Category Archives: Art

BRUCE GILDEN INTERVIEW

Guillotine s’est récemment entretenu avec le photographe new-yorkais Bruce Gilden. Membre de la prestigieuse agence Magnum depuis 1998 (il en fut le vice-président pendant deux ans), il est à la fois controversé et considéré comme le plus agressif des photographes de rue de sa génération. Bruce Gilden nous parle de son enfance à Brooklyn, de sa famille et de ses choix qui l’ont progressivement amené vers la photographie de rue. Il revient sur la polémique de son projet Face (Dewi Lewis – 2015), son inspiration, sa vision de la photographie contemporaine et ses futurs projets.

Continue reading

SAM HARRIS – THE MIDDLE OF SOMEWHERE

sam harris

Le photographe britannique Sam Harris a récemment publié chez Ceiba Foto un nouvel ouvrage intitulé The Middle of Somewhere. Ce dernier fait suite à son premier livre Postcards from Home (2008-2011) et s’articule autour de la vie de ses deux filles, Uma et Yali, après s’être installé dans le sud-ouest de l’Australie. Ce nouveau chapitre du journal intime de la famille du photographe s’intéresse cette fois à l’incroyable sensation de liberté qu’éprouvent ses filles dans ce nouvel environnement particulièrement reculé. Les arbres et les ombres, les visages ensoleillés et les saisons qui passent sont portés à la vie par la photographie évocatrice de Sam Harris. Cette nouvelle œuvre s’étend sur une période de douze ans dans l’intimité de la famille du photographe à la recherche d’une existence plus simple, à la recherche du bonheur. Le livre de 162 pages présente 92 photos et contient des reproductions de notes et de post-its qui sont collées à l’intérieur de l’ouvrage. Deux carnets de voyage sont également insérés à l’intérieur du livre, avec des notes et des photos de leur séjour en Inde et de leur arrivée en Australie. Exprimant simultanément quelque chose sur la signification de l’amour, le fait de grandir, la fraternité, la famille, le paysage et le rythme de la nature, le travail de Sam Harris est à la fois intime et profondément porteur de réflexion. Particulièrement réussi, The Middle of Somewhere est une collection d’images poignantes, inoubliables et stimulantes qui séduira les passionnés de photographie contemporaine et les amateurs de poésie. Il a notamment été finaliste pour le prix du Livre d’auteur aux dernières Rencontres d’Arles. Édité à 600 exemplaires numérotés, le livre est disponible sur la boutique en ligne des éditions Ceiba Foto.

Continue reading

DFW – PDFW GROUP SHOW – LOS ANGELES – OPENING

DFW

La galerie Slow Culture de Los Angeles accueille depuis le weekend dernier la nouvelle exposition du collectif DFW. Cette dernière s’intitule PDFW et se compose d’œuvres récentes de Barry McGee (Lily Quan), Ara Peterson, Rose Luardo, Isaac Lin, Ivete Lucas, Patrick Bresnan, Jessica Ciocci, Jacob Ciocci, Dan Murphy, Ben Jones, Ken Kagami, Emilia Brintnall, Jesse Geller et Andrew Jeffrey Wright. Jusqu’au 3 avril 2016.

Continue reading

BRUCE GILDEN – HEY MISTER, THROW ME SOME BEADS!

