Category Archives: Art

GEOFF MCFETRIDGE – COMING BACK IS HALF THE TRIP

L’œuvre de Geoff McFetridge porte sur la condition humaine. Il aborde l’existence et la sémiotique dans une perspective curieuse, pragmatique, poétique et personnelle. Ses peintures, dessins et sculptures tournent souvent (littéralement) autour de thèmes tels que le commencement et la fin, la relation et la compréhension, la perception, le transcendantal et l’inconscient. Mais dans le travail de l’artiste originaire de Calgary, ces thèmes humains courants sont explorés avec la légèreté d’un vocabulaire graphique intuitif. Complexe et dense tout en étant tout aussi fragile et épars, le langage visuel de McFetridge ressemble à la fois à de la danse et à de l’alpinisme : lourd en préparation, léger en exécution. Coming Back Is Half The Trip se compose d’une série de travaux préparatoires pour peintures et sculptures présentées dans sa quatrième exposition personnelle avec V1 Gallery / Eighteen à Copenhague, du 27 octobre au 24 novembre 2018. Le livre, publié par les éditions suisses Nieves à l’occasion de l’exposition, propose de nouvelles approches de la cognition. Geoff McFetridge s’aventure aux frontières du sens, nous entraînant avec lui dans un voyage que nous pouvons ressentir, mais qu’il est plus difficile de verbaliser. Un état d’esprit méditatif, empreint d’empathie, où nous sommes connectés au-delà du temps et des mots, en reconnaissance de notre existence complexe. Publié en décembre dernier, ce très beau livre de 112 pages est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions Nieves.

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CHAIR ANATOMY – DESIGN & CONSTRUCTION

Plus qu’aucun autre élément de mobilier, le siège a suscité les rêves les plus fous des designers. La courbe singulière d’un dossier, le galbe d’un pied, l’angle d’une assise ou la couleur de l’ensemble reflètent tous le souci esthétique d’une époque. Professeur de design de produits et de mobilier à l’Université des sciences appliquées de Rosenheim en Allemagne, James Orrom publie aux éditions Thames & Hudson Chair Anatomy – Design & Construction. Concepteurs et architectes, dont le travail s’articule autour de l’espace, du confort et de la fonction, s’efforcent depuis des siècles de fabriquer les chaises les plus parfaites – ou les plus insolites. La plupart des chaises, cependant, ne sont pas uniques, mais fabriquées en grandes quantités, pour être expédiées dans le monde entier, exposées et commercialisées. Nous ne voyons que le produit final et nous ne savons que très rarement comment notre chaise a été conçue. Grâce au travail minutieux de déconstruction et de réduction à leurs composants des chaises, Chair Anatomy – Design & Construction va au cœur de plus de cinquante designs iconiques de ces 150 dernières années : comment les pièces ont été conçues et produites pour s’assembler ; pourquoi un certain matériau confère une certaine qualité, une avancée fonctionnelle, ou un confort ; comment la structure de la chaise peut résister aux contraintes tout en étant élégante et économique à produire. On y découvre en détails des pièces cultes comme la Standard et l’Anthony de Jean Prouvé, la Chaise Longue et la Grand Confort de Le Corbusier, la DKR, la DSW, la LCW ou encore la PAW de Charles et Ray Eames… A la fin du livre – avec un glossaire des termes techniques et une bibliographie pour une lecture plus approfondie – se trouve une sélection des designers derrière les chaises présentées. Offrant une nouvelle perspective sur certaines des chaises les plus emblématiques dans l’histoire du design, cet ouvrage de référence est incontournable pour les passionnés comme pour les collectionneurs. Le livre de 240 pages est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions Thames & Hudson, ainsi que sur Amazon.com.

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CHRISTOPHER ANDERSON – BLEU BLANC ROUGE

