Category Archives: Art

MARKUS ANDERSEN – CABRAMATTA

cabramatta

Pour célébrer la nouvelle exposition du photographe australien Markus Andersen à l’Australian Centre of Photography‘s Pop Up Gallery et au Fairfield City Museum en début d’année, les éditions T&G Publishing sortent un superbe catalogue intitulé Cabramatta – A Moment in Time. Cabramatta n’est pas une banlieue australienne typique. En se promenant dans les rues de ce quartier du sud-ouest de Sidney, on peut facilement se croire en Asie du Sud-Est. Pourtant, Cabramatta est emblématique de l’Australie moderne: urbaine, animée et débordante d’activités multiculturelles. Durant une année entière, Andersen a délaissé les plages du nord de Sydney pour photographier les rues animées de Cabramatta et immortaliser des scènes de rue vibrantes et les habitants du quartier. Le photographe capture ce melting pot de cultures dans son style distinctif: la photographie de rue. Grâce à un jeu d’ombres et de lumière, il propose toute une série de photos inspirées par les rues colorées de la ville et la vie de banlieue qui s’en dégage. En saisissant ces petits moments de beauté de la vie quotidienne, ses images brutes, parfois ludiques, montrent le côté humain et unique de Cabramatta. Au-delà du documentaire, Markus Andersen a su capturer l’essence de Cabramatta, sa lumière intense et sa chaleur extrême, et la vitalité de ses habitants. Publié à 1000 exemplaires, ce très beau livre de 96 pages est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions australiennes T&G Publishing. Les 250 premiers exemplaires sont signés par le photographe et sont accompagnés d’une photographie (152 x 203mm) issue du projet, également signée par Markus Andersen.

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ANDY WARHOL – PRINTS

andy warhol

À l’occasion de la grande rétrospective Andy Warhol: Prints from the Collections of Jordan D. Schnitzer and His Family Foundation, un très beau catalogue a été publié en collaboration avec le Portland Art Museum. Le livre présente plus de 250 sérigraphies et documents éphémères de l’artiste new-yorkais, tous issus de l’impressionnante collection de la fondation Jordan D. Schnitzer. Certaines pièces sont particulièrement emblématiques, telles que les boîtes de soupe Campbell et les portraits de Marilyn Monroe. Dès le début des années 60, Andy warhol fait de la standardisation, la mécanisation, le thème de son art. Avec le procédé de la sérigraphie, il reprend l’idée des techniques de la fabrication industrielle. Cela va permettre une production beaucoup plus rapide des œuvres d’art. Comme l’indique G. Malanza, son assistante : « On ne passait pas plus de 4 minutes par toile, l’idée étant de travailler mécaniquement. ». L’art se rapproche ainsi d’une sorte de travail à la chaîne d’usine, ce que confirme Warhol quand il affirmait vouloir « être une machine ». L’idée en utilisant ce procédé était d’aboutir à un anonymat et une dépersonnalisation presque totale. En reproduisant des motifs de manière mécanique, Warhol enlève aux œuvres le caractère type qu’il leur aurait laissé en tant qu’artiste. Il souhaite supprimer tout sentiment et toute expression que l’on pourrait trouver dans une œuvre peinte à la main. Organisé chronologiquement et par séries, Andy Warhol: Prints offre un magnifique aperçu de la gamme de la production graphique innovante de Warhol, qui n’a cessé d’évoluer au cours de quatre décennies, avec un accent particulier sur les différentes techniques d’impression utilisées par l’artiste, du livre illustré à la sérigraphie. Dans leur fascination pour la culture populaire et la subversion provocante de la différence entre l’original et la copie, les sérigraphies de Warhol sont aujourd’hui reconnues comme l’un des précurseurs de la culture visuelle hyper-sophistiquée, hyper-saturée et hyper-accélérée de notre époque. Ce très bel ouvrage de 184 pages est maintenant disponible chez Artbook.com ainsi que sur Amazon.com.

