La galerie new-yorkaise Cheim & Read présente depuis jeudi dernier la nouvelle exposition personnelle de Barry McGee. Pour sa deuxième exposition au sein de la galerie, l’artiste californien dévoile une sélection de ses nouvelles pièces, toutes conçues dans son studio de San Francisco: toiles, céramiques, planches de surf, tables de zines, cluster paintings, bouteilles, ainsi que quelques très belles installations. Jusqu’au 17 février, à la galerie Cheim & Read (547 West 25th Street – New York. NY 10001).
Les photographies de STREET – New York City – 70s 80s 90s, le nouvel ouvrage de Carrie Boretz publié par les éditions powerHouse Books, ont été prises par la photographe à New York, du milieu des années 1970 aux années 1990. À cette époque la ville américaine était bien plus dangereuse qu’aujourd’hui, mais ce n’est pas cet aspect sombre de New York que Boretz a choisi de montrer à travers ses clichés. Au lieu de cela, elle s’est plutôt intéressée aux moments délicats et familiers de la vie quotidienne, dans les différents quartiers où elle vivait, avant que la plupart des graffitis ne soient nettoyés et que la ville s’assainisse et devienne ce qu’elle est aujourd’hui. Peu de personnes qui habitent ou visitent New York savent que la ville était bien différente il y a quelques dizaines d’années. Beaucoup de ces images montrent la réalité des rues d’alors, où les travailleurs, les sans-abris, les riches et les touristes partageaient l’espace public, illustrant comment l’une des plus grandes villes du monde était également remplie de contradictions. Mais il y a aussi un élément intemporel à ces images: les enfants jouent encore dans les parcs, dans les rues et les cours d’école, les banlieusards font toujours face aux éléments en attendant leur bus, les manifestations et les défilés sont très fréquents… Le spectre des émotions humaines est toujours visible, partout, pour celui qui sait regarder. Pour Boretz, rien n’était écrit, tout se jouait juste devant elle. La photographe new-yorkaise n’a pas de philosophie concrète sur la prise de vue autre que de faire confiance à son instinct: elle observe, prend son cliché puis s’en va, toujours à la recherche de moments qui feront battre son cœur plus vite. C’était le rush continuel de savoir qu’à tout moment elle pouvait rencontrer quelque chose de réel et de beau. Ce très bel ouvrage de 120 pages est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions powerHouse Books, ainsi que sur Amazon.com.
À l’occasion de l’exposition JEAN PROUVÉ : Architecte des jours meilleurs la Fondation LUMA publie en collaboration avec Phaidon Press un ouvrage sur les architectures du designer et bâtisseur français Jean Prouvé. Ferronnier de formation, Jean Prouvé se considérait davantage comme ingénieur-constructeur que comme concepteur-architecte. Dans sa large production, qui s’étend du luminaire au mobilier, en passant par les stands d’exposition et les rayonnages, ses constructions modulaires occupent une place importante. Ce livre comprend deux essais inédits, l’un du professeur Mark Wigley, architecte, critique, théoricien et doyen émérite de la Graduate School of Architecture, Planning and Preservation de l’université Columbia ; l’autre de Philippe Trétiack, architecte, urbaniste, auteur et critique d’architecture français. On y trouve également une riche documentation historique et iconographique (images d’archives et d’autres plus contemporaines, dessins et notes manuscrites) sur l’œuvre de Jean Prouvé en général et notamment sur douze bâtiments préfabriqués créés entre 1939 et 1969, qui sont actuellement exposés à LUMA Arles, et ce jusqu’au printemps prochain. Ce très bel ouvrage de 240 pages nous fait découvrir le talent et l’ingéniosité d’une figure incontournable de l’architecture française du xxe siècle.JEAN PROUVÉ : Architecte des jours meilleurs est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions Phaidon Press, ainsi que sur Amazon.fr.
