Category Archives: Art

EDWARD GRAZDA – ON THE BOWERY

Dans les années 70, lorsqu’une sévère austérité est imposée par les banques new-yorkaises pour faire face à la banqueroute du gouvernement, les industries traditionnelles quittent New York, laissant les ouvriers dans les rues et une nouvelle génération d’artistes s’installer dans les bâtiments industriels. C’est dans ce contexte qu’Edward Grazda commence sa carrière de photographe. Jusqu’à la fin du XXe siècle, le Bowery était un quartier réputé pour ses hôtels et bars bon marché – le fameux “Skid Row” de New York – où les habitants de la ville se rencontraient et faisaient de leur mieux pour survivre. Inspiré du film classique On the Bowery de Lionel Rogosin sorti en 1956, l’ouvrage On the Bowery d’Edward Grazda, publié par les éditions powerHouse Books, dépeint la vie et l’époque qu’il a vécues sur le Bowery en 1971. C’est dans ce que beaucoup considèrent comme la zone la plus dure de la ville de ces années-là que le photographe américain a capturé toute la douleur, les difficultés et la malchance qui règnent sur le visage de ceux qui ont élu domicile sur le Bowery. La rue, sans limite et sans filtre, est l’endroit où Grazda a toujours été le plus à l’aise pour ses prises de vue, et cette série, à la fois brute, sincère et bienveillante, démontre une fois plus l’esprit intrépide et audacieux du photographe. Capturé avant que la gentrification et l’embourgeoisement ne transforment définitivement le quartier environnant en une destination touristique avec ses musées, ses boutiques haut de gamme, ses clubs et ses restaurants de luxe, Grazda rappelle à tous qu’il y a seulement quelques décennies, le Bowery était un paysage bien différent – et que New York ne cesse d’évoluer. Le livre de 68 pages est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions powerHouse Books, ainsi que sur Amazon.com.

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MASAHISA FUKASE – FAMILY

Publié par les éditions Mack, Family (Kazoku) est le dernier ouvrage du photographe japonais Masahisa Fukase (1934-2012), publié à l’origine en 1991. Les Fukase, durant trois générations, étaient une famille de photographes et possédaient un studio de photographie à Bifuka, une petite ville de la province d’Hokkaido au nord du Japon. Pendant près d’une vingtaine d’années, de 1971 à 1989, Masahisa Fukase réalise des “tableaux de famille”, photographiés d’année en année à chaque retour à Hokkaido: son père, sa mère, ses frères et sœurs et leurs enfants, sans oublier sa femme Yoko. Tous pris, à chaque fois, de face, souriants, puis de dos, cohabitant jovialement. Fidèle à son style, Fukase a souvent introduit des modèles tiers et des éléments humoristiques pour juxtaposer la réalité inéluctable du temps qui passe et du groupe familial qui s’amenuise. Au bout d’un certain temps s’ajoutent, dans les bras de quelques membres vivants de la tribu, de grands portraits photographiques encadrés perpétuant la mémoire d’un enfant ou d’un adulte absent ou défunt. Puis l’écart des pauses s’accentue, l’étau des années resserre cruellement sa pince muette: les parents prennent, d’une photo à l’autre, un terrible coup de vieux, le père s’amenuise, disparaît… Ensuite, plus rien. Le photographe a poursuivi la série jusqu’à la mort de son père en 1987, jusqu’à la fermeture du studio Fukase pour cause de faillite en 1989, et la dispersion de la famille qui s’en suivit. « Toute ma famille, dont je vois l’image inversée sur le verre dépoli, mourra un jour, résume Fukase. Cette chambre qui reflète et fixe leur silhouette est en fait un appareil à archiver la mort. » Ce magnifique ouvrage de 96 pages, qui comporte l’introduction originale sous forme autobiographique du photographe, ainsi qu’un essai du fondateur et directeur des archives Masahisa Fukase Tomo Kosuga, est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions Mack. Une édition spéciale du livre dans un coffret accompagné d’un tirage en phototypie, édité à 150 exemplaires, est également disponible ici.

