BROOKLYN+KLEIN

Soixante ans après Life is Good and Good for You in New York, son premier ouvrage, classé comme l’un des plus importants de l’histoire de la photographie, William Klein s’est lancé un nouveau défi: photographier Brooklyn en couleur et en numérique. Une manière pour le maître de l’esthétique du chaos de regarder autrement ce borough de New York. “Pas de règles, pas d’interdits, pas de limites.” Telle est sa devise. L’important, c’est de saisir l’exubérance, l’impertinence de la vie. Pendant plusieurs semaines, l’artiste sillonne toutes les rues, travaille de jour ou de nuit, attrape des images depuis la fenêtre de sa voiture, arpente les plages de Coney Island et de Brighton. William Klein construit un kaléidoscope de Brooklyn. L’Attorney General lui ouvre les portes des tribunaux et des commissariats. Les Juifs hassidiques comme les Latinos dansent devant son objectif. Les façades des magasins pakistanais, russes, mexicains affichent leurs couleurs. Frontalement, souvent en légère contre-plongée, son boîtier capte tout. Nul ne l’agresse, bien au contraire. Souvent reconnu, il est salué par ses fans. Ce projet est une commande de Sony, dans le cadre de leur programme Global Imaging Ambassadors et le photographe a entièrement travaillé avec le modèle a99 de la marque. Après New-York, Rome, Moscou, Tokyo et Paris, William Klein, âgé de 87 ans, revient donc aux États-Unis dans le quartier new-yorkais de Brooklyn, auquel il se réfère comme étant “l’Amérique de demain”. Le livre de 116 pages, publié par les éditions Contrasto, est maintenant disponible sur Amazon.fr et Amazon.com.