Category Archives: Art

EWEN SPENCER – YOUNG LOVE

ewen spencer

Dans les années 2000, le célèbre magazine britannique The Face commandait au photographe Ewen Spencer la réalisation d’un reportage photographique sur les clubs et discothèques pour adolescents à travers le Royaume-Uni. Des Cornouailles au Lancashire, Spencer n’a alors cessé de photographier les jeunes anglais en train de boire, de danser et de tomber amoureux. En l’espace d’une quinzaine d’années, le photographe s’est créé l’une des plus intéressantes archives sur la culture des jeunes. À l’occasion de l’exposition d’Ewen Spencer à galerie KK Outlet de Londres, les éditions Stanley / Barker publient Young Love, une sélection des plus beaux clichés issus de ce projet culte. Le photographe explique: « Aujourd’hui, nous restons plus jeunes plus longtemps et grandissons aussi plus tôt. Les histoires traitant de la jeunesse connaissent un grand succès auprès du public, car nous avons tous été à leur place à un moment de notre vie. L’adolescence est un véritable concentré de condition humaine: toutes les réussites et les échecs se déroulent dans un drame désordonné. » Sans complexe, avec tendresse, talent et beaucoup d’humour, Spencer offre sa vision de l’époque à travers ces beuveries juvéniles, cette recherche incessante de l’amour et ces grands moments de solitude. Publié à 1000 exemplaires, le livre de 60 pages est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions britanniques Stanley / Barker.

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EDDIE MARTINEZ – DRAWINGS

Eddie Martinez est reconnu internationalement pour ses toiles grand format très dynamiques où s’accumulent les couches de peinture à l’huile et de peinture émaillée, ponctuées d’éléments de collages. Les coups de peintures puissants et vigoureux contrastent avec les faibles lignes de bombe aérosol et la riche texture de la peinture pressée directement du tube sur la toile. Synthétisant les compositions au format classique comme la nature morte, le portrait et le paysage avec l’approche rapide du “flux de conscience” de la main d’un enfant, l’artiste de Brooklyn arrive à un style qui n’appartient qu’à lui. Ce nouveau recueil, publié par les éditions belges Triangle Books et sobrement intitulé Drawings, présente près de 400 dessins réalisés par Eddie Martinez de 2005 à nos jours, la plupart issus des archives de l’artiste et jamais montrés jusqu’ici. On y découvre un vocabulaire personnel et une iconographie composée de personnages récurrents, de formes et de marques. Ses dessins, riches en expressions (abstraites et figuratives), rappellent le côté brut et plein de vie des travaux de Jean-Michel Basquiat, Arshile Gorky ou Philip Guston. Si l’œuvre de l’artiste américain peut paraître au premier abord difficile d’accès, ce dernier explique: « Je veux juste que les gens interprètent mon travail comme ils le veulent ». Ce très bel ouvrage de 448 pages, avec un tirage de 1000 exemplaires, est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions Triangle Books.

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MAGNUM PHOTOS SQUARE PRINT SALE 2017 – GREAT JOURNEYS

magnum

À l’occasion du 70ème anniversaire de Magnum et du 65ème anniversaire d’Aperture Foundation, les deux organisations collaborent pour présenter Great Journeys. Inspiré par les nombreux voyages en Afrique du co-fondateur de l’agence Magnum George Rodger, le projet explore et redéfinit le concept de voyage, à travers des photographies classiques et contemporaines, choisies par les photographes eux-mêmes et accompagnées de textes personnels. 76 images de photographes de l’agence Magnum et 40 images de photographes d’Aperture Foundation sont maintenant disponibles en ligne au prix unitaire de 100$ par tirage dédicacé (format 15,2cm x 15,2cm) et ce jusqu’au 3 novembre 2017.