À l’occasion de l’exposition Bleu Blanc Rouge du photographe Christopher Anderson à la Ravestijn Gallery d’Amsterdam, les éditions allemandes Hatje Cantz publient un très beau catalogue au format brochure (27.00 x 36.00 cm). Anderson, membre de la prestigieuse agence Magnum Photos, fait partie des photographes contemporains les plus influents. Son œuvre visuelle défie toute catégorisation puisqu’elle se situe entre les mondes du documentaire, de l’art, de la photographie commerciale et de la photographie de mode. Dans cette série ludique et poétique, le photographe américain articule les images d’une manière stimulante: portraits, moments spontanés, natures mortes. Ce sont des photos prises sur le vif, soigneusement arrangées ensemble. Certaines de ces images racontent une histoire évidente, d’autres sont moins directes, voire abstraites. En présentant ces moments ponctuels et isolés sous la forme d’une collection, Christopher Anderson invite le lecteur à nouer lui-même un lien entre les différentes photos, et à s’interroger sur leur signification et leur cohérence. Un visage en gros plan, des cerises renversées sur le sol, l’intérieur d’une voiture… Lumière réfléchie dans une flaque de pluie ou dans les fenêtres d’un gratte-ciel… Le photographe présente ses images comme les pièces d’un puzzle. Le fil conducteur qui unifie les images est formé par des éléments visuels récurrents: la couleur rouge, des formes et des motifs spécifiques, un spectre de lumière solaire qui marque la fin de la journée. La palette est chargée d’une émotion et d’une intimité particulières qui sont au cœur de l’œuvre d’Anderson. Les images sont à la fois contemplatives et urgentes. Les photographies d’Anderson ne sont pas que des observations d’un moment fugace. Au contraire, nous sentons la présence du photographe et sa connexion au moment représenté. Ensemble, les images de Bleu Blanc Rouge, prises aux États-Unis, en France, en Italie, en Espagne et en Allemagne, représentent une vision qui flirte avec le langage du cinéma. La dynamique entre mouvement et immobilité ressemble à une série d’images fixes tirées d’un film jamais tourné. Chaque image est un moment tiré d’un récit plus large, tout comme la ville est une mosaïque de vies, d’histoires et de moments capturés différents. Le livre de 32 pages est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions Hatje Cantz, ainsi que sur Amazon.com.

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PARTY! PARTY!! PARTY!!! PHOTOGRAPHS FROM WEIMAR GERMANY

Avec plus d’une centaines de clichés inédits, parmi lesquelles quelques photographies jamais diffusées de certains des clubs berlinois les plus célèbres des années 1920, Party! Party!! Party!!!  (publié par les éditions britanniques Archive of Modern Conflict) dépeint la République de Weimar à travers les fêtards de l’époque et les divers lieux berlinois où ils font la fête: salons, chambres, clubs souterrains bondés de touristes, salles de musique, etc. La défaite de l’Empire allemand lors de la Première Guerre mondiale signifie que la nouvelle République de Weimar est pratiquement ruinée, confrontée à des dettes inimaginables et victime d’une révolution violente de gauche comme de droite. Les plus pauvres sont particulièrement vulnérables. Chaque nouvelle journée peut être synonyme de maladie, de chômage ou de criminalité. Cette précarité de l’existence a donné lieu, chez certains, à un désir frénétique de vivre dans le moment présent, de faire la fête ou d’échapper à la réalité. Cette soif de décadence, de sexualité et de vanité accompagne alors une ignorance des conséquences du fascisme ou du communisme. La vie, pour beaucoup, est ainsi devenue une sorte de fête dans cette période particulièrement tourmentée, alors que l’Allemagne en crise des années 1920 mène parallèlement une expérience à la fois glorieuse et futile dans l’art de faire la fête. Party! Party!! Party!!! est un émouvant témoignage de cet esprit de fête. Le livre de 144 pages, édité par Ed Jones et Christopher Nesbit, est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions Archive of Modern Conflict, ainsi que sur Amazon.com.

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MORTEN ANDERSEN – FAST CITIES

Morten Andersen est l’une des figures emblématiques de la photographie en Norvège. À travers la publication d’une vingtaine d’ouvrages de photographie et de nombreuses expositions, il nous fait découvrir sa vision parfois sombre de l’humanité. Le photographe de 52 ans témoigne de son environnement et s’exprime en créant ses propres histoires d’existence quotidienne, de mondes étranges, de nature silencieuse et de personnages inhabituels. Son œuvre occupe un espace unique entre l’objectif et le subjectif, l’illusoire et le réel. En tournant son objectif vers de vrais lieux et de vraies personnes, il soulève aussi des questions culturelles, historiques et politiques. Publié par les éditions suédoises Journal, Fast Cities est le nouveau livre de Morten Andersen. Avec sa grande curiosité, son appareil photo et des bottes de marche, il est parti explorer les rues de Mexico, Le Caire, Mumbai, Kolkata, Dacca, Shanghai, Sao Paulo, Jakarta et Lagos. Toutes des mégalopoles de 10 millions d’habitants ou plus, parfois jusqu’à 20 lorsque l’on y ajoute les banlieues. Des villes de deux à trois, ou quatre fois plus peuplées que sa Norvège natale. À l’inverse de nombreux projets photographiques sur les métropoles mettant en avant les architectures spectaculaires, le photographe norvégien s’est davantage concentré sur l’élément humain et l’énergie de la ville, sur le terrain. À travers les clichés à la teinte bleutée de Mortensen, on découvre comment les gens bougent, regardent, jouent, dansent… des petites tranches de vies issues des grandes villes. L’ouvrage de 304 pages, finaliste pour le prix du Livre des Rencontres d’Arles 2018, est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions Journal.