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YAYOI KUSAMA – INFINITY MIRRORS

Yayoi Kusama

Yayoi Kusama, la plasticienne aux petits pois, a su transformer ses cauchemars en œuvres d’art. Un jour après avoir observé une nappe à pois, Yayoi, alors enfant, a eu une hallucination qui est devenu une obsession: « Quand j’ai levé la tête, j’ai vu le même motif couvrant le plafond, les fenêtres et les murs et finalement toute le pièce, mon corps et l’univers. J’ai eu l’impression de commencer à disparaître, de retourner à l’infinité du temps sans fin et à l’espace absolu et d’être réduite au néant. » À Washington, le Hirshhorn Museum and Sculpture Garden consacre du 23 février au 14 mai 2017 une exposition aux Infinity Mirrors, ces installations immersives que Yayoi Kusama commence à réaliser à partir de 1965. Ces environnements de miroirs où l’artiste appose ses motifs récurrents, comme les pois ou les citrouilles, une immersion sensorielle où le ballet des lumières créent une illusion incertaine d’espace sans fin. À l’occasion de cette grande exposition rétrospective itinérante de l’artiste japonaise, les éditions britanniques Prestel publient Infinity Mirrors, un splendide catalogue de 224 pages. Jouant sur la perte de repères par des effets de reflets et de lumières, ces chambres de méditations invitent à s’interroger sur le place de l’homme dans le cosmos. La création de différentes ambiances, tantôt diurnes et ludiques, tantôt nocturnes et magiques, participe au processus de répétition mis en place par Yayoi Kusama, une répétition sans ressassement, une sérialité toujours féconde et surprenante. Les ballons rouges à pois blanc se reflètent, avec les visiteurs. Le sol et le plafond sont parsemés de pastilles de tailles différentes. Quelques ballons ont des formes phalliques. En examinant tour à tour ses premières installations troublantes et ses œuvres à l’atmosphère aérienne plus récentes, cet ouvrage vise à historiciser l’ensemble de ses travaux parmi la résurgence des pratiques expérientielles dans le paysage mondial de l’art contemporain. Généreusement illustrée, cette nouvelle publication invite les lecteurs à examiner l’impact de la série au cours de la carrière de l’artiste. Le livre est complété par divers essais, une chronologie et une entrevue avec l’artiste. Infinite Mirrors est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions britanniques Prestel, ainsi que sur Amazon.com.

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KAZUO SHIRAGA @ AXEL VERVOORDT GALLERY – ANTWERP – OPENING

KAZUO SHIRAGA

La galerie belge Axel Vervoordt Gallery présente depuis hier soir, dans son nouvel espace (dans le quartier Kanaal aux abords d’Anvers), la nouvelle exposition personnelle de l’artiste japonais contemporain Kazuo Shiraga. Son œuvre porte la marque de deux univers, deux esthétiques excessivement différentes que presque lui seul a su marier: l’expressionnisme occidental et le lyrisme oriental. En disposant la toile par terre, à même le sol, et en utilisant ses pieds pour y déposer d’épaisses couches de peinture dessinant d’impressionnants enchevêtrements d’arcs et de volutes, Shiraga instaure un nouveau rapport à l’œuvre. « Je voulais peindre comme si j’allais au combat. Peindre jusqu’à épuisement, jusqu’à ce que je m’effondre ». Jusqu’au 13 mai 2017.

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DAMIEN HIRST – SCHIZOPHRENOGENESIS

Schizophrenogenesis

Les éditions Other Criteria viennent de publier un nouvel ouvrage de l’artiste britannique Damien Hirst, intitulé Schizophrenogenesis. Essentiellement basées sur l’esthétique minimaliste de la pilule et du médicament, les œuvres de cette série ont été présentées pour la première fois à la galerie Paul Stolper, en octobre 2014. Elles font suite aux travaux de recherche menés tout au long de sa carrière artistique par Hirst, sur notre relation presque spirituelle avec la rigueur de la science et de l’industrie pharmaceutique. Le livre de 64 pages rassemble toutes les œuvres de cette série, y compris The Cure: trente sérigraphies, chacune dépeignant une pilule à deux couleurs sur des fonds vibrants de couleurs acidulées. On y retrouve également toute la série de sculptures – reproductions à l’identique de médicaments que l’on trouve dans le commerce – composée de quatorze comprimés de résine énormément élargis, mesurant chacun trente centimètres de long, ainsi que dix comprimés plus petits, conçus dans un éventail de couleurs attrayantes et immaculées. Sont également présentées quelques sculptures de bouteilles de médicaments, de boîtes pharmaceutiques, d’ampoules, de seringues, d’un scalpel et d’emballages de médicaments, qui jouent tous avec le concept d’échelle – la plus grande sculpture mesurant près d’un mètre et demi. Toutes ces pièces poursuivent l’exploration de Hirst des systèmes de croyance contemporaine: la religion, l’amour, l’art et la médecine. «C’est une approche scientifique de l’art, de la même manière que les laboratoires pharmaceutiques ont une approche scientifique de la vie.» L’artiste explique: «Les pilules sont de petites formes brillantes, mieux que n’importe quel art Minimaliste. Elles sont toutes conçues pour que vous les achetiez… elles proviennent des fleurs, des plantes, de la terre, et elles vous font sentir bien, vous font sentir beau.» Schizophrenogenesis est un magnifique ouvrage qui ravira les amateurs d’art contemporain et les fans de Damien Hirst. Le livre, ainsi qu’une édition limitée à 400 exemplaires signés par l’artiste et emballés dans un blister à la façon d’un médicament, sont maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions britanniques Other Criteria.

