À l’occasion de l’exposition JEAN PROUVÉ : Architecte des jours meilleurs la Fondation LUMA publie en collaboration avec Phaidon Press un ouvrage sur les architectures du designer et bâtisseur français Jean Prouvé. Ferronnier de formation, Jean Prouvé se considérait davantage comme ingénieur-constructeur que comme concepteur-architecte. Dans sa large production, qui s’étend du luminaire au mobilier, en passant par les stands d’exposition et les rayonnages, ses constructions modulaires occupent une place importante. Ce livre comprend deux essais inédits, l’un du professeur Mark Wigley, architecte, critique, théoricien et doyen émérite de la Graduate School of Architecture, Planning and Preservation de l’université Columbia ; l’autre de Philippe Trétiack, architecte, urbaniste, auteur et critique d’architecture français. On y trouve également une riche documentation historique et iconographique (images d’archives et d’autres plus contemporaines, dessins et notes manuscrites) sur l’œuvre de Jean Prouvé en général et notamment sur douze bâtiments préfabriqués créés entre 1939 et 1969, qui sont actuellement exposés à LUMA Arles, et ce jusqu’au printemps prochain. Ce très bel ouvrage de 240 pages nous fait découvrir le talent et l’ingéniosité d’une figure incontournable de l’architecture française du xxe siècle.JEAN PROUVÉ : Architecte des jours meilleurs est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions Phaidon Press, ainsi que sur Amazon.fr.
On découvre aujourd’hui le lookbook de la nouvelle collection Spring/Summer 2018 de Human Made. Le label japonais fondé par Nigo en 2010 continue de puiser son inspiration dans le workwear vintage américain et l’esthétique americana des années 50.
On découvre aujourd’hui le lookbook de la nouvelle collection Spring/Summer 2018 du label japonais Kapital. Ce dernier propose cette saison de nouvelles pièces particulièrement réussies et entièrement fabriquées au Japon: vestes, pantalons, short pants, jeans, chemises, tee-shirts, sacs, accessoires, etc.
Walker Evans (1903-1975), récemment à l’honneur au Centre Pompidou, est l’un des photographes américains les plus importants du 20e siècle. Ses photographies de l’Amérique en crise dans les années 1930, ses projets publiés dans le magazine Fortune dans les années 1940 et 1950 et son « style documentaire » ont influencé des générations de photographes et d’artistes. Par son attention aux détails du quotidien, à la banalité urbaine et aux gens de peu, il a largement contribué à définir la visibilité de la culture américaine du 20e siècle. Certaines de ses photographies en sont devenues les icônes. Ce nouvel ouvrage rétrospectif, réalisé sous la direction de Clément Chéroux et publié par les éditions Prestel, retrace la carrière de Walker Evans à travers plus de 300 images, de ses premières photographies de la fin des années 1920 à ses Polaroïds des années 1970. Organisé thématiquement, le livre examine des thèmes tels que la relation du photographe avec l’impresario Lincoln Kirstein, son travail dans les cartes postales et les magazines, et son exploration de l’Amérique profonde, celle de la Grande Dépression, qu’il étudia tout au long de sa carrière. Présentant l’Amérique de son époque, s’immisçant brillamment dans le quotidien des farmers, rednecks et New-Yorkers, l’œuvre du photographe est en soit une seule et unique grande image : celle de l’Amérique hétéroclite du XXème siècle. Dans un entretien réalisé en 1971 le photographe explique cet attrait en ces termes : « Vous ne voulez pas que votre œuvre vienne de l’art ; vous voulez qu’elle prenne origine dans la vie ? C’est dans la rue qu’elle se trouve. Je ne me sens plus à l’aise dans un musée. Je ne veux pas les visiter. Je ne veux pas qu’on m’apprenne quoi que ce soit. Je ne veux pas voir de l’art » accompli « . Je m’intéresse à ce que l’on appelle le vernaculaire. Par exemple, l’architecture accomplie, je veux dire » cultivée « , ne m’intéresse pas, j’aime davantage chercher le vernaculaire américain. » Réunissant les meilleurs tirages des plus grandes collections publiques et privées, l’ouvrage accorde également une large place aux objets (cartes postales, enseignes, ephemera graphiques, etc…) collectés par Evans pendant toute sa vie. À travers ses reproductions et ses essais de spécialistes internationaux, il offre une approche renouvelée de cette œuvre majeure de l’histoire de la photographie. Le livre de 320 pages est maintenant disponible sur Amazon.com.
L’excellent label japonais Curly dévoile aujourd’hui le lookbook de sa nouvelle collection Spring/Summer 2018. La marque réalise l’ensemble de ses pièces au Japon et propose cette saison quelques vestes, chemises, tee-shirts, pantalons, short pants, accessoires, etc.
La boutique californienne Unionmade propose en cette fin d’année une très belle ligne de bandanas. Ces derniers sont teints à l’indigo naturel en utilisant une technique traditionnelle indienne. Six versions différentes sont maintenant disponibles en ligne chez Unionmade.
