The (More or Less) Decisive Moments explore comment la notion de «moment décisif», longtemps associée au co-fondateur de l’agence Magnum Henri Cartier-Bresson, se manifeste dans le travail des photographes de Magnum, à travers des photographies choisies par les photographes eux-mêmes et accompagnées de textes personnels. 74 images sont maintenant disponibles en ligne au prix unitaire de 100$ par tirage dédicacé (format 15,2cm x 15,2cm) et ce jusqu’au 10 juin 2016.
Proposé par le célèbre photographe britannique et membre de la prestigieuse agence Magnum depuis 1994, Martin Parr, Strange and Familiar examine la manière dont certains photographes internationaux des années 1930 à nos jours ont saisi l’identité sociale, culturelle et politique de la Grande-Bretagne. Ce magnifique volume publié par les éditions britanniques Prestel rassemble un florilège des remarquables clichés couleurs et noir et blanc exposés lors de l’exposition à succès du même nom proposée au Barbican Art Gallery, du 16 mars au 19 juin 2016. Les œuvres sélectionnées pour ce projet, sans précédent dans sa portée et son ampleur, vont du documentaire social et la photographie de rue, à l’art du portrait et la photographie d’architecture. Ces photos offrent un reflet unique de la façon dont la Grande-Bretagne est perçue par ceux dont ce n’est pas le pays. Le livre présente le travail de quelques-unes des figures de proue de la photographie du 20ème et 21ème siècle, avec notamment Henri Cartier-Bresson, Bruce Davidson, Robert Frank, David Goldblatt, Candida Höfer, Sergio Larrain, Shinro Ohtake, Paul Strand, Raymond Depardon et Garry Winogrand. Chaque artiste apporte sa vision unique du pays. Un court texte expliquant la relation particulière entre chaque photographe et la Grande-Bretagne introduit chacune des parties. Strange and Familiar se conclut par une sélection des plus belles monographies dédiées à l’Angleterre. Ce magnifique livre relié nous offre un précieux témoignage et un point de vue unique sur le pays. Il reflète parfaitement la nature changeante et diverse de la Grande-Bretagne à la fois familière et étrange, ainsi que l’évolution de la photographie. Le livre est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions Prestel ainsi que sur Amazon.com.
À l’occasion de la nouvelle exposition personnelle de Daido Moriyama, figure incontournable de la photographie japonaise, à la Fondation Cartier pour l’art contemporain (6 février au 5 juin 2016), un superbe catalogue a été publié. Après avoir organisé en 2003 la première exposition en France de l’artiste, la Fondation Cartier montre aujourd’hui un vaste ensemble de photographies couleur de Daido Moriyama, levant ainsi le voile sur un aspect méconnu de son œuvre et pourtant omniprésent dans son travail depuis deux décennies. Cette exposition est également l’occasion pour la Fondation Cartier de commander au photographe un diaporama inédit réalisé avec 291 photographies noir et blanc illustrant le flux constant de la vie urbaine tokyoïte: Dog and Mesh Tights. On trouve, dans l’ensemble des photographies présentées, des panneaux publicitaires défraîchis, des vitrines miroitantes, des tuyaux aux formes insolites, ou encore des profils de Tokyoïtes saisis sur le vif. Comme prises à la hâte, ces photographies témoignent de l’esthétique de l’instantané chère à l’artiste, qui utilise un appareil photo compact qu’il brandit au fil de ses balades, tel un véritable chasseur d’images. Plutôt que de préparer et de cadrer avec soin ses clichés, il déclenche spontanément sans regarder dans son viseur, se servant de son corps et de ses humeurs pour capter la réalité qui l’entoure. Indifférent aux techniques académiques de composition et de tirage, Daido Moriyama livre des photographies d’une grande force expressive. Cet ouvrage réunit l’ensemble des photographies présentées, offrant une occasion unique de découvrir le travail récent de Daido Moriyama et de revoir les thèmes qui traversent son œuvre et traduisent son goût des cadrages chancelants. Un texte de l’artiste invite également à mesurer sa passion pour Shinjuku, quartier underground de la ville de Tokyo dans lequel il aime déambuler. Le catalogue de 248 pages est maintenant disponible en librairie, à la Fondation Cartier et sur fondation.cartier.com, ainsi que sur Amazon.com.
