Category Archives: Art

JASON VAUGHN AND BRAD ZELLAR – DRIFTLESS

Les éditions TBW Books viennent de publier le nouvel ouvrage de Jason Vaughn, Driftless. Les images de ce projet ont été prises par le photographe américain Jason Vaughn au cours d’une période de sa vie qui l’a vu errer pendant un an dans une région du Wisconsin connue familièrement sous le nom de Driftless Area, du nom du terrain accidenté formé par un manque d’écoulement glaciaire continental (drift). Cette résidence temporaire de Vaughn dans cette petite ville appelée La Crosse semble décrire le paysage autant que ses habitants. Alors qu’il vivait dans un appartement loué au bord du Mississippi, dans l’attente de la naissance de son deuxième enfant, et au début d’un deuxième chapitre de sa vie à la suite d’un cancer, le photographe a tenté de créer une communauté malgré son statut de visiteur de passage. Au cours de cette période de transition, ses promenades quotidiennes n’ont pas seulement nourri sa pratique artistique, mais lui ont également permis d’avoir des moments de clarté et d’appartenance pour se fondre dans le décor. Poursuivant dans cet esprit d’expérience partagée mais éphémère, le montage final de l’œuvre a été confié à l’auteur et journaliste Brad Zellar, qui a prêté ses propres méandres verbaux aux images, intégrant une narration contrastée mais complémentaire au livre. Parmi ses mots, à la fois désinvoltes mais aussi fatigués du monde, on retrouve un sentiment de légèreté sophistiquée, exacerbant des sentiments d’espoir plutôt que de désespoir. Tout en créant les images de Driftless, Vaughn laisse entendre que vivre au bord de la rivière lui a permis de contempler l’expérience humaine d’une nouvelle façon et de méditer sur ” le processus par lequel les gens peuvent dériver dans un espace, se loger, devenir permanents, se libérer et se déplacer vers un nouvel endroit “. Le photographe explique: ” L’un des thèmes principaux est la façon dont les gens dérivent, s’emmêlent quelque part souvent par pure coïncidence, et parfois, mais pas toujours, s’échappent. Les débris et la glace qui flottaient sur la rivière en étaient une représentation visuelle très pertinente pour moi lorsque j’étais là-bas. Plusieurs des photos du projet montrent ces éléments flottants ou suggèrent l’activité et les changements constants qui se produisent sur la rivière. J’ai eu beaucoup de chance de vivre là-bas, car c’est une muse très inspirante “. En duo, Vaughn et Zellar s’aident mutuellement à tisser un récit jusqu’à ce que leurs voix semblent s’unir. Chaque moment fugace ajoute une couche de sens, transformant, au fil du temps, une conversation en une histoire partagée. Ce très bel ouvrage de 92 pages est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions TBW Books.

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KAZUMA OBARA – EXPOSURE

Trente ans se sont écoulés depuis que le pire accident nucléaire au monde s’est produit à la centrale nucléaire de Tchernobyl, dans l’ancienne Union soviétique (actuellement, Ukraine). Le photojournaliste Kazuma Obara a exploré l’Ukraine de février 2015 à avril 2016. Son nouveau projet, Exposure, publié par les éditions Editorial RM, vise à représenter les personnes en Ukraine qui ont un lien avec l’explosion, dont la vie a été altérée par la libération soudaine de l’énergie atomique et les conflits politiques subséquents. Pour illustrer cela, le photographe japonais a remis en cause la représentation visuelle traditionnelle en créant trois types d’objets différents : deux livres photos et une réplique de journal. Le livre photo, Exposure, décrit les 30 premières années de la vie d’une fille, Mariia, née à Kiev à 100 km au sud de Tchernobyl, cinq mois après la catastrophe nucléaire. Son handicap, causé par une thyroïdite chronique, n’est pas visible aux yeux des autres. Toutes les photos ont été prises sur de vieux films négatifs couleur ukrainiens trouvés dans la ville abandonnée de Pripyat, située à 2 km du site. Les images ont été surexposées entre une et cinq minutes. C’est un processus expérimental qui lors du développement des photos a provoqué des halos et a effacé de nombreux détails sur les images. Le titre Exposure a trois significations : exposer un film photographique à la lumière et révéler un fait inconnu au public, mais aussi le fait d’être exposée aux radiations causées par l’accident nucléaire de Tchernobyl. Tout comme la vie de Mariia est restée dans l’obscurité, le film utilisé par Kazuma Obara pour ce projet a été conservé dans l’obscurité avec des matériaux radioactifs à Pripyat, pendant trente ans. Le second livre photo, Everlasting, capture quant à lui le trajet des travailleurs de la fameuse centrale entre leur ville natale et l’usine, comme une métaphore du cycle de répétition. Depuis l’accident, les travaux de décontamination ont été transmis de génération en génération. Compte tenu de la difficulté de traiter les déchets radioactifs, il semble que ce processus puisse durer pour toujours. En complément de ces deux livres de photo, Obara a fait la réplique d’un vieux journal qui a été trouvé dans Pripyat de l’époque et permet de sentir le passage du temps. Présenté dans un superbe coffret qui contient également une reproduction photo noir et blanc au format polaroid, Exposure est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions espagnoles Editorial RM, ainsi que sur Amazon.com.