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MICHAEL SCHMELLING – YOUR BLUES

Après le succès de My Blank Pages, un superbe ouvrage reprenant la forme d’un journal personnel mêlant collages et écrits publié en 2015, Michael Schmelling sort Your Blues chez Skinnerboox/The Ice Plant. Pendant 18 mois, le photographe américain a exploré les différentes scènes musicales de sa ville natale de Chicago, à travers ses bars, ses clubs underground et ses studios d’enregistrement. Un ensemble d’images qui tissent des liens entre ces nouvelles scènes, ceux qui les font exister et la vitalité de la culture DIY. En gardant à l’esprit la richesse de l’histoire du blues et du jazz à Chicago, le photographe évite les clichés de représentation des genres musicaux. Schmelling se concentre sur des artistes locaux et de niche dans des lieux insolites. Son oeuvre visuelle reflète un métissage vibrant et fluide entre les genres musicaux de la région, un héritage diffus qui englobe le blues, le punk, le jazz psychédélique, le rap, l’emo, le hardcore et la house. À Chicago, “il n’y a pas de tradition culturelle dominante”, écrit le musicien Tim Kinsella dans un essai inclus dans le livre. “La forme dominante est l’hybridité.” À travers son séquençage classique, cet ouvrage soigné déploie une galerie de moments explosifs et parfois intimes. Le livre de 168 pages, édité à 800 exemplaires seulement, est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions Skinnerboox et The Ice Plant, ainsi que dans les meilleures librairies.

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FENG LI – WHITE NIGHT

Originaire de Chengdu dans la province du Sichuan, Feng Li exerce la photographie à la fois en tant que fonctionnaire pour le gouvernement local et comme indépendant. De fait, il gravite constamment entre l’imagerie officielle et des photos personnelles en décalage complet avec la propagande dont il est l’artisan. Les éditions chinoises Jiazazhi Press publient aujourd’hui la seconde édition de sa monographie, White Night. Le spectacle de la Chine d’aujourd’hui, vaste chantier surréaliste où une version hypertrophiée de la modernité se joue tous les jours dans les villes et les campagnes offre en effet une matière intarissable à un rôdeur comme lui. C’est en assistant au montage d’un festival de luminaires dans une banlieue déserte de Chengdu que, saisi par l’ambiance irréelle de ces structures géantes posées dans la brume, qu’il décide d’intituler l’ensemble de son travail « White Night ». Car en Chine, les nuits ne sont pas vraiment noires, les LED scintillent, les karaokés clignotent, la lumière des chantiers persiste jusqu’à l’aube imposant à tous un crépuscule permanent. Dans cette dimension intermédiaire, les personnages insolites abondent et c’est cet univers spectral, que Feng Li capture dans la blancheur du flash. Ses photos sont autant de rencontres fortuites avec le casting improbable de la réalité. Cette réalité, c’est celle de Chengdu, avec ses rues commerçantes, ses parcs et ses restaurants. En effet, c’est dans la proximité plutôt que dans l’altérité de lointains périples que le photographe est à son aise. L’instant décisif ne le préoccupe guère et c’est presque malgré lui qu’une faune étrange vient se coller sur son objectif comme autant d’insectes attirés par la lumière des phares. Feng Li n’a d’œil que pour le quotidien et c’est sans effort qu’il décèle les scènes les plus insolites du grand spectacle de la vie de tous les jours. Starlettes en mini jupes, vieilles dames en fausses fourrures, SDF en errance, perroquet multicolore, il épingle de singuliers personnages qui tous à leur manière semblent jouer un rôle dans la grande fiction de la vie ordinaire. Depuis 2005 qu’il bat le pavé, tour à tour photographe d’un lénifiant congrès ou se mouvant librement dans la foule du week-end, Li nourrit sans relâche sa seule, unique et pléthorique série White Night. Le livre de 184 pages, édité à 1000 exemplaires, est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions Jiazazhi Press.