Walker Evans (1903-1975), récemment à l’honneur au Centre Pompidou, est l’un des photographes américains les plus importants du 20e siècle. Ses photographies de l’Amérique en crise dans les années 1930, ses projets publiés dans le magazine Fortune dans les années 1940 et 1950 et son « style documentaire » ont influencé des générations de photographes et d’artistes. Par son attention aux détails du quotidien, à la banalité urbaine et aux gens de peu, il a largement contribué à définir la visibilité de la culture américaine du 20e siècle. Certaines de ses photographies en sont devenues les icônes. Ce nouvel ouvrage rétrospectif, réalisé sous la direction de Clément Chéroux et publié par les éditions Prestel, retrace la carrière de Walker Evans à travers plus de 300 images, de ses premières photographies de la fin des années 1920 à ses Polaroïds des années 1970. Organisé thématiquement, le livre examine des thèmes tels que la relation du photographe avec l’impresario Lincoln Kirstein, son travail dans les cartes postales et les magazines, et son exploration de l’Amérique profonde, celle de la Grande Dépression, qu’il étudia tout au long de sa carrière. Présentant l’Amérique de son époque, s’immisçant brillamment dans le quotidien des farmers, rednecks et New-Yorkers, l’œuvre du photographe est en soit une seule et unique grande image : celle de l’Amérique hétéroclite du XXème siècle. Dans un entretien réalisé en 1971 le photographe explique cet attrait en ces termes : « Vous ne voulez pas que votre œuvre vienne de l’art ; vous voulez qu’elle prenne origine dans la vie ? C’est dans la rue qu’elle se trouve. Je ne me sens plus à l’aise dans un musée. Je ne veux pas les visiter. Je ne veux pas qu’on m’apprenne quoi que ce soit. Je ne veux pas voir de l’art » accompli « . Je m’intéresse à ce que l’on appelle le vernaculaire. Par exemple, l’architecture accomplie, je veux dire » cultivée « , ne m’intéresse pas, j’aime davantage chercher le vernaculaire américain. » Réunissant les meilleurs tirages des plus grandes collections publiques et privées, l’ouvrage accorde également une large place aux objets (cartes postales, enseignes, ephemera graphiques, etc…) collectés par Evans pendant toute sa vie. À travers ses reproductions et ses essais de spécialistes internationaux, il offre une approche renouvelée de cette œuvre majeure de l’histoire de la photographie. Le livre de 320 pages est maintenant disponible sur Amazon.com.
Née en 1961 en Corée, Jungjin Lee est installée à New York et a réalisé plusieurs projets qui explorent le paysage et son histoire à base d’images panoramiques monochromes aux compositions parfaites et qui dégagent une ambiance de sérénité. Au début des années 1990, la photographe coréenne effectue plusieurs voyages à travers l’immensité de l’Amérique. Elle y a capture des images archaïques et primitives des déserts, des rochers, des broussailles et des cactus. Ses séries d’images fragmentaires et poétiques ont été décrites par le grand Robert Frank comme des «paysages sans la bête humaine». S’appuyant sur son héritage sud-coréen, l’artiste développe un langage pictural unique en son genre: Ocean, On Road, Pagodas, Things et Wind sont autant de séries dans lesquelles son intérêt fondamental pour la nature et la culture s’exprime dans un espace de résonance poétique. Dans son œuvre, Jungjin Lee utilise sa compréhension profonde de la matérialité, la texture et l’artisanat. Elle utilise notamment un papier de riz traditionnel coréen sur lequel elle applique à la brosse en chambre noire une émulsion photo-sensible (Liquid Light). Les imprécisions qui en résultent dans le processus de développement et les imperfections dans la production vont à l’encontre de la supposée prétention à la vérité de la photographie. La présence physique des photos grand format de Jungjin Lee est immédiatement captivante. Photographier le paysage est pour elle une exploration de son propre esprit – les états introspectifs de l’artiste, dont le regard photographique est insistant et transformateur. «Mes images doivent être vues comme des métaphores : ni représentation du monde réel, ni expression de sa beauté visuelle, elles sont une forme de méditation». Elle utilise la photographie pour poursuivre une recherche intérieure quasi mystique, une méditation sur notre place dans le monde, sur notre rapport à la nature et aux objets. Qu’elle pose son regard sur le lointain ou le proche, Jungjin Lee transcende la vision ordinaire et extrait du monde des “immémoriaux”. Ses photographies nous font entrevoir ce que pouvait être l’art à ses débuts : une médiation chamanique qui reliait l’homme à ce qui l’entourait. «Ce que je cherche dans mes photos, ce sont les éléments de vie. La solitude de l’humain. La vie change en surface, comme un océan. L’eau est en mouvement perpétuel à la surface, mais dans les profondeurs, au cœur, rien ne bouge». Ce nouvel ensemble d’œuvres, publié aujourd’hui par les éditions américaines Radius Books dans un superbe coffret intitulé Desert, a été conçu en l’espace de cinq ans, au début des années 90. La photographe y capture le vaste sud-ouest américain et le transforme avec sa fameuse lumière liquide et des émulsions diluées photo-sensibles, pour créer des images aussi incontrôlables et naturelles que le paysage qu’elle dépeint. Desert comprend quatre séries d’œuvres (chacune reliée dans un livre séparé et présentée dans un superbe coffret unique) qui contiennent toutes des images monochromatiques de terres arides. La stratigraphie gravée dans les parois rocheuses, les pierres massives, les précipices cavernicoles et la faune anthropomorphique présentent un vaste recueil des nombreux visages et textures du désert. Chaque image met l’accent sur les qualités formelles du paysage, évitant la présence humaine, et évoque la photographie de la fin du XIXe siècle, tout en incarnant la vision moderne de Lee. Certaines images provoquent un sens de l’infini dans leur immensité, tandis que d’autres se limitent à des traits et détails particuliers des paysages. Ce sublime coffret est maintenant disponible en pré-commande sur la boutique en ligne des éditions Radius Books, ainsi que sur Amazon.com.