MIMI PLUMB – LANDFALL

Les éditions TBW Books publient Landfall, une série de photographies en noir et blanc réalisée dans les années 1980 par la photographe américaine Mimi Plumb. Née à Berkeley et élevée dans la banlieue de Walnut Creek, Mimi Plumb a reçu sa maîtrise en beaux-arts du San Francisco Art Institute en 1986. Elle a enseigné la photographie aux niveaux national et régional, notamment à la School of Art Institute de Chicago, au San Francisco Art Institute, à l’Université de Stanford et à l’Université d’État de San Jose. Landfall offre une vision angoissante d’un monde qui semble être menacé et au bord de la guerre nucléaire. Les images dystopiques de Plumb offrent au spectateur un récit aussi inquiétant que séduisant, hypnotisant et humain, qui résume les angoisses d’un monde en déséquilibre, une terre miroir qui rappelle étrangement notre époque. L’ouvrage tisse sa trame de façon subtile à travers des paysages étrangement séduisants, des salles de jeux, des dioramas et de mystérieux vestiges d’incendies de maisons calcinées, ainsi que des portraits d’amis et d’étrangers dans des poses troublantes, magnifiquement composés et éclairés au flash, offrant une vue sur une époque de grande angoisse et de profond humanisme. Mimi Plumb écrit au sujet de son œuvre: “Des années plus tard, la lampe brûlée m’a rappelé quand j’avais 9 ans, pendant la crise des missiles de Cuba en 1963, ma mère m’a dit qu’il pourrait y avoir une guerre nucléaire. Pendant un certain temps, je me réveillais au milieu de la nuit pour regarder l’horloge du couloir et j’avais peur de ne pas dormir. A l’école, mes camarades de classe et moi, on s’entraînait à se mettre sous nos bureaux. (…) Il n’y avait aucun sentiment d’avenir… Je voulais faire un travail qui tienne compte de ce sentiment de désespoir que je ressentais.” L’approche à la fois déconcertante et délicate de la création d’images de Plumb révèle le malaise sous-jacent que l’artiste ressentait en elle-même, dans sa communauté et dans le monde en général. Acclamé par la critique, ce superbe ouvrage de 120 pages est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions américaines TBW Books.

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MARK POWER – GOOD MORNING, AMERICA (VOLUME ONE)

