Category Archives: Art

ALEX WEBB & REBECCA NORRIS WEBB – VIOLET ISLE

Publié pour la première fois en 2009, Violet Isle d’Alex Webb et de son épouse Rebecca Norris Webb est considéré comme un véritable classique par les collectionneurs de livres de photographie. Cette nouvelle version publiée par les éditions américaines Radius Books est l’une des rééditions les plus attendues de l’année. Violet Isle (l’Île Pourpre), un surnom peu connu pour Cuba inspiré par les tons riches de son sol, présente un témoignage poignant et parfois troublant d’une terre vibrante et vulnérable. L’ouvrage combine deux visions photographiques distinctes: l’exploration de la vie de rue par Alex Webb, avec son attention aux détails, à la fois unique et complexe, et la fascination de Rebecca Norris Webb pour les animaux exotiques de cette île des Caraïbes qu’elle a pu observer dans de petits zoos de la capitale, dans la rue ou encore en visitant des musées d’histoires naturelles ou de simples ménageries. Le résultat est un judicieux et intriguant mélange de deux esthétiques différentes, inspirées par l’existence de Cuba au cours de ces cinquante dernières années dans une véritable bulle économique, politique, culturelle et écologique, relativement épargnée par le reste du monde, même s’il est peu probable que cela dure encore longtemps. Sorti le mois dernier, le livre de 144 pages est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions Radius Books ainsi que sur Amazon.com. Une édition limitée et signée de l’ouvrage, incluant deux tirages photographiques, est également disponible chez Radius Books.

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LUIS SANCHIS – MONOGRAPH

Luis Sanchis est un photographe de mode au style unique: sa vision cinématographique transperce constamment dans ses clichés, leur donnant une touche surréelle inimitable. Publiée par les éditions suisses Sturm & Drang, cette toute première monographie du photographe d’origine espagnole, installé à New York, est une vitrine kaléidoscopique de l’œuvre impressionnante qu’il a réalisé au cours de sa carrière s’étalant sur plus de 20 ans. Limité à 1000 exemplaires, le livre présente une sélection des images qu’il a produites pour de prestigieux magazines britanniques tels que The Face et Arena dans les années 1990, ainsi que des campagnes pour des clients tels que Nike et Gucci, et des collaborations avec des musiciens comme Daft Punk ou Robbie Williams. On y retrouve également quelques-unes des plus fameuses personnalités comme Kate Moss, Karen Elson, Jude Law ou encore Vincent Gallo pour des créations plus personnelles. Avec son style unique à base de couleurs saturées et de zones d’ombre prononcées, Luis Sanchis a créé un look idiosyncratique dans la photographie analogique moderne qui n’a rien perdu de son attrait sensuel. Ce recueil de 200 pages contient également une interview du photographe où ce dernier revient, notamment, sur son inspiration: “J’ai toujours été inspiré par la nature, observant mon environnement, la lumière, l’expérimentation, mon expérience de vie, tout ce que j’ai appris, et la façon dont j’ai perçu le monde, qui évolue constamment”. Le livre est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions Sturm & Drang ainsi que sur Amazon.com.

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JOHN COPELAND – YOUR HEAVEN LOOKS JUST LIKE MY HELL

À l’occasion de l’exposition de John Copeland, Your Heaven Looks Just Like My Hell à la Newport Street Gallery de Londres en février 2018 (voir les photos ici), la maison d’édition Other Criteria publie un très beau catalogue d’une centaine de pages. On y retrouve des clichés des vingt-cinq toiles, datant de 2009 à 2017, tirées de la collection Murderme et présentées pour la première fois dans cette exposition. Oscillant entre art figuratif et abstraction, les peintures de John Copeland présentent des surfaces tactiles, empâtées, réalisées à l’huile et à la peinture acrylique. Passionné par les structures qui impliquent une interaction entre les personnages représentés, Copeland situe souvent ses sujets dans des cadres sociaux – autour d’une table, équilibrés ludiquement les uns sur les autres, ou en train d’observer un tableau en groupe. Les personnages de l’artiste restent toutefois profondément ambigus et se fondent sur des arrière-plans abstraits peuplés de formes curieuses et amorphes. La qualité troublante de l’imagerie de Copeland est accentuée par l’apparition de doubles ou de reflets de formes humaines. L’artiste de Brooklyn décrit le contenu de ses toiles comme un «point de départ pour une conversation ou une digression… comme une énigme ou un poème qui soulève des questions auxquelles on ne peut pas vraiment répondre.» Il travaille à partir d’une pléthore de sources trouvées, généralement photographiques, des découpes de magazines du milieu du vingtième siècle, des images de la culture americana et des bikers, entre autres. Son œuvre est, en grande partie, une exploration de «l’acte du regard». Il déclare: «Je m’intéresse à la dynamique entre la surface et le sous-courant, les mythes et les réalités.» Le livre est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions Other Criteria.