Le photographe new-yorkais Bruce Gilden, membre de l’agence Magnum depuis 1998, a récemment sorti un nouvel ouvrage intitulé Hey Mister, Throw Me Some Beads!. Publié par les éditions allemandes Kehrer Verlag, l’ouvrage revient sur l’un des tous premiers projets photographiques de Bruce Gilden dans les années 70, à l’occasion de la célèbre fête du Mardi Gras de la Nouvelle-Orléans. Lorsque Gilden arrive à la Nouvelle-Orléans, il se retrouve dans une sorte de rêve païen où chacun peut être ce que bon lui semble. Il devient alors un habitué du carnaval, et se rend sept fois dans le chaos de Bourbon Street entre 1974 et 1982. L’énergie, la mentalité, les mœurs sociales et culturelles de Mardi Gras sont toutes nouvelles pour le jeune photographe, mais il réussit à capturer les foules du carnaval avec la même intensité brute et poignante qui caractérise ses meilleurs clichés de rue de New York. On découvre de jeunes militaires américains en permission bien décidés à profiter de la fête, des hommes et des femmes désinhibés aux déguisements plus excentriques les uns que les autres, ainsi que quelques enfants et personnes âgées qui observent les célébrations en retrait. Le style si particulier de photographe de rue de Bruce Gilden est déjà présent et il profite de cet incroyable théâtre de rue, unique au monde, pour réaliser de magnifiques clichés à la fois drôles, émouvants, sur fond d’inégalités économiques et de problèmes raciaux. Le livre de 110 pages est maintenant disponible sur Amazon.fr et Amazon.com.

Continue reading

RAYMOND PETTIBON – HOMO AMERICANUS – HAMBURG – OPENING

homo americanus

La Falckenberg Collection (Deichtorhallen) d’Hambourg présente depuis hier une impressionnante rétrospective de l’artiste américain Raymond Pettibon: Homo Americanus. Sont présentés sur les quatre étages de la galerie plus de 700 dessins, des centaines de flyers, couvertures d’albums, fanzines, ainsi que des films, livres, peintures et fresques murales. L’exposition, organisée par le Dr Ulrich Loock, présente Raymond Pettibon comme un mythologue s’appropriant et subvertissant les récits distinctifs de la culture américaine, de Woodstock aux présidences et la guerre contre le terrorisme. Jamais auparavant une telle vaste sélection de travaux de Pettibon n’avait été présentée comme c’est le cas dans Homo Americanus. Pour la première fois, l’exposition tente de restructurer le travail apparemment sans fin de l’artiste selon différents principes. Dans ce contexte, l’ordre est parfois chronologique et se concentre souvent sur des motifs récurrents tels que Gumby, Vavoom, les surfeurs, le baseball, les trains, la Bible, le cœur et le phallus. Jusqu’au 11 septembre 2016.

Continue reading

ANTOINE D’AGATA – DESORDRES

antoine d'agata

À l’occasion du 20ème anniversaire du Festival Voies Off d’Arles, les éditions Voies Off publient Désordres, le dernier livre d’Antoine d’Agata, qui met en lumière la part documentaire des 20 années de son parcours photographique. Membre de l’agence Magnum depuis 2004, le photographe marseillais étudie d’abord la photographie à l’International Center of Photography de New York en 1990, où il suit les cours de Larry Clark et de Nan Goldin. Au fil de ses voyages, Antoine d’Agata a inlassablement rendu compte de situations d’urgences. Ce travail documentaire, qui constitue la pierre angulaire de son œuvre, est d’une réelle ampleur, mais n’a jamais été montré dans sa globalité, rassemblé dans un livre manifeste, qui permettrait d’appréhender le sens de cet engagement. La forme de l’ouvrage, son caractère dense et monolithique répondent à l’urgence de prendre partie, et de participer à l’histoire du monde. En décalage avec la notion de témoignage, le travail d’Antoine d’Agata développe une posture exigeante et subversive, dont le rapport au sexe et à différentes drogues ont pu déranger certains. Mais ces plongées dans la nuit humaine ne doivent pas nous tromper, et masquer son incroyable attention aux événements de l’histoire, ainsi que sa très grande humanité. La véritable nouveauté de ce livre réside dans l’approche globale de la pratique documentaire de l’auteur, dans la présence d’une cinquantaine de textes, écrits entre 1995 en 2015, constituant un reflet de la pratique photographique, et la confronte à une constante réflexion. « Face à l’oppression qui génère l’abondance d’images stéréotypées, et leur démultiplication par les industries culturelles, face à cette pornographie généralisée, vivre devient le seul enjeu ; et la seule œuvre possible dont il peut être question est la perpétration d’actes insensés » Antoine d’Agata. Le photographe réalise un livre qui est à la hauteur de sa radicalité: il ne s’ agit pas d’ une démarche intellectuelle mais d’ un témoignage brut qui synthétise son expérience vers les ténèbres. L’ouvrage de 112 pages pour plus de 3000 images est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions Voies Off.

