Search Results for: stephen shore

JOEL MEYEROWITZ – WHERE I FIND MYSELF

joel meyerowitz

Né en 1938 dans le Bronx, Joel Meyerowitz est l’archétype du new-yorkais cultivé qui a embrassé son époque avec curiosité et empathie. Par son travail en couleur, il a révolutionné l’histoire de la photographie. A l’instar de William Eggleston ou de Stephen Shore, il a influencé de jeunes générations de photographes et particulièrement l’école allemande de Düsseldorf. Au milieu des années 1960, un long voyage en Europe marque un tournant dans la carrière de Joel Meyerowitz et lui permet d’affirmer son style. Mais ce n’est qu’au début des années 1970, qu’il se consacre exclusivement à la couleur. Publié par les éditions britanniques Laurence King Publishing, Where I Find Myself accompagne une grande rétrospective récemment présentée au C/O Berlin (décembre 2017 – mars 2018). Ce livre constitue la monographie la plus complète à ce jour sur le célèbre photographe américain, et est publié à l’occasion de son 80ème anniversaire. Organisée en chronologie inversée, elle remonte toute la carrière de Meyerowitz, d’aujourd’hui aux débuts. Tous les grands projets du photographe y sont présentés : les ateliers de Morandi et de Cézanne, ses études sur les arbres, Cape Cod, les ruines du World Trade Center, ses voyages sur les traces de Robert Frank à travers les États-Unis, ses expérimentations sur la couleur et le noir & blanc, et bien sûr ses célèbres photos de rue à Paris et New York. Cet imposant ouvrage de 352 pages et 400 images en couleur et noir et blanc rassemble ainsi une sélection des plus beaux clichés du photographe. Célèbres ou plus obscures, étonnantes et dissonantes, ces images révèlent les différentes clés de lecture de l’œuvre de Joel Meyerowitz, et célèbrent la photographie en tant que forme d’expression artistique. Le livre est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions Laurence King Publishing, ainsi que sur Amazon.com.

Continue reading

HARRY GRUYAERT – ROOTS

harry gruyaert

Membre de l’agence Magnum depuis 1982, Harry Gruyaert décrit la photographie comme une expérience physique, un état d’excitation. Héritier de la tradition américaine incarnée par Saul Leiter, Joel Meyerowitz, Stephen Shore ou William Eggleston, très influencé par le cinéma, Harry Gruyaert a su créer une palette chromatique extrêmement personnelle, un rouge dense, un vert qui vibre, une manière de découper la lumière et ses ombres dans le cadre. Le photographe belge explique: « La couleur est plus physique que le noir et blanc, plus intellectuel et abstrait. Devant une photo en noir et blanc, on a davantage envie de comprendre ce qui se passe entre les personnages. Avec la couleur on doit être immédiatement affecté par les différents tons qui expriment une situation. » Avec une vingtaine de nouvelles photographies, cette édition augmentée de Roots (initialement publié en 2012 et rapidement épuisé) – publiée par les Éditions Xavier Barral – nous plonge dans la Belgique des années 1970 à 1980 à travers un regard étrange et familier. Des premières photographies en N&B à la révélation de la couleur, cet ouvrage explore l’univers si particulier, presque expressionniste, du photographe belge. Ayant quitté la Belgique depuis plusieurs années, Harry Gruyaert s’est senti prêt à y revenir en 1973 et à porter un regard neuf, plus distancié, sur sa terre natale. Il commence à travailler en noir et blanc s’intéressant à la fois à des scènes du quotidien et à des sujets plus pittoresques au gré des fêtes, carnavals et autres manifestations locales en évitant les pièges sentimentaux ou documentaires. Puis c’est le basculement à la couleur : « J’ai mis environ deux ans à y voir la couleur qui m’intéressait. Ce fut une révélation. Par ailleurs, j’ai commencé à voyager en photographiant au Maroc, en Inde, toujours en couleur. Mais il y avait la Belgique, avec ce rapport de refus et d’attirance en même temps. Je savais que c’était un endroit visuellement intéressant, dans lequel il se passait des choses incongrues. Ce n’est pas pour rien que le surréalisme y a été si important. » Dans un texte très personnel, accompagnant ses photographies, Harry Gruyaert commente son rapport à la Belgique. Tandis qu’un essai de l’écrivain belge Dimitri Verlhust nous fait véritablement vivre ces photographies de l’intérieur. Le livre de 200 pages est maintenant disponible sur la boutique en ligne des Éditions Xavier Barral. Une édition signée et numérotée de 1 à 30, sous coffret et comprenant un tirage couleur à encres pigmentaires sur papier baryté (26 x 37 cm) est également disponible en ligne, ici.

