MIMI PLUMB – LANDFALL

Les éditions TBW Books publient Landfall, une série de photographies en noir et blanc réalisée dans les années 1980 par la photographe américaine Mimi Plumb. Née à Berkeley et élevée dans la banlieue de Walnut Creek, Mimi Plumb a reçu sa maîtrise en beaux-arts du San Francisco Art Institute en 1986. Elle a enseigné la photographie aux niveaux national et régional, notamment à la School of Art Institute de Chicago, au San Francisco Art Institute, à l’Université de Stanford et à l’Université d’État de San Jose. Landfall offre une vision angoissante d’un monde qui semble être menacé et au bord de la guerre nucléaire. Les images dystopiques de Plumb offrent au spectateur un récit aussi inquiétant que séduisant, hypnotisant et humain, qui résume les angoisses d’un monde en déséquilibre, une terre miroir qui rappelle étrangement notre époque. L’ouvrage tisse sa trame de façon subtile à travers des paysages étrangement séduisants, des salles de jeux, des dioramas et de mystérieux vestiges d’incendies de maisons calcinées, ainsi que des portraits d’amis et d’étrangers dans des poses troublantes, magnifiquement composés et éclairés au flash, offrant une vue sur une époque de grande angoisse et de profond humanisme. Mimi Plumb écrit au sujet de son œuvre: “Des années plus tard, la lampe brûlée m’a rappelé quand j’avais 9 ans, pendant la crise des missiles de Cuba en 1963, ma mère m’a dit qu’il pourrait y avoir une guerre nucléaire. Pendant un certain temps, je me réveillais au milieu de la nuit pour regarder l’horloge du couloir et j’avais peur de ne pas dormir. A l’école, mes camarades de classe et moi, on s’entraînait à se mettre sous nos bureaux. (…) Il n’y avait aucun sentiment d’avenir… Je voulais faire un travail qui tienne compte de ce sentiment de désespoir que je ressentais.” L’approche à la fois déconcertante et délicate de la création d’images de Plumb révèle le malaise sous-jacent que l’artiste ressentait en elle-même, dans sa communauté et dans le monde en général. Acclamé par la critique, ce superbe ouvrage de 120 pages est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions américaines TBW Books.

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BUKHT – F/W 2019 COLLECTION LOOKBOOK

La marque japonaise Bukht vient de présenter le lookbook de sa future collection Fall/Winter 2019. Le designer du label Tetsuya Hashimoto réalise une fois de plus de très belles pièces: vestes, chemises, pantalons, pullovers, sweatshirts, bucket hats, casquettes, accessoires, etc.

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MARK POWER – GOOD MORNING, AMERICA (VOLUME ONE)

Au cours de ces six dernières années, le photographe Mark Power – membre de la célèbre agence Magnum depuis 2007, a parcouru les États-Unis pour créer le récit visuel complexe d’un pays en pleine mutation. Publié par les excellentes éditions britanniques Gost Books, ce nouveau livre, Good Morning, America (Volume One), représente une exploration personnelle et pertinente du paysage naturel et culturel américain, et de la divergence entre la réalité et le mythe. L’ouvrage est le premier d’une série de cinq livres du photographe britannique qui seront produits au cours des cinq prochaines années, projet s’étalant sur près de dix ans, alors qu’il parcourt le vaste pays en se perdant dans les villes et les villages qu’il rencontre. Power explique: « J’ai toujours voulu explorer l’Amérique, une ambition nourrie par la pléthore d’émissions de télé qui ont traversé l’Atlantique dans les années 60. Jeune enfant impressionnable, j’ai dévoré Des Agents très spéciaux et Le fugitif, mais ce sont les westerns, évoquant un paysage complètement éloigné des banlieues anglaises bouillonnantes qui m’entouraient, que j’aimais le plus: BonanzaHigh ChaparralThe Virginian, Casey Jones… J’ai commencé – sans m’en rendre compte à l’époque – à chercher inconsciemment l’Amérique qui avait vécu dans mon imagination, celle qui avait vu le jour durant mon enfance, celle qui n’a probablement jamais existé du tout. » Publié dans une édition limitée à 1500 exemplaires, le livre est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions Gost Books. Une édition spéciale limitée à 50 exemplaires signés par l’artiste et contenant un cliché numéroté et signé par le photographe est également disponible ici.