Continue reading

STEFAN RUIZ – MEXICAN CRIME PHOTOGRAPHS

Installé à Brooklyn, Stefan Ruiz a étudié la peinture et la sculpture à l’université de Californie, puis à l’académie des beaux arts de Venise. Il commence par enseigner l’art dans les années 1990 à la prison d’État de San Quentin, avant d’être directeur artistique du magazine Colors de 2003 à 2004. On peut découvrir son travail dans le New York Times, The New Yorker, L’Uomo Vogue ou Rolling Stone. Mais aussi dans des campagnes de publicité pour Caterpillar, Camper, Diesel ou Air France. C’est en 2010 que l’artiste découvre un incroyable lot de photographies sur la criminalité mexicaine dans un marché aux puces de la ville de Mexico, La Lagunilla. Durant plus de six mois, il va rencontrer le vendeur qui lui offre à chaque fois plus de photos, se créant ainsi une collection unique en son genre. Bien que Stefan Ruiz n’ait jamais découvert la source spécifique des photographies, il est probable que ces dernières proviennent des archives de la police de Mexico. Une sélection de plus d’une centaine de photos d’identité judiciaire (mug shots) est publiée pour la première fois dans ce nouvel ouvrage de 188 pages édité par GOST Books, intitulé Mexican Crime Photographs. On y retrouve également des clichés de vols à main armée et des portraits robots de criminels notoires de l’époque et de bijoux volés entre la fin des années 1950 et le début des années 1970. Certaines des images, dont beaucoup ont été endommagées par le temps, sont présentées dans leur série d’origine, et toutes sont annotées d’un texte manuscrit blanc. Elles offrent toutes de multiples perspectives sur le crime au Mexique, omniprésent au milieu du siècle passé. Le livre est actuellement disponible sur la boutique en ligne des éditions britanniques GOST Books, ainsi qu’en pré-commande sur Amazon.com.

Continue reading

CHRIS DORLEY-BROWN – THE LONGEST WAY ROUND

The Longest Way Round

Publié aux éditions britanniques Overlapse, The Longest Way Round dépeint le récit de la vie de soldat du père de Chris Dorley-Brown pendant la Seconde Guerre mondiale, ainsi que l’influence de cette période sur la vie de sa famille. Le photographe crée une narration visuelle particulièrement originale et réussie en puisant dans les archives de photographies et de lettres de ses parents, ainsi qu’en utilisant ses propres images contemporaines. Il retrace de cette façon une version remaniée de son histoire familiale. Les thèmes centraux de l’ouvrage sont l’amour et la guerre. On y découvre notamment le père de Chris, Peter, qui fût prisonnier en Allemagne pendant la Seconde Guerre mondiale, et sa relation naissante avec sa future femme, Brenda Lawrence, que la guerre sépare. La dernière partie du livre présente leur vie de famille apaisée dans un paradis balnéaire, aux antipodes de la tragédie de la guerre. Clichés en noir et blanc, gravures jaunies par le temps qui passe, négatifs de films Super 8 et photos récentes créent une mosaïque colorée relatant l’histoire mouvementée d’une famille jetée dans le tourbillon des tragiques évènements du 20ème siècle. Illustré de 226 images et lettres sur du beau papier avec quelques pages surprises, The Longest Way Round est une aventure épique se déroulant sur plus de 168 pages. Le livre doit son magnétisme à l’édition brillante et à sa mise en page originale, ainsi qu’à sa conception graphique intéressante. Différentes couches temporelles et esthétiques se mélangent au fil des pages, et pourtant tout ce patchwork crée un ensemble cohérent. Le charme poétique de cette histoire fascinante qui mêle images contemporaines et souvenirs de famille séduira les amateurs de photographie et d’histoires nostalgiques. Le livre est disponible sur le site des éditions Overlapse.