Continue reading

HARRY GRUYAERT – EAST / WEST

harry gruyaert

Membre de l’agence Magnum depuis 1982, Harry Gruyaert décrit la photographie comme une expérience physique, un état d’excitation. Héritier de la tradition américaine incarnée par Saul Leiter, Joel Meyerowitz, Stephen Shore ou William Eggleston, très influencé par le cinéma, Harry Gruyaert a su créer une palette chromatique extrêmement personnelle, un rouge dense, un vert qui vibre, une manière de découper la lumière et ses ombres dans le cadre. Le photographe belge explique: «La couleur est plus physique que le noir et blanc, plus intellectuel et abstrait. Devant une photo en noir et blanc, on a davantage envie de comprendre ce qui se passe entre les personnages. Avec la couleur on doit être immédiatement affecté par les différents tons qui expriment une situation.» Les Éditions Textuel publie aujourd’hui deux magnifiques livres reliés sous demi-coffret: East / West. Le premier est consacré à Moscou, et le second à Las Vegas et Los Angeles. Alors que le monde était encore divisé en deux blocs étanches, Harry Gruyaert, toujours en quête de lumière et de sensualité, a capté les couleurs de chacun de ces deux univers. Clinquantes et vibrantes à Los Angeles et Las Vegas en 1981, sourdes et étranges à Moscou en 1989, juste avant l’éclatement de l’URSS. Loin de vouloir documenter le réel, Gruyaert livre pourtant ici une étonnante archive?: celle des couleurs de l’Histoire. L’excellente préface de David Campany permet de remettre ces photos dans leur contexte historique, à une époque où la photographie couleur était encore largement ignorée. Pour l’essayiste britannique, «très peu de photographes ont manifesté la capacité d’Harry Gruyaert à produire des images en couleurs remarquables avec n’importe quelle lumière et n’importe quelles couleurs, dans le monde entier.» East / West est maintenant disponible dans les meilleures librairies, ainsi que sur Amazon.fr.

Continue reading

ERNST HAAS – COLOR CORRECTION

ernst haas

Longtemps considéré par ses pairs comme trop commercial, le travail du photographe autrichien Ernst Haas est souvent réduit à ses photographies en noir et blanc et à ses nombreux travaux publicitaires (il est notamment célèbre pour avoir photographié les premières campagnes Marlboro Man). Il présida pourtant l’agence Magnum en 1959 et fut surtout le premier à bénéficier d’une exposition personnelle pour ses travaux en couleur au MoMA, en 1962. Color Correction, publié par Steidl pour la première fois en 2011 et vite épuisé, nous fait redécouvrir les photographies couleur de Haas, longtemps oubliées au profit des travaux des grands photographes de la « New Colour » des années 70. Ce livre a pour but de corriger l’image un peu floue de la photographie en couleur d’Ernst Haas qui, en raison de son extraordinaire dynamisme, était très demandée par la presse illustrée de son époque. Le travail en couleur de Haas, publié dans les magazines les plus influents et dans de nombreux livres en Europe et aux États-Unis, lui a valu une renommée mondiale, mais son œuvre a souvent été ridiculisée par les critiques et les commissaires, la jugeant trop facilement accessible et pas assez sérieuse. Sa réputation a souffert en comparaison avec une jeune génération de photographes en couleur, notamment William Eggleston, Stephen Shore ou encore Joel Meyerowitz. Cependant, une telle critique ne mentionne généralement pas la sensibilité étonnante de l’œuvre personnelle en couleur d’Ernst Haas, qui accompagnait constamment – mais presque de façon invisible – son travail freelance, qui était beaucoup plus radicale et ambiguë. Malgré leur inventivité et leur complexité saisissantes, le photographe n’a jamais imprimé ces images de sa vie, et encore moins exposé. Souhaitant rendre justice à son travail, William Ewing s’est donc plongé dans les milliers de diapositives de l’œuvre du photographe afin d’en extraire une sélection intense et radicale, et de nous montrer une nouvelle approche, plus avant-gardiste de l’œuvre de ce grand coloriste. Les éditions allemandes Steidl publient donc en cette fin d’année une seconde édition inchangée de Color Correction. Le livre de 232 pages est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions allemandes ainsi que sur Amazon.com.

