LOUISE BONNET – MONOGRAPH

Reconnue pour ses portraits aux proportions exagérées et aux traits grotesques, Louise Bonnet (née à Genève en 1970) explore sans relâche des émotions de mélancolie, de solitude, de nostalgie et de chagrin dans ses œuvres sur toile ou sur papier. Son sens aigu de la réalité corporelle et son observation précise de la tension et des mouvements des parties du corps se traduisent par des extrémités pliées, des nez gonflés, des mains et des pieds enflés. Les protagonistes de Bonnet, souvent situés dans des environnements quotidiens et des intérieurs domestiques, apparaissent involontairement étirés. Leur corps semble refléter un malaise inquiétant, un état d’esprit malsain qui fait que leurs membres se tordent. Les éditions berlinoises Holzwarth Publications publient aujourd’hui un nouveau catalogue de l’artiste à l’occasion de sa grande rétrospective à la Galerie Max Hetzler (Londres) du 16 janvier au  29 février 2020. L’ouvrage présente ses dernières œuvres sur toiles grand format, quelques dessins à l’encre sur papier, ainsi que des clichés de l’exposition. Flavia Frigeri, historienne de l’art et commissaire, propose quant à elle un très bel essai de sept pages sur le travail de Bonnet. Ses peintures, inspirées par les bandes dessinées, Popeye, Peter Saul, Robert Crumb, Basil Wolverton et le surréalisme, révèlent l’étrangeté de la psychologie et de la sexualité humaines. Masculines et féminines, ses créatures sont à la fois bienveillantes et grotesques, exagérées mais jamais honteuses dans la mesure où elles semblent refléter une activité cérébrale insoupçonnée. Le livre de 80 pages est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions Holzwarth Publications et sur Amazon.com.