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FACTORY – ANDY WARHOL / STEPHEN SHORE

À New York, en 1965, un jeune photographe nommé Stephen Shore, alors inconnu, commence une série d’images sur l’artiste Andy Warhol, déjà une star quant à lui, figure emblématique du Pop Art. Durant deux ans, Shore va suivre Warhol et ses acolytes dans leur quotidien peu banal et témoigner de l’effervescence régnant à cette époque au sein de la célèbre Factory. À l’occasion du trentième anniversaire de la disparition d’Andy Warhol et du cinquantième anniversaire de ce reportage unique réalisé par le photographe américain, les éditions Phaidon publient Factory. Cette première édition française de l’ouvrage The Velvet Years : Warhol’s Factory 1965-67, parue en 1995, dévoile une vision de l’intérieur d’un lieu et d’une époque extraordinaire. Stephen Shore a 17 ans lorsqu’il commence à fréquenter la Factory, l’atelier d’artistes créé par Andy Warhol à Manhattan. Entre 1965 et 1967, Shore y passe presque tout son temps, photographiant tous les personnages de la bande (musiciens, acteurs, peintres, écrivains) dont Edie Sedgwick, John Cale, Gerard Malanga, Sterling Morrison, Jonas Mekas, Nico et Lou Reed, sans oublier Warhol, le maître des lieux. Shore s’intègre si naturellement à la bande que plus personne ne fait attention à lui. Cet ouvrage présente une sélection personnelle des clichés de Shore, une vision de l’intérieur de ce lieu et de cette époque extraordinaires signée par l’un des photographes les plus emblématiques de ces dernières décennies. L’expérience est aussi marquante pour sa relation avec l’art, avec son art: « À la fin de mon séjour à la Factory, j’ai découvert que le fait d’être simplement en contact avec Andy et de l’observer m’avait fait réfléchir différemment à ma fonction en tant qu’artiste. J’étais devenu plus attentif à ce que je faisais. » – Stephen Shore, Time. Le texte de la romancière, nouvelliste et critique Lynne Tillman éclaire les photographies de Shore en donnant voix à la Factory, à travers les confessions de ses plus fréquents visiteurs de l’époque. Ce magnifique livre de 192 pages est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions Phaidon ainsi que sur Amazon.com.

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STEPHEN SHORE – LUZZARA

En 1993, le photographe américain Stephen Shore s’est rendu à Luzzara pour photographier les habitants de cette petite commune rurale italienne, dans les pas de Paul Strand quarante ans plus tôt, pour son célèbre ouvrage Un Paese. Dans l’historiographie italienne, la ville de Luzzara est devenue, grâce à ce livre publié en avril 1955, un lieu légendaire. Cette série de clichés monochromes de Stephen Shore, inédite à ce jour, présente une communauté traditionnelle embrassant lentement la modernité. Le photographe réalise de très beaux portraits des habitants et photographie les jardins, les places et les rues où les traditions ancestrales se heurtent désormais aux mœurs contemporaines. Stephen Shore explique: “d’une certaine manière, le travail de Strand n’a pas besoin d’une quelconque actualisation, car les personnes, les fermes et des paysages qu’il a photographiés à l’époque existent encore aujourd’hui. Mais ils cohabitent maintenant avec le monde moderne.” C’est cette nouvelle vision de la ville qu’a souhaité présenter le photographe dans ce livre de 80 pages publié par les éditions britanniques Stanley/Barker. Si Strand est célébré internationalement pour ses images iconiques qui résument un « Ancien Monde » intemporel, la vision de Stephen Shore intègre quant à elle les éléments de la modernité italienne du début des années 90. Considéré comme l’une des figures les plus influentes de la photographie contemporaine, Stephen Shore signe une fois de plus un très bel ouvrage qui ravira les amateurs de son travail et les passionnés de photographie. Publié en édition limitée, l’ouvrage est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions Stanley/Barker.

