Category Archives: Art

JESSE MARLOW – SECOND CITY

Membre du collectif In-Public depuis 2001, Jesse Marlow est un photographe de rue australien, photographe éditorial et commercial qui vit et travaille à Melbourne. Publié par Sling Shot Press, Second City est sa toute nouvelle monographie. Le livre présente une collection de 44 photographies de rue en noir et blanc prises dans sa ville natale. Photographié entre 1998 et 2004, le livre dépeint la ville telle qu’elle était avant le boom du milieu des années 2000. Malrow explique: “Durant mes études de photographie, notre professeur de photojournalisme envoyait chaque semaine la classe en ville pour des “promenades urbaines”. Notre seule tâche était de garder un œil sur les scènes ou les moments intéressants. L’objectif était que les étudiants ouvrent leur esprit visuellement en explorant leur ville natale. J’ai tout de suite été séduit par la liberté et l’imprévisibilité de ce style de prises de vue. Après mes études, j’ai passé les cinq années suivantes à explorer les artères du centre ville de Melbourne et les banlieues environnantes, constituant peu à peu le corpus de mon oeuvre Second City. Je commençais et terminais souvent ma journée en m’asseyant sur les marches de la gare de Flinders Street, observant les gens qui entraient et sortaient de l’entrée emblématique de la gare, puis s’engouffraient dans les rues adjacentes. Les marches de la gare constituaient une toile de fond merveilleuse pour un photographe de rue. L’étendue et la simplicité d’être dans et autour de la ville avec seulement un appareil photo et un sac plein de pellicules, est essentiellement quelque chose que je continue à apprécier 20 ans plus tard.” Édité à 900 exemplaires signés, l’ouvrage de 96 pages conçu par Yanni Florence comporte une préface de l’auteur de Melbourne Tony Birch. Il est maintenant disponible sur la boutique en ligne du photographe.

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MERNET LARSEN – MONOGRAPH

Publiée par les éditions allemandes Kerber Verlag, Mernet Larsen est la nouvelle monographie publiée sur l’artiste américaine qui a récemment été redécouverte par le monde de l’art comme une voix importante dans la “vaste conversation, peut-être mondiale, sur la façon de représenter la vie moderne en trois dimensions sur des surfaces bidimensionnelles”, comme l’explique Roberta Smith dans le New York Times. Depuis plus de soixante ans, Larsen s’amuse à manipuler la perspective dans ses tableaux pour révéler les récits troublants et humoristiques qui sous-tendent des situations ordinaires. Ses oeuvres ne ressemblent à celles d’aucun autre peintre. Elles constituent un monde complet et, à cet égard, appartiennent à la tradition artistique dont font partie Giorgio de Chirico et René Magritte. Des découpes de papier calque sont utilisées sur toute la toile, ce qui confère à ses œuvres un aspect construit. Elle recherche des solutions spatiales radicales, délaissant la perspective conventionnelle à point unique au profit de la perspective parallèle, de la perspective inversée et de fusions excentriques, apparemment improvisées mais rigoureusement étudiées, de différents systèmes au sein d’une même œuvre. En déstabilisant l’emplacement du spectateur, parfois jusqu’à provoquer le vertige, l’artiste nous oblige à appréhender, plutôt qu’à simplement voir, la situation. La conservatrice Veronica Roberts dit de l’œuvre de Larsen que “les sujets et les scénarios qu’elle dépeint sont typiquement banals : des amis réunis en conversation, un couple lisant au lit et des réunions de professeurs. Cependant, grâce à ces mouvements de composition inattendus, elle transforme ces moments prosaïques en drames psychologiques qui font allusion aux bouleversements, aux perturbations et à la peur qui remplissent nos vies”. Cette vaste monographie, richement illustrée, présente des œuvres de toutes les étapes de la carrière de Mernet Larsen, ainsi qu’un entretien avec l’artiste par Hans Ulrich Obrist et des essais des commissaires Susan Thompson et Veronica Roberts. Le livre de 188 pages est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions Kerber Verlag ainsi que sur Amazon.com.