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CLÉMENTINE SCHNEIDERMANN & CHARLOTTE JAMES – IT’S CALLED FFASIWN

La Martin Parr Foundation (Bristol) accueille du 27 mars au 25 mai 2019 l’exposition It’s Called Ffasiwn de Clémentine Schneidermann et Charlotte James. Le duo s’est rencontré en 2015 et elles organisent rapidement des ateliers thématiques sur la mode dans des centres pour jeunes dans le sud du Pays de Galles. Capturées sur fond de vallées post-industrielles, ces photographies représentent des enfants de la région costumés, souvent dans des situations surréalistes et incongrues avec leur environnement. Les images de l’exposition sont un hybride de documentaire social, de mode, de portrait, de performance et de photographie de paysage. Sur fond de maisons crépies, les montagnes spectaculaires, les clubs d’ouvriers et les centres communautaires, les vêtements colorés des enfants se juxtaposent aux tons plus sombres de leur environnement. Les participants à l’atelier, âgés de 8 à 14 ans, acquièrent des compétences dans le secteur de la mode, telles que la personnalisation de vêtements, la couture, le style et la compréhension du processus de création. Les ateliers sont une introduction aux industries créatives et permettent aux jeunes d’explorer l’expression de soi et la génération d’idées, qui développent à leur tour leur confiance en eux et leur estime de soi. Martin Parr explique le choix de cette exposition: « Ce projet très passionnant fait partie de l’engagement de la Fondation à montrer les nouveaux talents, en repoussant souvent les limites de la photographie. Ce spectacle est un projet de mode collaboratif mêlant images documentaires et paysages de l’une des régions les plus défavorisées du Royaume-Uni. » À l’occasion de cette exposition, un zine de 36 pages, intitulé Ffasiwn Magazine, a été publié. Il est maintenant disponible sur la boutique en ligne de la Martin Parr Foundation.

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ALEC SOTH – I KNOW HOW FURIOUSLY YOUR HEART IS BEATING

Les photographies d’Alec Soth puisent leurs racines dans la tradition de Walker Evans, Robert Frank et Stephen Shore. Sa représentation du quotidien fait apparaître la complexité d’une société américaine construite sur des idéaux d’indépendance, de liberté, de spiritualité, et d’individualisme. Tirant son nom d’un vers du poème The Gray Room de Wallace Stevens, le dernier ouvrage du photographe américain – publié par les éditions britanniques Mack – est une exploration lyrique des limites de la représentation photographique. Bien que ces clichés grands formats en couleurs soient réalisés dans le monde entier, elles ne concernent pas un lieu ou une population en particulier. Par un processus d’engagement intime et souvent prolongé, les portraits et images que Soth réalise de l’environnement de ses sujets impliquent une étude sur la façon dont une représentation photographique peut dépeindre plus que la surface extérieure d’un individu, et peut-être même sonder les profondeurs de l’inconscient à la fois chez le photographe et le sujet. Alec Soth explique: « Après la publication de mon dernier livre sur la vie sociale en Amérique, Songbook, et une rétrospective de mes quatre grands projets américains, Gathered Leaves, je suis passé par une longue période de réflexion sur mon processus créatif. Pendant plus d’un an, j’ai cessé de voyager et de photographier les gens. Je ne prenais presque plus de photos. Quand je suis revenu à la photographie, j’ai voulu dépouiller le médium pour le ramener à ses éléments fondamentaux. Plutôt que d’essayer de faire une sorte de récit épique sur l’Amérique, je voulais simplement passer du temps à regarder les autres et, je l’espère, entrevoir brièvement leur vie intérieure. Afin d’essayer d’accéder à ces vies, j’ai fait toutes les photos dans les espaces intérieurs. Bien que ces pièces existent souvent dans des endroits éloignés, c’est seulement pour souligner que ces photos ne concernent aucun endroit en particulier. Qu’une photo soit prise à Odessa ou à Minneapolis, mon but était le même : simplement passer du temps en présence d’un autre cœur qui bat. » Ce magnifique livre de 84 pages, qui se referme avec un entretien entre l’artiste et la romancière anglaise Hanya Yanagihara, est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions Mack, ainsi que sur Amazon.com.

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VISVIM – S/S 2019 – SKAGWAY LO PATTERN

Pour sa nouvelle collection Spring/Summer 2019 (voir le lookbook ici), Visvim propose une nouvelle version de sa célèbre Skagway Lo. Cette dernière est conçue en toile, avec un intérieur en cuir et un motif original sur le côté de la semelle. Le paire est maintenant disponible en quatre coloris (black, beige, green, yellow) au Japon.

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