ALEC SOTH – SLEEPING BY THE MISSISSIPPI

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À l’occasion de l’exposition Sleeping by the Mississippi d’Alec Soth à la galerie Beetles & Huxley (Londres), du 19 septembre au 21 octobre 2017, les éditions britanniques Mack publient une nouvelle édition de ce grand classique de la photographie contemporaine. Cette ré-édition du premier livre d’Alec Soth (publié pour la première fois en 2004 par Steidl) inclue deux nouvelles photographies, absentes des précédentes éditions. Documentant une série de road trips le long de la rivière du Mississippi, l’auteur capture la « troisième côte » iconique du Sud des États-Unis. Plus qu’à la beauté de la nature, il s’attache à la présence humaine, l’ambiance des lieux. Les photographies de Soth présentent un mélange éclectique d’individus, de paysages et d’intérieurs, à travers des photographies large format en couleur. Sensuel de part les détails qui le constitue et brut de part son sujet, Sleeping by the Mississippi pousse le lecteur à un sentiment de solitude, de désir et de rêverie. Comme Les Américains, le classique de Robert Frank, ce livre mêle un style documentaire et une sensibilité poétique. Le sujet du livre est moins le Mississippi en lui même que la structure qui l’entoure. Ne reposant ni sur un concept précis ou sur une idéologie, cette série de photographie semble créée à partir d’une certaine quintessence du désir de voyage des américains. 13 ans ont passés depuis la première publication du livre, et la vision rêveuse de l’artiste semble avoir évolué vers une signification plus nuancée, dans laquelle l’espoir, la peur, le désir et le regret se forment au sein de ce voyage évocateur le long de cette rivière mythique. Sleeping by the Mississippi, la plus célèbre série de Soth, est la traversée d’un fleuve immobilisé par l’oppression du progrès, déchets, usines, religion. Un «rêve éveillé», précise l’auteur, qui s’y abandonnera aux rencontres fortuites. Avec cette série, le photographe s’inscrit d’emblée dans la tradition photographique de l’errance à travers les États-Unis, et s’impose comme un des maîtres de la photographie couleurs. Plus qu’un documentaire sur le Mississippi, ses clichés sont la traduction d’un voyage intérieur et initiatique, et le fruit d’une investigation poétique du monde. Le livre de 120 pages est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions Mack, ainsi que sur Amazon.com.

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VISVIM – F/W 2017 – AVIATOR HAT

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Visvim propose cette saison un Aviator Hat particulièrement réussi. Ce dernier est conçu en laine/lin, avec un cache oreille en mohair. Il est décliné en trois coloris différents (brown, olive, navy) et est maintenant disponible au Japon.

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SUPREME X THE NORTH FACE – F/W 2017 COLLECTION

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Supreme vient de dévoiler sa nouvelle collaboration avec The North Face pour l’hiver 2017. La marque new-yorkaise propose une version exclusive de la Nuptse Jacket, du Base Camp Duffel, du Day Pack, du Roo II Lumber Pack et enfin d’une paire de gants. Toutes les pièces de cette nouvelle collection capsule sont conçues en cuir et déclinées en trois coloris (yellow, black red). La collection sera disponible à partir du 19 octobre dans les boutiques US de la marque ainsi qu’à Londres, Paris et sur leur e-store, puis le 21 octobre au Japon.

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ANNE COLLIER – WOMEN WITH CAMERAS (ANONYMOUS)

Anne Collier

Anne Collier est une artiste qui joue avec les clichés produits par la société du spectacle. L’une de ses stratégies récurrentes est de reprendre des images déjà existantes appartenant, pour la plupart, à l’industrie visuelle. Elle collectionne des pochettes de disques, des photos des films, des coupures de presse illustrée, des cartes postales, des photographies trouvées ou des livres. Ensuite, elle les photographie comme des « armes du crime », agrandis, sur un fond blanc. Sous cette forme elles deviennent des preuves de racisme, de voyeurisme ou de sexisme. Dans sa série Woman with Camera (publiée par les éditions Karma), commencée il y a des années mais qu’elle continue à étoffer, la photographe américaine reprend en photo des instantanés amateurs de femmes photographiées avec des caméras avant l’avènement du «selfie» numérique. Ces images, accumulées au fil des années dans des marchés aux puces et autres friperies, ont pour toile de fond la plage, des jardins, des salons, des fêtes de fin d’année, etc. Au lieu de circuler sur les médias sociaux, ces images abandonnées existaient autrefois pour un public privé. Ces photographies de photographies s’inscrivent dans la tradition du ready made, à l’instar d’autres images capturées par Anne Collier, celles de jaquettes d’albums ou de calendriers réalisés à partir d’images de films. En collectant ces témoignages, l’artiste attire l’attention sur les citations ironiques, chargées de multiples niveaux de sens qui envahissent le quotidien de notre ère des médias. Ses travaux oscillent entre le personnel et l’universel, accessibles pour le spectateur tout en maintenant une certaine tension ou ambivalence. Women With Cameras est imprégnée d’un profond sentiment de solitude, illustrant la relation conflictuelle de la photographie avec la mémoire, la perte et la représentation de soi. Le livre de 168 pages est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions new-yorkaises Karma, ainsi que sur Amazon.com.

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JIM GOLDBERG/DONOVAN WYLIE – CANDY/A GOOD AND SPACIOUS LAND

jim goldberg

À l’occasion de la grande exposition des photographes Jim Goldberg et Donovan Wylie l’été dernier à la Yale University Art Gallery, les éditions Yale University Press publient un sublime coffret contenant deux ouvrages: Candy de Jim Goldberg et A Good and Spacious Land de Donovan Wylie. Ces deux recueils présentent des œuvres des deux photographes créées à partir de l’année 2013, alors qu’ils sont en résidence à la Yale University Art Gallery. Les deux artistes ont choisi comme sujet New Haven, explorant cette ville du sud-centre de l’État du Connecticut à travers la photographie, mais avec des points vue très différents. Goldberg, originaire de New Haven, retourne ainsi dans une ville qu’il a quittée quatre décennies plus tôt. Il se concentre sur les habitants et leurs histoires, dans sa façon si personnelle et originale de dresser des portraits intimes et informels, qu’il présente aux côtés de notes manuscrites rédigées par les sujets. Le photographe utilise des images de films Super 8, des images de paysage urbain de New Haven, des portraits sur Polaroid, et des collages de documents d’archives pour créer un roman photo sur la trajectoire des villes américaines du 20ème siècle. Goldberg explique: « Mon intention est de rassembler tous ces éléments pour créer un ensemble cohérent de souvenirs. » Wylie, d’origine irlandaise et membre de l’agence Magnum depuis 1997, examine quant à lui la spectaculaire construction d’un important échangeur autoroutier dans la ville et ce changement soudain dans la topographie du lieu. Le photographe envisage cette structure massive comme un cadre de composition permettant d’observer le paysage urbain et ses habitants d’un point de vue extérieur. Chaque volume comprend un texte de Christopher Klatell et un essai de Laura Wexler qui analyse le symbolisme, l’importance sociale et le contexte historique des clichés. Candy / A Good and Spacious Land est une grande réussite et permet d’apprécier les œuvres récentes de deux des photographes les plus doués de leur génération, qui s’épanouissent dans de nouvelles directions formelles, narratives et conceptuelles. Cet impressionnant coffret est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions Yale University Press, ainsi que sur Amazon.com.

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