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ROBIN DE PUY – RANDY

En 2015, la photographe Robin de Puy (Oude-Tonge, 1986) traverse l’Amérique à moto. Au cours de ce périple, elle réalise une série de portraits et d’autoportraits intimistes accompagnés de textes. Parmi ces portraits se trouve celui de Randy, un adolescent originaire d’Ely, une petite ville de casinos isolée du Nevada. Dès qu’elle l’aperçoit pédalant à toute vitesse sur son vélo, Robin de Puy est intriguée par ce garçon et brûle de faire sa connaissance. Quelques jours plus tard, la photographe quitte la petite ville. De retour à Amsterdam, le souvenir de Randy ne la quitte pas. À propos de cette première rencontre, Robin de Puy écrit: «Randy, un garçon à l’air fragile, un visage frappant, de grandes oreilles – un chiot, un golden retriever attendant que le ballon soit lancé, (trop) naïf. “Puis-je te photographier?” Lui ai-je demandé. La question a été accueillie avec un haussement d’épaules et un regard à la fois anxieux et curieux, un regard qui semblait dire tellement et si peu, puis il a dit de tout cœur “oui”.» Le projet de retourner au Nevada mûrit peu à peu. Fin 2016, de Puy, qui a entretemps été élue pour un an ambassadrice de la photographie néerlandaise (Fotograaf des Vaderlands), met son projet à exécution. Cette visite à Randy sera suivie d’une autre en février 2017, puis d’une autre encore au mois de mai suivant. Fascinée par l’adolescent, l’artiste fixe son quotidien sur la pellicule. Photographié sous tous les angles, Randy se prête au jeu… Publié par les éditions belges Hannibal Publishing, l’ouvrage de 120 pages est maintenant disponible sur leur boutique en ligne, ainsi que sur Amazon.com.

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ARAKI – TOKYO

Nobuyoshi Araki, né à Tokyo en 1940, a publié au cours de sa carrière plus de cinq cents livres de photographies, ce qui fait de cet artiste le plus prolifique des photographes. Sa notoriété mondiale a souvent reposé sur l’érotisme de son art, et notamment sur les séries sulfureuses consacrées à l’art du kinbaku (bondage japonais né de l’art martial traditionnel du ligotage, le hojojutsu). Publié en 1973 par les éditions Fukusha Shudan Geribara, Tokyo rassemble vingt-huit magnifiques diptyques de l’artiste réalisés dans les années 70, où des scènes composées de passants dans la rue sont présentées côte à côte avec des clichés de femmes nues. Il s’agit de l’une des premières publications indépendantes d’Araki et – à ce titre – est un prélude à son exploration toujours en cours de la vie et de l’espace urbain dans sa ville natale. Plus de quarante ans après la première édition, Tokyo est à nouveau publié, cette fois par les éditions allemandes Only Photography, à l’occasion de l’exposition d’Araki à la Pinakothek der Moderne de Munich. La monographie inclut pour la première fois les traductions en anglais et en allemand de l’essai de Koji Taki présent dans la première édition, ainsi que de nouveaux textes de Yasufumi Nakamori et Inka Graeve Ingelmann. Le contenu du livre est identique à la version originale: les photos sont reproduites en intégralité, dans l’ordre et dans le format original de Tokyo, l’un des ouvrages les plus aboutis d’Araki, qui boucle sa trilogie fondatrice composée aussi de Sentimental Journey et Okinawa : Araki Nobuyoshi. Limité à 300 exemplaires, le livre est maintenant disponible sur le site des éditions Only Photography.

