Category Archives: Art

A VISUAL PROTEST – THE ART OF BANKSY

Les éditions britanniques Prestel publient A Visual Protest – The Art of Banksy, un nouveau livre exceptionnel sur l’œuvre de Banksy, qui retrace toute la carrière de l’artiste de rue anonyme le plus célèbre au monde. Des années avant de faire sauter le couvercle du monde de l’art en déchiquetant une œuvre immédiatement après son achat lors d’une vente aux enchères, Banksy commettait déjà des actes de protestation artistique dans les rues, sur les murs et les ponts des villes du monde entier. Si nous ne savons toujours pas qui est exactement l’artiste, cet ouvrage offre une meilleure idée de sa façon de travailler. A Visual Protest présente environ quatre-vingts œuvres depuis le début de sa carrière d’artiste de rue jusqu’à aujourd’hui, la plupart photographiées in situ et présentées de très belle façon. Le livre guide le lecteur à travers les processus artistiques de Banksy et explique ses influences, telles que le mouvement Situationniste et le soulèvement de mai 1968 à Paris. Il se penche également sur des œuvres clés telles que Love Is in the Air, un graffiti au pochoir qui subvertit l’idée de protestation violente ; Flag, dans lequel la photographie américaine emblématique d’Iwo Jima est modifiée pour refléter un groupe d’enfants de Harlem au sommet d’une voiture brûlée ; et l’œuvre au titre subtil Turf War, dans lequel Winston Churchill arbore un Mohawk en herbe. Un hommage est également réservé aux célèbres rats de Banksy, un symbole décrié de la déchéance urbaine que l’artiste réimagine en tant que rappeurs, violonistes et peintres. Alors que Banksy continue de défier l’oppression politique, économique et raciale qui se produit chaque jour dans les villes du monde entier, ce livre offre une analyse pertinente de la façon dont l’artiste s’est intégré dans la psyché des puissants et des sans-voix, sans jamais révéler sa propre identité. L’ouvrage de 224 pages est maintenant disponible dans les meilleures librairies, ainsi que sur Amazon.com.

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MASAKAZU MURAKAMI – SUBWAY DIARY

Né à Tokyo en 1977, Masakazu Murakami obtient le diplôme de l’École d’Arts visuels de Tokyo en 2000 et se voit attribuer la même année le 16e Grand Prix Hitosubo-ten, puis, en 2007, le 5e Trophée photo des Arts visuels. Depuis 2018, il est rédacteur en chef de la revue Nippon Camera. Les éditions japonaises Roshin Books publient aujourd’hui sa nouvelle monographie: Subway Diary. L’œuvre de Murakami est indissociable de l’effondrement de la bulle économique japonaise au début des années 1990. Un sentiment de désespoir imprègne le pays pendant une période de récession connue sous le nom des “deux décennies perdues”. Une génération perdue de citadins erre alors dans un vaste océan appelé Tokyo, traversant le chaos, descendant dans les profondeurs de la société par les escaliers roulants du métro. Le photographe japonais a braqué son objectif sur les habitants de Tokyo pendant vingt ans, depuis l’époque où il était étudiant. Jamais il n’a oublié de trimballer son appareil photo lorsqu’il prenait le métro. Le clic de l’obturateur, pour Murakami, était comme écrire une page dans un journal intime, dont il ne feuilletterait plus jamais les pages. Pourtant, cet acte apparemment banal et sans intérêt est devenu le seul réconfort dans son quotidien. En 2018, Murakami est invité en résidence à l’atelier chataigne de Tokyo. Il profite de cette occasion pour revoir et organiser les clichés pris à Tokyo entre 1999 et 2019, et commence alors la production de Subway Diary. Préfacé par le célèbre photographe Daido Moriyama, l’ouvrage de 144 pages – publié dans une édition limitée à 800 exemplaires avec 6 couvertures différentes – est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions Roshin Books.

