JEFFREY SILVERTHORNE – MORGUE

jeffrey silverthorne

Depuis plus de quarante ans, l’œuvre de Jeffrey Silverthorne, artiste majeur de la scène photographique contemporaine, explore les questions du sexe et de la mort, comme celles de la transgression, de la transcendance et de la métamorphose, tout en expérimentant le champ des possibles du médium photographique. À la fin des années 1960, l’attirance des photographes américains pour des sujets extrêmes et transgressifs, résulte du contexte politique et social de l’époque, où règne un climat de guerre, de revendications et de remise en question. Dès 1972 et jusqu’en 1991, le photographe américain se rend à la morgue de l’Etat de Rhode Island, après avoir reçu l’accord de l’attorney général, responsable de l’institut médico-légal. «Aujourd’hui, il serait probablement impossible de mener ce travail, constate le photographe, les lois et les droits privés ont changé. Les États-Unis sont devenus un autre pays, plus organisés autour de la peur que de l’espoir.» Une sélection de clichés issus de cette série culte, qui concentre cette esthétique où quotidien et universel se rejoignent, est aujourd’hui publiée par les éditions britanniques Stanley / Barker. Corps d’enfants béants. Jeune femme décédée dans son sommeil, bras droit replié, torse recousu à gros points. Homme nu, poing serré, épiderme marbré. Homme vêtu d’un blouson en jean, bouche ouverte, cri muet. Et celui-ci, victime d’un arrêt cardiaque, enseveli sous un drap sombre remonté jusqu’au cou, comme pour le protéger du froid. Incisions en forme d’Y. Coutures barbares. Chairs allongées sur des planches de bois. Aucun repos pour les yeux, encore moins pour le cœur, rien n’est beau à voir à la morgue, refuge éphémère des morts en attente, vers l’au-delà du miroir. Traitant les corps comme des sculptures funéraires, indiquant les causes de la mort, l’artiste transforme des victimes de faits divers en gisants modernes. Silverthorne explique: «Quand vous avez un appareil photo, ça vous autorise à aller voir des choses qui vous intriguent. Moi, ce qui m’intéresse, ce sont des lieux de discorde. Certaines choses sont à la fois attractives et repoussantes. Au final, vous ne pouvez faire que de bonnes images si vous allez en profondeur. Si vous ne photographiez que pour une qualité esthétique, alors vous passez à côté du principal.» Provocateur, en perpétuel questionnement sur le corps, sur le rapport aux autres, sur la relation subtile entre la vie et la mort, Jeffrey Silverthorne parvient à faire jaillir de multiples émotions en une seule photo. Publié à 750 exemplaires, le livre de 40 pages est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions Stanley / Barker.

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VISVIM – F/W 2017 – BUCKLED RIDING BOOTS-FOLK

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Visvim propose cette saison un nouveau modèle de bottes: la Buckled Riding Boots-Folk. Cette dernière est conçue en cuir de cheval tanné aux végétaux, issu de la tannerie américaine traditionnelle Horween. Entièrement cousue à la main avec une construction Goodyear, elle est ajustable avec une boucle en laiton et est déclinée en trois coloris: brown, black et burgundy.

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PARIS PHOTO 2017

paris photo

Voici quelques clichés de la 21ème édition du salon Paris Photo, qui se tenait la semaine dernière, et qui a connu un nouveau record d’affluence et de ventes. Plus de 190 exposants, provenant de 30 pays, étaient à l’honneur sous la nef du Grand Palais où elles présentaient œuvres historiques et travaux contemporains. Se sont joints à elles une trentaine d’éditeurs internationaux offrant un panorama complet du médium photographique.

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ARCH_BES – S/S 2018 COLLECTION LOOKBOOK

La marque japonaise fondée en 2014 ARCH_BES (Archive/Bespoke) vient de présenter le lookbook de sa prochaine collection Spring/Summer 2018, intitulée Navarythem Vacation. On y découvre les nouvelles pièces du label, inspirées par le workwear et le military wear: vestes, chemises, crewnecks manches courtes, tee-shirts, pantalons, jeans, short pants, chapeaux, bonnets, accessoires, etc.