The Light of Coincidence est l’ultime rétrospective de la carrière du photographe américain Kenneth Josephson et l’un des rares volumes jamais publiés sur cet artiste majeur. Né en 1932 à Détroit, Josephson fait partie des premiers et plus influents photographes conceptuels et ses images sont aujourd’hui dans les collections des plus grands musées. Josephson a travaillé en série sur de longues périodes de temps, et ce livre reproduit magnifiquement une sélection représentative de chaque série, y compris les clichés conceptuels les plus connus de Josephson, les fameuses images dans l’image. Précurseur du retour de la photographie dans le champ de l’art, Josephson décline sa recherche sous différentes formes, sans se départir d’un humour qui laisse son travail accessible à tous. « Dans mes photos, je développe une vision personnelle sur les choses de la vie, explique-t-il. Cela passe par un jeu constant entre l’apparence et la réalité, avec les contrastes de la ville, par des mises en abyme et beaucoup de collages. » Avec ses images en noir et blanc il place des photographies à l’intérieur des photographies à la prise de vue ou plus tard, crée des illusions et joue avec nos attentes pour interroger avec humour l’acte photographique et sa véracité. L’ouvrage de 344 pages est publié par les éditions University of Texas Press et accompagne une grande rétrospective de l’artiste à la galerie Robert Koch de San Francisco (du 28 avril au 2 juillet 2016). On y découvre son travail expérimental couvrant plus de six décennies à travers six thèmes différents: Nature/Landscape, Man-Made/Urban, Self-Portrait, Studio/Objects, Women, et enfin Family. Josephson a créé une œuvre exceptionnelle qui est étonnamment contemporaine et pleine d’idées nouvelles. Tel un dialogue tout en poésie, elle interpelle aujourd’hui la génération du numérique sur la nature de l’acte de «voir», sur la «réalité» et les aspirations humaines, et sur ce que signifie observer le monde. Le livre est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions University of Texas Press ainsi que sur Amazon.com.
Dans A Complete Examination of Middlesex, le photographe de rue new-yorkais Bruce Gilden (voir notre récente interview ici) capture la diversité des personnages qui peuplent les rues de Londres. En couleur et en noir et blanc, les instantanés de Gilden présentent les visages des passants de la capitale britannique, souvent interloqués, parfois contrariés par la présence du photographe qui se positionne toujours à quelques centimètres seulement de ses sujets. C’est la maison d’édition britannique Archive of Modern Conflict qui commissionne Bruce Gilden en 2011 pour réaliser ce projet londonien. Kalev Erickson, qui a accompagné le photographe dans ses incursions quotidiennes pour photographier les passants dans les rues, a relaté de nombreuses anecdotes sur leurs diverses rencontres dans le numéro 1 de la revue AMC2. C’est lui qui a sélectionné les clichés pour produire ce livre. Maître de la photographie de rue, Bruce Gilden bondit sur les passants avec son flash en les cadrant de façon inattendue et dévoile une partie de lui-même. Guettant les passants de Londres, il produit des images qui lui ressemblent, photographiant comme il parle, sans ménagement mais toujours avec beaucoup de tendresse. On découvre ainsi dans le livre une sélection d’images contrastées aux cadrages chaotiques mettant en scène des personnages aux traits marquants et à la présence indélébile. Une nouvelle édition de l’ouvrage, sorti pour la première fois en 2013, est ressorti il y a quelques semaines et est désormais disponible sur la boutique en ligne des éditions Archive of Modern Conflict ainsi que sur Amazon.com.
Né au Japon en 1938, Daido Moriyama est l’un des plus importants photographes contemporains. Membre de l’avant-garde artistique japonaise d’après-guerre, il a commencé son œuvre au milieu des années 1960. Auteur de plus de 180 livres mêlant photographies, textes théoriques et techniques d’impression diverses mais aussi performances et dispositifs d’installations, il a exploité toutes les formes du medium photographique et a contribué à redéfinir la pratique de la photographie de rue. Membre du mouvement Provoke qu’il rejoint en 1968 pour la deuxième édition de la revue éponyme, Daido Moriyama produit une œuvre riche, dense et protéiforme. Ses photographies –souvent décrites comme brutes, floues et troubles (l’esthétique du « are, bure, boke »), ont donné naissance à une nouvelle pratique de la photographie de rue où l’artiste, qui rôde sur la route, est en prise avec l’espace public. Le travail de Daido Moriyama embrasse aussi la technique de la sérigraphie, qu’il utilise dès les années 70, tant pour produire des livres que des œuvres à exposer. Daido Moriyama In Color: Now, And Never Again comprend une sélection de photographies inédites réalisées à la fin des années soixante et au début des années quatre-vingt, qui sont des années cruciales de l’exploration de Moriyama, ainsi que d’autres clichés vintage en couleur. La rue, le théâtre favori du photographe japonais, est au centre du travail de ces années, une période historique particulière pour le Japon qui, après la reconstruction et le boom économique qui a suivi la fin de la Seconde Guerre mondiale, a dû vivre et faire face à l’occupation américaine, puis aux manifestations étudiantes dans le sillage de ce qui se passait en Europe et aux États-Unis. Édité par Filippo Maggia et publié par les éditions italiennes Skira, ce nouvel ouvrage du célèbre photographe japonais contient 480 pages et présente plus de 250 clichés inédits qui témoignent de l’évolution des mœurs au Japon. Il est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions Skira ainsi que sur Amazon.com.