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CASPER KENT – SAKURA LUST

Publié au printemps dernier par les éditions Kawako Press, Sakura Lust est la première monographie du photographe britannique Casper Kent. L’ouvrage, tiré à 500 exemplaires numérotés à la main, se compose de clichés réalisé en l’espace d’une année passée au Japon: de la toute première floraison de cerisiers à l’automne japonais – pendant des nuits passées dans des ryokans (les auberges  traditionnelles et typiques au Japon) et des love hotels (ces hôtels destinés aux couples, que l’on réserve à l’heure ou pour une nuit) à travers le Japon. “Ces lieux sont le cadre parfait pour créer l’évasion”, explique Kent à propos de l’œuvre. “Ces endroits si particuliers ont une qualité éthérée et sont souvent vraiment isolés, ce qui permet d’entrer dans un monde légèrement différent.” Les photographies explorent l’éphémère, l’intimité et la possession de soi, conduisant toujours vers une évasion onirique. Faisant écho à l’adoration japonaise pour le Hanami – la tradition annuelle d’accueillir le cerisier (hakura) brièvement fleurissant, de profiter de ce moment et célébrer tout ce qu’il représente -, l’intimité capturée dans Sakura Lust se situe quelque part entre le rêve érotique et la réalité. Le livre est une histoire de désir et de volupté, une tentative de saisir un moment de vie éphémère et de le faire durer éternellement. Ce très bel ouvrage de 112 pages est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions britanniques Kawako Press.

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WES LANG – TAKING OFF FOR OTHER DIMENSIONS

La galerie Eighteen Gallery (Copenhague) accueille depuis le 20 septembre dernier Taking Off For Other Dimensions, la nouvelle exposition personnelle de l’artiste américain Wes Lang. Ce dernier y présente une sélection de toiles hypnotiques, inspirées par un séjour effectué chez Ram Dass, dans l’Hanuman Garden du célèbre professeur spirituel. Jusqu’au 19 octobre 2019.

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MAURO D’AGATI – TAN

Mauro D’Agati a commencé à travailler en tant que photographe professionnel en 1996, couvrant de nombreux festivals de jazz siciliens, manifestations artistiques et événements théâtraux. Il a toujours été animé par l’exploration des phénomènes sociaux siciliens, notamment palermitains, et a travaillé pour de nombreuses publications italiennes et internationales comme Geo, Stern, Suddeutsche Zeitung, Das Magazin, Vision China, El Pais Semanal, Le Monde, GQ ou encore Internazionale. Le photographe présente aujourd’hui Tan, un nouvel ouvrage publié par les éditions italiennes 89books. Tan est une maîtresse de 23 ans vivant à Bangkok. Elle travaille dans un donjon BDSM, où l’acte principal de son spectacle comprend une performance avec un serpent vivant. Pour ce livre, le photographe a suivi le quotidien de la jeune fille durant quelques jours en 2017, à Surin et Bangkok, entre journées passées à la campagne thaïlandaise avec sa fille et prestations de dominatrice particulièrement scénarisées. Loin des clichés ou d’un quelconque voyeurisme, Mauro D’Agati pose un regard intime et sensuel sur la culture BDSM asiatique, au delà des stéréotypes, des masques et des rôles, et examine les expériences d’une jeune professionnelle de cet univers, sa vie personnelle, son personnage professionnel, et le monde flou entre tout cela. Le livre de 72 pages est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions 89books.