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RINKO KAWAUCHI – HALO

rinko kawauchi

Aussi dérangeantes que belles, les images de la photographe tokyoïte Rinko Kawauchi oscillent de l’enfantin à l’étrange. L’artiste revisite constamment les questions du quotidien, de la vie et de la mort. Ses photographies sont traversées de spiritualité et de poésie. Surexposée ou contrastée, naturelle ou technologique, la lumière y est essentielle. Pour sa nouvelle monographie, Halo, publiée par Aperture et les éditions Xavier Barral, Kawauchi nous emporte dans un voyage hypnotisant entremêlant rites multiséculaires humains et naturels des feux sacrés du sanctuaire d’Izumo au sud du Japon, au lancer de métal en fusion pendant la Fête des lanternes du Heibei en Chine et aux nuées d’oiseaux migrateurs en Angleterre. Comme dans Illuminance (2011), Rinko Kawauchi porte ce même regard sur la beauté des détails de l’existence dans une veine encore plus spirituelle alternant entre atmosphère sombre et explosions de lumière. La photographe explique: « Le jour de la Fête des lanternes du nouvel an chinois est l’occasion dans un certain village de la province du Heibei, en Chine, d’un festival du nom de Da Shuhua. Cette fête – que la tradition fait remonter à plus de trois cents ans – trouve son origine dans l’ancienne coutume des forgerons locaux de célébrer la nouvelle année en lançant du métal en fusion sur les murs de la ville, à la place de feux d’artifice qu’ils étaient trop pauvres pour acheter. Idée lumineuse née d’une aspiration à la beauté que l’on retrouve même chez des êtres plongés dans l’indigence. Les éclaboussures de feu sur les murs forment une pluie de lumière, et les hommes qui projettent continuellement des débris de fer sous la pluie ardente qui se déverse sur eux ressemblent à des guerriers luttant contre une force invisible. » Rinko Kawauchi achève ce parcours visuel par un poème et un court texte qui prolongent la réflexion sur ces images, métaphores de notre monde actuel, entre espoir et chaos. Le livre de 96 pages est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions Aperture, ainsi que sur Amazon.com.

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MARTIN PARR – OXFORD

Martin Parr poursuit son grand projet de documenter les traditions et coutumes de la Grande-Bretagne. Le quotidien et l’absurde se côtoient toujours étroitement dans son œuvre. Exacerbations, facéties et clichés ne rebutent jamais Parr: son regard direct, porté par un humour pince-sans-rire, fait de lui l’un des chroniqueurs les plus lucides de notre époque. Oxford, publié par Oxford University Press est une collection d’une centaine de photographies documentant une année académique dans la vie de la célèbre université. Ses clichés capturent la vie quotidienne des étudiants sur le campus durant les heures de cours et pendant les nombreux moments de divertissement, sans oublier les rituels pittoresques et mystérieux qui rendent Oxford aussi incomparable. Parr a ainsi pu saisir les nombreuses bizarreries de la vie universitaire à Oxford, qui ont rarement été vues ou documentées par les personnes extérieures à l’institution. Le photographe britannique explique: «J’ai longtemps été fasciné par Oxford et Cambridge, et lorsque l’opportunité de réaliser ce projet sur une longue période s’est présentée – pouvoir dévoiler les coulisses de la vie secrète de l’Université d’Oxford – j’ai sauté sur l’occasion. Travailler avec la prestigieuse bibliothèque bodléienne et Oxford University Press m’a ouvert les portes de nombreux endroits et évènements, souvent bien cachés, loin de la vue du public, et ce fut un grand privilège à la fois d’y assister et de les documenter.» Ses photographies sont accompagnées d’un très bel essai de l’écrivain journaliste Simon Winchester. Le livre de 224 pages est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions Oxford University Press, ainsi que sur Amazon.com.

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ALEC SOTH – SLEEPING BY THE MISSISSIPPI