Au cours de ces six dernières années, le photographe Mark Power – membre de la célèbre agence Magnum depuis 2007, a parcouru les États-Unis pour créer le récit visuel complexe d’un pays en pleine mutation. Publié par les excellentes éditions britanniques Gost Books, ce nouveau livre, Good Morning, America (Volume One), représente une exploration personnelle et pertinente du paysage naturel et culturel américain, et de la divergence entre la réalité et le mythe. L’ouvrage est le premier d’une série de cinq livres du photographe britannique qui seront produits au cours des cinq prochaines années, projet s’étalant sur près de dix ans, alors qu’il parcourt le vaste pays en se perdant dans les villes et les villages qu’il rencontre. Power explique: « J’ai toujours voulu explorer l’Amérique, une ambition nourrie par la pléthore d’émissions de télé qui ont traversé l’Atlantique dans les années 60. Jeune enfant impressionnable, j’ai dévoré Des Agents très spéciaux et Le fugitif, mais ce sont les westerns, évoquant un paysage complètement éloigné des banlieues anglaises bouillonnantes qui m’entouraient, que j’aimais le plus: BonanzaHigh ChaparralThe Virginian, Casey Jones… J’ai commencé – sans m’en rendre compte à l’époque – à chercher inconsciemment l’Amérique qui avait vécu dans mon imagination, celle qui avait vu le jour durant mon enfance, celle qui n’a probablement jamais existé du tout. » Publié dans une édition limitée à 1500 exemplaires, le livre est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions Gost Books. Une édition spéciale limitée à 50 exemplaires signés par l’artiste et contenant un cliché numéroté et signé par le photographe est également disponible ici.

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CLÉMENTINE SCHNEIDERMANN & CHARLOTTE JAMES – IT’S CALLED FFASIWN

La Martin Parr Foundation (Bristol) accueille du 27 mars au 25 mai 2019 l’exposition It’s Called Ffasiwn de Clémentine Schneidermann et Charlotte James. Le duo s’est rencontré en 2015 et elles organisent rapidement des ateliers thématiques sur la mode dans des centres pour jeunes dans le sud du Pays de Galles. Capturées sur fond de vallées post-industrielles, ces photographies représentent des enfants de la région costumés, souvent dans des situations surréalistes et incongrues avec leur environnement. Les images de l’exposition sont un hybride de documentaire social, de mode, de portrait, de performance et de photographie de paysage. Sur fond de maisons crépies, les montagnes spectaculaires, les clubs d’ouvriers et les centres communautaires, les vêtements colorés des enfants se juxtaposent aux tons plus sombres de leur environnement. Les participants à l’atelier, âgés de 8 à 14 ans, acquièrent des compétences dans le secteur de la mode, telles que la personnalisation de vêtements, la couture, le style et la compréhension du processus de création. Les ateliers sont une introduction aux industries créatives et permettent aux jeunes d’explorer l’expression de soi et la génération d’idées, qui développent à leur tour leur confiance en eux et leur estime de soi. Martin Parr explique le choix de cette exposition: « Ce projet très passionnant fait partie de l’engagement de la Fondation à montrer les nouveaux talents, en repoussant souvent les limites de la photographie. Ce spectacle est un projet de mode collaboratif mêlant images documentaires et paysages de l’une des régions les plus défavorisées du Royaume-Uni. » À l’occasion de cette exposition, un zine de 36 pages, intitulé Ffasiwn Magazine, a été publié. Il est maintenant disponible sur la boutique en ligne de la Martin Parr Foundation.