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BARRY MCGEE – CHEIM & REID CATALOGUE

À l’occasion de l’exposition personnelle de Barry McGee à la galerie new-yorkaise Cheim & Reid, du 4 janvier au 17 février 2018 (voir les photos ici), un catalogue de 70 pages a été publié. Le livre présente un véritable collage visuel des œuvres récentes de l’artiste californien. On y retrouve des reproductions de dessins et de toiles aux fonds abstraits composés de motifs et de formes géométriques aux couleurs vives et criardes, inspirés des muralistes mexicains, ses fameux visages empruntés à l’univers du cartoon, ainsi que de nombreuses photographies prises par McGee et ses amis. Cet ouvrage met en lumière la vitalité de l’œuvre de Barry McGee qui continue de critiquer la publicité, le mode de vie américain et la société de consommation en général. L’artiste/essayiste Katya Tylevich réalise pour l’occasion un texte inédit qui décrit la qualité intemporelle de son œuvre, la place dans un contexte contemporain et interroge sur sa signification et sa profondeur. Ce très beau livre est maintenant disponible sur la boutique en ligne de la galerie Cheim & Reid.

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JOHN COPELAND – YOUR HEAVEN LOOKS JUST LIKE MY HELL – LONDON – OPENING

La Newport Street Gallery de Londres, la galerie de l’artiste Damien Hirst, accueille depuis le 21 février l’artiste new-yorkais John Copeland pour sa nouvelle exposition personnelle intitulée Your Heaven Looks Just Like My Hell. 25 nouvelles toiles réalisées entre 2009 et 2017 y sont présentées. Ses œuvres aux compositions complexes oscillent entre figuration et abstraction. Jusqu’au 28 mai à la Newport Street Gallery, Newport Street, London, SE11 6AJ.

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JEAN ROYÈRE – MONOGRAPH

Jean Royère (1902-1981) manifeste très jeune son goût pour la décoration. À l’âge de trente ans, après une brève carrière dans la finance, il fait de brillants débuts de décorateur. Se pliant pendant les premières années aux contraintes du fonctionnalisme, il se montre parfaitement apte à réaliser du mobilier de série. Le boudoir qu’il présente au Salon des artistes décorateurs de 1939 marque de manière provocante le retour de l’ornement. Des premiers motifs, comme la sinusoïde, aux formes biomorphiques, Royère développe avec virtuosité toutes les combinaisons d’un répertoire ornemental très personnel. Attentif à la création contemporaine, il découvre dès la fin des années 1930 chez les Scandinaves et les Italiens des formes nouvelles dont il saisit l’importance et qui seront déterminantes pour l’évolution de son travail. Son style original alliant couleurs vives, formes organiques, matériaux précieux et son répertoire empreint de poésie lui vaudront un succès immédiat et international. Ce livre analyse l’œuvre considérable d’un homme qui, entre 1931 et 1972, a réalisé plus de mille projets à travers le monde – de l’aménagement de la cité ouvrière d’Aplemont, dans le nord de la France, à la décoration du palais du shah d’Iran, créant avec légèreté et humour un style en rupture totale avec le passé. Ce style, qui évoque si justement le désir de liberté et d’insouciance d’une époque, correspond à certaines aspirations très actuelles et garde aujourd’hui toute sa séduction. Ses meubles et objets, parmi lesquels les emblématiques fauteuils et canapés Ours, font aujourd’hui l’objet d’un véritable engouement de la part des collectionneurs d’art et de design à travers le monde. Préfacée par Jean-Louis Gaillemin, cette réédition revue et complétée de l’ouvrage de 2002 présente ainsi près de 500 illustrations (photographies, dessins, croquis) des œuvres du créateur, et permet de découvrir et d’approfondir tous les aspects du travail exceptionnel de Jean Royère. Le livre de 336 pages est maintenant disponible sur la boutique en ligne des Éditions Norma, ainsi que sur Amazon.com.

