Category Archives: Art

JEFFREY STOCKBRIDGE – KENSINGTON BLUES

Kensington Blues est le nouveau livre du photographe américain Jeffrey Stockbridge, documentant les errances et les tourments de personnes touchées par la toxicomanie et la prostitution, le long de l’avenue Kensington dans le nord de Philadelphie, en Pennsylvanie. Depuis sa création en 2011, son blog, Kensington Blues, a suivi une formule simple: libérer le pouvoir de narration des personnes qui fréquentent ce sinistre quartier, à travers leurs portraits intimes, leurs écrits profonds et leurs propres mots. Pour ce très bel ouvrage, quatre-vingt-onze photographies en couleurs grand format, créées sur une période de 5 ans, ont été sélectionnées. Elles sont associées à des transcriptions audio et à des pages manuscrites, et racontent les histoires personnelles de ceux qui se battent pour survivre au quartier et à eux-mêmes. Stockbridge explique: « Entendre les gens parler de leur passé, dans leurs propres mots, est quelque chose de particulièrement émouvant. C’est très puissant. Je veux que le grand public oublie ce qu’il pensait connaître de la prostitution, de la toxicomanie, des sans-abris et de la pauvreté, et qu’il écoute une personne réelle expliquer ce qu’elle a traversé. » Malgré le malaise que suscite le livre, le projet de Jeffrey Stockbridge constitue un témoignage précieux sur la face sombre des grandes villes américaines et sur les laissés pour compte du Rêve Américain, tout comme l’a pu être Raised By Wolves du photographe américain Jim Goldberg, il y a plus de vingt ans. Publié à 2000 exemplaires seulement, le livre, dont 10% des ventes sont reversées à l’association de Kensington Prevention Point Philadelphia, est maintenant disponible en exclusivité sur la boutique en ligne du photographe.

Continue reading

EUGENE RICHARDS – THE RUN-ON OF TIME

À l’occasion de la première grande rétrospective consacrée à l’œuvre du photographe américain Eugene Richards au Musée George Eastman de Rochester, dans l’Etat de New York (du 10 juin au 22 octobre 2017), les éditions du musée Nelson Atkins publient un superbe catalogue intitulé The Run-On of Time, la première publication à situer le travail de Richards dans la longue tradition photographique fusionnant vision artistique personnelle et pratique documentaire. Le photographe américain est respecté et reconnu dans le monde entier pour son œuvre intègre et puissante, riche de son dévouement aux questions sociales et économiques. Durant ces dernières décennies, il a exploré des sujets complexes, comme le racisme, la pauvreté, l’urgence médicale, l’addiction aux drogues, le cancer, la famille américaine, le vieillissement, les effets de la guerre et du terrorisme, ou la dépopulation des campagnes américaines. The Run-On of Time (« L’ininterruption du temps ») parcourt la carrière de photojournaliste et photographe documentaire de Richards, depuis 1968 jusqu’à aujourd’hui. Jusqu’à maintenant, son œuvre a d’abord été célèbre dans les actualités internationales et les organes de presse pour lesquels il a pris des photos sur commande, ou dans les livres, dans lesquels il plonge au plus profond de ses sujets, par ses photos et des textes à la première personne. À travers plus de 150 photos, cet ouvrage permet une compréhension plus complète de la carrière de Richards, montrant en quoi sa vision artistique personnelle s’avère l’héritière de W. Eugene Smith et Robert Frank dans sa façon d’aborder les questions sociales importantes de notre époque. Le livre présente des photographies extraites des séries majeures de Richards, dont Dorchester Days (1978), étude de la vie d’un quartier au sud de Boston ; Exploding Into Life (1986), chronique de la lutte de sa première femme contre le cancer du sein ; Below The Line: Living Poor in America  (1987), étude documentaire de la pauvreté urbaine et rurale ; The Knife & Gun Club: Scenes from an Emergency Room (1989) ; Cocaine True, Cocaine Blue (1994), exploration en profondeur des conséquences sociales de la consommation de drogue ; American We (1994), poignant portrait collectif de la vie de famille américaine ; Stepping Through the Ashes (2002), images de New York les jours qui ont suivi le 11 septembre 2001 ; et The Fat Baby (2005), anthologie de quinze essais photographiques. Ses projets récents sont aussi représentés, avec des photos de The Blue Room (2008), méditation poétique sur les fermes familiales abandonnées des Hautes Plaines ; A Procession of Them (2008), sur ses visites dans les établissements psychiatriques autour du monde ; War Is Personal (2010), portraits empathiques mais impitoyables de personnes ayant fait l’expérience directe de la guerre en Irak ; et Red Ball of a Sun Slipping Down (2014), reconsidération de sa première série aboutie sur le Delta de l’Arkansas. Les photos d’Eugene Richards traitent des aspects les plus profonds de l’expérience humaine : naissance, mort, et effets écrasants de la pauvreté systémique. Son style est déterminé mais poétique, et ses photos profondément ancrées dans le tissu de l’expérience vécue. A travers ses photos, ses écrits et ses œuvres filmées, Richards confronte des sujets provocateurs à une honnêteté dépassionnée, qui peut être également controversée, lyrique, belle et mélancolique. Au final, les photos de Richards mettent en lumière des aspects de la société américaine qui seraient sinon restés cachés à la vue de tous. Le livre est maintenant disponible sur la boutique en ligne du Musée George Eastman, ainsi que sur Amazon.com.