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ABOUT US – YOUNG PHOTOGRAPHY IN CHINA

Publié par les éditions Hirmer Verlag, About Us – Young Photography in China présente une sélection de quelque 150 œuvres de 40 artistes chinois issus de la collection de la fondation munichoise Alexander Tutsek-Stiftung. Les photographies, en noir et blanc ou montrées sous forme de présentations spectaculaires en couleur, ont été réalisées entre les années 1990 et aujourd’hui. Confrontés à des changements sociaux radicaux au cours des trente dernières années de l’ascension mondiale de la Chine, de jeunes artistes ont exploré et créé de nouvelles identités par le biais de la photographie. Leurs clichés montrent des gens dans les grandes villes, à la campagne et dans la solitude de la nature, entre contre-culture vibrante et mélancolie, et entre désinvolture et confusion. Bien que leurs œuvres portent sur des sujets très divers, leur expérimentation témoigne du besoin d’une génération de disposer de nouveaux outils esthétiques dans un monde incertain. On y retrouve des photographies d’Adou, Birdhead, Cai Dongdong, Cao Fei, Cheng Alex Huanfa, Chen Ronghui, Chen Wei, Chen Wenjun & Jiang Yanmei, Fan Ye, Gao Bo, Gao Mingxi, Huang Xiaoliang, Jiang Pengyi, Jiang Zhi, Li Yang, Liang Xiu, Pao Basil, Liao Pixy, Liu Ke & Huang Huan, Liu Rachel, Luo Yang, Mo Yi, Mu Ge, Ren Hang, Rong Rong & Inri, Shen Wei, Shi Yangkun, Sun Yanchu, Wang Bing, Wang Ningde, Wei Be, Wen Fang, Weng Fen, Xiuzhen Yin, Yang Fudong, Zhang Huan, Zhang Kechun, et Zhang Xiao. About Us offre ainsi une étude dynamique et approfondie de la photographie chinoise contemporaine. Cette très belle publication de 296 pages est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions Hirmer Verlag, ainsi que sur Amazon.com.

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EDDIE MARTINEZ – INSIDE THOUGHTS

Eddie Martinez est reconnu internationalement pour ses toiles grand format très dynamiques où s’accumulent les couches de peinture à l’huile et de peinture émaillée, ponctuées d’éléments de collages. Les coups de peintures puissants et vigoureux contrastent avec les faibles lignes de bombe aérosol et la riche texture de la peinture pressée directement du tube sur la toile. Synthétisant les compositions au format classique comme la nature morte, le portrait et le paysage avec l’approche rapide du “flux de conscience” de la main d’un enfant, l’artiste de Brooklyn arrive à un style qui n’appartient qu’à lui. À l’occasion de son exposition personnelle Inside Thoughts à la galerie new-yorkaise Mitchell-Innes & Nash du 21 janvier au 27 février dernier, un très beau catalogue a été publié. Édité à 2000 exemplaires, le livre présente l’exposition et les récentes oeuvres aux couleurs vives de l’artiste new-yorkais. On y retrouve un vocabulaire personnel et une iconographie composée de personnages récurrents, de formes et de marques. Ses toiles, riches en expressions (abstraites et figuratives), rappellent le côté brut et plein de vie des travaux de Jean-Michel Basquiat, Arshile Gorky ou Philip Guston. Si l’œuvre de l’artiste américain peut paraître au premier abord difficile d’accès, ce dernier explique: “Je veux juste que les gens interprètent mon travail comme ils le veulent”. Le catalogue Inside Thoughts est maintenant disponible sur la boutique en ligne de la galerie Mitchell-Innes & Nash.

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ALESSANDRA SANGUINETTI – THE ADVENTURES OF GUILLE AND BELINDA AND THE ENIGMATIC MEANING OF THEIR DREAMS

La photographe argentine Alessandra Sanguinetti rencontre en 1999 Guille et Belinda, deux cousines de dix et neuf ans qui vivent non loin de la ferme de ses parents. Fascinée par leur relation fusionnelle, leurs jeux et leur univers, elle les suivra pendant cinq ans jusqu’à leur adolescence. Ce volume, publié à l’origine en 2010 et réédité aujourd’hui par les éditions britanniques Mack comme le premier volet d’une trilogie, retrace les cinq premières années de leur collaboration. Les images de Sanguinetti dépeignent une enfance à la fois intime et extraordinaire. Les terres agricoles de l’ouest de la province de Buenos Aires sont un mélange particulier de modernité et de tradition, où la vie est vécue en harmonie avec les animaux et les paysages extrêmes. Dans ce contexte, Guille et Belinda se livrent aux rites de l’enfance, se déguisant et faisant semblant, explorant et s’appropriant le monde qui les entoure. Alors qu’elles passent d’un rôle à l’autre, posant pour la caméra de Sanguinetti ou se faisant photographier à leur insu, le lien profond qui unit les deux filles est indéniable. À l’approche du précipice de l’adolescence, leurs jeux sont imprégnés du poids poignant de leurs rêves et de leurs désirs, alors que le monde de l’innocence se confronte à celui de la réalité de la vie quotidienne. En décrivant la vie des femmes et des filles dans l’univers conventionnellement masculin des gardien de troupeaux des plaines sud-américaines et des fermiers argentins, le livre de Sanguinetti explore les schémas des mythologies de toutes sortes, et célèbre ainsi des existences qui ne sont généralement pas reconnues. The Adventures of Guille and Belinda and The Enigmatic Meaning of Their Dreams est un portrait de l’enfance rurale à la fois serein et poétique, dans lequel le fantastique et le quotidien sont intimement liés. Le livre de 120 pages est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions Mack.