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HENRI CARTIER-BRESSON – PHOTOGRAPHER

Les édition Prestel publient Photographer, la nouvelle monographie d’Henri Cartier-Bresson (1908–2004). Reproduites dans un noir et blanc de toute beauté, les images de ce livre vont des premiers travaux du photographe en France, en Espagne et au Mexique à ses voyages d’après-guerre en Asie, aux États-Unis et en Russie, et comprennent même des paysages des années 1970, lorsqu’il abandonna son appareil photo pour se consacrer au dessin. Cartier-Bresson, reconnu comme l’un des pionniers de la photographie de rue, a saisi avec candeur des personnes et des lieux avec son appareil 35 mm Leica, à la fois léger et discret. Les images d’enfants en train de jouer (courant sur un trottoir à Montréal en 1962, ou se rassemblant sur une place de Madrid en 1933) mettent en évidence une innocence et une joie de vivre certaine, tandis que d’autres photographies (les funérailles d’un acteur de kabuki à Tokyo en 1965 ; une mère et son bébé malade à Madurai, en Inde, en 1947) évoquent un sentiment viscéral de désespoir. Si son instinct pour capturer ce qu’il appelait les moments décisifs était sans égal, en tant que photojournaliste, Cartier-Bresson se préoccupait uniquement de l’impact humain des événements historiques. Dans ses photographies de la Libération, de la mort de Gandhi et de la création de la République populaire de Chine en 1949, il se concentre sur les réactions des foules plutôt que sur les sujets des événements. La plus grande force de l’œuvre de Cartier-Bresson est sa portée. Qu’il s’agisse de magnifiques paysages urbains – par exemple, Istanbul, Naples ou Paris – ou de simples portraits d’individus (un eunuque de la cour impériale à Pékin en 1949 ; William Faulkner à Oxford en 1947), ses images captivent le spectateur par leur composition artistique et leur intensité. Divisé en six sections thématiques, le livre présente les photographies en double page. Dans une note manuscrite incluse à la fin du livre, le photographe écrit : “Pour donner un sens au monde, il faut se sentir impliqué dans ce que l’on repère à travers le viseur”. Son œuvre illustre comment il a su saisir le moment décisif avec une humilité extrême et une profonde humanité. L’ouvrage de 344 pages, avec une préface réalisée par l’historien et poète Yves Bonnefoy, est maintenant disponible dans les meilleures librairies, ainsi que sur Amazon.com.

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ARNAUD MONTAGARD – THE ROAD NOT TAKEN

Arnaud Montagard est un jeune photographe originaire de Nancy, qui vit et travaille à Brooklyn depuis 2013, et qui s’est rapidement spécialisé dans la photographie de rue. Plébiscité sur le net et les réseaux sociaux (@arnaudmontagard), et reconnu par le milieu avec plusieurs trophées remportés dont notamment celui d’un concours national, le photographe continue de voyager à travers le monde afin de capturer l’énergie et la vie d’autres lieux. Travaillant beaucoup sur la lumière, jouant d’une grammaire esthétique maitrisée, sa nouvelle monographie,The Road Not Taken, publié par les éditions britanniques Setanta Books, est un voyage au cœur de l’Amérique profonde. Elle incarne les icônes américaines de notre imaginaire collectif. De la country de Johnny Cash aux lumières de Saul Leiter, les ambiances sublimées par le peintre Edward Hopper aux clichés de Stephen Shore et William Eggleston, le livre est un hommage à ces artistes qui ont façonné le mythe américain. Des enseignes commerciales dans des polices de caractères dépassées. Vieux motels, restaurants, stations d’essence rurales. Des voitures dont la carrosserie s’étire en longueur et en hauteur comme la route pour laquelle elles ont été construites… Montagard déclare à propos de l’ouvrage: « J’aime le fait que l’on puisse se demander à quelle période la photo a été prise. On y retrouve une sorte d’intemporalité et surtout une invitation à la décélération. Au cours de la réalisation de ce projet, j’ai commencé à photographier en numérique. Puis, petit à petit, je me suis mis au moyen format argentique, j’apprenais à prendre le temps. » Publié dans une édition limitée à 750 exemplaires, The Road Not Taken (avec sa préface signée Leah Ollman du Los Angeles Times) est actuellement en rupture de stock sur la boutique en ligne des éditions Setanta Books. Quelques copies en édition limitée de ce superbe ouvrage seront disponibles en fin d’année (plus d’informations sur cette page).

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MAGNUM SQUARE PRINT SALE 2020 – SOLIDARITY

La nouvelle Magnum Square Print Sale ‘Solidarity’, en partenariat avec Vogue, se déroule du lundi 27 juillet au dimanche 2 août 2020. Chaque photographe participant offre sa propre interprétation du thème. La vente comprend plus de 120 tirages réalisés par certains des plus grands photographes de notre époque. Les tirages, 15,2×15,2cm, de qualité muséale, signés ou tamponnés par l’estate, sont en vente pour 7 jours seulement, à $100 sur le site shop.magnumphotos.com. Les photographes de l’agence Magnum et Vogue feront tous deux don de 50 % de leurs recettes à la NAACP.