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STEPHEN SHORE – SURVIVANTS EN UKRAINE

Dans son nouveau livre, Survivants en Ukraine, Stephen Shore dévoile une facette plus intime de son histoire. En effet, le grand-père paternel du photographe a quitté l’Ukraine pour les États-Unis à la fin du XIXe siècle. Bien que Stephen Shore ait toujours connu ses origines, c’est son épouse, Ginger, qui lui a suggéré de s’intéresser à l’histoire des survivants juifs de la Shoah vivant encore en Ukraine. « Elle a compris que mon travail devait entrer dans une sphère plus personnelle », explique le grand photographe dans ce livre. Et Ginger Shore a fait preuve d’une grande perspicacité : on retrouve dans cette nouvelle série de photographies tout l’art de la composition et l’exubérance des premières œuvres de Shore, auxquels s’ajoutent un sens de la narration et une délicatesse remarquables. Survivants en Ukraine est l’œuvre parfaitement maîtrisée d’un artiste parvenu au sommet de son art. Le sujet du livre a une résonance actuelle. 2015 est l’année du 70e anniversaire de la fin de la Seconde Guerre mondiale, mais c’est aussi une année marquée par des affrontements incessants dans l’est de l’Ukraine. Le livre de Shore témoigne de l’histoire du XXe siècle mais avec un sens aigu du temps présent. Dans les photographies de Stephen Shore se côtoient des médailles militaires et des graffitis anti-Union européenne ; d’anciens textes talmudiques et des gamins avec leurs écouteurs sur les oreilles ; des jeunes se baignant dans une rivière et les médicaments d’une personne âgée ; ou encore des dessus de tables élimés, couverts de légumes du potager. Dans l’introduction du livre, Jane Kramer, correspondante européenne du New Yorker, parle de la vie des survivants que Shore a photographiés, avec la rigueur d’un texte d’histoire et la vigueur narrative d’un roman du XIXe siècle. Shore a photographié 22 personnes, mais Jane Kramer s’est intéressée à l’une d’entre elles, Anna Gribun-Perlova, décédée à l’âge de 95 ans, peu avant la parution de ce livre. « Si j’ai choisi de raconter l’histoire d’Anna, ce n’est pas parce qu’elle était différente, mais parce que ses propos étaient si réfléchis et, souvent, d’une clarté si douloureuse que, d’une certaine manière, elle s’exprimait pour tous. », écrit-elle. Survivants en Ukraine, septième livre de Stephen Shore publié par Phaidon, affiche une ambition artistique comparable à celle des précédents ouvrages. Comme dans le portrait intimiste d’Israël et de la Cisjordanie qu’il a réalisé en 2014, From Galilee to the Negev, les photographies de Shore captent le poids de l’Histoire dans les vies quotidiennes. Comme dans Surfaces américaines, on trouve des compositions de paysages rappelant les tableaux de Claude Lorrain, même si, évidemment, les ruines romaines et les voiliers font place, dans les photographies de Shore, à des étals de bord de route, à des lotissements et à des carrefours. On retrouve les décorations et les tchotchkes (bibelots) déjà vus dans son ouvrage de référence sur demande, The Book of Books, mais ils ont ici quelque chose de poignant. Cette beauté concrète s’exprime dans le livre lui-même. Avec un dos dépliable et un portrait du survivant et héros de guerre Tzal Nusymovych encollé sur la première de couverture, ce livre est d’une sobriété correspondant parfaitement au sujet et aux œuvres remarquables de ce photographe exceptionnel. L’ouvrage de 136 pages est dès maintenant disponible sur le site de Phaidon ainsi que sur Amazon.fr et Amazon.com.