À quoi ressemble le monde? Quels sentiments stimulent-ils? Pourquoi le photographions-nous avec une telle urgence? Depuis 2009, le photographe danois Albert Elm va là où sa curiosité pour les activités humaines le mène, avec une énergie sans fin et un intrépide désir de voyager, traversant les fuseaux horaires en avion, embarquant à bord du Transsibérien, voyageant seul à Dubaï, en Chine, en Inde ou se promenant simplement dans son quartier de Copenhague. Publié par les éditions The Ice Plant, What Sort of Life Is This mélange les voyages proches et lointains d’Albert Elm en une panoplie déconcertante de fragments narratifs et de compositions surréalistes qui semblent à la fois totales et personnelles, fracturées et pourtant étrangement entières. Faisant référence à plusieurs styles et genres photographiques, son travail fait exploser la spontanéité de la couleur et la complexité du monde – tendre, violent, solitaire, joyeux, bizarre. Mettant au même niveau l’exotique et le banal, le livre traite chaque photographie comme si elle avait été faite dans le même endroit déroutant : le monde lui-même. Le photographe danois explique: «Je travaille à l’intuition et parce que j’éprouve le besoin urgent d’étudier ma vie quotidienne et son environnement. Mes photographies sont des descriptions de situations et de lieux particuliers, à un moment particulier. À quoi ils ressemblaient et plus important, ce que j’en ai ressenti.» Le livre de 128 pages a été sélectionné en novembre dernier dans la catégorie Premier Livre des Prix du Livre 2017 organisés par Paris Photo et Aperture. Ce très bel ouvrage est maintenant disponible, dans une édition limitée à 750 exemplaires, sur la boutique en ligne des éditions américaines The Ice Plant, ainsi que sur Amazon.com.
De 2007 à 2016, le photographe danois Peter Funch (représenté par V1 Gallery) s’est posté au coin de la 42ème rue et de l’avenue Vanderbilt à New York, entre 8h30 et 9h30 en prenant des photos des passants qui se rendent, pour la plupart, sur leur lieu de travail. Parfois, les poses, attitudes et vêtements sont si semblables que sur les images présentées deux par deux, on pourrait jouer au jeu des sept différences. Elles semblent prises à cinq minutes d’écart, alors que des mois, parfois des années, les séparent. Cet impressionnant travail d’édition du photographe, à la fois intuitive et scientifique, dévoile des schémas humains et des maniérismes qui passeraient normalement inaperçus à la première lecture, et qui deviennent des méditations sur le temps, la mortalité, l’espace public et privé, l’économie et notre moi intérieur. Un méticuleux travail que l’écrivain Douglas Copland, qui a signé la préface de 42nd and Vanderbilt, l’ouvrage publié par les éditions californienne TBW Books, qualifie de «surveillance plus douce et plus gentille.» Se considérant à la fois documentariste, voyeur et flâneur, le photographe explique quant à lui: «Je ne vois pas cela comme un processus restreint, mais plutôt comme une manière très simplifiée de documenter un rituel. L’idée est qu’il est plus facile de comparer deux images plutôt que dix, et en même temps que peut-on lire sur deux images au lieu d’une seule? Le temps et la répétition deviennent évidents.» Le fait que nos propres tendances inconnues, ainsi que les rythmes et les habitants de notre écosystème environnant, puissent perdurer et se répéter sur le même parcours défini des milliers de fois, s’apparente presque à une performance artistique, et est une véritable révélation pour Peter Funch. Le livre de 160 pages est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions TBW Books.