Née en 1961 en Corée, Jungjin Lee est installée à New York et a réalisé plusieurs projets qui explorent le paysage et son histoire à base d’images panoramiques monochromes aux compositions parfaites et qui dégagent une ambiance de sérénité. Au début des années 1990, la photographe coréenne effectue plusieurs voyages à travers l’immensité de l’Amérique. Elle y a capture des images archaïques et primitives des déserts, des rochers, des broussailles et des cactus. Ses séries d’images fragmentaires et poétiques ont été décrites par le grand Robert Frank comme des «paysages sans la bête humaine». S’appuyant sur son héritage sud-coréen, l’artiste développe un langage pictural unique en son genre: Ocean, On Road, Pagodas, Things et Wind sont autant de séries dans lesquelles son intérêt fondamental pour la nature et la culture s’exprime dans un espace de résonance poétique. Dans son œuvre, Jungjin Lee utilise sa compréhension profonde de la matérialité, la texture et l’artisanat. Elle utilise notamment un papier de riz traditionnel coréen sur lequel elle applique à la brosse en chambre noire une émulsion photo-sensible (Liquid Light). Les imprécisions qui en résultent dans le processus de développement et les imperfections dans la production vont à l’encontre de la supposée prétention à la vérité de la photographie. La présence physique des photos grand format de Jungjin Lee est immédiatement captivante. Photographier le paysage est pour elle une exploration de son propre esprit – les états introspectifs de l’artiste, dont le regard photographique est insistant et transformateur. «Mes images doivent être vues comme des métaphores : ni représentation du monde réel, ni expression de sa beauté visuelle, elles sont une forme de méditation». Elle utilise la photographie pour poursuivre une recherche intérieure quasi mystique, une méditation sur notre place dans le monde, sur notre rapport à la nature et aux objets. Qu’elle pose son regard sur le lointain ou le proche, Jungjin Lee transcende la vision ordinaire et extrait du monde des “immémoriaux”. Ses photographies nous font entrevoir ce que pouvait être l’art à ses débuts : une médiation chamanique qui reliait l’homme à ce qui l’entourait. «Ce que je cherche dans mes photos, ce sont les éléments de vie. La solitude de l’humain. La vie change en surface, comme un océan. L’eau est en mouvement perpétuel à la surface, mais dans les profondeurs, au cœur, rien ne bouge». Ce nouvel ensemble d’œuvres, publié aujourd’hui par les éditions américaines Radius Books dans un superbe coffret intitulé Desert, a été conçu en l’espace de cinq ans, au début des années 90. La photographe y capture le vaste sud-ouest américain et le transforme avec sa fameuse lumière liquide et des émulsions diluées photo-sensibles, pour créer des images aussi incontrôlables et naturelles que le paysage qu’elle dépeint. Desert comprend quatre séries d’œuvres (chacune reliée dans un livre séparé et présentée dans un superbe coffret unique) qui contiennent toutes des images monochromatiques de terres arides. La stratigraphie gravée dans les parois rocheuses, les pierres massives, les précipices cavernicoles et la faune anthropomorphique présentent un vaste recueil des nombreux visages et textures du désert. Chaque image met l’accent sur les qualités formelles du paysage, évitant la présence humaine, et évoque la photographie de la fin du XIXe siècle, tout en incarnant la vision moderne de Lee. Certaines images provoquent un sens de l’infini dans leur immensité, tandis que d’autres se limitent à des traits et détails particuliers des paysages. Ce sublime coffret est maintenant disponible en pré-commande sur la boutique en ligne des éditions Radius Books, ainsi que sur Amazon.com.
La marque canadienne Viberg propose cette saison une très belle paire de chaussons. Cette dernière est conçue dans les ateliers du label dans la ville de Victoria, en suède premium d’origine italienne. Quatre coloris sont maintenant disponibles sur la boutique en ligne de Viberg.
Visvim sort cette saison une nouvelle version de sa Butzi-Folk. La paire, qui puise son inspiration dans les chaussures traditionnelles de compétition automobile, est conçue en cuir de kangourou d’origine italienne et montée sur une semelle en crêpe naturelle. La marque japonaise est disponible en Europe chez End Clothing.
Pour sa nouvelle collection Fall/Winter 2017, la marque américaine Filson propose une très belle flasque en acier inoxydable, avec un revêtement en cuir issu de la tannerie américaine traditionnelle Wickett & Craig et cousu à la main. Élégante et raffinée, elle est maintenant disponible en ligne chez Context Clothing.
À quoi ressemble le monde? Quels sentiments stimulent-ils? Pourquoi le photographions-nous avec une telle urgence? Depuis 2009, le photographe danois Albert Elm va là où sa curiosité pour les activités humaines le mène, avec une énergie sans fin et un intrépide désir de voyager, traversant les fuseaux horaires en avion, embarquant à bord du Transsibérien, voyageant seul à Dubaï, en Chine, en Inde ou se promenant simplement dans son quartier de Copenhague. Publié par les éditions The Ice Plant, What Sort of Life Is This mélange les voyages proches et lointains d’Albert Elm en une panoplie déconcertante de fragments narratifs et de compositions surréalistes qui semblent à la fois totales et personnelles, fracturées et pourtant étrangement entières. Faisant référence à plusieurs styles et genres photographiques, son travail fait exploser la spontanéité de la couleur et la complexité du monde – tendre, violent, solitaire, joyeux, bizarre. Mettant au même niveau l’exotique et le banal, le livre traite chaque photographie comme si elle avait été faite dans le même endroit déroutant : le monde lui-même. Le photographe danois explique: «Je travaille à l’intuition et parce que j’éprouve le besoin urgent d’étudier ma vie quotidienne et son environnement. Mes photographies sont des descriptions de situations et de lieux particuliers, à un moment particulier. À quoi ils ressemblaient et plus important, ce que j’en ai ressenti.» Le livre de 128 pages a été sélectionné en novembre dernier dans la catégorie Premier Livre des Prix du Livre 2017 organisés par Paris Photo et Aperture. Ce très bel ouvrage est maintenant disponible, dans une édition limitée à 750 exemplaires, sur la boutique en ligne des éditions américaines The Ice Plant, ainsi que sur Amazon.com.