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PHILIPP EBELING – LONDON ENDS

philipp ebeling

Le nouveau livre du photographe allemand Philipp Ebeling, London Ends, explore la périphérie de Londres: ces zones suburbaines aux confins de la capitale, qui se sentent éloignées de son centre animé. Publié par les éditions britanniques Fishbar, l’ouvrage contient des photographies de zones industrielles en ruine, de logements sociaux, de rues animées et de lotissements résidentiels. C’est un voyage fascinant dans les banlieues endormies et les communautés pleines d’énergie et d’enthousiasme dans les régions de Hounslow, Edmonton, Newham ou encore Enfield. Les images d’Ebeling captent la vie quotidienne et les rituels hebdomadaires des habitants de ces quartiers, des messes dominicales aux sorties de pêche, en passant par les pique-niques d’été au parc: un rythme complètement différent du centre de Londres. Il écrit: «Issu d’un petit village allemand, je me suis senti submergé et ensorcelé à la fois lors de mon arrivée à Londres. J’ai voulu connaître tous les moindres recoins de la ville pour mieux la comprendre, mieux la cerner. Pendant des années j’ai traversé la ville en vélo, trouvant de nouveaux itinéraires vers des endroits inconnus, explorant de nouveaux quartiers, me perdant et absorbant tous les détails. Un après-midi, je suis retourné chez moi à Whitechapel lors d’une tempête de neige. Je me suis précipité dans la maison pour prendre mon appareil photo et j’ai commencé à photographier le marché local à ma porte. Ces images de Whitechapel dans la neige sont le commencement de mon processus de documentation de la ville.» Beaucoup des images présentées dans le livre ont été prises durant une longue promenade de dix jours, s’étalant sur 250 km autour de Londres. Elles sont accompagnées d’observations faites par le photographe le long du parcours. Publié à 1000 exemplaires, London Ends est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions Fishbar.

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TODD HIDO – INTIMATE DISTANCE

La maison d’édition parisienne Les Éditions Textuel publie Intimate Distance, la première monographie rétrospective de l’un des photographes américains les plus admirés et influents de sa génération: Todd Hido. Séquencées chronologiquement, les photographies réunies ici furent réalisées au cours des vingt-cinq dernières années, révélant la profondeur et l’étendue de son œuvre éminemment cinématographique, aux images aussi magnétiques qu’étranges. Un monde fait de paysages brouillés et de routes désolées, de pavillons de banlieue traqués dans les faisceaux blafards des lampadaires, de femmes saisies par la peur ou le désir. De jour, les pièces sont des espaces sombres et claquemurés, de nuit, les maisons deviennent des chambres incandescentes. On retrouve ainsi une sélection d’images iconiques issus de ses premiers ouvrages (House Hunting, Seasons Road ou encore Between the Two) ainsi que de nombreux clichés originaux publiés pour la première fois. Dans sa préface, l’essayiste David Campany note que «si ces photographies semblent narratives, c’est parce qu’elles suggèrent des histoires non racontées et de possibles scénarios. Elles donnent une sensation de vacuité de ce monde mi-factuel, mi-fictionnel. Malgré la débauche des couleurs, malgré l’épaisseur des atmosphères, Hido manifeste l’économie d’un artiste minimal.» Il écrit également: «Ces suggestions sont autant les vôtres que celles de Hido, elles viennent sans doute autant du cinéma et de la littérature que de l’expérience personnelle…». Le travail que le photographe a entrepris depuis près de 20 ans dresse le portrait d’une autre Amérique, loin de la vision idéalisée des success stories. Images d’un pays austère et vide caractérisé par ses routes qui se croisent, ses impasses sombres et ses autoroutes qui ne finissent jamais ; photographies d’un réalisme exacerbé, aux paysages instables et tourmentés, le monde dépeint par Todd Hido est loin des clichés d’un rêve américain où tout serait possible. Ce très beau livre de 272 pages est maintenant disponible dans les meilleures librairies ainsi que sur Amazon.fr.