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NEW YORK CITY TRANSIT AUTHORITY: OBJECTS

NEW YORK CITY TRANSIT AUTHORITY OBJECTS

Après le succès de NASA Graphics Standards Manual sorti en 2015, les éditions new-yorkaises Standards Manual présentent aujourd’hui une nouvelle expérience photographique: New York City Transit Authority: Objects. En 2011, le photographe new-yorkais Brian Kelley commence à documenter diverses collections de tickets usagés du métro new-yorkais, les fameux MetroCards, dans son studio de Brooklyn. Son frère lui suggère alors de rendre cette série de clichés plus intéressante en trouvant d’autres types de cartes, plus anciennes et plus rares. Ayant épuisé sa recherche de MetroCards abandonnés dans la plupart des 472 stations de métro de la ville, Kelley se tourne alors vers eBay pour de nouvelles trouvailles. Il y découvre des jetons datant de 1860, un billet de 1885 quand il ne coûtait alors que trois cents pour traverse le pont de Brooklyn, ainsi que des patchs, des boites d’allumettes, des calendriers, des pins et des pancartes. Au fur et à mesure de ses découvertes, l’artiste publie ses photos sur son compte Tumblr et Instagram. Six ans plus tard, de nombreux employés du MTA suivent et défendent son projet, le contactant parfois avec des informations et des conseils sur certains objets rares. À mesure que sa collection s’agrandit, Kelley réalise qu’il n’existe pas d’archive numérique comparable documentant l’évolution du réseaux de métro, d’autobus et de trains régionaux de la ville. Il décide alors de tout recenser méthodologiquement et de regrouper l’ensemble dans un ouvrage. 400 photos d’objets reliés aux communications visuelles, au design et à la stratégie de marque du MTA sont désormais immortalisés dans ce superbe livre de 356 pages qui raconte le passé de New York. C’est une vision intime de l’histoire de la ville qui fusionne le design et l’infrastructure, au cours des 150 dernières années. New York City Transit Authority: Objects est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions Standards Manual, ainsi que sur Amazon.com.

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VICTIM – S/S 2018 COLLECTION LOOKBOOK

Le label japonais Victim dévoile aujourd’hui le lookbook de sa toute nouvelle collection Spring/Summer 2018. On y découvre quelques-unes des nouvelles pièces qui s’apprêtent à voir le jour: vestes, chemises, sweatshirts, tee-shirts, pantalons, short pants, casquettes, bonnets, etc.

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DAIDO MORIYAMA – RECORD

daido moriyama

Né au Japon en 1938, Daido Moriyama est l’un des plus importants photographes contemporains. Membre de l’avant-garde artistique japonaise d’après-guerre, il a commencé son œuvre au milieu des années 1960. Auteur de plus de 180 livres mêlant photographies, textes théoriques et techniques d’impression diverses mais aussi performances et dispositifs d’installations, il a exploité toutes les formes du medium photographique et a contribué à redéfinir la pratique de la photographie de rue. Membre du mouvement Provoke qu’il rejoint en 1968 pour la deuxième édition de la revue éponyme, Daido Moriyama produit une œuvre riche, dense et protéiforme. Ses photographies –souvent décrites comme brutes, floues et troubles (l’esthétique du “are, bure, boke”), ont donné naissance à une nouvelle pratique de la photographie de rue où l’artiste, qui rôde sur la route, est en prise avec l’espace public. Le travail de Daido Moriyama embrasse aussi la technique de la sérigraphie, qu’il utilise dès les années 70, tant pour produire des livres que des œuvres à exposer. Les Éditions Textuel publient cet automne le fac-similé des trente numéros de la revue Record, créée en 1972 par le photographe. Photo-journal, magazine, fanzine, cette brochure de seize pages tient lieu de journal intime et de journal de terrain. Moriyama y rassemble quatre années durant ses images préférées parmi toutes celles qu’il prend au quotidien. On trouve, dans l’ensemble des photographies présentées, des panneaux publicitaires défraîchis, des vitrines miroitantes, des tuyaux aux formes insolites, ou encore des profils de Tokyoïtes saisis sur le vif. Comme prises à la hâte, ces photographies témoignent de l’esthétique de l’instantané chère à l’artiste, qui utilise un appareil photo compact qu’il brandit au fil de ses balades, tel un véritable chasseur d’images. Plutôt que de préparer et de cadrer avec soin ses clichés, il déclenche spontanément sans regarder dans son viseur, se servant de son corps et de ses humeurs pour capter la réalité qui l’entoure. Indifférent aux techniques académiques de composition et de tirage, Daido Moriyama livre des photographies d’une grande force expressive. Après trente ans d’interruption, il réactive Record en 2006 pour y publier, avec la même férocité graphique ses photographies prises au Japon, dans les rues de Paris, Los Angeles, Florence, Londres, Marrakech ou Marseille… Avec leur cohorte d’animaux errants, de ciels zébrés de câbles électriques, d’enseignes et de signalétique omniprésente, ces trente numéros de Record composent une odyssée furieuse et pulsatile. Ce magnifique ouvrage de 424 pages, sous coffret, est maintenant disponible dans les meilleures librairies ainsi que sur Amazon.fr.

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