Pour son second livre, la jeune maison d’édition française Lieutenant Willsdorff propose un ouvrage du photographe japonais Kazuma Ogaeri, Moso, qui explore de façon poétique les représentations traditionnelles de l’érotisme japonais à travers quatre chapitres: la fille – la nature – le train – la femme. Ancien musicien de rock, puis compositeur et producteur, Ogaeri est commissionné en 1991 comme photographe par le magazine japonais Hot-Dog PRESS. Il se consacre dès lors à sa passion et fonde en 2004 une école de photographie basée à Tokyo. Son travail se focalise essentiellement sur les femmes ordinaires et les étudiantes – ses modèles sont tous amateurs. Ce nouvel ouvrage opère un glissement subtil du monde qui nous entoure vers un univers chargé d’une tension sexuelle à la fois puissante et délicate, comme suspendue : une distorsion issue des fantasmes et du regard du photographe. « Moso » est un nom japonais et à l’origine un terme psychiatrique. Sa signification littéraire est «illusion» ou «obsession», mais de nos jours, les japonais ont tendance à utiliser ce mot au lieu de « fantasme ». Kazuma Ogaeri explique qu’il converti son imagination fantaisiste en une réalité artistique à travers ses clichés. Il y a dans ce livre quelque chose de l’esthétique raffinée et figée du film Shokuzai de Kiyoshi Kurosawa, ou Le Labyrinthe des Rêves de Sogo Ishii, quelque chose du glissement éthéré qui s’opère presque toujours dans la littérature de Haruki Murakami vers un monde parallèle ou plus encore vers la nostalgie et les souvenirs d’enfance ancrés et déformés par les pulsions naissantes comme dans le manga Mirages d’été de Kazu Yuzuki, quelque chose enfin des corps soumis et violés des films de Koji Wakamatsu et du fétichisme et de l’obsession pour les femmes de Nobuyoshi Araki. Particulièrement réussi, ce livre de 144 pages et édité à 500 exemplaires est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions Lieutenant Willsdorff.
Publié par les éditions David Zwirner à l’occasion de sa plus grande rétrospective européenne à la Falckenberg Collection (Deichtorhallen) de Hambourg (voir les photos du vernissage ici), Raymond Pettibon: Homo americanus présente plus de six cents œuvres de chaque partie de la carrière de l’artiste, dont la majorité n’a jamais été montrée auparavant. Philosophiquement profond, profondément littéraire et mordant dans sa satire, Raymond Pettibon est avant tout le dessinateur de sa génération, et l’un des artistes contemporains les plus importants d’Amérique. En abordant des sujets importants et futiles avec autant de goût et d’aisance, Pettibon sonde les profondeurs de la sexualité américaine, la politique, les sous-cultures, les mœurs et l’histoire intellectuelle à travers des thèmes allant de Shakespeare à Gumby, des surfeurs à la Bible, du baseball au romantisme allemand. Disposé thématiquement en trente-deux chapitres, ce catalogue unique retrace l’apparition et le développement des différents thèmes qui définissent l’œuvre de Pettibon. Les différentes sections sont abordées avec des extraits d’interviews menées auprès de l’artiste, et sont traitées dans une annexe détaillée par le conservateur Ulrich Loock. Ce catalogue est le premier à aborder le travail de l’artiste dans son ensemble. À travers les textes qui accompagnent les images, Pettibon guide les lecteurs à travers sa vision complexe et les méandres de son esprit; jamais condescendant, il invite les lecteurs à entrer plus profondément dans sa pensée sans sacrifier à la rigueur intellectuelle et le sens du mystère qui rend son travail si convaincant et stimulant. Le livre de 688 pages comprend un fac-similé complet de son premier livre, Captive Chains – pratiquement indisponible depuis des décennies – en plus de nombreux premiers dessins effectués avec son neveu, des pochettes de disques, des dépliants et des sections dédiées à des collages et des dessins des années 1980 à nos jours. Cette sélection sans pareil du travail de Raymond Pettibon est le volume ultime pour les novices comme les passionnés. L’ouvrage est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions David Zwirner ainsi que sur Amazon.com.