Continue reading

CAPE LIGHT – PHOTOGRAPHS BY JOEL MEYEROWITZ

joel meyerowitz

Né en 1938 dans le Bronx, Joel Meyerowitz est l’archétype du new-yorkais cultivé qui a embrassé son époque avec curiosité et empathie. Par son travail en couleur, il a révolutionné l’histoire de la photographie. A l’instar de William Eggleston ou de Stephen Shore, il a influencé de jeunes générations de photographes et particulièrement l’école allemande de Düsseldorf. Au milieu des années 1960, un long voyage en Europe marque un tournant dans la carrière de Joel Meyerowitz et lui permet d’affirmer son style. Mais ce n’est qu’au début des années 1970, qu’il se consacre exclusivement à la couleur. Son premier livre, Cape Light, dans lequel il explore les variations chromatiques au contact de la lumière, est considéré comme un ouvrage classique de la photographie. Cape Code est un lieu de vacances familiales offrant un vaste paysage marin, plat et rempli de dunes, percé par la lumière du soleil et offrant des vues d’une beauté inimaginable. Cette péninsule au Sud-Est de Boston (Massachusetts, États-Unis) est fréquentée durant les années 50 et 60 par la haute-bourgeoisie bostonienne et new-yorkaise. Publié pour la première fois en 1978, l’ouvrage, bénéficiant d’une grande qualité d’impression, est devenu un classique. Portraitiste du détail, Meyerowitz capte des scènes banales transformées par la lumière combinant ciel, mer et terre du Cap et la vision subtile et lumineuse du photographe. Il crée ainsi un sentiment d’altérité que peu de livres savent donner. Depuis les années 1970, Joël Meyerowitz photographie exclusivement en couleurs. Contrarié par le grain du négatif de 35 mm, il utilise souvent une caméra grand format « Deardorf » 8 X 10. Il a contribué au changement de l’attitude du monde de la photographie vis-à-vis du recours à la couleur et à son acceptation devenue presque universelle en tant que forme artistique. Cette nouvelle édition de Cape Light, publiée par Aperture est accompagnée d’une préface du photographe (avril 2015), d’une conversation entre Bruce K. MacDonald et Joel Meyerowitz ainsi que d’une chronologie de sa carrière artistique. Le livre est maintenant disponible sur le site des éditions Aperture ainsi que sur Amazon.com.

Continue reading

HARRY GRUYAERT MONOGRAPH

À l’occasion de la rétrospective qui lui était consacrée à la Maison Européenne de la Photographie au printemps 2015, Thames & Hudson/Textuel publient la première monographie dédiée à l’œuvre d’Harry Gruyaert. Ce livre offre une magistrale incursion dans l’œuvre d’un des photographes les plus talentueux de l’agence Magnum et révèle un cheminement personnel à travers la couleur. Les images qui le composent proposent un autre territoire pour la photographie : une perception émotive, non narrative et radicalement graphique du monde. Harry Gruyaert décrit la photographie comme une expérience physique, un état d’excitation. Héritier de la tradition américaine incarnée par Saul Leiter, Joel Meyerowitz, Stephen Shore ou William Eggleston, très influencé par le cinéma, Harry Gruyaert a su créer une palette chromatique extrêmement personnelle, un rouge dense, un vert qui vibre, une manière de découper la lumière et ses ombres dans le cadre. “La couleur est plus physique que le noir et blanc, plus intellectuel et abstrait. Devant une photo en noir et blanc, on a davantage envie de comprendre ce qui se passe entre les personnages. Avec la couleur on doit être immédiatement affecté par les différents tons qui expriment une situation.” Harry Gruyaert. Qu’il s’agisse de la Belgique, du Maroc, des États-Unis, de Paris ou de Moscou, aucun sujet ne compte en tant que tel. Tous constituent des réservoirs d’inspiration et d’impressions rétiniennes. À Anvers, alors qu’il joue au foot en culotte courte, Harry Gruyaert va chercher le ballon dans les hautes herbes qui lui caressent les cuisses. La lumière est belle, son esprit s’échappe du terrain. Le photographe décrit ce moment comme une libération des sens, comme le point de départ de sa quête de sensation. Le livre propose une sélection de 80 photographies à travers 144 pages. La préface de l’ouvrage est quant à elle écrite par François Hébel, qui fait le récit du parcours du photographe. Disponible dès maintenant sur Amazon.fr et Amazon.com.