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ALEC SOTH – I KNOW HOW FURIOUSLY YOUR HEART IS BEATING

Les photographies d’Alec Soth puisent leurs racines dans la tradition de Walker Evans, Robert Frank et Stephen Shore. Sa représentation du quotidien fait apparaître la complexité d’une société américaine construite sur des idéaux d’indépendance, de liberté, de spiritualité, et d’individualisme. Tirant son nom d’un vers du poème The Gray Room de Wallace Stevens, le dernier ouvrage du photographe américain – publié par les éditions britanniques Mack – est une exploration lyrique des limites de la représentation photographique. Bien que ces clichés grands formats en couleurs soient réalisés dans le monde entier, elles ne concernent pas un lieu ou une population en particulier. Par un processus d’engagement intime et souvent prolongé, les portraits et images que Soth réalise de l’environnement de ses sujets impliquent une étude sur la façon dont une représentation photographique peut dépeindre plus que la surface extérieure d’un individu, et peut-être même sonder les profondeurs de l’inconscient à la fois chez le photographe et le sujet. Alec Soth explique: « Après la publication de mon dernier livre sur la vie sociale en Amérique, Songbook, et une rétrospective de mes quatre grands projets américains, Gathered Leaves, je suis passé par une longue période de réflexion sur mon processus créatif. Pendant plus d’un an, j’ai cessé de voyager et de photographier les gens. Je ne prenais presque plus de photos. Quand je suis revenu à la photographie, j’ai voulu dépouiller le médium pour le ramener à ses éléments fondamentaux. Plutôt que d’essayer de faire une sorte de récit épique sur l’Amérique, je voulais simplement passer du temps à regarder les autres et, je l’espère, entrevoir brièvement leur vie intérieure. Afin d’essayer d’accéder à ces vies, j’ai fait toutes les photos dans les espaces intérieurs. Bien que ces pièces existent souvent dans des endroits éloignés, c’est seulement pour souligner que ces photos ne concernent aucun endroit en particulier. Qu’une photo soit prise à Odessa ou à Minneapolis, mon but était le même : simplement passer du temps en présence d’un autre cœur qui bat. » Ce magnifique livre de 84 pages, qui se referme avec un entretien entre l’artiste et la romancière anglaise Hanya Yanagihara, est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions Mack, ainsi que sur Amazon.com.

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CHRISTOPHER ANDERSON – APPROXIMATE JOY

Christopher Anderson, membre de la prestigieuse agence Magnum Photos, fait partie des photographes contemporains les plus influents. Son œuvre visuelle défie toute catégorisation puisqu’elle se situe entre les mondes du documentaire, de l’art, de la photographie commerciale et de la photographie de mode. Dans son nouvel ouvrage Approximate Joy, publié par les éditions britanniques Stanley / Barker, le photographe canadien présente une série de clichés qui dresse le portrait d’une Chine contemporaine en perpétuelle réinvention. Les images sont réalisées en gros plan et cadrées de façon serrée, plaçant le lecteur à une distance d’intimité où tout contexte est exclu, en dehors de la lumière ambiante artificielle qui illumine les visages, donnant simplement une information sensuelle liée à la forme physique. Ceci permet à la personne qui regarde les photos d’avoir le plaisir indiscret d’observer le visage d’un autre humain, et de se demander qui peut être cette personne et à quoi elle pouvait penser au moment où la photographie a été prise. La palette est chargée d’une émotion et d’une intimité particulières qui sont au cœur de l’œuvre d’Anderson. Le photographe explique: « J’ai vu le futur, c’est aujourd’hui, et c’est en Chine. Il n’y a aucun besoin du passé. Il peut être effacé. Un nouveau bonheur est en cours de construction, une approximation de la joie, plus appréciable que la joie véritable. » Les deux éditions de ce sublime recueil de 120 pages sont désormais épuisées sur la boutique en ligne des éditions Stanley / Barker, mais il est toujours disponible dans quelques librairies spécialisées.

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GARY BRIECHLE – MAINE

Les éditions américaines Twin Palms viennent de publier le second ouvrage du photographe américain Gary Briechle, Maine. Briechle a noué des relations fortes avec les gens qu’il photographie depuis qu’il a emménagé dans le Maine, il y a près de 20 ans. Cela confère à son œuvre une intimité particulière, comme si les clichés avaient été prises par un membre de la famille. Reconnu internationalement pour son authenticité, le photographe marche à l’instinct et photographie en toute modestie sa famille, ses amis ou les étrangers qu’il rencontre chez lui, dans les environs de Rockland, dans le Maine. Il est un explorateur du quotidien, d’un moment « dans les mystères de notre monde ». Vivant et travaillant dans cet État de l’extrême nord-est des États-Unis, il n’éprouve pas le besoin de voyager pour faire des photos. “Tout ce qui m’inspire se trouve à quelques kilomètres de chez moi. Parfois, je pense que le Maine est comme ma famille d’accueil ; je ne suis pas vraiment à l’aise et je ne me sentirai probablement jamais complètement installé, mais le Maine continue de me nourrir.” Les thèmes récurrents sont la naissance et la mort, mais aussi la décadence humaine et les blessures profondes liées à nos tentatives infructueuses pour changer le monde. Ses photographies ont été publiées à plusieurs reprises dans le New York Times Magazine et il a reçu en 2015 le prix Guggenheim Fellowship in Photography. Publié dans une éditions tirée à 1500 exemplaires, ce très beau livre de 128 pages est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions Twin Palms, ainsi que sur Amazon.com.