alec soth

À l’occasion de l’exposition Sleeping by the Mississippi d’Alec Soth à la galerie Beetles & Huxley (Londres), du 19 septembre au 21 octobre 2017, les éditions britanniques Mack publient une nouvelle édition de ce grand classique de la photographie contemporaine. Cette ré-édition du premier livre d’Alec Soth (publié pour la première fois en 2004 par Steidl) inclue deux nouvelles photographies, absentes des précédentes éditions. Documentant une série de road trips le long de la rivière du Mississippi, l’auteur capture la « troisième côte » iconique du Sud des États-Unis. Plus qu’à la beauté de la nature, il s’attache à la présence humaine, l’ambiance des lieux. Les photographies de Soth présentent un mélange éclectique d’individus, de paysages et d’intérieurs, à travers des photographies large format en couleur. Sensuel de part les détails qui le constitue et brut de part son sujet, Sleeping by the Mississippi pousse le lecteur à un sentiment de solitude, de désir et de rêverie. Comme Les Américains, le classique de Robert Frank, ce livre mêle un style documentaire et une sensibilité poétique. Le sujet du livre est moins le Mississippi en lui même que la structure qui l’entoure. Ne reposant ni sur un concept précis ou sur une idéologie, cette série de photographie semble créée à partir d’une certaine quintessence du désir de voyage des américains. 13 ans ont passés depuis la première publication du livre, et la vision rêveuse de l’artiste semble avoir évolué vers une signification plus nuancée, dans laquelle l’espoir, la peur, le désir et le regret se forment au sein de ce voyage évocateur le long de cette rivière mythique. Sleeping by the Mississippi, la plus célèbre série de Soth, est la traversée d’un fleuve immobilisé par l’oppression du progrès, déchets, usines, religion. Un «rêve éveillé», précise l’auteur, qui s’y abandonnera aux rencontres fortuites. Avec cette série, le photographe s’inscrit d’emblée dans la tradition photographique de l’errance à travers les États-Unis, et s’impose comme un des maîtres de la photographie couleurs. Plus qu’un documentaire sur le Mississippi, ses clichés sont la traduction d’un voyage intérieur et initiatique, et le fruit d’une investigation poétique du monde. Le livre de 120 pages est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions Mack, ainsi que sur Amazon.com.

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ANNE COLLIER – WOMEN WITH CAMERAS (ANONYMOUS)

Anne Collier

Anne Collier est une artiste qui joue avec les clichés produits par la société du spectacle. L’une de ses stratégies récurrentes est de reprendre des images déjà existantes appartenant, pour la plupart, à l’industrie visuelle. Elle collectionne des pochettes de disques, des photos des films, des coupures de presse illustrée, des cartes postales, des photographies trouvées ou des livres. Ensuite, elle les photographie comme des « armes du crime », agrandis, sur un fond blanc. Sous cette forme elles deviennent des preuves de racisme, de voyeurisme ou de sexisme. Dans sa série Woman with Camera (publiée par les éditions Karma), commencée il y a des années mais qu’elle continue à étoffer, la photographe américaine reprend en photo des instantanés amateurs de femmes photographiées avec des caméras avant l’avènement du «selfie» numérique. Ces images, accumulées au fil des années dans des marchés aux puces et autres friperies, ont pour toile de fond la plage, des jardins, des salons, des fêtes de fin d’année, etc. Au lieu de circuler sur les médias sociaux, ces images abandonnées existaient autrefois pour un public privé. Ces photographies de photographies s’inscrivent dans la tradition du ready made, à l’instar d’autres images capturées par Anne Collier, celles de jaquettes d’albums ou de calendriers réalisés à partir d’images de films. En collectant ces témoignages, l’artiste attire l’attention sur les citations ironiques, chargées de multiples niveaux de sens qui envahissent le quotidien de notre ère des médias. Ses travaux oscillent entre le personnel et l’universel, accessibles pour le spectateur tout en maintenant une certaine tension ou ambivalence. Women With Cameras est imprégnée d’un profond sentiment de solitude, illustrant la relation conflictuelle de la photographie avec la mémoire, la perte et la représentation de soi. Le livre de 168 pages est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions new-yorkaises Karma, ainsi que sur Amazon.com.