Continue reading

MICHAEL WOLF – WORKS

À l’occasion de sa grande rétrospective aux Rencontres d’Arles, La Vie dans les Villes (voir ici), les éditions Peperoni Books publient cet été une sublime monographie du photographe allemand Michael Wolf: Works. Le livre présente une vue d’ensemble du travail de création de Wolf, à travers une sélection de clichés issus de ses séries les plus célèbres, réalisées durant plus de quatre décennies: Informal Solutions, Architecture of Density, 100 x 100, Hong Kong Corner Houses, Bottrop-Ebel, Magazine Stories, The Real Toy Story, Real Fake Art, Tokyo Compression, Google Street View, The Transparent City, Paris Rooftops et enfin Bastard Chairs. Toute l’œuvre de Wolf est hantée par la vie dans les villes telle qu’il a pu l’observer dans des grandes métropoles comme Tokyo, Hong Kong ou Chicago. L’artiste fait varier les points de vue afin de mettre au jour la complexité de la vie urbaine moderne. Avec plus de 400 images, ainsi que des essais de quatre auteurs sur 296 pages, Works illustre la façon dont les différentes séries, photographiées à Bottrop-Ebel et à Hong Kong, Chicago et Paris, Tokyo et Dafen, sur Google Street View et en Chine, sont devenues au cours des décennies l’œuvre à la fois multiforme et cohérente d’un grand artiste. L’ouvrage est maintenant disponible dans les meilleures librairies spécialisées.

Continue reading

ELLIOTT ERWITT – CUBA – MADRID

À l’occasion du festival PHotoEspaña 2017, l’espace Real Jardín Botánico de Madrid accueillait cet été une grande exposition personnelle du photographe franco-américain Elliott Erwitt: Cuba. Cette dernière met en perspective ses clichés réalisés lors de son premier séjour sur l’île en 1964, avec ceux réalisés 50 ans plus tard, en 2015. On y découvre notamment de célèbres portraits intimes du Che Guevera et de Fidel Castro, commandés par le magazine Newsweek, ainsi que de nombreuses scènes de vies quotidiennes.