Continue reading

BOTH SIDES OF SUNSET: PHOTOGRAPHING LOS ANGELES

Both Sides of Sunset: Photographing Los Angeles est un imposant volume de 288 pages, publié par Metropolis Books. L’ouvrage regroupe plus de 130 photographes internationaux, chacun révélant sa vision de la cité californienne. On y retrouve une sélection d’œuvres issues de grands photographes tels que Bruce Davidson, Lee Friedlander, Daido Moriyama, Julius Shulman et Garry Winogrand ainsi que de talents plus récents comme Matthew Brandt, Katy Grannan, Alex Israel, Lise Sarfati et Ed Templeton. Ensemble, ils forment une vision collective d’un lieu où mythe et réalité sont souvent impossible à distinguer. Los Angeles expose sa dualité, sa complexité et ses oppositions et dévoile ainsi sa véritable personnalité. Chaque cliché, parfaitement reproduit, est accompagné du nom de l’artiste, du titre de la photographie ainsi que de la date de la prise de vue. La préface est signée Jane Brown et Marla Hamburg Kennedy, avec un avant-propos écrit par Ed Ruscha. Dans la continuité du livre Looking at Los Angeles au retentissement célèbre (2005, Metropolis books), Both Sides of Sunset: Photographing Los Angeles constitue un portrait actualisé mais également lointain du romantisme de cette ville à la fois aimée et méprisée. Depuis 2005, le paysage artistique de la ville a évolué. Le projet gigantesque du Getty Museum Pacific Standard Time: Art in L.A. 1945-1980 a concentré son attention sur l’héritage artistique de la ville et marqué un intérêt grandissant pour les arts. Ainsi Both Sides of Sunset comprend un grand nombre des artistes figurant déjà dans le premier livre (Lewis Baltz, Catherine Opie, Stephen Shore, James Welling) mais inclut également des images qui nous montrent une ville qui est à la fois désaxée mais portée par une exubérance irrépressible. Une partie des bénéfices issus de la vente du livre seront reversés à l’association de Los Angeles Inner-City Arts. L’ouvrage est actuellement disponible sur Amazon.fr et Amazon.com.

Continue reading

ROAD TRIPS (THE OPEN ROAD)

Premier livre consacré au road trip photographique, abordé comme un genre esthétique, Road Trips (The Open Road dans la version américaine) rassemble 18 photographes d’exception. Bandes d’asphalte et de béton, déserts de rocaille, station service, motels devinrent dans les années 1950 les nouveaux éléments d’une grammaire visuelle qui façonna notre perception de la culture américaine. L’œuvre mythique de Walker Evans (American Photographs, 1938), considérée comme fondatrice, a ouvert la voie à de nombreux photographes comme en témoigne l’éditing époustouflant de ce livre. Il dresse un panorama des représentations de l’espace américain, multipliant les approches en convoquant aussi le regard de photographes européens ou asiatiques: Bernard Plossu, Todd Hido, Alec Soth, Robert Frank, Ed Rusha, Inge Morath, Garry Winogrand, William Friedlander, Joel Meyerowitz, Jacob Holdt, Stephen Shore, Victor Burgin, Joel Sternfeld, Shinya Fujiwara, Ryan McGinley, Justine Kurland, Taiyo Onorato et Nico Krebs. Les 18 portfolios qui composent le livre sont brillamment introduits par l’essai de David Campany qui analyse la construction de ce genre photographique et la variété de ses formes. L’ouvrage de 350 pages est publié par les éditions Textuel et Aperture et est maintenant disponible sur Amazon.fr et Amazon.com.

Continue reading