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STEPHEN SHORE – SURVEY

Cet ouvrage rétrospectif, accompagnant l’exposition itinérante de la Fondation Mapfre (voir notre reportage ici), offre la vision la plus complète à ce jour de l’œuvre de Stephen Shore, considéré comme l’une des figures les plus influentes de la photographie contemporaine. De ses projets en couleur Uncommon Places (voir notre article ici) et American Surfaces dans les années 1970 où Shore bouscule les conventions avec sa pratique de l’instantané à d’autres séries plus récentes, parfois inédites, cet ouvrage met en évidence la démarche du photographe qui ne cesse d’interroger le médium lui-même tout en effaçant le plus possible son empreinte. Un long entretien de l’artiste avec David Campany ainsi que plusieurs textes critiques dont celui de Marta Dahó, commissaire de l’exposition de la Fondation Mapfre, mettent en lumière les liens entre ces différentes séries et l’approche conceptuelle de Stephen Shore. Une chronologie détaillée et une bibliographie sélective, établies par Carlos Martín García, accompagnent ces textes. Publié aux Editions Xavier Barral et Aperture, le livre présente environ 200 clichés couleur et noir et blanc sur 320 pages. Il est disponible ici ainsi que sur Amazon.fr et Amazon.com.

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STEPHEN SHORE – UNCOMMON PLACES

Le livre Uncommon Places, édité pour la première fois en 1982, présente les photographies réalisées au cours des nombreux voyages de Stephen Shore aux États-Unis. A la façon de Atget ou de Walker Evans, les vues de Stephen Shore présentent l’ordinaire, les coins de rue, les parkings, des maisons sans charme, une vitrine presque vide, des stations service, des chambres d’hôtel. Le photographe a collecté ainsi des images de tous les coins du pays : Floride, Californie, Texas, Montana, Ohio, Arizona… et même Canada. Le travail vise l’émotion, principalement au travers de la couleur et de la construction. À l’occasion de la réédition par Thames & Hudson de ce grand classique de la photographie américaine, Stephen Shore a rajouté une vingtaine d’images inédites. Une conversation du photographe avec l’écrivain Lynne Tillman à propos de son passage à la Factory nous éclaire sur l’influence de Warhol et des artistes de la Factory dans son approche de la photographie: cette dernière se caractérise par des « signes d’indifférence » et elle devient alors marquée par une banalité des thèmes, un aspect documentaire et un traitement apparemment détaché du sujet. La force du travail photographique de Stephen Shore, qui a contribué à révéler la trivialité du décor et de l’imaginaire américains, se mesure dans la métamorphose de ces lieux communs en emblèmes d’un paysage dont notre imaginaire s‘est abondamment nourri. L’ouvrage est maintenant disponible sur Amazon.fr et Amazon.com.

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STEPHEN SHORE @ FUNDACION MAPFRE MADRID

Le photographe américain Stephen Shore présente actuellement une très belle rétrospective à la Fundación MAPFRE de Madrid. L’exposition passe en revue plus de quatre décennies de clichés allant de ses premiers essais photographiques avec des séries en noir et blanc datant de la fin des années 60, jusqu’à ses œuvres plus récentes en couleur. On y découvre ses nombreux projets devenus de véritables classiques de l’histoire de la photographie tels qu’American Surfaces, Uncommon Places, Road Trip Journal ou encore Print on Demand. Véritable road-movie à travers les États-Unis, les nombreux clichés rassemblés dans cette exposition retracent l’extraordinaire périple de Stephen Shore et racontent l’histoire de la société américaine, en pleine mutation. Jusqu’au 23 novembre 2014.

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JOACHIM BROHM & ALEC SOTH – TWO RIVERS

À l’occasion de l’exposition Two Rivers des photographes Joachim Brohm et Alec Soth au NRW-Forum Düsseldorf (du 29 mars au 7 juillet 2019), les éditions Koenig Books publient un très beau catalogue. Ce dernier se concentre sur la série Sleeping by the Missisippi (2000-2004) d’Alec Soth et la série Ruhr (1980-1983) de Joachim Brohm, qui présentent toutes deux des personnes en bordure de rivière. Brohm, qui a étudié à la Folkwang Hochschule, est un artiste visuel qui s’exprime à travers la photographie. Soth est quant à lui un photographe documentaire lyrique dans la tradition de Robert Frank, Stephen Shore et Joel Sternfeld. Une vision documentaire-artistique unit les deux photographes, et les distingue comme des documentaristes sensibles de leur environnement social. Une sélection d’œuvres issues d’autres séries est également présentée dans le catalogue, comme Ohio, Culatra et des extraits du nouveau projet de Brohm, Dessau Files, ainsi que Songbook et Niagara d’Alec Soth, et permettent d’avoir une vue plus large des œuvres des deux photographes. La série de portraits Flash Ohio de Brohm, publiée pour la première fois exactement 35 ans après sa création, occupe également une place particulière dans le livre. L’ouvrage de 176 pages, accompagné d’essais signés Ralph Goertz, Vince Leo et Wolfgang Ullrich est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions Koenig Books, ainsi que sur Amazon.com.