Après le succès de la première édition datant de 1994, les éditions Laurence King publient aujourd’hui une nouvelle version du livre de Colin Westerbeck et Joel Meyerowitz, Bystander : A History of Street Photography. Salué comme un ouvrage de référence dès sa sortie, l’ouvrage est encore à ce jour largement considéré par les photographes de rue comme la «bible» de la photographie de rue. Il retrace l’évolution de cette dernière depuis son apparition au milieu du XIXème siècle, son histoire à la fois sociale et culturelle. « …Il s’agit de tout espace public où le photographe puisse photographier des sujets qu’il ne connaît pas et qui, dans la mesure du possible, ignorent sa présence. En même temps, cette rue, qui devient elle-même sujet, sera traitée presque comme si elle avait sa propre personnalité, imposant son caractère (parfois dans un rapport de séduction) à tout photographe qui voudrait se l’approprier. Les photographes eux-mêmes ont des sensibilités bien différentes, difficile de passer outre l’individualité de chacun. » On y découvre un incroyable éventail de talents, des photographes méconnus de la fin du 19ème siècle aux maîtres reconnus du 20ème, tels qu’Eugène Atget, Alfred Stieglitz, Paul Strand, Henri Cartier-Bresson, Brassaï, André Kertesz, Robert Frank, Diane Arbus, Garry Winogrand et Helen Levitt pour n’en citer que quelques-uns. La nouvelle édition révisée de cet ouvrage culte intègre deux décennies supplémentaires. L’histoire de la photographie de rue est mise à jour avec une réévaluation de certains documents historiques, l’inclusion de photographes plus contemporains et une discussion sur l’essor continu de la photographie numérique. Le livre de 400 pages est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions britanniques Laurence King, ainsi que sur Amazon.com.
Après le succès de ses différents ouvrages publiés par le passé (la trilogie OK OK OK / Scorpio / Pyramids, High Tide, Shrubs of Death ou encore Walking in Place 1: New Orleans), le photographe originaire d’Indianapolis Mike Slack revient aujourd’hui avec un nouveau livre intitulé The Transverse Path (or Nature’s Little Secret), publié par les éditions The Ice Plant. Nuages, appareils électroniques, brouillard, insectes, morceaux de verre, cellophane, rouille, herbes, ondes, particules… Avec une curiosité presque cosmique, Slack plonge dans un écosystème terrestre surchauffé, et parcoure une topographie lumineuse faite de détails monumentaux et de panoramas mondains. Avec leur ambiance transcendantale et une vague saveur de science-fiction, ses clichés présentent une jungle composée de substances organiques et synthétiques, baignée par le soleil. Ces dernières s’emmêlent, fleurissent et se désintègrent selon leurs propres termes, comme si elles étaient engagées dans une négociation sans âge, hors de notre portée. Où finit la nature et où commence son contraire? Et où se situent les gens dans cet équilibre? Réalisées principalement dans le sud-ouest américain de 2011 à 2017, ces compositions vivaces – comme une série de bulles de pensée à la recherche d’un récit – sont à la fois concises et directes, mais aussi animées par une ambivalence émotionnelle qui oscille entre terreur environnementale et rêverie calme et intime. Mike Slack explique que «chaque photographie est une sorte de destination, mais les images individuelles ne sont pas vraiment la finalité. C’est un processus ouvert, un espace de liberté.» Ce magnifique ouvrage de 100 pages, psychédélique et méditatif à la fois, est maintenant disponible dans une édition limitée à 900 exemplaires sur la boutique en ligne des éditions américaines The Ice Plant, ainsi que sur Amazon.com.