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M.H. FRØSLEV – UNSETTLED CITY

Publié par la maison d’édition indépendante de Copenhague Disko Bay, Unsettled City est un essai photographique sombre du danois M.H. Frøslev (1988) sur la rencontre entre un homme et une métropole agitée. Avant de s’installer en 2010 à Moscou puis à Saint-Pétersbourg pour ce projet, il était l’assistant du photographe membre de l’agence Magnum, Jacob Aue Sobol. Pour son tout premier ouvrage, le jeune photographe nous parle d’amour et de désespoir dans un endroit où la vie peut parfois être particulièrement difficile. Le livre est une représentation personnelle d’un environnement claustrophobe avec le paysage urbain comme cadre, capturé dans les villes de Saint-Pétersbourg et Moscou au cours des dix dernières années. À travers près d’une centaine de photographies aux contrastes monochromes et aux couleurs poussiéreuses, le livre déploie la nuit comme un motif. Ici, nous rencontrons des bouledogues, des combats de rue et des routes abandonnées, des regards amoureux, des moments intimes et des bâtiments effacés, tous tranquillement immobiles, attendant que la nuit se calme et que la lumière se lève à nouveau. À travers des ambiances inquiétantes et une sensibilité brute, Unsettled City nous montre comment les gens de la nuit s’aiment et se craignent alternativement dans la ville et entre eux. Avec ce livre noir, M.H. Frøslev dépeint les sentiments d’aliénation, d’inégalité et de douleur au même titre que l’amour, l’intimité et la fascination. Le photographe explique: “ En tant que narrateur, je cherche un lieu où je puisse m’identifier et qui me touche. Ces clichés sont basés sur ma propre vie et mon lien avec les autres. Le livre est ma rencontre avec la métropole, mais c’est aussi une redécouverte de moi-même et un examen des sentiments et des relations associés au fait d’être connecté à une autre personne, un temps et un lieu. Je photographie mon désir, ma présence, mon amour et mes peurs. Je photographie parce que cela m’aide à comprendre mes propres sentiments. Pour moi, “Unsettled City”, ce sont des gens qui trouvent l’amour dans les rues sombres d’une métropole, où la nuit vous sauvera ou vous détruira. ”  Ce magnifique ouvrage de 128 pages, signé par le photographe, est maintenant disponible dans les meilleures librairies, ainsi que sur la boutique en ligne des éditions Disko Bay: https://www.diskobay.org/books/unsettled-city/.

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DAVID LYNCH – SOMEONE IS IN MY HOUSE

À l’occasion de la grande rétrospective Someone is in my House de David Lynch (1946) au Bonnefanten Museum de Maastricht, du 30/11/2018 au 28/04/2019, un superbe catalogue accompagnant l’exposition est publié par les éditions britanniques Prestel. Peintures, photographies, dessins, installations et sculptures, pièces sonores, lampes et art vidéo, cette exposition révèle pour la première fois tout le spectre artistique de cet artiste devenu culte dans le monde entier. David Lynch, qui a travaillé en étroite collaboration avec le musée néerlandais pour cette exposition, déploie son univers sombre, ambigu, imprévisible et parfois menaçant qui fascine un public toujours plus grand. L’artiste américain est indéniablement l’un des réalisateurs et cinéastes américains majeurs du XXe siècle. Mais alors qu’il se considère avant tout comme un plasticien et n’a jamais cessé, tout au long de ses cinquante ans de carrière, de dessiner et de peindre, on connait moins son œuvre plastique. Cet ouvrage illustre en une centaine de peintures, dessins, photos, sculptures-lampes, photos de plateau et installations le talent exceptionnel de cet artiste. Comme dans ses célèbres films et séries télévisées, Lynch y dépeint un univers sombre, équivoque, imprévisible, menaçant, parfois drôle, toujours original et marqué de son empreinte. Ce volume exceptionnel contient également des essais offrant de nouvelles informations et perspectives fascinantes sur la vie et la carrière de Lynch: Michael Chabon, Petra Giloy-Hirtz, la biographe de Lynch Kristine McKenna et Stijn-Huijts, conservateur de l’exposition. Le livre de 304 pages est maintenant disponible dans les meilleures librairies, ainsi que sur Amazon.com.

