GEORGE CONDO – PAINTING RECONFIGURED

Les éditions britanniques Thames & Hudson viennent de publier une nouvelle monographie de l’artiste new-yorkais George Condo, dont l’œuvre est principalement constituée de portraits, dans lesquels il explore et interprète les innombrables modèles et références de ce genre traditionnel dans l’histoire de l’art. Avec son style à la fois saisissant et dérangeant, George Condo a émergé du dynamisme de la scène artistique new-yorkaise dès le début des années 80. Depuis, il n’a cessé de peindre, dessiner et sculpter sans relâche, s’inspirant librement de l’histoire de la peinture occidentale qui l’a précédée: Rembrandt, Hals, Picasso, De Kooning, Rothko, Guston, Degas… autant d’artistes qui lui ont permis de se forger sa propre identité artistique. Après avoir travaillé auprès d’Andy Warhol à la Factory, il va s’imposer comme l’un des artistes majeurs de la génération où émergent aussi Jean-Michel Basquiat et Keith Haring. Proche de la scène new-yorkaise, il collabore avec l’écrivain William Burroughs et le poète Allan Ginsberg dans le cadre d’un film, le Condo Painting de John McNaughton. Enfant du Pop Art, Condo qualifie son art de «réalisme artificiel» et cherche à offrir une reproduction crédible d’un monde factice. Artificial Realism, tel est le terme employé par George Condo pour décrire ses personnages déstructurés aux sourires forcés. À travers cette « représentation réaliste de l’artifice », l’artiste transfigure le réalisme apparent de ses portraits grâce à l’émotion qui saisit et défigure volontairement ses toiles, jouant ainsi sur d’innombrables références à l’histoire de l’art autant qu’aux convulsions du monde contemporain. Travaillant en étroite collaboration avec l’artiste, l’écrivain et historien de l’art Simon Baker combine une approche biographique, chronologique et thématique de l’œuvre de George Condo dans ce nouvel ouvrage intitulé Painting Reconfigured. Un essai introductif sur la nature contradictoire de Condo et un chapitre explorant les débuts de sa carrière artistique sont suivis par trois chapitres thématiques qui se penchent sur les années 1980 à nos jours, retraçant ses différentes approches systématiques du langage de la peinture. L’auteur explore la relation de l’artiste avec le concept de l’abstraction et sonde le côté sombre de son iconographie psychologique. Avec ses 288 pages, cette monographie de référence sur l’œuvre du peintre à scandale new-yorkais est déjà culte. Le livre est maintenant disponible en ligne sur le site de Thames & Hudson ainsi que sur Amazon.fr et Amazon.com.