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ALEC SOTH – I KNOW HOW FURIOUSLY YOUR HEART IS BEATING

Les photographies d’Alec Soth puisent leurs racines dans la tradition de Walker Evans, Robert Frank et Stephen Shore. Sa représentation du quotidien fait apparaître la complexité d’une société américaine construite sur des idéaux d’indépendance, de liberté, de spiritualité, et d’individualisme. Tirant son nom d’un vers du poème The Gray Room de Wallace Stevens, le dernier ouvrage du photographe américain – publié par les éditions britanniques Mack – est une exploration lyrique des limites de la représentation photographique. Bien que ces clichés grands formats en couleurs soient réalisés dans le monde entier, elles ne concernent pas un lieu ou une population en particulier. Par un processus d’engagement intime et souvent prolongé, les portraits et images que Soth réalise de l’environnement de ses sujets impliquent une étude sur la façon dont une représentation photographique peut dépeindre plus que la surface extérieure d’un individu, et peut-être même sonder les profondeurs de l’inconscient à la fois chez le photographe et le sujet. Alec Soth explique: « Après la publication de mon dernier livre sur la vie sociale en Amérique, Songbook, et une rétrospective de mes quatre grands projets américains, Gathered Leaves, je suis passé par une longue période de réflexion sur mon processus créatif. Pendant plus d’un an, j’ai cessé de voyager et de photographier les gens. Je ne prenais presque plus de photos. Quand je suis revenu à la photographie, j’ai voulu dépouiller le médium pour le ramener à ses éléments fondamentaux. Plutôt que d’essayer de faire une sorte de récit épique sur l’Amérique, je voulais simplement passer du temps à regarder les autres et, je l’espère, entrevoir brièvement leur vie intérieure. Afin d’essayer d’accéder à ces vies, j’ai fait toutes les photos dans les espaces intérieurs. Bien que ces pièces existent souvent dans des endroits éloignés, c’est seulement pour souligner que ces photos ne concernent aucun endroit en particulier. Qu’une photo soit prise à Odessa ou à Minneapolis, mon but était le même : simplement passer du temps en présence d’un autre cœur qui bat. » Ce magnifique livre de 84 pages, qui se referme avec un entretien entre l’artiste et la romancière anglaise Hanya Yanagihara, est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions Mack, ainsi que sur Amazon.com.