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NOBUYOSHI ARAKI – IMPOSSIBLE LOVE

À l’occasion de la grande rétrospective de Nobuyoshi Araki à la C/O Berlin Foundation du 7 décembre 2018 au 3 mars 2019, les éditions allemandes Steidl publient un superbe catalogue de l’exposition, intitulé Impossible Love – Vintage Photographs. Ce dernier présente 13 séries de photos réalisées par le photographe japonais entre 1965 et 2018 et qui mêlent photo de rue, érotisme cru, noir et blanc, couleur, polaroïds… Avec les photographes américains Nan Goldin et Larry Clark et le photographe ukrainien Boris Mikhailov, Araki est considéré comme l’un des pionniers de la photographie intime et subjective. L’œuvre d’Araki suscite de vives émotions et polarise les spectateurs – tout comme ce fut le cas au Japon lorsqu’elle est apparue pour la première fois. Son approche artistique a toujours défié les normes sociales japonaises avec ses représentations intimes, graphiques et parfois provocatrices de la sexualité et de la société dysfonctionnelle de son pays. Le livre combine la série Tokyo d’Araki issue de ses premières œuvres avec une sélection de ses récents collages Polaroid et de nouveaux diaporamas – tous explorant les contradictions entre anonymat et intimité, la sphère publique et privée, la réalité et le rêve. Deux essais de Felix Hoffmann, conservateur en chef au C/O Berlin encadrent les séries. Ce très beau livre de 368 pages est une fois de plus un ouvrage indispensable à la compréhension de l’œuvre fleuve du très prolifique Araki, aujourd’hui âgé de 78 ans. Il est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions Steidl, ainsi que sur Amazon.com.

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BAUHAUS AND AMERICA – EXPERIMENTS IN LIGHT AND MOVEMENT

Cent ans après la fondation du Bauhaus en 1919, Bauhaus and America se penche sur les multiples influences de l’école allemande d’art, de design et d’architecture sur l’art et la culture des États-Unis, après la Seconde Guerre mondiale. Publié par les éditions Kerber Verlag, le livre explore une thématique en particulier: la scène du Bauhaus, qui a fonctionné comme un laboratoire interdisciplinaire pour diverses expériences artistiques avec la lumière et le mouvement, allant des jeux de lumière et de l’art cinétique au cinéma expérimental, en passant par la danse et la performance. Lorsque la montée du national-socialisme allemand force le Bauhaus à fermer ses portes en 1933, ses membres se dispersent, emportant avec eux leur esprit expérimental en quittant l’Allemagne (beaucoup d’entre eux se sont rendus aux États-Unis). Ainsi l’exploration de la lumière et du mouvement qui commença sur la scène du Bauhaus a continué à se diffuser. L’ouvrage rassemble des œuvres explorant ces thèmes, notamment de Josef Albers, Oskar Fischinger, László Moholy-Nagy, Wassily Kandinsky, Xanti Schawinsky, Oskar Schlemmer et Andor Weininger, ainsi que des images de ces nombreux artistes américains touchés par l’héritage du courant Bauhaus, tels que Merce Cunningham, Robert Rauschenberg, Sol LeWitt et Barbara Kasten. Il contient des essais de Kristin Bartels, Hermann Arnhold Torsten Blume, Ulrike Gärtner, Andreas Hapkemeyer, Julie Jones, Gail Kirkpatrick, Marijke Lukowicz, Márton Orosz, Tanja Pirsig-Marshall, Jeannette Redensek et Eline Van Dijk. Ce très beau volume de 272 pages est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions Kerber Verlag, ainsi que sur Amazon.com.

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