Continue reading

MEG HEWITT – TOKYO IS YOURS

Ancienne assistante du photographe de l’agence Magnum Jacob Aue Sobol, la jeune australienne Meg Hewitt nous livre un travail sur Tokyo qui s’inspire des univers du Manga, du Surréalisme et du Film Noir. Publié en juin 2017 par la prestigieuse maison d’édition danoise Narayana Press, Tokyo is Yours est l’aboutissement de deux années de projets réalisés dans la capitale japonaise à la suite du séisme qui a secoué le Japon en 2011. La photographe est d’abord fascinée par la relative incapacité d’évacuer Tokyo en cas de catastrophe majeure. Elle décide alors d’explorer le quotidien des habitants de la mégalopole dans ce qu’il a de plus ordinaire et de plus étrange à la fois. Armée de son appareil photo argentique et de pellicules noir et blanc, elle dresse un portrait à la fois mystérieux, intense et drôle de Tokyo et de sa population. Meg Hewitt explique: «Je crois qu’il existe deux Japon différents: celui de la nuit et celui du jour. Je me suis toujours sentie attirée par la nuit, lorsque le pays finit enfin son travail et que les gens se transforment en acteurs de la vie nocturne. Pour ce projet, j’ai souvent photographié la nuit et j’ai développé mes films dans ma salle de bain, à l’hôtel.» La série Tokyo is Yours a connu un grand succès lors de sa présentation, cet été, au festival Voies Off des Rencontres d’Arles. Publié à 800 exemplaires seulement, ce superbe ouvrage de 104 pages, aussi original qu’envoûtant, est maintenant disponible sur la boutique en ligne de la photographe.

Continue reading

SANNE DE WILDE – THE ISLAND OF THE COLORBLIND

A la fin du dix-huitième siècle, un typhon catastrophique ravagea Pingelap, une petite île de l’océan pacifique. L’un des survivants, le roi, était porteur du gène rare de l’achromatopsie qui engendre un daltonisme total. Le roi eut de nombreux enfants et, le temps passant, la condition héréditaire affecta cette communauté isolée et une majorité des insulaires commencèrent à voir le monde en noir et blanc. L’achromatopsie est caractérisée par une sensibilité extrême à la lumière, une mauvaise vue, et une incapacité complète à distinguer les couleurs. En Micronésie, les achromates adaptent leur vue réduite en usant de stratégies comme le clignement, le plissement d’yeux, en protégeant leurs yeux, ou en se position selon les sources de lumière. Publié par les éditions Hannibal, The Island of the Colorblind (l’île des achromates), de Sanne De Wilde, comprend des images qui brouillent les repères visuels du visiteur et donne un aperçu du monde dans lequel vivent les sujets de la série. Et si les insu­laires dal­to­niens voient le monde en noir et blanc, l’artiste belge tente de per­ce­voir le monde à tra­vers leurs yeux selon trois type d’images : infra­rouges, en noir et blanc et aussi sur de mêmes cli­chés sur les­quelles des peintres achro­ma­tes sont venus poser des couleurs. Sanne De Wilde explique: «C’est une tentative photographique de regarder avec leurs yeux. J’ai beaucoup parlé avec les habitants pour comprendre leur ressenti. Leurs noir et blanc n’ont rien à voir avec les nôtres ou ceux qu’on utilise en photographie.» Ce très bel ouvrage de 160 pages, avec sa couverture photosensible aux UV particulièrement originale, est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions Hannibal, ainsi que sur Amazon.com.

Continue reading

PETER FRASER – MATHEMATICS

Peter Fraser est un photographe contemporain qui a été à l’avant-garde de la photographie en couleurs dès les années 1980. Une grande partie de ses travaux consiste en une vision presque obsessionnelle des objets et matériels de la vie quotidienne. Après la réédition de Two Blue Buckets sortie au printemps dernier (voir ici), le photographe gallois signe un second ouvrage intitulé Mathematics, publié par les éditions italiennes Skinnerboox. Pour ce nouveau grand projet, Peter Fraser s’est inspiré du concept qui a fasciné Aristote et Pythagore au quatrième siècle avant notre ère: au plus profond niveau, la réalité est de nature mathématique. Dix-neuf siècles plus tard, Galilée expliquait que «la nature est un grand livre qui est écrit en langage mathématique». Fraser reprend cette idée selon laquelle les mathématiques peuvent expliquer le monde, ou du moins le décrire de manière à mieux le comprendre. Mathematics se compose de clichés réalisés lors de voyages entre l’Irlande du Nord et Istambul, et entre la Norvège et la Sicile, entre 2011 et 2016. Les objets et paysages ordinaires s’y résolvent en unités de couleur, de lumière et de forme, et forment des motifs répétitifs et cohérents. Pour ses portraits, le photographe a demandé à ses sujets d’imaginer que quelque chose qu’ils avaient toujours cru être vrai était désormais prouvé faux. Les personnes qui se sont prêtées à cette expérience semblent tristes, mais aussi intensifiés. Le livre de 76 pages, édité à 750 exemplaires, avec des essais de Mark Durden et David Campany, est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions Skinnerboox.