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FRANÇOIS HALARD – POLAROIDS

françois halard

Né en France en 1961, le photographe François Halard est repéré très jeune par Alexander Liberman – directeur artistique de Condé Nast US – qui lui demande de venir travailler pour les journaux du groupe à New York. Il contribue ainsi régulièrement aux magazines House and Garden, Vanity Fair, et en particulier l’édition américaine du magazine Vogue US avec Anna Wintour, et ce depuis plus de trente ans. Son travail pour ces publications l’a établi comme le photographe d’intérieur et d’architecture le plus prolifique et le plus connu de notre époque. Ses photographies soulignent le dialogue qu’il orchestre depuis de nombreuses années, entre les artistes, leurs œuvres et leurs cadres de vie. Il photographie en noir et blanc, parfois en couleur l’univers de Cy Twombly, James Brown, Julian Schnabel, Yves Saint Laurent, Richard Avedon, David Hockney ou encore Coco Chanel. Pour ce nouvel ouvrage intitulé Polaroids, la maison d’édition suisse The Name Books s’est plongée dans plus de 2000 images réalisées par le photographe durant une trentaine d’années. La sélection d’une cinquantaine de clichés qui en ressort met en avant l’esthétique intemporelle des polaroïdes, avec l’éclat, la définition et le grain si particuliers des photos instantanées. Le livre présente une certaine esthétique et un art de vivre: ses images sont un mélange de travail de décoration, de photo d’intérieur, de photo de mode et de portraits. La double page centrale offre quant à elle une brève description de chacun des clichés. Conçu par Dino Simonett, Polaroids est publié dans une édition numérotée de 1500 exemplaires. Cette grande réussite éditoriale est maintenant disponible dans les meilleures librairies, ainsi que sur la boutique en ligne des éditions The Name Books.

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YOSHITOMO NARA – SHALLOW PUDDLES

yoshitomo nara

En fin d’année 2015, la galerie basée à Tokyo Blum & Poe mettait à l’honneur l’artiste japonais Yoshitomo Nara pour sa huitième exposition personnelle et sa toute première dans les espaces de Tokyo. Intitulée Shallow Puddles, l’exposition présentait une douzaine de peintures réalisées entre 2004 et 2006 sur des formats circulaires légèrement incurvés — comme des assiettes —, couvertes de petites carrés émanant de la toile en coton. Chaque œuvre représente une figure solitaire aux grands yeux pleins, noyées dans un monde qui semble inondé. L’espace se réduit à un sol et au personnage, uniques composants de chaque œuvre. La manipulation de la forme, de la composition épurée et de la couleur, souvent limitée à quelques tons, fabriquent une image déplaçant le portrait traditionnel. Blum & Poe publie à cette occasion un catalogue avec la collaboration du conservateur au Aomori Museum of Art, Shigemi Takahashi, qui a travaillé à plusieurs reprises avec l’artiste. Ce magnifique ouvrage de 64 pages présente quelques très belles photos de l’exposition ainsi que des images détaillées de chacune des toiles de l’artiste. Ses personnages, à la fois enfantins, vulnérables mais toujours à la mine sinistre, ont fait de Yoshitomo Nara l’un des artistes japonais les plus célèbres de sa génération et ce dans le monde entier. Shallow Puddles est maintenant disponible sur la boutique en ligne de la galerie Blum & Poe ainsi que sur Amazon.com.