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JIM GOLDBERG/DONOVAN WYLIE – CANDY/A GOOD AND SPACIOUS LAND

jim goldberg

À l’occasion de la grande exposition des photographes Jim Goldberg et Donovan Wylie l’été dernier à la Yale University Art Gallery, les éditions Yale University Press publient un sublime coffret contenant deux ouvrages: Candy de Jim Goldberg et A Good and Spacious Land de Donovan Wylie. Ces deux recueils présentent des œuvres des deux photographes créées à partir de l’année 2013, alors qu’ils sont en résidence à la Yale University Art Gallery. Les deux artistes ont choisi comme sujet New Haven, explorant cette ville du sud-centre de l’État du Connecticut à travers la photographie, mais avec des points vue très différents. Goldberg, originaire de New Haven, retourne ainsi dans une ville qu’il a quittée quatre décennies plus tôt. Il se concentre sur les habitants et leurs histoires, dans sa façon si personnelle et originale de dresser des portraits intimes et informels, qu’il présente aux côtés de notes manuscrites rédigées par les sujets. Le photographe utilise des images de films Super 8, des images de paysage urbain de New Haven, des portraits sur Polaroid, et des collages de documents d’archives pour créer un roman photo sur la trajectoire des villes américaines du 20ème siècle. Goldberg explique: « Mon intention est de rassembler tous ces éléments pour créer un ensemble cohérent de souvenirs. » Wylie, d’origine irlandaise et membre de l’agence Magnum depuis 1997, examine quant à lui la spectaculaire construction d’un important échangeur autoroutier dans la ville et ce changement soudain dans la topographie du lieu. Le photographe envisage cette structure massive comme un cadre de composition permettant d’observer le paysage urbain et ses habitants d’un point de vue extérieur. Chaque volume comprend un texte de Christopher Klatell et un essai de Laura Wexler qui analyse le symbolisme, l’importance sociale et le contexte historique des clichés. Candy / A Good and Spacious Land est une grande réussite et permet d’apprécier les œuvres récentes de deux des photographes les plus doués de leur génération, qui s’épanouissent dans de nouvelles directions formelles, narratives et conceptuelles. Cet impressionnant coffret est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions Yale University Press, ainsi que sur Amazon.com.

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ANTOINE D’AGATA – CODEX, MEXICO 1986-2016

antoine d'agata

De la société mexicaine en perpétuel mouvement, Antoine D´Agata a photographié pendant trente ans le plus sombre et le plus angoissant. Conservant son style cru et instantané qui a fait sa renommée, le photographe français brosse le portrait d’un Mexique contemporain dérangeant, radical, d´une réalité douloureuse. Divisé en six parties, à la façon d’un journal intime et intense, l’ouvrage prend la forme d´un récit chronologique et photographique, qui s étend de 1986 à 2016. Le paysage vide et dévasté qui entoure Antoine D’Agata est le reflet d’un milieu criminel toujours plus instable. Instantanés, séquences cinématographiques et textes se combinent pour former un journal personnel qui, à travers des rencontres sexuelles intimes et des expériences avec la drogue, se confronte à une réalité de plus en plus abominable. Afin de décrire le monde de la solitude et de la marginalité auquel il est confronté, le photographe emploie un langage qui, en lui-même, semble progressivement dégénérer et perdre tout signe d’humanité. Publié en septembre dernier par les éditions Editorial RM, le livre, dans son ensemble, constitue un portrait complexe de la longue chute de la société mexicaine dans la sauvagerie aveugle. Structuré autour de six mouvements photographiques correspondant à différents moments de la destinée contemporaine du Mexique, les chapitres marquent des ruptures dans la continuité d’une histoire reliant une personne à une communauté qui n’est pas la sienne, mais à laquelle il se sent irrémédiablement uni: un travail dans la tradition polymorphe des photographes du vingtième siècle qui ont voyagé dans cet incroyable pays, tels que Tina Modotti, Edward Weston et Henri Cartier-Bresson. Plus qu’un témoignage ou une approche documentaire, Codex, Mexico 1986 – 2016 est avant tout la vision d’un monde meurtri et boursouflé par le chaos de la pauvreté de cette Amérique Latine oubliée. L’ouvrage de 228 pages est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions Editorial RM, ainsi que sur Amazon.com.