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RICK MCCLOSKEY – VAN NUYS BLVD 1972

Les éditions suisses Sturm & Drang publient aujourd’hui Van Nuys Bld 1972, la nouvelle monographie du photographe américain Rick McCloskey. À l’été 1972, celui-ci a immortalisé l’ambiance de Van Nuys Boulevard en noir et blanc. Dans la chaleureuse vallée de San Fernando, une banlieue de Los Angeles, le mercredi soir était la “Cruise Night”, un rassemblement de jeunes et de leurs voitures entre Ventura Boulevard au sud et Sherman Way au nord, un amalgame de styles et modes de vie, d’automobiles – d’occasion et neuves – et de “looks” très différents. Il y avait des “tribus” d’enfants de vans – surtout des surfeurs – des lowriders, des muscle cars, des voitures de courses, des propriétaires de Volkswagen, et bien sûr des milliers de jeunes. L’idée du “rétro” était également arrivée, certains jeunes imitant le look et le style des années 50. C’était un endroit formidable pour voir et être vu, et aussi pour montrer son véhicule. Les photos de McCloskey offrent une représentation fascinante de la jeunesse qui venait d’aussi loin que Santa Barbara, du comté d’Orange ou du sud de la Californie, mais aussi de la culture américaine typique de l’époque. En réalisant ces images, le photographe s’est attaché à représenter les jeunes, leurs voitures et les décors iconiques en arrière-plan. McCloskey explique: “Aujourd’hui, les jeunes n’ont plus rien de semblable à ces anciens endroits, où tant de gens pouvaient profiter du moment présent, ensemble. Comme la lumière des étoiles qui s’échappent encore d’un monde aujourd’hui disparu, ces images sont tout ce qu’il nous reste”. Au début des années 1980, la “Cruise Night” avait pratiquement disparu sur Van Nuys Boulevard, en raison des nuisances qu’elle engendrait, marquant la fin d’une époque unique. Le livre de 132 pages est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions Sturm & Drang.

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RICHARD PRINCE – COWBOY

Au milieu des années 1970, Richard Prince était un jeune peintre qui travaillait chez Time Inc. où il découpait des textes pour les rédacteurs de magazines. Après avoir retiré les articles, il se retrouvait avec des publicités : des photos sur papier glacé de marchandises, de modèles et d’autres objets de désir. C’est à ce moment qu’il commence à re-photographier les publicités, les recadrant et les agrandissant, et vendant les œuvres d’art comme s’il s’agissait des siennes. L’artiste américain connu alors un succès retentissant dans le monde de l’art, provoquant des poursuites judiciaires et établissant par la même occasion de nombreux records de ventes aux enchères pour la photographie contemporaine. Les éditions britanniques Prestel publient aujourd’hui Cowboy, la nouvelle monographie de Richard Prince. Ce livre montre comment Prince a puisé dans la mythologie de l’Ouest américain à travers l’œuvre qu’il a produite au cours des quatre dernières décennies. Il a accordé une attention particulière au motif du cowboy, un symbole américain, souvent représenté dans les publicités pour les cigarettes Marlboro. Cette série est, sans nul doute, la clef de voûte de l’œuvre de Richard Prince : la déconstruction d’un mythe américain qui va des pionniers du passé au président sortant de l’époque, Ronald Reagan. Chaque œuvre est une copie (la photographie) d’une copie (la publicité) d’un mythe (le cowboy). Prince en fait un commentaire incisif sur notre culture, pour laquelle l’image est plus attrayante que la vie réelle, étrange quête, selon lui, de « ce qui s’approche le plus de la réalité ». Chaque chapitre de l’ouvrage contient une brève introduction, suivie d’une œuvre de Prince, et se termine par un ensemble de documents qui aident à contextualiser son œuvre. Défiant une fois de plus les limites conventionnelles de la photographie, Prince relance le débat qu’il a suscité il y a quarante ans à travers sa vision des cow-boys et de l’Ouest américain. Ce superbe livre de 484 pages est maintenant disponible dans les meilleures librairies, ainsi que sur Amazon.com.