Continue reading

KAWS – WHERE THE END STARTS

À l’occasion de l’exposition Where the End Starts de Kaws au Modern Art Museum de Fort Worth (Texas) en octobre 2016, un magnifique catalogue de 240 pages a récemment été publié par le musée. Cette grande rétrospective de la prolifique carrière de l’artiste new-yorkais passe en revue plus de vingt ans de création: de ses premiers détournements d’affiches publicitaires à ses toiles abstraites aux couleurs vives, et ses sculptures monumentales en bois et en fibre de verre. On y retrouve ses célèbres personnages tels que le Companion, le Chum, l’Accomplice, les Kimpsons, les SkurfsSponge BobSnoopy, etc. Contenant un plus d’une centaine d’œuvres de l’artiste, le livre offre une rétrospective depuis ses premiers projets de street art et de publicités détournées, jusqu’à ses sculptures monumentales, ses projets de mode et ses peintures, anciennes et plus récentes. On y retrouve également des essais d’Andrea Karnes, Michael Auping et Dieter Buchhart, ainsi qu’un long entretien mené par Pharrell Williams en janvier 2016. Ce dernier dévoile notamment des aspects cruciaux du développement formel et conceptuel de Kaws au cours des 20 dernières années, sa carrière passant du graffiti aux beaux-arts et aux collaborations avec des designers et des marques comme Supreme, Comme des Garçons, Nigo (A Bathing Ape) et Nike. Le livre est maintenant disponible sur la boutique en ligne du Modern Art Museum ainsi que sur Amazon.com.

Continue reading

PETER FRASER – MATHEMATICS – MADRID

null

À l’occasion du festival PHotoEspaña 2017, l’espace Real Jardín Botánico de Madrid accueillait cet été une grande exposition personnelle du photographe gallois Peter Fraser, intitulée Mathematics. Cette dernière se compose de photographies réalisées lors de voyages entre l’Irlande du Nord et Istambul, et entre la Norvège et la Sicile, entre 2011 et 2016. Elles puisent leur énergie de l’idée que, au plus profond, la «réalité est de nature mathématique».

Continue reading

PIOTR UKLANSKI – REAL NAZIS

Piotr Uklanski est né en 1968 à Varsovie, en Pologne. Dans sa ville natale, il fait des études de peinture à l’Académie des beaux-arts, puis s’installe à New York, où il étudie la photographie à la Cooper Union. Dès le milieu des années 90, il est perçu comme un artiste complet, qui se mesure avec de nombreux médias: de l’installation à la photographie, à la vidéo, en passant par la sculpture. Le dénominateur commun de toute sa production est son approche ironique, qui vise à provoquer, mais aussi à impliquer le spectateur, en intégrant dans son travail des éléments de la culture populaire et de l’imaginaire collectif contemporain. L’artiste réfléchit notamment à la culture médiatique et à la manière dont elle influence notre attitude vis-à-vis de certains événements, ou épisodes historiques. Comme le filtre des médias manipule la réalité, il nous rend plus indulgents et trouble momentanément notre perception de certaines pages douloureuses de l’histoire. Publié à l’occasion de l’exposition éponyme à Documenta 14, Neue Galerie, Cassel, du 7 juin au 17 septembre 2017, Real Nazis de Piotr Uklanski met en miroir de véritables photographies de propagande du troisième Reich avec des reproductions issues de films hollywoodiens mettant en scène des nazis, l’objet du premier livre de l’artiste polonais sorti en 1999. Ces 250 images forment une mosaïque troublante et confrontent vrais bourreaux en noir et blanc et leurs versions hollywoodienne via les acteurs de cinéma en technicolor. L’emprise de l’image dans notre société aujourd’hui semble à travers cette série montrer la confusion entre ces représentations filmiques et les « vrais » portraits historiques. Publié par les éditions suisses Patrick Frey, ce nouvel ouvrage de 272 pages offre ainsi une réflexion sur le réel et le factice, doublée d’un commentaire actuel sur le rapprochement croissant du populisme et du fascisme. Real Nazis est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions Patrick Frey ainsi que sur Amazon.com.