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NANCY REXROTH – IOWA

nancy rexroth

Longtemps épuisé et aujourd’hui réédité par University of Texas Press à l’occasion du quarantième anniversaire de sa première publication, IOWA, réalisé par la photographe américaine Nancy Rexroth, est considéré comme un classique, culte et très apprécié par les collectionneurs et les photographes. Cette série, réalisée avec un Diana (sa « machine à poésie » ) au début des années 1970, est une réminiscence de son enfance passée dans le Midwest américain. Elle utilise cet appareil photo en plastique très bon marché pour atteindre la qualité intime et rêveuse de ses épreuves. En travaillant de cette façon, elle embrasse tous les défauts de l’appareil: expositions irrégulières, perspectives distordues et mises au point floues. Comme l’explique la photographe, «Les Diana sont faits pour exprimer les sentiments. » À la façon d’un vieil album de famille, le livre se compose ainsi d’images de petites dimensions, ce qui confère à l’ensemble une valeur intimiste: les toits pris sous l’ombre d’une colline, l’angle imposant d’une maison qui découpe sa géométrie claire, des mains tendues, des jambes de femmes allongées dans l’herbe, une balançoire accrochée devant une véranda, de enfants qui jouent au jardin, un buisson hanté de figures… L’empathie est au cœur de ce voyage à travers l’Iowa: en plongeant dans le passé de l’artiste, ce sont nos propres souvenirs d’enfance qui refont surface. Avec un avant-propos signé Alec Soth et des essais d’Anne Wilkes Tucker et Mark L. Power sur la signification et la profondeur de l’œuvre de Nancy Rexroth, IOWA (169 pages) est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions University of Texas Press, ainsi que sur Amazon.com.

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MARCEL DZAMA – DIBUJANDO UNA REVOLUCION – MADRID – OPENING

La Casa Encendida de Madrid accueille depuis la semaine dernière la nouvelle exposition personnelle de l’artiste canadien Marcek Dzama. Dibujando una Revolución offre une immersion dans l’univers personnel de Dzama à travers ses œuvres récentes: dessins, dioramas, sculptures et vidéos. La mascarade, l’ironie, le déguisement et la caractérisation des personnages font du monde de Dzama une place pleine de vie et de mort, de musique, de calme et de violence. Dibujando una Revolución est également une invitation à réfléchir sur notre monde actuel à travers les références constantes et croisées que l’œuvre de Dzama abrite. Jusqu’au 7 janvier 2018.

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RICO SCAGLIOLA & MICHAEL MEIER – YEARS LATER…

years later

Rico Scagliola et Michael Meier vivent et travaillent à Zurich. Leur collaboration a commencé durant leur formation à la Haute École des beaux-arts de Zurich et se poursuit aujourd’hui encore. Pendant près de trois ans, les deux artistes ont pris des photographies sur le vif de personnes de tous horizons et de tous âges, dans les espaces publics urbains et semi-publics: dans les rues et les places de la ville, dans les cafés et les bars, les gares et les aéroports, les magasins et les centres commerciaux. Dans la pure tradition de la photographie de rue subjective, ils explorent les rituels quotidiens et les stratégies d’auto-présentation, en observant comment la frontière entre sphère publique et privée devient de plus en plus floue, notamment du fait de l’utilisation des nouveaux médias. Ces images révèlent comment les occidentaux, en grande partie émancipés des idéologies globales et autres normes sociales uniformes, s’efforcent d’afficher leurs identités uniques, sans toute fois réussir à s’éloigner de l’influence toute puissante de la culture dominante. Les exigences excessives de désir d’individualité sont exacerbées par l’architecture homogénéisée et optimisée des zones commerciales, avec leur promesse de transparence et de stabilité. L’individu a bien du mal à échapper au contrôle exercé par l’aménagement urbain. Les textes, présentés dans un petit carnet séparé, contiennent des fragments de conversations entendues dans la rue, des échanges entre amis, ainsi que des passages de monologues issus de chaînes Youtube. Ces récits de l’expérience quotidienne ordinaire immergent le lecteur dans un véritable flux de conscience. Les images et les textes se combinent pour donner une vue d’ensemble de la société transnationale, une séquence sans ordre particulier de scènes de genre, une comédie humaine de notre époque. Publié par Patrick Frey, Years Later… (232 pages) est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions suisses, ainsi que sur Amazon.com.

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