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PETER MITCHELL – EARLY SUNDAY MORNING

Peter Mitchell est un photographe documentaire qui se concentre sur Leeds, au Royaume-Uni et dans les environs, qu’il documente depuis les années 70. Les éditions britanniques RRB Photobooks publient aujourd’hui sa toute nouvelle monographie, intitulée Early Sunday Morning. Trop méconnu du grand public, Mitchell a pourtant été “un photographe radical et un pionnier”, souligne Martin Parr, car il a été le premier à utiliser la couleur au Royaume-Uni pour de la photo documentaire, lors d’une exposition à York, à la galerie Impressions. Né dans le sud de Londres, le photographe, qui a fait des études de graphisme et de dessin, s’est installé à Leeds à l’âge de 30 ans, pour ne plus quitter la ville, qu’il photographie sans se lasser. Il a commencé à l’explorer alors qu’il travaillait comme conducteur de camion, à l’époque où elle était encore riche en vestiges de l’époque victorienne. Les images sélectionnées pour ce nouveau livre, 90 photos carrées aux couleurs chaudes et jamais publiées auparavant, sont pleines de ces maisons à la gloire enfuie, en mauvais état: maisons souvent bancales, boutiques aux lettrines vieillottes, petits commerces promis à la faillite, usines désaffectées. On peut lire à travers ces ruines ou futures ruines le portrait d’une Angleterre en voie de désindustrialisation accélérée, mais le ton est tout sauf mélancolique : Peter Mitchell pose sur sa ville un regard plutôt tendre et amusé. Le livre révèle les couches de l’histoire de la ville, exposées par les changements du paysage urbain qui a incarné les années 70 et 80. Des terrasses centenaires et des rues pavées flanquées d’appartements en béton, avec un terrain récemment défriché de part et d’autre, sont présentées avec le cadre graphique typique de Mitchell. Publié dans une édition limitée à 1500 exemplaires, ce très bel ouvrage est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions RRB Photobooks.

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WITOLD KRASSOWSKI – SACKCLOTH AND ASHES

Publié par les éditions britanniques Gost Books, Sackcloth and Ashes est le fruit du travail de toute une vie du photographe polonais Witold Krassowski. Bien qu’il ait photographié des événements historiques et politiques majeurs qui ont contribué à façonner les sociétés à travers le monde, il a toujours été attiré par la photographie de vies ordinaires – ses images les plus connues sont celles qu’il a prises lors de la transformation de sa Pologne natale après la fin du communisme en 1989. Les lieux et les sujets disparates de l’œuvre de Krassowski sont unifiés par son choix de se concentrer sur la vie des citoyens ordinaires plutôt que sur l’élite ou les entités politiques. Afghanistan, Italie, Russie, Pologne, Bolivie… Malgré les différences de latitude et de culture, l’artiste a l’art de faire ressortir l’universalité des anonymes qu’il photographie. Les ouvriers des chantiers navals de Gdansk, les clients de petites gargotes embuées ou encore des hommes ivres dans les rues de Rostov-sur-le-Don. Le Polonais s’attache particulièrement à ceux qui n’attirent pas le regard. La plupart des clichés en noir et blanc ont été pris au tournant de l’ère communiste, entre 1985 et 1995. Ils dépeignent sans affectation ni misérabilisme un quotidien souvent marqué par la pauvreté, qui n’exclut cependant pas les moments de joie (noce arrosée d’un district rom de Sofia, dancings de la Pologne rurale, jeux d’enfants). Krassowski explique: “Les travaux, dont ces images sont issues, sont couverts de poussière dans quelques bibliothèques de référence. Ils sont morts, et devraient le rester, car leur intérêt survit à peine aux circonstances qui les ont engendrés. Dans ce livre, j’espère cependant maintenir un peu plus longtemps en vie ce qui les unit : mon approche personnelle, un sentiment d’unité profonde au-delà des cultures. Il est important pour moi que l’impact de ces événements politiques puisse être compris du point de vue des gens ordinaires dans leur vie ordinaire. Pour beaucoup de mes sujets, leurs histoires seraient oubliées depuis longtemps”. Le livre de 208 pages, véritable concentré d’humanité, est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions Gost Books.