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RALPH GIBSON – SELF-EXPOSURE

Ralph Gibson (né en 1939 à Los Angeles) est l’une des figures de proue de la photographie américaine. D’abord assistant de Dorothea Lange, puis de Robert Frank, il délaisse très vite le reportage pour développer une stylistique photographique très personnelle, participant à l’éclosion de la fine art photography américaine: des tirages superbes aux valeurs contrastées, une charge graphique très forte, ouvrant sur des échappées oniriques, sensuelles et mystérieuses. Son style à part mélange le réalisme avec le surréalisme, la géométrie et les courbes charnelles, les cadrages ultra-serrés et les plans énigmatiques. Publiée par les éditions britanniques Heni Publishing, Self-Exposure est l’autobiographie du célèbre photographe. Avec son 80e anniversaire à l’horizon en janvier 2019 et une carrière de plus de 50 ans, Gibson est à un moment de réflexion dans sa vie et dans son travail, et il fait ici un bilan de sa longue carrière. Le résultat est un ensemble de photographies et d’anecdotes égrenant au fil du temps et des thématiques, les lieux qu’il a visité et ses rencontres avec les personnalités (Robert Frank, Dorothea Lange, Marguerite Duras, Eikoh Hosoe, William Eggleston, Annie Leibovitz…). Ses réflexions sur sa vie témoignent d’une compréhension profonde et réfléchie et d’une conscience de soi qui font de ce livre une lecture fascinante et un compagnon éclairant de son œuvre. Conçu et produit en étroite collaboration avec Gibson, Self-Exposure est le livre le plus personnel du photographe à ce jour. L’ouvrage de 396 pages est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions Heni Publishing, ainsi que sur Amazon.com.

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DANNY FOX – A CUT ABOVE THE EYE

Danny Fox est un artiste autodidacte né dans la ville portuaire de St.Ives dans les Cornouailles (Angleterre). Bien qu’ayant quitté la ville il y a plusieurs années pour s’installer à Los Angeles, les origines cornouaillaises de Fox restent présentes dans son travail. La représentation de ses personnages est influencée par une variété de sources allant des publicités de whisky écossais d’époque à la peinture post-impressionniste en passant par la portraiture de la British East India Company. Dans sa peinture, l’artiste explore les profondeurs de la figuration, distillant ses personnages et son iconographie à travers un processus de création rigoureux. Chaque composition devient une histoire en soi à travers une pratique picturale qui enfouit les premières étapes de la surface de la toile et l’imagerie qui en résulte sous les couches d’acrylique. Par sa technique picturale et sa dialectique de symboles et d’icônes chargés, Fox développe ses personnages et leurs histoires pour illustrer ses critiques et ses célébrations des différents moments qui les ont marqués. Fox s’appuie sur un style de peinture brut et non-filtré qui attire l’attention sur l’acte même de création. Dans différentes œuvres le peintre se tourne vers les icônes victoriennes — à savoir David Livingstone et les lithographies du fils prodigue des frères Kellogg, célèbres lithographes américains du XIXe siècle — créées au travers d’instantanés de son environnement immédiat. Ces histoires célèbres de voyageurs sont reprises dans le présent, de manière à la fois métaphorique et figurative, Fox les peignant à travers des portraits bruts et courageux qui sont sa signature. « Ce sont des thèmes classiques, explique Danny Fox. Le classique est intemporel, toujours pertinent, il représente toujours ce que signifie vraiment être humain. La boxe est utilisée comme une métaphore dans la peinture et l’écriture. Il en va de même pour les chevaux, les femmes, ou même les fleurs. Les vieux thèmes n’ont de cesse de me ramener dans le passé – l’Empire, la guerre, le Nil, les pieds de David Livingstone… » Publiée par V1 Gallery, cette nouvelle monographie intitulée A Cut Above the Eye documente le travail de Danny Fox de 2011 à 2018. L’écrivain William Pym y propose un texte explorant le sens du vide dans les œuvres de Fox, tandis que les artistes Henry Taylor et Rose Wylie entament un dialogue avec le peintre sur son approche de l’art et de la vie. Édité à 1000 exemplaires, ce très beau livre de 280 pages est maintenant disponible sur la boutique en ligne de V1 Gallery. (Credit: Studio Claus Due)

