax arrive à faire ressortir des scènes les plus banales des lumières envoutantes et mystiques qui nous immergent dans un univers de science-fiction. Inspirée par la vague d’observations d’OVNI qui s’est déroulée en 1960 à Pudasjarvi, la photographe a décidé de monter un projet qui s’inspire des lumières mystérieuses projetées par ces objets venus d’ailleurs. Lax explique: “Je viens d’une petite ville du nord de la Finlande, entourée d’une vaste région sauvage peu peuplée. La plupart des gens passent par la ville en allant ailleurs sans jamais savoir qu’il s’agissait d’un haut lieu de l’observation d’OVNI dans les années 60. N’étant pas moi-même au courant de cette histoire, ce n’est qu’en lisant le livre de mon grand-père que j’ai appris les incroyables histoires d’événements surnaturels, de bravoure et de lutte contre les difficultés dans ce qui est en grande partie une terre stérile. Déjà atteint de démence, il ne pouvait répondre à aucune des questions que je me posais, alors je suis parti seule à la recherche de réponses. Je me suis tourné vers les personnes qui avaient vu les lumières mystérieuses, vers les archives des journaux et les albums photos d’époque de ma famille. Les observations d’OVNI ont coïncidé avec une grande période d’agitation en Finlande du Nord. Les gens affluaient de la campagne vers les villes à la recherche d’un emploi, laissant ainsi des maisons abandonnées éparpillées dans ce magnifique mais rude paysage. Il n’est pas étonnant que les observations d’OVNI aient incarné la peur de l’avenir, de l’inconnu et du changement inexorable des modes de vie et des moyens de subsistance qui se produisaient autour d’eux. Certains ont réagi aux lumières mystérieuses avec crainte, d’autres les ont prises comme un signe qu’ils n’étaient pas seuls”. Maria Lax combine ainsi sa propre photographie avec des archives familiales et des coupures de journaux pour transmettre l’essence des histoires déroutantes qui lui ont été transmises tout au long de sa jeunesse. En utilisant ces éléments, le livre tisse un récit délicat et ambigu, sur une petite ville avec un grand secret. Édité à 750 exemplaires et décliné en deux couvertures distinctes, le livre est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions Setanta Books.

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KATE BELLM – AMOR

Les éditions allemandes Hatje Cantz publient aujourd’hui Amor, le nouvel ouvrage de la photographe d’origine londonienne Kate Bellm. Au cours des dernières années, Bellm a photographié pour des magazines comme GQ, Vogue, Wonderland, Playboy, Interview et 032c, ainsi que pour des marques comme Gucci, Adidas et Audi. Ce très bel ouvrage est l’aboutissement d’une dizaine d’années de voyages en compagnie d’amis et d’amants, se baignant, s’embrassant ou encore faisant du skate. La photographie épurée et atmosphérique de Bellm séduit et attire le spectateur dans un paradis psychédélique issu d’un autre monde – avec des paysages colorés décalés, des cactus fous, des vues brumeuses et chaudes, des palmiers vacillants et des formes rocheuses colossales. Ses magnifiques nus construisent des récits enivrants qui dégagent une alchimie à la fois romantique et bohème. S’inspirant de l’œuvre d’Helmut Newton, Bellm dépeint la féminité avec fascination, alliant élégance, sexualité et autonomisation des femmes. Parmi ses amis et ses amants, l’artiste trouve ses modèles et ses muses, ce qui lui permet de travailler avec spontanéité et aisance, et lui confère le charme de la liberté de la jeunesse. À propos de ses modèles, la photographe déclare: “Nous avons un lien profond ainsi qu’un niveau de confiance mutuelle qui permet d’obtenir des clichés plus risqués ou plus aventureux. Sans le courage de mes modèles, la plupart de mes prises de vue n’auraient pas lieu. Surtout lorsque les filles courent nues sur une montagne ou plongent au fond de l’océan pour mes photos.” Sa maîtrise innovante de pellicules non traitées, en utilisant des techniques organiques telles que les filtres de lentilles, les fuites de lumière ou même les gouttelettes d’eau de mer, offre un résultat unique en son genre. Chaque image entraîne ainsi le lecteur dans un nouveau voyage ou une nouvelle aventure ensoleillée. Le livre de 192 pages est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions Hatje Cantz, ainsi que sur Amazon.com.