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MICHAEL KENNA – HOLGA

Les photographies du britannique Michael Kenna, exclusivement en noir et blanc, sont des tirages de petit format d’une grande finesse, dont les virages subtils leur confèrent une poésie singulière. Quel que soit le continent qu’il parcourt, l’artiste s’attache essentiellement aux paysages sauvages et aux représentations urbaines vides de toute présence humaine. Fidèle au noir et blanc, Michael Kenna a rassemblé dans Holga, sa nouvelle monographie publiée par les éditions britanniques Prestel, des photographies de l’intervention de l’urbain dans l’environnement prises avec son appareil Holga, provenant de ses archives personnelles et en majorité inédites. D’une très grande facilité d’utilisation, le Holga laisse apparaître des petites traces, affiche une mauvaise exposition ou du flou. Malgré ces défauts, Kenna maîtrise cet appareil avec dextérité, revenant ainsi à une pratique plus directe et pure. Pour l’artiste, le Holga est la preuve qu’un équipement coûteux n’est pas essentiel pour réaliser une bonne photographie. Il explique: « Je ne suis pas vraiment contre la technologie. J’ai simplement choisi de ne pas l’adopter entièrement, parce que je suis encore satisfait et surpris par les méthodes traditionnelles de la photographie. » L’ouvrage présente ainsi près de 120 clichés en noir et blanc pris à travers le monde: France, Sénégal, Égypte, Japon, Corée du Sud, Inde, Thaïlande, Chine… Chacune des images comporte son lot d’imperfections techniques, mais la maitrise de la composition, du cadrage et de la lumière leurs apportent une certaine profondeur poétique, presque mystique. En dépit de leur aspect rudimentaire, ces photographies raffinées et artistiques portent les marques du brillant travail de Michael Kenna. Le livre de 152 pages est maintenant disponible dans les meilleures librairies, ainsi que sur Amazon.com.

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CHLOE SELLS – FLAMINGO

À l’occasion de sa première exposition de l’artiste américaine Chloe Sells à Paris (The Form that Strength has Left à la galerie Next Level), qui réunit un ensemble inédit de ses nouvelles œuvres photographiques, les éditions GOST Books publient Flamingo, sa seconde monographie. La ligne d’horizon, qui scande chaque photographie, symbolise ici le cycle de la vie et son éternel recommencement: naître et mourir. Toutefois loin d’être vertueux, ce cycle peut parfois les faire coïncider et c’est d’après son intime expérience que Chloe Sells nous en livre cette nouvelle série d’images. Si l’approche méditative n’en est que plus forte, l’expérience physique pour le regardeur est d’autant plus prégnante; ses manipulations à la chambre noire apportant indubitablement une nouvelle perspective aux paysages qu’elle photographie. L’artiste nous livre ainsi une interprétation colorée et émotionnelle de chaque paysage photographié. Sells dit que ses photographies interprètent les lieux comme un souvenir ou comme l’évocation d’un sentiment « Je peux les sentir et les ressentir. Sentir l’air, ressentir la lumière. » Chloe Sells partage son temps entre le Botswana, où elle photographie à la chambre grand format, et Londres, où elle développe et traite elle-même ses images. Chaque photographie est unique de par ses nombreuses manipulations et expérimentations en chambre noire: la superposition de la lumière, d’écrans, de formes, de tissus à maille ajourées et mouvements du papier sont délicatement combinés par l’artiste au moment de l’impression, apportant rythme, mystère et enchantement à ses images. En parallèle, elle intervient parfois à la main et redessine sur certaines de ses images ses propres recherches en chambre noire. Les œuvres de Chloe Sells sont indéniablement picturales et immédiates. Ce nouveau corpus d’œuvres confirme l’attachement de l’artiste à un territoire, les marais salants de Makgadikgadi au Botswana, et relate un nouveau récit, à la fois profond, contemplatif et autobiographique. Sells apporte à ses images ce que l’appareil photo ne peut capter par ses manipulations à la chambre noire. Son attachement au processus analogique nous rappelle que même les méthodes les plus traditionnelles peuvent repousser les limites du médium photographique. Les découpures intérieures, présentes sur chacune des 72 pages de Flamingo, permettent au lecteur d’interagir avec les photographies et de se créer sa propre expérience artistique. Ce très bel ouvrage dont la couverture est déclinée en six versions différentes, est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions britanniques GOST Books publient Flamingo, ainsi que sur Amazon.com.