Avedon/Warhol est un nouvel ouvrage publié par la maison d’édition britannique Abrams & Chronicle Books Ltd, qui accompagne la première exposition majeure autour du travail de ces deux artistes emblématiques à la galerie Gagosian de Londres: Richard Avedon et Andy Warhol. Les deux artistes devinrent connus dans l’Amérique de l’après-guerre avec des productions artistiques parallèles, qui se sont occasionnellement superposées. Leurs plus célèbres images, réalisées en réponse au changement des mœurs culturelles, sont devenues emblématiques du 20ème siècle. Avedon et Warhol, qui ont eu un intérêt commun pour les portraits, ont également tous deux utilisé la répétition et la sérialisation: Avedon à travers le médium reproductible de la photographie; Warhol avec sa méthode de sérigraphies empilées, qui a permis la parfaite reproduction d’une image. À travers les tirages argentiques caractéristiques d’Avedon et les sérigraphies colorées de Warhol, se retrouvent les mêmes personnages, comme Marella Agnelli, Bianca Jagger, Jacqueline Kennedy, Marilyn Monroe et Rudolf Nureyev. Issus tous deux de milieux modestes, Avedon et Warhol ont connu un succès commercial fulgurant en travaillant pour des magazines de renom à New York, au début des années 40. Les années 1960 marquent un tournant artistique pour les deux artistes qui s’éloignent progressivement de leur travail commercial pour développer leurs propres styles. Leurs travaux présentés dans ce somptueux volume, datent des années 1950 jusqu’aux années 1990 et soulignent les thématiques communes aux deux artistes, comme le pouvoir social et politique, l’acceptation évolutive des différences culturelles, la mort inévitable, le glamour et la détresse de la célébrité. La célébrité est un thème qui fut exploré et exploité par les deux artistes. Avedon et ses images iconiques de Brigitte Bardot (1959) ou Audrey Hepburn (1967); Warhol et ses superstars dramatiquement depictées, comme dans Double Elvis (1963) et Four Marilyns (Reversal Series) (1986). Conscients du potentiel de leurs œuvres pour changer les mentalités, mus par des muses modernes et cosmopolites, Avedon et Warhol ont utilisé le pouvoir des images pour refléter les révolutions sociales. Avec une introduction de Larry Gagosian et des essais de Michael Bracewell et Ara H. Merjian, Avedon/Warhol présente ainsi plus de 310 œuvres ainsi qu’une chronologie documentant la carrière des deux artistes et leurs nombreux points de convergence. Le livre de 256 pages est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions Abrams & Chronicle Books Ltd ainsi que sur Amazon.com.
Neighborhood collabore à nouveau avec Medicom pour réaliser une version 1000% de son Be@rbrick Nº1. Sorti pour la première fois en juin 2012 en 100% pour la Series 24 puis en 400%, le toy verra le jour dans cette nouvelle version dès le 29 avril 2016 au Japon. Un nouveau VCD Zooth sera également disponible.
David Hockney est sans conteste l’un de plus grands artistes britanniques de sa génération. Fin 2013, il présente au de Young Museum de San Francisco son exposition personnelle A Bigger Exhibition, qui rassemble son travail de la dernière décennie. Dans cette exposition de grande envergure (plus de 300 œuvres sont exposées dans le musée du Golden Gate Park) se mêlent portraits, paysages, natures mortes et vidéos. Sorti pour la première fois en 2013 pour accompagner l’exposition, l’excellent catalogue A Bigger Exhibition est aujourd’hui réédité par les éditions britanniques Prestel. De retour en Angleterre après des années sur la côte californienne, David Hockney concentre son attention sur les paysages et les portraits, ainsi que les natures mortes, tout en maintenant sa fascination pour la technologie numérique. Le travail qu’il réalise alors est une extravagance de couleurs et de lumière, et ce dans une grande variété de formats allant du gigantesque panneau d’affichage à la simple feuille A4. Ce très beau livre de 228 pages présente plus de 200 œuvres en couleurs issues de collections de musées et du studio de David Hockney. On y retrouve des pièces récentes qui ont marqué les esprits telles que The Arrival of Spring in Woldgate Wood et Bigger Yosemite. A Bigger Exhibition comprend également des illustrations de certains de ses dessins entièrement réalisés à l’iPad, de nombreux auto-portraits, ainsi que des clichés issus des films Cubist de l’artiste. Accompagné de brillants commentaires rédigés par le célèbre critique Lawrence Weschler et l’historienne de l’art Sarah Howgate, l’ouvrage offre une perspective fascinante sur les dernières œuvres de l’artiste britannique. Le livre est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions Prestel ainsi que sur Amazon.com.
La V1 Gallery de Copenhague accueille depuis le weekend dernier l’artiste new-yorkais John Copeland pour sa nouvelle exposition personnelle intitulée Wolves Wait At Your Door. 13 nouvelles toiles et 16 dessins sur papier y sont présentés. Ses œuvres aux compositions complexes oscillent entre figuration et abstraction. Jusqu’au 7 mai. (all images: courtesy of V1 Gallery & John Copeland – Photos by Jan Søndergaard)