Krass Clement (né en 1946) est l’un des photographes danois les plus remarquables de sa génération. Toutes ses photographies abordent les questions existentielles de la condition humaine. Elles nous parlent des sentiments de perte, d’angoisse et de solitude. De cette part de vécu que nous essayons tous de maintenir à distance. Si son univers photographique nous touche si profondément, cela tient non seulement à son grand talent visuel, mais également à son aptitude à rendre ces thèmes proches et abordables. Fondée sur le réalisme de la photographie documentaire, la démarche artistique de Krass Clement consiste à travailler les images comme des métaphores. Il compare volontiers sa photographie à la poésie, où quelques mots suffisent à générer chez le lecteur des souvenirs ou un univers entier. Publié par les les éditions RRB Publishing à l’occasion de son exposition à la Gallery of Photography de Dublin, du 15 novembre 2017 au 22 janvier 2018, Dublin présente une série de clichés réalisés dans la capitale de la république d’Irlande en 1991, et dévoilées ici pour la première fois. Le livre poursuit le projet de Clement d’explorer le lieu comme un reflet de la psyché intérieure, et présente une vision de Dublin en lutte avec elle-même. Le théâtre animé de la vie dans la rue contraste avec les paysages de rues vides et mélancoliques. Les photographies sont à la fois lyriques et ambitieuses, et jettent un regard sur une société en voie de mutation. Avec la mélancolie de ses tirages monochromes, Dublin est un livre unique qui séduira tous les passionnés de photographie. L’ouvrage de 136 pages, édité à 1000 exemplaires seulement (dont 100 vendus avec un tirage signé), est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions RRB Publishing, ainsi que sur Amazon.co.uk.
En 1964, Elliott Erwitt a été pendant une semaine l’hôte de Fidel Castro à Cuba (voir les photos de l’exposition ici). Le magazine américain Newsweek l’avait chargé de photographier le « líder maximo » en compagnie de Che Guevara, figure de proue de la révolution cubaine. Plus de 50 ans plus tard, à la faveur de la normalisation des relations entre Cuba et les États-Unis, le photographe est retourné à Cuba pour y réaliser un reportage photographique sur les villes et les paysages, mais avant tout sur les habitants de ce pays fascinant. Réunies pour la première fois dans un livre, ces captivantes photos en noir et blanc brossent un tableau très intimiste de la vie sur cette île enchanteresse des Antilles. Portraits sur le vif de Castro, photographies de La Havane, véritable joyau architectural, ou scènes de la vie à la campagne font de Cuba une plongée dans le cœur et l’âme du pays. Avec des anecdotes personnelles d’Elliott Erwitt, comme la situation dans laquelle Che Guevara lui a carrément proposé une caisse de cigares, et une préface vibrante du critique littéraire Henry Louis Gates, Jr., ce beau livre à vous couper le souffle est bien davantage qu’un simple portrait d’un pays et de ses habitants, c’est un témoignage historique sur une nation en mutation, qui s’ouvre au reste du monde. Publié par les éditions allemandes teNeues, ce très bel ouvrage de 224 pages offre une occasion unique de découvrir les séries de photographies prises à Cuba à plus d’un demi-siècle d’intervalle par un grand maître de la photographie. Cuba est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions teNeues, ainsi que sur Amazon.com.
Eddie Martinez est reconnu internationalement pour ses toiles grand format très dynamiques où s’accumulent les couches de peinture à l’huile et de peinture émaillée, ponctuées d’éléments de collages. Les coups de peintures puissants et vigoureux contrastent avec les faibles lignes de bombe aérosol et la riche texture de la peinture pressée directement du tube sur la toile. Synthétisant les compositions au format classique comme la nature morte, le portrait et le paysage avec l’approche rapide du “flux de conscience” de la main d’un enfant, l’artiste de Brooklyn arrive à un style qui n’appartient qu’à lui. À l’occasion de sa première grande rétrospective en musée de son œuvre, le Davis Museum at Wellesley College (Massachusetts) publie un très beau catalogue contenant des clichés de l’exposition (jusqu’au 17 décembre 2017). On y découvre ainsi en détails l’installation qui comprend une série de sept nouvelles grandes toiles mandala, accompagnée d’une série de sculptures en bronze et de dessins grands formats. Des essais de Lisa Fischman, Ruth Gordon Shapiro et Jim Lewis interrogent sur la signification et la profondeur de l’œuvre de l’artiste new-yorkais. Le livre de 80 pages est maintenant disponible sur la boutique en ligne du Davis Museum.