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SHUHEI MOTOYAMA – NIPPON 2010-2020

Après le succès de son premier ouvrage Nippon 2003-2013, le photographe japonais Shuhei Motoyama sort aujourd’hui Nippon 2010-2020 qui couvre dix années complètes de son œuvre et de l’évolution du paysage japonais. Publié par sa propre maison d’édition GRAF Publishers, co-fondée avec les photographes Hiroki Matsui, Toshiyasu Nishikido et Ryo Katayama, le livre témoigne de l’intangible passage du temps, immortalisé par des clichés noir et blanc de toute beauté. Ce nouveau volume ne constitue ni un journal ni un compte rendu historique des dix dernières années au Japon. À l’instar de ses travaux antérieurs, Motoyama a continué à photographier alors que la vie suivait son cours, que le temps passait et que le monde éphémère s’étendait de plus en plus autour de lui. Ses photographies – cadrées de manière complexe, gardant toujours une distance prudente avec ses sujets – semblent avoir été prises en cours de route, comme en passant, mais au fil des pages du livre, une signification plus vaste commence à se dessiner. Le photographe explique dans la postface de Nippon 2010-2020: “Je suis sûr que dans les années à venir… je continuerai à chercher une réponse qui n’existe pas, et une fois encore, je commencerai mon nouveau voyage vers la photographie, une exploration sans fin.” Publié dans une édition limitée à 500 exemplaires, l’ouvrage est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions Graf Publishers.

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FUCT 30 YEAR ANNIVERSARY CERAMIC INCENSE CHAMBER

Pour célébrer son 30e anniversaire, la marque californienne Fuct propose un très bel encensoir en céramique. Conçu en édition très limitée, celui-ci est livré dans une boite signée par le fondateur du label Erik Brunetti. L’encensoir est actuellement épuisé sur le site de la marque.

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STEPHEN SHORE – STEEL TOWN

À la façon d’Eugène Atget ou de Walker Evans, les vues de Stephen Shore (né en 1947) présentent l’ordinaire, les coins de rue, les parkings, des maisons sans charme, une vitrine presque vide, des stations service, des chambres d’hôtel. Le photographe a collecté ainsi des images de tous les coins du pays : Floride, Californie, Texas, Montana, Ohio, Arizona… et même Canada. Le travail vise l’émotion, principalement au travers de la couleur et de la construction. Les éditions britanniques Mack publient aujourd’hui son nouvel ouvrage intitulé Steel Town. En 1977, Shore parcourt l’État de New York, la Pennsylvanie et l’est de l’Ohio – une région en plein déclin industriel qui portera plus tard le nom de Rust Belt. Il y rencontra des métallurgistes mis au chômage par les fermetures d’usines et photographia leur monde devenu soudainement fragile : usines désertes, bars abandonnés, rues commerçantes délabrées et maisons décorées avec amour. Ces images montrent une Amérique moyenne prospère, au bord du précipice d’un effondrement tragique. L’espoir et le désespoir se cachent derrière les façades des magasins, les intérieurs domestiques et les expressions tendues de ceux qui font face à la caméra 4×5″ de Shore. Initialement commandée comme un vaste reportage photographique pour Fortune Magazine dans la veine de Walker Evans, l’enquête multiforme de Shore n’a gagné en importance politique que dans les années qui ont suivi. Les sujets du photographe – ouvriers, dirigeants syndicaux et membres de leur famille – avaient tous voté pour Jimmy Carter l’année précédant sa visite ; il les retrouve quelques mois plus tard désillusionnés par le nouveau président, condamnés à abandonner le parti démocrate et à devenir les “démocrates de Reagan”. Grâce aux images toujours aussi captivantes de l’un des maîtres de la photographie, Steel Town dresse le portrait immersif d’une époque et d’un lieu dont la signification pour la nôtre est de plus en plus urgente. Le livre de 104 pages est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions Mack.

