CURLY&CO – S/S 2017 COLLECTION LOOKBOOK

Le label japonais fondé en 2009 CURLY réalise cette saison une ligne exclusive pour les pays non-asiatiques: CURLY&Co. Cette dernière se compose de très belles pièces estivales entièrement conçues au Japon et inspirées par le workwear, le military wear et le sportswear : tee-shirts, sweatshirts, chemises, vestes légères, pantalons, short pants, accessoires, etc.

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ANGUS FRASER – SANTA MUERTE

Le premier livre du lauréat du Bar Tur Photobook Award de 2014, Angus Fraser, Santa Muerte, suit les membres de ce culte mexicain, populaire parmi les communautés marginalisées où règnent la criminalité, et examine les rapports à la mort, son acceptation, à travers différentes régions du Mexique. Santa Muerte est une sainte folklorique dont les origines remontent à des centaines d’années, aux rituels aztèques mêlés aux croyances et pratiques catholiques. Bien que dénoncée par l’Église catholique du Mexique comme satanique, le culte a connu une popularité croissante au cours de la dernière décennie. De nombreux observateurs ont noté que son essor coïncidait avec les meurtres et la violence associés à la guerre entre cartels de la drogue rivaux et le gouvernement mexicain. Depuis 2011, le photographe britannique s’est rendu à plusieurs reprises au Mexique, afin de réaliser son projet photographique sur les dévots de Santa Muerte. Son travail examine le contraste entre les perceptions occidentales et mésoaméricaines et l’acceptation de la mort. Ses images incluent des portraits de croyants, de leaders spirituels, des sanctuaires, des autels privés et publics, des accessoires, des prières, des cérémonies et des rassemblements de rue, pour analyser les liens avec la grande faucheuse. Publié aux éditions britanniques Trolley Books, le livre identifie les individus qui ont été parmi les premiers à construire et gérer les sanctuaires de Santa Muerte, et qui sont maintenant considérés comme des patrons et chefs spirituels de la foi. Angus Fraser a été autorisé à photographier les pratiquants dans leurs lieux de culte, ainsi que dans leurs foyers et dans les prisons où le culte est particulièrement célébré. Les photographies présentées dans cet ouvrage de 210 pages sont accompagnées d’un essai de la réalisatrice mexicaine primée, Eva Aridjis. Santa Muerte est disponible sur la boutique en ligne des éditions Trolley Books ainsi que sur Amazon.com.

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JUNGJIN LEE – ECHO

Née en 1961 en Corée, Jungjin Lee est installée à New York et a réalisé plusieurs projets qui explorent le paysage et son histoire à base d’images panoramiques monochromes aux compositions parfaites et qui dégagent une ambiance de sérénité. Au début des années 1990, la photographe coréenne effectue plusieurs voyages à travers l’immensité de l’Amérique. Elle y a capture des images archaïques et primitives des déserts, des rochers, des broussailles et des cactus. Ses séries d’images fragmentaires et poétiques ont été décrites par le grand Robert Frank comme des «paysages sans la bête humaine». S’appuyant sur son héritage sud-coréen, l’artiste développe un langage pictural unique en son genre: Ocean, On Road, Pagodas, Things et Wind sont autant de séries dans lesquelles son intérêt fondamental pour la nature et la culture s’exprime dans un espace de résonance poétique. Dans son œuvre, Jungjin Lee utilise sa compréhension profonde de la matérialité, la texture et l’artisanat. Elle utilise notamment un papier de riz traditionnel coréen sur lequel elle applique à la brosse en chambre noire une émulsion photo-sensible (Liquid Light). Les imprécisions qui en résultent dans le processus de développement et les imperfections dans la production vont à l’encontre de la supposée prétention à la vérité de la photographie. La présence physique des photos grand format de Jungjin Lee est immédiatement captivante. Photographier le paysage est pour elle une exploration de son propre esprit – les états introspectifs de l’artiste, dont le regard photographique est insistant et transformateur. «Mes images doivent être vues comme des métaphores : ni représentation du monde réel, ni expression de sa beauté visuelle, elles sont une forme de méditation». Elle utilise la photographie pour poursuivre une recherche intérieure quasi mystique, une méditation sur notre place dans le monde, sur notre rapport à la nature et aux objets. Qu’elle pose son regard sur le lointain ou le proche, Jungjin Lee transcende la vision ordinaire et extrait du monde des « immémoriaux ». Ses photographies nous font entrevoir ce que pouvait être l’art à ses débuts : une médiation chamanique qui reliait l’homme à ce qui l’entourait. «Ce que je cherche dans mes photos, ce sont les éléments de vie. La solitude de l’humain. La vie change en surface, comme un océan. L’eau est en mouvement perpétuel à la surface, mais dans les profondeurs, au cœur, rien ne bouge». Publiée par la maison d’édition allemande Spector Books, à l’occasion de sa rétrospective à la galerie Fotomuseum Winterthur, la nouvelle monographie Echo de Jungjin Lee présente onze séries d’œuvres commentées et contextualisées à travers des essais de Lena Fritsch, Hester Keijser et Liz Wells – fournissant pour la première fois un aperçu d’une œuvre s’étalant sur deux décennies. Le livre est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions Spector Books.

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STAN RAY – F/W 2017 COLLECTION LOOKBOOK

On découvre aujourd’hui le lookbook de la prochaine collection Fall/Winter 2017 de la marque américaine spécialisée dans le workwear vintage, Stan Ray. Fondée en 1972 au Texas, le label réalise des pièces confortables et de grande qualité, toutes entièrement produites aux États-Unis.

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ARAKI – HI-NIKKI (NON-DIARY DIARY)

Né en 1940 à Tokyo, Nobuyoshi Araki invente en 1980 le concept de « faux journal intime photographique ». Il trouve son inspiration dans l’histoire de son pays, sa vie quotidienne et l’érotisme japonais. Situé à la frontière entre l’autobiographie et le journal intime, son travail se caractérise par la pratique de la photographie spontanée de situations mises en scène. Après sa très belle rétrospective au musée Guimet achevée en septembre dernier (voir ici), Nobuyoshi Araki s’illustre une nouvelle fois à Paris en sortant un nouvel ouvrage photographique. À l’occasion de son 30e anniversaire en 2014, la Fondation Cartier pour l’art contemporain a demandé au photographe japonais de prendre une photographie chaque jour, commande destinée à être publiée chaque semaine sur le site Internet de la Fondation Cartier sous forme de diaporama. Araki se prend alors au jeu et réalise entre mars et mai 2014 un total de 1250 photographies couleur inédites – soit plus d’un cliché par jour – nous invitant à le suivre à travers un Tokyo intime et sensible mêlant portraits de jeunes femmes, natures mortes sensuelles et lieux emblématiques de la vie personnelle de l’artiste (comme ce petit bar du quartier de Kabukicho où le photographe a ses habitudes). La Fondation Cartier dévoile aujourd’hui toute la richesse de ce sublime kaléidoscope au sein de l’ouvrage Hi-Nikki (Non-Diary Diary) qui réunit l’ensemble des photographies réalisées pour ce projet. Ce très beau livre de 696 pages, avec son coffret et sa reliure japonaise, est un ouvrage indispensable à la compréhension de l’œuvre fleuve du très prolifique Araki, aujourd’hui âgé de 76 ans. Il est maintenant disponible en librairie, à la Fondation Cartier et sur fondation.cartier.com, ainsi que sur Amazon.com.

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