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CHRISTER STROMHOLM – POSTE RESTANTE

Poste Restante

Christer Strömholm, né en 1918 en Suède, commence sa carrière photographique en 1958, en voyageant dans des lieux comme Paris, Los Angeles, Tokyo, Calcutta et Nairobi. Il se fait rapidement connaître grâce à ses séries intimes de photographies de rue en noir et blanc. Initialement publié en suédois en 1967, Poste Restante est devenu l’un des livres de photographie les plus collectionnés à partir du milieu du XXe siècle, se classant à côté des publications les plus connues de Robert Frank et Ed Van der Elsken. Cette autobiographie photographique détaille de nombreux voyages du grand photographe suédois à travers le monde dans un livre construit comme un journal existentialiste. Juxtaposant l’urbanité et le macabre, combinant du portrait, des scènes de rue avec des fragments photographiques abstraits, l’ouvrage utilise la métaphore et le calembour visuel dans un flux incessant de la conscience. Dans sa progression et dans sa conception, ce livre préfigure une grande partie de l’édition photographique contemporaine. L’ouvrage comprend l’ensemble des 96 photographies de la première édition, avec la mise en page originale et les textes traduits en français pour la première fois. L’introduction non révisée de 1967, un texte de Tor-Ivan Odulf, est basée sur une interview enregistrée avec le photographe et conduite pendant cinq jours dans un hôtel à Paris. Intitulée Avant la Photographie, elle raconte des souvenirs d’enfance de Strömholm et quelques anecdotes passionnantes de la Seconde Guerre mondiale, comme son engagement dans la résistance. Avec Poste Restante, Christer Strömholm s’affirme comme celui qui peut-être, de toute l’histoire de la photographie, a su le plus authentiquement utiliser ce médium tel un langage symbolique ou formel pour exprimer des sensations intimes, un vécu subjectif. Étrange et étouffant, son univers visuel ne dénote pas seulement une attirance pour le pervers et le lugubre, mais aussi une prise de position en faveur de la marginalité et de la solitude : une vision profondément tolérante de l’humanité. Publié par la maison d’édition française The Eyes Publishing, cet ouvrage incontournable est maintenant disponible sur leur boutique en ligne.

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RAYMOND PETTIBON – A PEN OF ALL WORK – NEW YORK – OPENING

raymond pettibon

L’artiste new-yorkais Raymond Pettibon investit depuis le 8 février dernier les trois niveaux du New Museum de New York. Organisée par par Gary Carrion-Murayari et Massimiliano Gioni, A Pen of All Work est la plus grande présentation de l’œuvre de Pettibon à ce jour et se compose de plus de 700 dessins des années 1960 à nos jours. Elle se compose également de quelques-uns de ses premiers livres et zines auto-produits, ainsi que de plusieurs vidéos réalisées en collaboration avec des artistes et ses amis musiciens. Cette collection unique d’objets et d’installations immersives offre un aperçu de l’esprit de l’un des artistes américains les plus influents et visionnaires. Jusqu’au 4 septembre 2017.

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REBECCA NORRIS WEBB – MY DAKOTA

rebecca norris webb

Rebecca Norris Webb, poète et photographe, explore les rapports complexes entre les hommes et leurs environnements, notamment urbains. L’artiste américaine entrelace souvent son texte et ses photographies dans ses livres. C’est notamment le cas avec sa troisième monographie My Dakota. Sorti pour la première fois en 2012 et immédiatement considéré comme un classique, le livre est aujourd’hui republié par les éditions Radius Books. En 2005, Rebecca Norris Webb entreprend de photographier son état natal du Dakota du Sud, un état relativement peu peuplé sur les Grandes Plaines, avec plus de buffles, d’antilopes, de cerfs et de chiens de prairie que d’habitants. C’est le pays des Pow Wow indiens, des rodéos, du maïs et des rafles de buffle dans le véritable esprit de l’Old West. Dominé par les grands espaces et le silence, le paysage à la fois rude et merveilleux du Dakota du Sud est parfois en proie à un vent brutal et à des conditions météorologiques extrêmes. L’année suivante, cependant, tout a changé pour la photographe, quand son frère est mort subitement d’une insuffisance cardiaque. «Pendant des mois, écrit-elle dans la postface de cet ouvrage, l’une des rares choses qui a atténué ma douleur était le paysage du Dakota du Sud… Je me suis alors demandé: la perte d’un être cher possède-t-elle sa propre géographie?». Ses photographies, à la fois sublimes et éthérées, redéfinissent la notion de ce qu’un livre sur le lieu, la mémoire et le deuil peut être. Le récit poétique rédigé à la main qui accompagne les clichés de Norris Webb ajoute à la beauté du projet. Très personnel et intime, My Dakota est autant un livre sur la beauté de l’Ouest américain qu’il est une élégie sur la mort d’un frère. Sorti le mois dernier, le livre de 116 pages est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions américaines Radius Books ainsi que sur Amazon.com.

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