Continue reading

BOOGIE – A WAH DO DEM

Après le succès de ses précédents ouvrages (It’s All Good, Boogie, Sao Paulo, Istambul, Belgrade Belongs To Me), Boogie revient sur le devant de la scène avec un nouveau recueil de photographies publié par les éditions italiennes Drago: A WAh Do Dem. Toujours fasciné par la pauvreté, la violence et le crime, le photographe serbe délaisse pour la première fois le noir et blanc pour saisir en couleur la capitale de la Jamaïque, considérée comme le troisième pays le plus dangereux au monde. Internationalement reconnu comme l’un des photographes les plus influents de la culture de rue, Boogie émerge une fois de plus pour susciter notre curiosité et raconter des histoires authentiques dans son style brut si original. Cette sixième monographie du photographe nous plonge dans le ventre bruyant et cryptique de la capitale Kingston. A travers ses photos, il illustre à la fois la folie et l’humanité d’un lieu complexe, où la pauvreté, la violence et la criminalité sont souvent des éléments dominants de la vie quotidienne. Boogie utilise son instinct pour gagner la confiance des gens qui vivent en marge de la société, et pour photographier leur univers d’une manière honnête et objective. A WAh Do Dem est le résultat d’une véritable immersion du photographe dans les quartiers les plus dangereux de la capitale jamaïquaine. À travers les 124 pages de ce très bel ouvrage, Boogie nous livre sa vision de Kingston entre portraits de rue, vision des bas-fonds et réalité de la vie jamaïquaine. Le livre est maintenant disponible sur le site des éditions Drago ainsi que sur Amazon.fr et en pré-commande sur Amazon.com.

Continue reading

WALKER EVANS – DEPTH OF FIELD

walker evans

Depth of Field présente dans tout ses détails la trajectoire de la carrière du grand photographe américain Walker Evans (1903-1975), à l’honneur durant l’édition 2015 des Rencontres d’Arles. Le livre retrace le développement complexe de son œuvre des années 30 aux années 70, depuis ses débuts brillants dans la photographie de rue, en passant par ses images iconiques de la Grande Dépression, jusqu’à ses derniers attachements pour la photographie couleur, et particulièrement le polaroid. Ses clichés des états du Sud des États-Unis durant la Grande Dépression ont fait sa renommée, mais le talent d’Evans ne se limite pas à cette période de l’histoire et l’ouvrage présente une incroyable variété de sujets et de lieux. Il fut en effet un expérimentateur particulièrement pointu de la notion de document et un photographe radical, quasi pré-conceptuel dans son approche de la photographie. Il est profondément un photographe moderne, indémodable, car intemporel. Publié par les éditions Prestel, Depth of Field permet au lecteur de suivre et de partager le développement de la vision artistique de Walker Evans à travers des séries d’images plus captivantes et poétiques les unes que les autres: scènes de rue, portraits d’employés d’usines, de fermiers, d’enfants, casses automobiles, objets de la vie quotidienne, corrosion sur les murs des maisons, etc. Le livre, qui accompagne une grande exposition itinérante de l’œuvre d’Evans (Allemagne, Atlanta, Vancouver), contient des essais d’amis proches tels que John T. Hill, Jerry L. Thompson, Alan Trachtenberg, ainsi que des commentaires de Dr Heinz Liesbrock, le directeur du Musée Josef Albers à Bottrop en Allemagne. Le recueil de 408 pages, indispensable pour tous les passionnés de photographie documentaire, est maintenant disponible sur le site des éditions Prestel ainsi que sur Amazon.fr et Amazon.com.