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LORENA LOHR – TONIGHT LOUNGE

Publiée par les éditions britanniques The Cob Gallery, Tonight Lounge est la première étude complète de la photographie de nature morte contemporaine de Lorena Lohr, qui documente ses voyages à travers l’Amérique au cours de la dernière décennie. Cette publication rassemble tous les chapitres de sa série Ocean Sands. Depuis près d’une décennie, la photographe canadienne-britannique parcourt le sud-ouest américain en bus et en train, documentant les paysages éphémères et le caractère singulier de l’environnement urbain de la région. Rien n’est épargné par Lohr: des motels et des bars aux parkings et aux terrains vagues, ses clichés capturent les aspects inattendus et souvent étranges de la banalité des lieux qu’elle visite. Sans détachement ni commentaire ironique, la photographe relève la beauté et l’originalité dans des espaces négligés ou abandonnés et qui, autrement, passeraient inaperçus. Bien qu’elle ne se limite pas à un sujet particulier, l’ensemble de l’œuvre de Lorena Lohr se caractérise par des motifs récurrents : les fils électriques, les boissons colorées et les détails de la carrosserie des voitures ne sont que quelques-unes des caractéristiques qui traversent ses séries et ses livres. Le langage, tel qu’il est entrevu dans la signalétique commerciale, est un autre leitmotiv de ses photographies : les phrases génériques qui évoquent un exotisme en rupture avec leur environnement sont très présentes, contribuant à la fois à la richesse visuelle de ses compositions et faisant allusion à l’espoir, au désir et à l’isolement. L’ouvrage de 164 pages, avec des essais de Kirk Lake et Louise Benson, est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions The Cob Gallery.

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JOAKIM KOCJANCIC – EUROPEA

Joakim Kocjancic est né à Milan en 1975. Après des études artistiques en Italie, des études de peinture à l’Académie des beaux-arts et une maîtrise en photojournalisme à Londres, il a vécu et travaillé dans plusieurs villes européennes. En 2006, il est revenu s’installer à Stockholm. Depuis lors, il a exposé à plusieurs reprises dans la capitale suédoise, la dernière à la Galleri Kontrast avec la série Paradise Stockholm, en septembre 2012. L’exposition a également été présentée au FORMA, à Milan, en mai 2013. Le photographe présente aujourd’hui son nouvel ouvrage intitulé Europea, publié par les éditions suédoises Max Ström. Conçue entre 1999 et 2016, cette série est une intrigante représentation photographique d’une Europe ouverte, un continent où les frontières sont créées par les hommes et non par la nature. Joakim Kocjancic y dépeint les citadins sur fond de paysage urbain. La foule, l’architecture, le chaos, la circulation et les conditions de vie des gens sont au centre de son œuvre. Avec ses images en noir et blanc, il essaie d’arranger et de créer un équilibre dans la vie urbaine trépidante et, en même temps, de créer une réalité intérieure à la frontière entre le rêve et la réalité. Il constitue avec ses images une nouvelle ville européenne où les frontières n’existent plus et où la condition humaine prédomine. « Mes photographies sont électriques, gorgées d’espoir et de désespoir, elles sont le résultat visuel de ma recherche d’identité, d’une possible identité européenne », précise-t-il. Le livre de 224 pages est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions Max Ström.

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TRINE SØNDERGAARD – 203 WORKS

L’artiste contemporaine et photographe danoise Trine Søndergaard présente aujourd’hui sa nouvelle monographie, 203 Works, publiée conjointement par le Musée d’art de Göteborg et les éditions Fabrik Books. Son œuvre se caractérise par une précision et une sensibilité qui coexistent avec une enquête sur le médium de la photographie, ses limites et ce qui constitue une image. Cernées de sens et d’émotion discrète, ses œuvres sont très appréciées pour leur intensification visuelle de notre perception de la réalité. Rassemblant plus de dix projets et couvrant quinze années de travail, 203 Works présente la plus vaste collection d’images jamais réunie sous forme de livre par l’artiste danoise de renommée internationale. L’ouvrage rassemble 203 œuvres minutieusement sélectionnées qui offrent une vue d’ensemble des nombreuses facettes de la production artistique de Søndergaard : les premières images de paysages dans la série How to Hunt (2005-10) ; les intérieurs évocateurs de manoirs danois vides dans la série Interior (2010) ; les portraits contemplatifs de jeunes filles portant des coiffes traditionnelles dans les séries Strude (2007-10), Guldnakke (2012-13) et Hovedtøj (2019) ; et des images plus récentes, publiées pour la première fois, ainsi que plusieurs autres œuvres significatives. Accompagné d’essais éclairants signés du conservateur Johan Sjöström, l’auteur danois Merete Pryds Helle et l’historienne de l’art Kristine Kern, cet imposant volume offre un regard complet sur cette artiste brillante dont le dévouement à l’art et la technique la distingue de ses contemporains. Édité à 700 exemplaires seulement, le livre de 272 pages est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions suédoises Fabrik Books.

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