HARRY GRUYAERT – EAST / WEST

Membre de l’agence Magnum depuis 1982, Harry Gruyaert décrit la photographie comme une expérience physique, un état d’excitation. Héritier de la tradition américaine incarnée par Saul Leiter, Joel Meyerowitz, Stephen Shore ou William Eggleston, très influencé par le cinéma, Harry Gruyaert a su créer une palette chromatique extrêmement personnelle, un rouge dense, un vert qui vibre, une manière de découper la lumière et ses ombres dans le cadre. Le photographe belge explique: «La couleur est plus physique que le noir et blanc, plus intellectuel et abstrait. Devant une photo en noir et blanc, on a davantage envie de comprendre ce qui se passe entre les personnages. Avec la couleur on doit être immédiatement affecté par les différents tons qui expriment une situation.» Les Éditions Textuel publie aujourd’hui deux magnifiques livres reliés sous demi-coffret: East / West. Le premier est consacré à Moscou, et le second à Las Vegas et Los Angeles. Alors que le monde était encore divisé en deux blocs étanches, Harry Gruyaert, toujours en quête de lumière et de sensualité, a capté les couleurs de chacun de ces deux univers. Clinquantes et vibrantes à Los Angeles et Las Vegas en 1981, sourdes et étranges à Moscou en 1989, juste avant l’éclatement de l’URSS. Loin de vouloir documenter le réel, Gruyaert livre pourtant ici une étonnante archive?: celle des couleurs de l’Histoire. L’excellente préface de David Campany permet de remettre ces photos dans leur contexte historique, à une époque où la photographie couleur était encore largement ignorée. Pour l’essayiste britannique, «très peu de photographes ont manifesté la capacité d’Harry Gruyaert à produire des images en couleurs remarquables avec n’importe quelle lumière et n’importe quelles couleurs, dans le monde entier.» East / West est maintenant disponible dans les meilleures librairies, ainsi que sur Amazon.fr.

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NAMU SHOP – F/W 2017 COLLECTION EDITORIAL

L’excellente boutique en ligne américaine Namu Shop réalise cette saison quelques très beaux clichés mettant en scène quelques-unes des pièces de ses différentes marques pour l’automne/hiver 2017, notamment Document, Eastlogue, maillot, Goldwin, ts(s) et Ordinary Fits. Namu Shop propose actuellement 30% de réduction sur l’ensemble du site avec le code TURKEY, du 22 au 27 novembre 2017.

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EDWARD GRAZDA – MEAN STREETS

À la fin des années 70, lorsqu’une sévère austérité est imposée par les banques new-yorkaises pour faire face à la banqueroute du gouvernement, les industries traditionnelles quittent New York, laissant les ouvriers dans les rues et une nouvelle génération d’artistes s’installer dans les bâtiments industriels. C’est dans ce contexte qu’Edward Grazda commence sa carrière de photographe. Ses photographies noir et blanc, publiées pour la première fois dans l’ouvrage Mean Streets, publié par les éditions powerHouse, sont le témoin du New York des années 1980. Le photographe américain ne détourne pas son regard de l’humanité qui est en face de lui, qu’elle soit bonne, mauvaise, belle ou laide, et son œil perspicace nous offre de merveilleux commentaires visuels politiques et sociaux, ouverts à l’interprétation et au débat. Sans concession, il photographie les voitures des résidents, leurs styles, les vitrines des échoppes et les nombreuses scènes de rue de cette ville où il vécut durant plus de quarante ans. La nuit venue, une statue luminescente de la Sainte Vierge sur le toit d’un immeuble semble symboliser l’amour des dieux qui veillent sur la ville. À la fois austère et merveilleux, le New York de cette époque apparait comme un lieu unique, où les habitants interagissaient entre eux. Avec son style directe, sans ambiguïté et sans retenue, Edward Grazda, armé de son appareil Leica, nous fait voyager dans ce quotidien d’un New York désormais lointain, mais dont le caractère a été marqué de façon indélébile par les cicatrices de ces années. Le livre de 112 pages est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions powerHouse, ainsi que sur Amazon.com.