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TEXTILES OF JAPAN

De tout temps, les textiles ont constitué une forme d’expression culturelle éloquente et ont revêtu une grande importance dans la vie quotidienne d’un peuple, ainsi que dans ses rituels et cérémonies. Les vêtements et les tissus traditionnels présentés dans le livre Textiles of Japan, publié par les éditions britanniques Prestel, ont été fabriqués et utilisés dans les îles de l’archipel japonais entre la fin du XVIIIe et le milieu du XXe siècle. La collection de Thomas Murray (marchand d’art asiatique et tribal) présentée dans ce magnifique ouvrage comprend des vêtements du quotidien, des vêtements de travail et des vêtements de cérémonie, et fait écho à la philosophie des Arts et Métiers du mouvement Mingei, qui prônait que la modernisation laisse de côté les formes d’art traditionnelles comme les textiles faits main utilisés par les paysans, les agriculteurs et les pêcheurs. Le livre présente des étoffes de coton aux motifs subtils, souvent teints à l’indigo, provenant des principales îles de Honshu et Kyushu, ainsi que des vêtements des îles plus éloignées: le tissu d’écorce graphique, la fibre d’ortie et les robes en laine de poisson des aborigènes Aïnous d’Hokkaido et de l’île Sakhaline plus au nord, sans oublier les célèbres kimonos en coton aux couleurs éclatantes d’Okinawa, à l’extrême sud du pays. De nombreux exemplaires de ces tissus, photographiés dans les moindres détails, offrent un aperçu de l’histoire complexe et passionnante du textile au Japon, et inspirent les designers et les artistes contemporains. Ce volume explore l’étendue et l’art de la tradition des arts textiles du pays et constitue une ressource essentielle pour quiconque est captivé par l’esthétique japonaise. L’imposant recueil de 520 pages est maintenant disponible dans les meilleures librairies, ainsi que sur Amazon.com.

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MATT EICH – SIN & SALVATION IN BAPTIST TOWN

Dans ses travaux, Matt Eich étudie la condition américaine et se concentre sur le poids de la mémoire collective des Américains. Avec son projet Sin & Salvation in Baptist Town, le photographe américain documente la vie à Baptist Town, l’un des plus anciens quartiers afro-américains de Greenwood, dans le Mississippi, où l’héritage du racisme continue à avoir un impact économique et culturel sur la population. Publié par les éditions suisses Sturm & Drang, le livre est l’aboutissement de sept années de travail photographique et de dialogue avec les résidents du quartier de Baptist Town. Composé à la fois de portraits documentaires et de paysages, Eich raconte l’histoire longue, tordue et complexe de Baptist Town dans un contexte contemporain. Comme dans les autres travaux du photographe, cette série est une réflexion sur ce que signifie être un Américain aujourd’hui. C’est l’histoire d’une communauté, l’une parmi tant d’autres, au sein de la nation américaine. « Cet endroit est un microcosme d’une histoire qui se déroule dans tous les coins de l’Amérique, explique le photographe. L’histoire se répète. Notre mémoire collective favorise la facilité de l’amnésie plutôt que la reconnaissance des dommages que nous continuons de nous infliger les uns aux autres. Nous sommes tous pécheurs et saints. » Sin & Salvation, deuxième volume de la série en quatre parties Invisible Yolk de Matt Eich, constitue un témoignage précieux sur la face sombre de certains quartiers des États-Unis et sur les laissés pour compte du Rêve Américain, et révèle un malaise existentiel profondément enraciné. Édité à 800 exemplaires, le livre de 136 pages est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions Sturm & Drang.

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ANDREW MOISEY – THE AMERICAN FRATERNITY

Andrew Moisey, photographe et professeur en histoire de l’art et en études visuelles à l’université Cornell, publie aujourd’hui The American Fraternity, aux éditions Daylight Books. Il y expose l’univers sombre et bicentenaire des fraternités sur les campus des grandes universités américaines. Pendant près de sept ans, Moisey a obtenu un laissez-passer afin de photographier la vie à l’intérieur d’une importante fraternité dont son frère était membre. Un jour, le photographe est tombé sur un manuel rituel vieux de soixante ans, taché de cire et abandonné par terre. L’idée d’un “manuel illustré” était née. Moisey a scanné les pages du manuel, puis a inséré numériquement ses propres images contemporaines afin qu’elles apparaissent à côté d’images et textes anciens. Ses photographies opposent la constitution élevée de la fraternité à sa réalité souvent sous-jacente violente et misogyne. Ce livre apporte un éclairage nouveau sur les particularités des ordres fraternels qui comptent parmi leurs membres soixante-quinze pour cent des présidents, sénateurs, juges et dirigeants américains. Ces mystérieuses organisations de campus sont pleines de serments et de cérémonies occultes et The American Fraternity tente de capturer dans ses pages une partie de ce pouvoir obscur. L’ouvrage de 144 pages est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions Daylight Books, ainsi que sur Amazon.com.

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