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BILLY & HELLS – OMISSION

Depuis les années 80 les photographes berlinois Anke Link et Andreas Oettinger travaillent sous le pseudonyme de Billy & Hells et réalisent des portraits à la fois mystérieux, évanescents et intemporels. À l’occasion de leur récente exposition personnelle intitulée Silent Monkey à la galerie Morren d’Utrecht, les éditions Bromide Publishing House présentent une nouvelle publication du duo: Omission. Celle-ci possède un format peu commun, puisqu’elle se compose de cinq posters recto-verso et doit donc se déplier pour être lue. Cette sélection de dix œuvres nous permet d’entrer progressivement dans l’esprit des deux artistes, en nous immergeant dans la vibrance à la fois obscure et subtile de leurs images, qui font pour l’occasion la même taille que leurs tirages présentés en galerie. Perfectionnant leur style par tâtonnements, Billy & Hells parviennent à créer leur propre univers, plein de textures riches, de somptueuses palettes de couleurs, nous entraînant dans des compositions et des ambiances qui semblent empruntées à l’histoire de la peinture classique. Les personnages archétypiques qu’ils dépeignent – mères, soldats, cowboys, infirmières, et professeurs – possèdent un certain mystère, indiquant la dualité du modèle aussi bien que le caractère fictionnel du monde dans lequel ils évoluent. Même si les images de Billy & Hells se réclament de nombreuses références historiques et artistiques, leurs portraits ne se trouvent pas pour autant alourdis par ces évocations. Au contraire, en mélangeant harmonieusement le passé et le présent, le réel et la fantaisie, leurs photographies deviennent des enregistrements nostalgiques, volontairement laissés ouverts à l’interprétation. Malgré une longue carrière, presque aucune publication de leurs travaux n’a été publiée en dehors de quelques catalogues d’expositions. Cet opus met fin à cette injustice et donne également à tous la chance d’apprécier l’impression grand format (690 x 1000 mm). Publiée dans une édition limitée à 500 exemplaires, Omission est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions Bromide Publishing House.

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KOHEI YOSHIYUKI – THE PARK

Kohei Yoshiyuki (né en 1946) est un photographe japonais qui s’est fait connaître en 1979 avec son exposition Koen (Parc) à la galerie Komai de Tokyo. Les photographies en noir et blanc ont été présentées dans un livre publié en 1980 avec des clichés de personnes engagées dans des activités sexuelles dans les parcs de Shinjuku et Yoyogi (tous deux situés à Tokyo), la plupart du temps avec des spectateurs inconnus autour d’eux. Les photos ont été prises avec un appareil photo de 35 millimètres et des flashs à infrarouge pour capturer une communauté secrète d’amants et de voyeurs. À l’occasion du quarantième anniversaire de l’exposition, les éditions américaines Radius Books sortent une nouvelle édition, repensée, de The Park, et qui promet d’attirer un nouveau public qui ne connaît peut-être pas le travail de Yoshiyuki, mais qui est beaucoup plus habitué à contempler la vie privée des autres. Observant et documentant un aspect underground de la culture japonaise d’après guerre, le photographe présente le récit d’un Japon que l’on voit rarement, abordant des problèmes universels de surveillance, de voyeurisme et de respect de la vie privée. Yoshiyuki révèle ainsi une ville cachée la nuit, où, dans l’ombre, des couples et des groupes sont libérés des contraintes de la vie. Les spectateurs cachés dans les buissons, les amoureux et les participants hors scène sont tous pris en flagrant délit par sa caméra. Le photographe explique: «Je n’ai jamais été excité sexuellement, mais j’étais exalté à l’idée d’être là et de prendre des photos. Je pense que le voyeurisme fait partie de l’acte photographique.» Selon le photographe britannique Martin Parr, son travail est « une œuvre documentaire brillante qui saisit parfaitement la solitude, la tristesse et le désespoir qui accompagnent si souvent les rapports humains et les relations sexuelles dans les grandes métropoles comme Tokyo ». Cette nouvelle édition de The Park contient huit images inédites, des essais de Yossi Milo et Vince Aletti, ainsi qu’une interview du photographe réalisée par le célèbre Nobuyoshi Araki. L’ouvrage de 160 pages est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions Radius Books, ainsi que sur Amazon.com.

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BORIS MIKHAILOV – SUZI ET CETERA ( PART 2)