Continue reading

PETER SAUL – SCHIRN KUNSTHALLE CATALOG

À l’occasion de la première grande rétrospective européenne de l’œuvre de Peter Saul au Schirn Kunsthalle de Francfort (voir les photos ici), un très beau catalogue a été édité par le musée. L’artiste californien de 82 ans mélange avec humour Pop Art, Surréalisme, Expressionnisme Abstrait, culture funk de San Francisco et univers du cartoon. Ses toiles aux couleurs criardes, au dessin trash, portent un regard caustique sur la société de consommation et ses valeurs, sur les idoles planétaires (Superman), sur l’impérialisme américain (la guerre du Vietnam, la geôle d’Abu Ghraib), les inégalités sociales et la violence urbaine. Influencé par la bande dessinée et les graffitis, Saul développe une thématique violente, pornographique, scatologique et drôle dans un style qu’on dit (à tort) bâclé. Son œuvre est une fête de l’esprit et des sens que Dali lui-même appréciait. Cette figure majeure de l’underground américain, maître de la peinture de la satire et du sacrilège, met en lumière la face sombre du rêve américain. Le livre de 168 pages présente près de 96 toiles de l’artiste et contient une préface de Philipp Demandt (Schirn Kunsthalle Frank­furt) et de Dirk Luckow (Deich­torhallen Hamburg), des essais de Martina Wein­hart et Richard Shiff, ainsi qu’un long entretien avec Peter Saul où ce dernier revient sur ses influences, son processus créatif et l’évolution permanente de son œuvre. L’ouvrage est maintenant disponible sur la boutique en ligne du Schirn Kunsthalle, ainsi que sur Amazon.com.

Continue reading

WOLFGANG TILLMANS

Depuis le début des années 1990, le photographe allemand (né en 1968) s’est imposé comme l’un des artistes les plus passionnants et les plus novateurs de sa génération. Il est notamment le premier photographe a avoir remporté le prix Turner, pour son œuvre qui se caractérise par une étude constante des limites du support photographique et un intérêt pour le processus même de la photographie. Depuis le début des années 1990, son travail symbolise un nouveau type de subjectivité dans la photographie, en associant l’intimité et l’espièglerie à la critique sociale et à l’interrogation persistante des valeurs et des hiérarchies existantes. Ce nouveau catalogue, publié par les éditions Hatje Cantz, accompagne la grande rétrospective du photographe à la Fondation Beyeler, en Suisse, du 28 mai au 1er octobre 2017. C’est la première monographie de l’artiste à adopter une approche différente de son œuvre, en organisant et regroupant ses travaux de manière résolument novatrice. Le livre ne se caractérise pas par un thème ou contexte narratif particuliers. Outre les genres traditionnels tels que les portraits, les natures mortes ou les paysages, le livre présente des œuvres abstraites qui jouent avec la frontière du visible. Il montre que ce n’est pas la photographie au sens classique qui occupe le premier plan de l’œuvre de Tillmans, mais la création d’images. Cette publication élaborée contient 383 illustrations, dont certaines en grand format, sur plus de 300 pages, et comporte également de nombreuses citations du photographe lui-même, ainsi que d’artistes et de ses amis. Wolfgang Tillmans est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions allemandes Hatje Cantz, ainsi que sur Amazon.com.

Continue reading