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MARCIA RESNICK – RE-VISIONS

Artiste et photographe, figure de l’avant-garde de Downtown New York, Marcia Resnick (née en 1950 à Brooklyn) documente les communautés artistiques new-yorkaises depuis plus d’un demi-siècle. Les éditions suisses Edition Patrick Frey publient aujourd’hui la réédition de son livre iconique, Re-visions, sorti en 1978 et encensé à l’époque par Allen Ginsberg, Andy Warhol, William S. Burroughs et Lydia Lunch. L’ouvrage se compose d’une série de 48 photographies noir et blanc constituant un récit autobiographique qui met en scène l’adolescence féminine. En 1975, alors qu’elle conduisait sa voiture à Manhattan, Marcia Resnick s’est trouvée impliquée dans un accident de voiture et toute sa vie est passée devant elle. Quand elle s’est réveillée à l’hôpital, elle a commencé à penser à son passé. Elle a commencé à écrire des idées et à dessiner des images en considérant sa vie jusqu’à présent, en vue de la création d’un nouveau projet. En 1978 sort son livre autobiographique Re-visions, poignant et ironique, composé de photographies mises en scène. Ce livre est un ensemble de revisualisations de mémoires, souvent révisées pour augmenter l’ironie et l’humour de la condition humaine. Les mots et les images sont tout aussi importants: ils se nourrissent les uns des autres en travaillant de concert ou en discorde pour former le récit. Andy Warhol l’appelait «Bad», alors qu’Allen Ginsberg parlait lui de «Sharp… for a girl.» Aujourd’hui, 41 ans plus tard, Lydia Lunch, amie de longue date, rend hommage à la deuxième édition de Re-visions: “qui murmure dans des tons mystérieux prédisant la perversion délicieuse d’une adolescence naissante.” Resnick explique: “En réalisant Re-visions, j’ai beaucoup appris sur les femmes, et sur moi-même. J’ai découvert des femmes indépendantes, créatives, qui évoluaient dans un monde « d’homme ». Chaque femme que j’ai photographiée m’a appris quelque chose. Chacune des artistes féminines, écrivaines, musiciennes, danseuses ou pionnières sexuelles que j’ai photographiées avait un talent et une vision à part.” Ce très beau livre introspectif de 104 pages est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions Edition Patrick Frey, ainsi que sur Amazon.com.

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MICHAEL GALINSKY – THE DECLINE OF MALL CIVILIZATION

Le projet du livre The Decline of Mall Civilization de Michael Galinsky, publié en novembre 2019 par les éditions Rumur, est né un peu par hasard, en 2010, lorsque l’auteur a emprunté le scanner d’un ami pour numériser certains de ses négatifs qu’il n’avait encore jamais développés. Il est alors tombé sur de vieilles photos qui avaient capturé la vie au cœur de centres commerciaux, une culture de la consommation aujourd’hui mise à mal par Internet et l’e-commerce. Dès leur mise en ligne, ces photos ont rencontré un franc succès. Galinsky a donc réalisé son premier livre Malls Across America, qui a été très apprécié du public. Au début de 2019, le projet The Decline of Mall Civilization a débuté avec la publication du livre sur le portail international de financement participatif Kickstarter, dépassant toutes les prévisions en matière de collecte de fonds. Entre Détroit, Chicago et le Dakota du Sud, il a visité, photographié et raconté quinze centres commerciaux. Dans ce livre, on peut retracer l’épopée de la mall culture qui a dominé l’Amérique de Ronald Reagan dans les années 80 et 90. Avec l’essor d’Internet, les magasins et les centres commerciaux sont très souvent devenus des villes fantômes. Voir ces images aujourd’hui ne représente pas seulement un souvenir des objets du passé, mais un avertissement raconté sous forme d’images surprenantes et honnêtes d’un passé à jamais disparu. Lorsque l’ouvrage a été publié sur la plate-forme de crowdfunding, de nombreuses personnes ont perçu des similitudes entre les décors de la troisième saison de la série à succès Stranger Things et les photos prises par Michael Galinsky. Cette singularité a contribué au grand succès du livre et de la collecte de crowdfunding réalisée sur Kickstarter. The Decline of Mall Civilization est actuellement épuisé sur la boutique en ligne des éditions Rumur, mais il est encore disponible dans quelques librairies spécialisées.

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ANDRES GONZALES – AMERICAN ORIGAMI

Publié par les éditions néerlandaises Fw:Books, American Origami est le résultat de six années de recherche photographique par le californien Andres Gonzalez. Le projet examine de près l’épidémie de fusillades de masse dans les écoles américaines, entremêlant interviews à la première personne, documents médico-légaux, documents de presse et photographies originales. On y retrouve également des lettres écrites après la tragédie du lycée de Columbine, le 20 avril à Littleton dans le Colorado ou encore des extraits du journal de Dylan Klebold, l’un des deux tueurs. Le livre emmène le lecteur à travers un voyage visuel de deuil partagé et d’expiation pour illuminer des moments de beauté et poser des questions morales ancrées dans des actes de guérison collective. Reliés de façon unique, les divers éléments se répètent et se replient les uns les autres, créant un monde parallèle de passé et de présent, et montrant le paysage réduit au silence avec les artefacts personnels créés par ceux qui ont perdu la vie dans ces évènements tragiques. “Les gens essaient simplement d’établir un lien avec ces tragédies qu’ils ne comprennent pas “, explique Gonzalez, “Je voulais m’engager dans ce deuil, l’étreindre et le préserver.” De Columbine à Sandy Hook en passant par Roseburg et Red Lake, American Origami compile les traces laissées, dans l’espace comme dans les corps, par ces fusillades de masse perpétrées dans les écoles et interroge le rapport des États-Unis à la violence. Le livre de 384 pages a été sélectionné en novembre dernier dans la catégorie Prix du Livre Photographique de l’Année des Prix du Livre 2019 organisés par Paris Photo et Aperture, et a récemment été sélectionné par le magazine Time comme l’un des meilleurs livres photographiques de l’année. Édité à 800 exemplaires, il est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions Fw:Books.

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