Boris Mikhaïlov est l’un des principaux photographes des pays qui constituaient autrefois l’Union soviétique. Depuis presque 50 ans, Mikhaïlov explore la position de l’individu au sein des mécanismes de l’idéologie publique, abordant des sujets tels que l’Ukraine sous le régime soviétique, les conditions de vie en Europe orientale postcommuniste et les idéaux déchus de l’URSS. Bien que profondément enracinée dans un contexte historique, son œuvre incorpore des récits fortement engagés et personnels d’humour, de luxure, de vulnérabilité, de vieillissement et de mort. Quel que soit le système politique, Mikhaïlov refuse d’être un observateur passif et continue à observer activement le monde qui l’entoure. Publié à l’origine en 2007 par les éditions allemandes Koenig Books, Suzi et Cetera présentait une série d’images du photographe ukrainien Boris Mikhailov prises dans sa ville natale de Charkow dans les années 80. Aujourd’hui, les éditions italiennes 89books publient la seconde partie de ce grand projet de Mikhailov. Suzi et Cetera (Part 2) se compose d’une sélection de clichés réalisés par le photographe dans les années 60 et 70. Celles-ci sont souvent présentées lors d’expositions (notamment Primrose: Early Colour Photography in Russia), mais n’ont pas été incluses dans le premier livre. Cette série est souvent décrite comme le point de transition de Mikhailov de la photographie amateur à la photographie professionnelle. L’auteur lui-même dit que cette série est comme une capsule contenant l’embryon de toutes ses œuvres et explorations suivantes. Il y documente la vie quotidienne dans la société soviétique, tout en offrant une critique sociale incisive de son système répressif (les clichés de sa femme nue avaient notamment été découverts par le KGB, ce qui lui fit perdre son poste d’ingénieur). Ce projet est l’un des plus intimistes du photographe, où son choix de thèmes et de modes de représentation, y compris la nudité, les plaisirs désinvoltes et la perspective à grand angle, projettent une image contraire à l’esthétique officielle prescrite à l’époque. L’ouvrage de 204 pages est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions 89books.

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BILL CUNNINGHAM – ON THE STREET

Les éditions britanniques Clarkson Potter (Penguin Random House) publient On The Street, le premier ouvrage entièrement consacré aux clichés de l’icône du street style Bill Cunningham, réunissant ses célèbres photos publiées dans le New York Times et des travaux inédits des années 70, jusqu’à sa mort en 2016. Les photographies de Bill Cunningham ont capturé l’évolution du style, des tendances et du quotidien, tant à New York qu’à Paris. Mais son travail montre aussi que le style de rue n’est pas seulement une question de mode, mais aussi de personnes et de culture en évolution. On retrouve notamment dans le livre sa chronique singulière de la grève des transports en commun des années 80, la montée des casual fridays dans les années 90, la tristesse qui s’est abattue sur la ville de New York après le 11 septembre, le Jour d’Investiture de 2009, le début des selfies et de nombreux autres moments marquants de ces dernières décennies. L’ouvrage est complété par une série d’essais qui dressent un portrait éclairant de Cunningham et de quelques-unes de ses nombreuses fascinations et influences, signés Cathy Horyn, Tiina Loite, Vanessa Friedman, Ruth La Ferla, Guy Trebay, Penelope Green, Jacob Bernstein et Anna Wintour. Dans son texte, la critique de mode Cathy Horyn écrit : “Si Bill appréciait l’histoire de la mode et ses personnalités légendaires, il n’a jamais autorisé la nostalgie à s’insérer dans ses images. Jusqu’à la fin de sa vie, il est resté vigoureusement, joyeusement en accord avec son temps. ‘Petit’, disait-il a une personne de quarante ans, ‘la mode c’est le présent’. Ce livre représente une vie passée à mettre cette croyance en action.” On the Street est avant tout une représentation intemporelle de l’engagement de Cunningham à capturer le moment présent. Le livre de 384 pages est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions Clarkson Potter (Penguin Random House), ainsi que sur Amazon.com.

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EAMONN DOYLE @ FUNDACION MAPFRE MADRID – OPENING

La Fundación MAPFRE de Madrid accueille depuis jeudi dernier la grande rétrospective du photographe irlandais Eamonn Doyle. On y retrouve une sélection de clichés issus de sa célèbre trilogie de Dublin (i, ON et End – voir l’ouvrage ici), ainsi que son œuvre plus récente intitulée K. Considérées dans leur ensemble, chacune de ces séries révèle sa dynamique et ses préoccupations interconnectées, du monde flottant de Dublin au monde spectral de K. L’exposition comprend également l’œuvre vidéo Made in Dublin et certains de ses premiers tirages réalisés dans la chambre noire, ainsi que des œuvres plus récentes issues de collaborations avec d’autres artistes. Jusqu’au 26 janvier 2020, à la Sala Fundación MAPFRE Bárbara de Braganza à Madrid.