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OAK STREET BOOTMAKERS – F/W 2017 – LAKESHORE BOOT

La marque de Chicago Oak Street Bootmakers vient de ressortir l’un de ses modèles cultes: la Lakeshore Boot. Cette dernière est conçue aux États-Unis, en cuir Chromexcel marron issu de la tannerie traditionnelle américaine Horween, bruni à la main, avec une construction Goodyear et une semelle Dainite. La paire est maintenant disponible en quantité très limitée sur la boutique en ligne d’Oak Street Bootmakers.

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JEFFREY SILVERTHORNE – MORGUE

Depuis plus de quarante ans, l’œuvre de Jeffrey Silverthorne, artiste majeur de la scène photographique contemporaine, explore les questions du sexe et de la mort, comme celles de la transgression, de la transcendance et de la métamorphose, tout en expérimentant le champ des possibles du médium photographique. À la fin des années 1960, l’attirance des photographes américains pour des sujets extrêmes et transgressifs, résulte du contexte politique et social de l’époque, où règne un climat de guerre, de revendications et de remise en question. Dès 1972 et jusqu’en 1991, le photographe américain se rend à la morgue de l’Etat de Rhode Island, après avoir reçu l’accord de l’attorney général, responsable de l’institut médico-légal. «Aujourd’hui, il serait probablement impossible de mener ce travail, constate le photographe, les lois et les droits privés ont changé. Les États-Unis sont devenus un autre pays, plus organisés autour de la peur que de l’espoir.» Une sélection de clichés issus de cette série culte, qui concentre cette esthétique où quotidien et universel se rejoignent, est aujourd’hui publiée par les éditions britanniques Stanley / Barker. Corps d’enfants béants. Jeune femme décédée dans son sommeil, bras droit replié, torse recousu à gros points. Homme nu, poing serré, épiderme marbré. Homme vêtu d’un blouson en jean, bouche ouverte, cri muet. Et celui-ci, victime d’un arrêt cardiaque, enseveli sous un drap sombre remonté jusqu’au cou, comme pour le protéger du froid. Incisions en forme d’Y. Coutures barbares. Chairs allongées sur des planches de bois. Aucun repos pour les yeux, encore moins pour le cœur, rien n’est beau à voir à la morgue, refuge éphémère des morts en attente, vers l’au-delà du miroir. Traitant les corps comme des sculptures funéraires, indiquant les causes de la mort, l’artiste transforme des victimes de faits divers en gisants modernes. Silverthorne explique: «Quand vous avez un appareil photo, ça vous autorise à aller voir des choses qui vous intriguent. Moi, ce qui m’intéresse, ce sont des lieux de discorde. Certaines choses sont à la fois attractives et repoussantes. Au final, vous ne pouvez faire que de bonnes images si vous allez en profondeur. Si vous ne photographiez que pour une qualité esthétique, alors vous passez à côté du principal.» Provocateur, en perpétuel questionnement sur le corps, sur le rapport aux autres, sur la relation subtile entre la vie et la mort, Jeffrey Silverthorne parvient à faire jaillir de multiples émotions en une seule photo. Publié à 750 exemplaires, le livre de 40 pages est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions Stanley / Barker.

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VISVIM – F/W 2017 – BUCKLED RIDING BOOTS-FOLK

Visvim propose cette saison un nouveau modèle de bottes: la Buckled Riding Boots-Folk. Cette dernière est conçue en cuir de cheval tanné aux végétaux, issu de la tannerie américaine traditionnelle Horween. Entièrement cousue à la main avec une construction Goodyear, elle est ajustable avec une boucle en laiton et est déclinée en trois coloris: brown, black et burgundy.

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