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MAURA SULLIVAN – THINGS WE REMEMBER

Publié par les éditions Skeleteon Key Press, Things We Remember, la première monographie de Maura Sullivan, invite les spectateurs dans le monde mystérieux, élégant et fascinant créé par la photographe new-yorkaise. En composant et en intégrant ses sujets dans des lieux atmosphériques imprégnés de lumière naturelle, les photographies argentiques en noir et blanc de Sullivan semblent rappeler un temps perdu, une résurgence du passé, un regard au-delà de la surface, une révélation du monde intérieur. Chacune des 70 planches bichromiques de ce volume, séquencées avec éloquence et richement reproduites, raconte sa propre histoire, évoquant des souvenirs profondément ancrés et des rêves perdus. Pourtant, en tant que collection, un récit plus vaste, presque cinématographique ou littéraire se déroule, laissant à chaque spectateur la possibilité de réfléchir à l’œuvre à sa manière. La photographe américaine explique: “J’aime la sensation de travailler de manière intuitive. Parfois, il me suffit d’un seul objet pour inspirer une histoire, une phrase tirée d’un livre préféré ou un nouveau visage avec lequel voyager dans le temps. J’aime aussi photographier dans des lieux chargés d’histoire, trouver des vêtements vintage avec des textures, des motifs et des souvenirs. La magie consiste à mélanger tous ces éléments et à leur permettre de dessiner leur propre image.” Things We Remember est un témoignage captivant de l’art photographique de Sullivan qui se révèle à chaque nouvelle lecture, offrant une fenêtre envoûtante sur son monde à la fois extraordinaire et poétique. Le livre de 96 pages est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions Skeleteon Key Press.

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JOSEPH RODRIGUEZ – TAXI

Le photographe américain Joseph Rodriguez est une légende en matière de photographie de rue, en particulier ses images saisissantes de communautés Latino aux États-Unis, au Mexique et à Porto Rico. Attiré par le style du documentaire social, il s’est tourné vers la photographie pour tenter de défier les stéréotypes et d’exposer le monde à des portraits véridiques de la lutte en Amérique. L’humain est au cœur de son travail, qui émerge souvent après de longues périodes passées à gagner la confiance de ses sujets. Les résultats sont des images brutes et granuleuses pleines de vie, révélant la résilience et la beauté des personnes qu’il représente. Publié par les éditions powerHouse Books, son nouvel ouvrage Taxi: Journey Through My Windows 1977–1987 présente des clichés que le photographe a réalisé alors qu’il était chauffeur de taxi dans le New York de la fin des années 70. À cette époque, la ville était composée d’un ensemble de villages avec sa scène du downtown, ses travailleurs du midtown et son élégance de l’uptown. C’était sans nulle doute la ville la plus ouverte au monde. Toute l’humanité de la ville se rencontrait dans ses rues, sur fond de salsa, de rock, de disco, de reggae et bientôt de hip-hop, sur lesquels tout le monde pouvait se déhancher. Mais New York était aussi un lieu de chaos et de désordre. Au bord de la faillite, avec une criminalité galopante, ce sont les drogués, les dealers, les proxénètes et les prostituées de la ville qui règnent sur les rues de Manhattan. Le caractère excentrique de la ville était un phare et une promesse pour de nombreux exclus, ceux qui ne rentraient dans aucun moule, et une communauté LGBTQ dynamique est devenue le point de convergence d’un monde souterrain de travailleurs du sexe qui aimaient faire la fête. Pour un chauffeur de taxi new-yorkais comme Joseph Rodriguez, les endroits les plus prisés étaient les clubs comme le Hellfire, Mineshaft, The Anvil, The Vault et Show World. Après avoir perdu son premier appareil photo lors d’une agression au couteau si typique dans le New York des années 70, Rodriguez s’est rapidement armé d’un nouvel appareil photo pour documenter ce qu’il voyait dans le cadre de son travail : des prostituées sortant de leur service, des travestis et des adeptes du sado-masochisme faisant l’amour sur la banquette arrière ou réussissant d’une manière ou d’une autre un improbable changement de costume pour sortir du taxi proprement vêtu, prêt à affronter la famille et les amis. Humaniste dans l’âme, ses photographies témoignent de la dignité de la classe ouvrière de la ville dans tous ses quartiers et de ceux qui luttent pour s’en sortir. Le livre de 132 pages, avec un essai de l’écrivain Richard Price, est disponible sur la boutique en ligne des éditions powerHouse Books, ainsi que sur Amazon.com.