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ANDERS PETERSEN – STOCKHOLM

À l’occasion de l’exposition qui a été consacrée à Anders Petersen à la galerie Liljevalchs de Stockholm (du 17 mai au 1er septembre 2019), les éditions Max Ström publient un très beau catalogue du photographe suédois intitulé Stockholm. Petersen, élève de Christer Strömholm, partage avec lui son approche du monde et sa pratique, celle d’une photographie en noir et blanc, vibrante, dynamique, percutante, proche du snapshot. Ni brutalité, ni voyeurisme, ni complaisance ne viennent entacher la qualité des rencontres, l’absolue sincérité du photographe dans sa relation à autrui. C’est un surgissement de la chair des êtres et des animaux rencontrés au fil des voyages, une émergence des objets du monde, de ses beautés et de ses singularités. Ces scènes saisies dans la rue, portraits, détails du quotidien extravagant ou banal prennent leur relief grâce à une pratique presque hérétique du cadrage. Le photographe a passé quatre ans à documenter les habitants et les espaces urbains de Stockholm. S’il s’inscrit dans la lignée des photographes de la capitale suédoise, c’est cependant la première fois qu’Anders Petersen chronique sa propre ville. Par le passé, le photographe a documenté le Café Lehmitz à Hambourg (voir ici), Gröna Lund à Stockholm, Rome, les hôpitaux psychiatriques, les cirques ou encore l’univers carcéral. Ces clichés présentés pleine pages représentent la vie à Stockholm entre 2015 et 2018. Ce sont des images d’une ville en pleine expansion, de sa vie quotidienne et de ses fêtes, des jeunes et des moins jeunes, de la neige qui tombe sur Katarinavägen, d’un défilé de teckels à Gärdet, d’une salle d’opération à Danderyd, des fêtes du Nouvel An à Skeppsbron et du sapin géant dressé à cette occasion… “Anders Petersen est à son meilleur lorsqu’il fige un moment discret”, écrit Mårten Castenfors, directeur de Liljevalchs, dans le catalogue de l’exposition. “Une rue enneigée et désolée en hiver, un soupçon d’émerveillement. Des images qui révèlent son incroyable sensibilité – sa présence et son amour de ce qu’il voit, que ce soit une personne ou un objet, et qui nous conduisent à des associations inattendues.” L’ouvrage de 368 pages, préfacé par Marten Castenfors, est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions suédoises Max Ström, ainsi que sur Amazon.com.

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XIA BOQIAN – CUPBOARD MEMORIES

La jeune photographe de 27 ans Xia Boqian, originaire de Neijiang dans la province chinoise de Sichuan, signe son premier ouvrage, Cupboard Memories, aux éditions Bromide Books. Ce dernier se penche sur les secrets inavouables, les désirs inassouvis et les opportunités irrésolues. Le livre fusionne deux séries de Boqian: Out of the Closet qui dépeint des personnes souffrant, dans leur intimité, de traumatismes ou de chocs émotionnels dû à certains épisodes douloureux dans leur vie. Des personnes qui souffrent de ce qu’elles sont, mais qui ne peuvent pas changer: lesbiennes/gays, personnes en surpoids, suicidaires, harcelées, intimidées, etc. La deuxième série se compose quant à elle de clichés dévoilant des secrets plus légers, des émotions et des sentiments cachés, des malaises quotidiens, des histoires d’amour fantasmées, et ainsi de suite. Loin des standards professionnels (cadrage, éclairage), les photographies de Xia Boqian ont recours à l’improvisation et à l’intimité pour mettre en scène de courts moments poétiques de liberté, où ses sujets partagent, l’espace d’un instant, leurs secrets les plus inavouables. Le découpage du livre a été fait en utilisant l’idée des besoins mutuels : fleurs, eaux et connexions humaines se répondant les unes aux autres. La photographe explique: “En tant que photographe, je n’aime pas mettre des étiquettes ou des descriptions sur mes œuvres. Bien que mes sentiments s’expriment à travers mes photos, différentes personnes peuvent avoir une compréhension divergente quand elles voient les photos. J’aimerais laisser de la place aux gens pour qu’ils réfléchissent, qu’ils ressentent.” Ce magnifique ouvrage de 112 pages, proposé dans une édition limitée et numérotée de 500 exemplaires, avec une préface signée Keiko Nomura, est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions de Hong Kong Bromide Books.

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