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ALEC SOTH – NIAGARA

Les photographies d’Alec Soth puisent leur racine dans la tradition de Walker Evans, Robert Frank et Stephen Shore. Sa représentation du quotidien fait apparaître la complexité d’une société américaine construite sur des idéaux d’indépendance, de liberté, de spiritualité, et d’individualisme. Après le succès de sa première monographie Sleeping by the Mississippi (voir notre article ici), acclamée par la critique, le photographe américain s’est tourné vers un autre plan d’eau emblématique, Niagara Falls. Comme pour ses photographies du Mississippi, celles sur le Niagara évoquent moins les merveilles de la nature que la complexité des désirs humains. «Je suis allé à Niagara pour les mêmes raisons que les jeunes mariés et les suicidaires, explique Soth. Le tonnerre implacable des Chutes suscite de grandes passions.» Ces photographies, prises pendant une période de deux ans du côté américain et canadien des chutes, à l’aide d’un appareil photo grand format 8×10, sont minutieusement composées et richement détaillées. Alec Soth s’attaque tout autant à un monument du paysage américain qu’à la destination emblématique de la lune de miel pour des générations d’amoureux. Aux paysages grandioses des chutes, il associe des portraits de couples et des vues de parkings de motels. On y voit des couples enlacés, à moitié nus, des alliances de prêteurs sur gages, des parkings, coins de rues et autres lieux déserts, que rendent encore plus poignants les lettres d’amour, maladroitement écrites par certains de ces couples, qui parsèment l’ouvrage. «J’ai trouvé, en travaillant sur la série Niagara qu’elle parlait en fait d’un nouvel amour et d’une nouvelle romance. Cette chute d’eau puissante et destructrice, un lieu qui attire les suicidaires, pourquoi l’utilisons-nous comme métaphore pour les amours nouvelles ? Il y a aussi un rapport avec le film Niagara avec Marilyn Monroe. Elle joue une nouvelle mariée et essaie de tuer son époux qui lui est infidèle. Ces thèmes sont présents dans ma série, donc il y a un rapport avec le risque et le danger. Je crois que l’amour neuf est dangereux et décevant.» La passion et la désillusion sont omniprésents dans le Niagara de Soth, qui offre un portrait saisissant de l’amour moderne et de ses conséquences. Publié pour la première fois en 2008, cette nouvelle édition réalisée par les éditions britanniques Mack est maintenant disponible sur leur boutique en ligne, ainsi que sur Amazon.com.

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JOEL MEYEROWITZ – WHERE I FIND MYSELF

Né en 1938 dans le Bronx, Joel Meyerowitz est l’archétype du new-yorkais cultivé qui a embrassé son époque avec curiosité et empathie. Par son travail en couleur, il a révolutionné l’histoire de la photographie. A l’instar de William Eggleston ou de Stephen Shore, il a influencé de jeunes générations de photographes et particulièrement l’école allemande de Düsseldorf. Au milieu des années 1960, un long voyage en Europe marque un tournant dans la carrière de Joel Meyerowitz et lui permet d’affirmer son style. Mais ce n’est qu’au début des années 1970, qu’il se consacre exclusivement à la couleur. Publié par les éditions britanniques Laurence King Publishing, Where I Find Myself accompagne une grande rétrospective récemment présentée au C/O Berlin (décembre 2017 – mars 2018). Ce livre constitue la monographie la plus complète à ce jour sur le célèbre photographe américain, et est publié à l’occasion de son 80ème anniversaire. Organisée en chronologie inversée, elle remonte toute la carrière de Meyerowitz, d’aujourd’hui aux débuts. Tous les grands projets du photographe y sont présentés : les ateliers de Morandi et de Cézanne, ses études sur les arbres, Cape Cod, les ruines du World Trade Center, ses voyages sur les traces de Robert Frank à travers les États-Unis, ses expérimentations sur la couleur et le noir & blanc, et bien sûr ses célèbres photos de rue à Paris et New York. Cet imposant ouvrage de 352 pages et 400 images en couleur et noir et blanc rassemble ainsi une sélection des plus beaux clichés du photographe. Célèbres ou plus obscures, étonnantes et dissonantes, ces images révèlent les différentes clés de lecture de l’œuvre de Joel Meyerowitz, et célèbrent la photographie en tant que forme d’expression artistique. Le livre est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions Laurence King Publishing, ainsi que sur Amazon.com.