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ELLIOTT ERWITT – FOUND NOT LOST

Plus de 170 images inédites d’Elliott Erwitt sont publiées pour la première fois dans Found, Not Lost, le nouvel ouvrage du photographe américain publié par les éditions britanniques GOST books. S’étendant sur plus de soixante ans, les photographies présentées dans ce livre, souvent prises pendant les accalmies ou les pauses entre les projets de sa prolifique carrière, ont été sélectionnées, éditées et séquencées par Erwitt lui-même. Aujourd’hui âgé de 92 ans, Erwitt a commencé à revisiter ses archives en 2018 après sa première rétrospective, Home Around The World, lorsqu’il a été confronté au fardeau et à la responsabilité d’être le gardien de ses propres archives et de tout ce qu’elles contiennent. C’est là qu’a commencé le processus exhaustif de révision de chaque photographie de son studio. Pendant près de deux ans, avec l’aide de l’éditeur Stuart Smith et de sa directrice de studio de longue date Mio Nakamura, il a visionné environ 600 000 images – feuilles de contact et négatifs – depuis celles qui ont été développées dans le lavabo de sa salle de bains à l’âge de dix-sept ans jusqu’à celles qui ont été prises lors de projets récents en Écosse et à Cuba. Cette profusion d’images a dominé chaque surface plane pendant des mois. Ce livre a été l’occasion pour Erwitt de se replonger dans les photographies qu’il a réalisées au début de sa carrière et de découvrir, au second coup d’œil, une signification qui n’était pas apparente au moment où l’image a été prise. Le maître des visuels “one-liners” – des images fortes, pleines d’humour, d’ironie et d’absurdité assumée – a sélectionné pour ce livre des photographies plus paisibles, plus subtiles, qui suggèrent la confiance croissante d’Erwitt en son propre regard. En sélectionnant ces photographies, il a commencé à examiner et à remettre en question la façon dont son jeune âge voyait alors le monde. “À plus de quatre-vingt-dix ans, explique le photographe, mon œuvre revêt un aspect différent de celui que j’ai connu auparavant. Il y a un temps pour les photos qui disent bonjour, et il y a un temps pour écouter.” Ce superbe livre de 232 pages est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions GOST Books. Deux éditions spéciales avec tirage sont disponibles ici et ici.

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COCO CAPITÁN – NAÏVY

Très tôt engagée dans l’univers de la mode et du luxe (fidèle collaboratrice de Gucci), Coco Capitán acquiert rapidement une notoriété internationale en tant que photographe de mode, secteur avec lequel elle collabore, non sans humour et dérision, pour de nombreuses marques de luxe. Mais son travail est beaucoup plus vaste : à seulement 29 ans, Coco Capitán est une artiste déjà accomplie qui allie la photographie, la peinture et les performances à un travail éditorial constitué de slogans et d’aphorismes. À l’occasion de sa première exposition personnelle à Londres, la galerie Maximillian William en collaboration avec InOtherWords publie Naïvy, très beau catalogue de la rétrospective. On y découvre dans celui-li les peintures, les photographies à grande échelle et les objets trouvés embellis par l’artiste espagnole, qui élargissent les possibilités visuelles offertes par la contemplation d’un vêtement emblématique : le costume de marin. Accompagné d’un nouveau texte de la conservatrice et écrivaine Charlotte Eytan, le livre documente et développe les explorations de Capitán sur l’aventure et l’appartenance à travers son collectif imaginaire : the lost naïvy. L’artiste pluridisciplinaire explore les liens forts qu’elle entretient avec la mer en établissant un lien entre sa fascination pour la voile, les uniformes marins et la Méditerranée. Conçu par OK-RM, le livre est conceptualisé comme un recueil d’archives, la couverture extérieure représentant une reliure de bibliothèque qui englobe la publication discrète montée à l’intérieur. La couverture extérieure est quant à elle ornée d’une sélection d’autocollants, rendant chaque livre unique. L’ouvrage de 40 pages, publié dans une édition limitée à 750 exemplaires avec 5 couvertures différentes, est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions Maximillian William.

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