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DAN COLEN – SWEET LIBERTY

À l’occasion de la première grande rétrospective londonienne de l’artiste américain Dan Colen, Sweet Liberty, du 4 octobre 2017 au 28 janvier 2018 à la Newport Street Gallery, les éditions Other Criteria publient un superbe catalogue de l’exposition qui présente plus d’une quinzaine d’années de travaux, ainsi que des œuvres récentes et de grandes installations. À coté de ses œuvres de jeunesse significatives telles que Me, Jesus and the Children (2001–2003) – une peinture photoréaliste de la poitrine de l’artiste, recouverte de chérubins dessinés et de bulles flottantes – , l’exposition passe en revue les toiles de ses célèbres séries Gum et Trash. Dans la première, des taches de chewing-gum aux couleurs vives – habituellement uniquement visibles dans la bouche des autres ou collés à la semelle des chaussures – sont appliquées sur la toile en guise de peinture. Les œuvres de la série Trash incorporent quant à elle des déchets et des objets éphémères abandonnés, semblables à ceux qu’on peut trouver entassés dans la rue. L’exposition présente également quatre installations, dans lesquelles Colen continue de s’approprier et de détourner l’imagerie des médias de masse mondialisés et des sous-cultures américaines. Dans ces installations, les interrogations de Colen sur la masculinité et l’individualité sont mis en évidence. Le machisme usé et gonflé du rêve américain est mis à nu pour révéler un malaise existentiel profondément enraciné. À la fois spirituel, choquant, poignant et nihiliste, l’art de Dan Colen dresse un portrait sans concession de l’Amérique contemporaine. Avec une préface signée Damien Hirst et Hugh Allan, des essais de Francesco Bonami et de Blair Hansen, et une interview de Colen réalisée par l’artiste Ali Subotnick, Sweet Liberty est une fois de plus une grande réussite de la maison d’édition de Damien Hirst, Other Criteria. Le livre de 200 pages est maintenant disponible sur leur boutique en ligne ainsi que sur Amazon.com.

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JEAN-MICHEL BASQUIAT – BOOM FOR REAL

Du 21 septembre 2017 au 28 janvier 2018, la Barbican Art Gallery de Londres accueillait Boom For Real, la première grande rétrospective de Jean-Michel Basquiat sur le sol britannique. Cette dernière est articulée autour d’une centaine d’œuvres de l’artiste – dessins, collages, peintures, carnets -, mais aussi de nombreuses photographies, films, mélodies et autres archives rares qui ramènent le visiteur dans le New York de la fin des années 70. La ville est alors au bord de la faillite financière, la criminalité a doublé en dix ans, le nombre de viols a triplé. En 1978, son ami Al Diaz et lui tagguent les murs, portes et ascenseurs d’un espace urbain déliquescent, y apposent la première marque de fabrique de Basquiat: SAMO ©, comme Same Old Shit. Il a ensuite travaillé sur des collages, des photocopies, des cartes postales qu’il vend $1 aux visiteurs qui font la queue devant le MoMA, des performances et de la musique, avant d’être considéré comme l’un des peintres les plus importants de sa génération. Accompagnant cette formidable exposition, qui s’installe à partir du 16 février 2018 au musée Schirn Kunsthalle de Francfort, ce catalogue contient de très beaux essais qui replacent l’œuvre de Jean-Michel Basquiat dans un contexte historique artistique plus large et analysent sa carrière à travers le prisme de la performance. Six chapitres thématiques offrent de nouvelles recherches sur l’artiste, avec des essais du poète Christian Campbell sur SAMO ©; le conservateur Carlo McCormick sur New York et la scène New Wave; l’écrivain Glenn O’Brien sur la scène downtown; l’universitaire Jordana Moore Saggese sur la relation qu’entretenait Basquiat avec le cinéma et la télévision; et enfin un spécialiste de la musique, Francesco Martinelli, sur l’obsession de l’artiste pour le jazz. Cette nouvelle étude approfondie de la vie et de l’œuvre de Jean-Michel Basquiat comprend également des documents d’archives rares et de nombreuses photographies aux légendes détaillées, démontrant que son héritage demeure plus puissant et pertinent que jamais. Publié par les éditions britanniques Prestel, ce très bel ouvrage de 296 pages est maintenant disponible sur Amazon.com.

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