Continue reading

WOLFGANG TILLMANS – ABSTRACT PICTURES

Le photographe/plasticien contemporain allemand Wolfgang Tillmans vient de sortir une nouvelle édition de son ouvrage Abstract Pictures, sorti pour la première fois en 2011 et publié par Hatje Cantz. Né en 1968 en Allemagne, Tillmans vit et travaille à Londres. Il s’est rendu célèbre dès les années 1980 en investissant les sujets traditionnels de la photographie pour en renouveler l’approche et la perception, en abordant les thèmes liés aux modes de vie de ses contemporains (sexualité, remise en question des normes sociales, musiques électroniques…). Depuis 20 ans, il ne cesse d’interroger et d’étendre les possibilités de la photographie par tous les moyens à travers ses œuvres photographiques et filmées. Souvent rapproché de Nan Goldin ou de Larry Clark pour la crudité de ses images, Wolfgang Tillmans s’impose d’abord comme une des signatures les plus marquantes de la photographie de mode contemporaine. En plus de ses portraits, photos de fêtes et natures mortes, le photographe aborde également des motifs nettement plus abstraits. Durant ces dix dernières années, il a constamment développé son approche pour créer des œuvres totalement non-figuratives qui examinent des thèmes tels que le processus d’exposition et le support des images. Il utilise de délicats voiles de couleurs pour ses projets Blushes et Freischwimmer et photographie des rouleaux de papiers photo tels de véritables sculptures. Sa série Lighter se compose quant à elle de travaux sur la couleur et la lumière particulièrement originaux. Conçu par le photographe, Abstract Pictures propose 275 reproductions couleur de ces œuvres et présente de manière impressionnante le travail abstrait de Wolfgang Tillmans. Le livre est maintenant disponible en ligne sur le site de Hatje Cantz ainsi que sur Amazon.com.

Continue reading

GEORGE CONDO – PAINTING RECONFIGURED

george condo

Les éditions britanniques Thames & Hudson viennent de publier une nouvelle monographie de l’artiste new-yorkais George Condo, dont l’œuvre est principalement constituée de portraits, dans lesquels il explore et interprète les innombrables modèles et références de ce genre traditionnel dans l’histoire de l’art. Avec son style à la fois saisissant et dérangeant, George Condo a émergé du dynamisme de la scène artistique new-yorkaise dès le début des années 80. Depuis, il n’a cessé de peindre, dessiner et sculpter sans relâche, s’inspirant librement de l’histoire de la peinture occidentale qui l’a précédée: Rembrandt, Hals, Picasso, De Kooning, Rothko, Guston, Degas… autant d’artistes qui lui ont permis de se forger sa propre identité artistique. Après avoir travaillé auprès d’Andy Warhol à la Factory, il va s’imposer comme l’un des artistes majeurs de la génération où émergent aussi Jean-Michel Basquiat et Keith Haring. Proche de la scène new-yorkaise, il collabore avec l’écrivain William Burroughs et le poète Allan Ginsberg dans le cadre d’un film, le Condo Painting de John McNaughton. Enfant du Pop Art, Condo qualifie son art de «réalisme artificiel» et cherche à offrir une reproduction crédible d’un monde factice. Artificial Realism, tel est le terme employé par George Condo pour décrire ses personnages déstructurés aux sourires forcés. À travers cette « représentation réaliste de l’artifice », l’artiste transfigure le réalisme apparent de ses portraits grâce à l’émotion qui saisit et défigure volontairement ses toiles, jouant ainsi sur d’innombrables références à l’histoire de l’art autant qu’aux convulsions du monde contemporain. Travaillant en étroite collaboration avec l’artiste, l’écrivain et historien de l’art Simon Baker combine une approche biographique, chronologique et thématique de l’œuvre de George Condo dans ce nouvel ouvrage intitulé Painting Reconfigured. Un essai introductif sur la nature contradictoire de Condo et un chapitre explorant les débuts de sa carrière artistique sont suivis par trois chapitres thématiques qui se penchent sur les années 1980 à nos jours, retraçant ses différentes approches systématiques du langage de la peinture. L’auteur explore la relation de l’artiste avec le concept de l’abstraction et sonde le côté sombre de son iconographie psychologique. Avec ses 288 pages, cette monographie de référence sur l’œuvre du peintre à scandale new-yorkais est déjà culte. Le livre est maintenant disponible en ligne sur le site de Thames & Hudson ainsi que sur Amazon.fr et Amazon.com.

Continue reading