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HARRY GRUYAERT – ROOTS

Membre de l’agence Magnum depuis 1982, Harry Gruyaert décrit la photographie comme une expérience physique, un état d’excitation. Héritier de la tradition américaine incarnée par Saul Leiter, Joel Meyerowitz, Stephen Shore ou William Eggleston, très influencé par le cinéma, Harry Gruyaert a su créer une palette chromatique extrêmement personnelle, un rouge dense, un vert qui vibre, une manière de découper la lumière et ses ombres dans le cadre. Le photographe belge explique: « La couleur est plus physique que le noir et blanc, plus intellectuel et abstrait. Devant une photo en noir et blanc, on a davantage envie de comprendre ce qui se passe entre les personnages. Avec la couleur on doit être immédiatement affecté par les différents tons qui expriment une situation. » Avec une vingtaine de nouvelles photographies, cette édition augmentée de Roots (initialement publié en 2012 et rapidement épuisé) – publiée par les Éditions Xavier Barral – nous plonge dans la Belgique des années 1970 à 1980 à travers un regard étrange et familier. Des premières photographies en N&B à la révélation de la couleur, cet ouvrage explore l’univers si particulier, presque expressionniste, du photographe belge. Ayant quitté la Belgique depuis plusieurs années, Harry Gruyaert s’est senti prêt à y revenir en 1973 et à porter un regard neuf, plus distancié, sur sa terre natale. Il commence à travailler en noir et blanc s’intéressant à la fois à des scènes du quotidien et à des sujets plus pittoresques au gré des fêtes, carnavals et autres manifestations locales en évitant les pièges sentimentaux ou documentaires. Puis c’est le basculement à la couleur : « J’ai mis environ deux ans à y voir la couleur qui m’intéressait. Ce fut une révélation. Par ailleurs, j’ai commencé à voyager en photographiant au Maroc, en Inde, toujours en couleur. Mais il y avait la Belgique, avec ce rapport de refus et d’attirance en même temps. Je savais que c’était un endroit visuellement intéressant, dans lequel il se passait des choses incongrues. Ce n’est pas pour rien que le surréalisme y a été si important. » Dans un texte très personnel, accompagnant ses photographies, Harry Gruyaert commente son rapport à la Belgique. Tandis qu’un essai de l’écrivain belge Dimitri Verlhust nous fait véritablement vivre ces photographies de l’intérieur. Le livre de 200 pages est maintenant disponible sur la boutique en ligne des Éditions Xavier Barral. Une édition signée et numérotée de 1 à 30, sous coffret et comprenant un tirage couleur à encres pigmentaires sur papier baryté (26 x 37 cm) est également disponible en ligne, ici.

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HARRY GRUYAERT – EAST / WEST

Membre de l’agence Magnum depuis 1982, Harry Gruyaert décrit la photographie comme une expérience physique, un état d’excitation. Héritier de la tradition américaine incarnée par Saul Leiter, Joel Meyerowitz, Stephen Shore ou William Eggleston, très influencé par le cinéma, Harry Gruyaert a su créer une palette chromatique extrêmement personnelle, un rouge dense, un vert qui vibre, une manière de découper la lumière et ses ombres dans le cadre. Le photographe belge explique: «La couleur est plus physique que le noir et blanc, plus intellectuel et abstrait. Devant une photo en noir et blanc, on a davantage envie de comprendre ce qui se passe entre les personnages. Avec la couleur on doit être immédiatement affecté par les différents tons qui expriment une situation.» Les Éditions Textuel publie aujourd’hui deux magnifiques livres reliés sous demi-coffret: East / West. Le premier est consacré à Moscou, et le second à Las Vegas et Los Angeles. Alors que le monde était encore divisé en deux blocs étanches, Harry Gruyaert, toujours en quête de lumière et de sensualité, a capté les couleurs de chacun de ces deux univers. Clinquantes et vibrantes à Los Angeles et Las Vegas en 1981, sourdes et étranges à Moscou en 1989, juste avant l’éclatement de l’URSS. Loin de vouloir documenter le réel, Gruyaert livre pourtant ici une étonnante archive?: celle des couleurs de l’Histoire. L’excellente préface de David Campany permet de remettre ces photos dans leur contexte historique, à une époque où la photographie couleur était encore largement ignorée. Pour l’essayiste britannique, «très peu de photographes ont manifesté la capacité d’Harry Gruyaert à produire des images en couleurs remarquables avec n’importe quelle lumière et n’importe quelles couleurs, dans le monde entier.» East / West est maintenant disponible dans les meilleures librairies, ainsi que sur Amazon.fr.

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