Category Archives: Art

TOMOO GOKITA – WORKS COPYRIGHT

Publié par la galerie de Los Angeles Blum & Poe à l’occasion de l’exposition personnelle de Tomoo Gokita (du 15 mai au 26 juin 2021), Works Copyright rassemble des dizaines d’oeuvres de de l’artiste japonais parmi un vaste éventail d’autres images, allant de polaroïds et de photoshoots pris au hasard à ses créations pour des zines, des T-shirts, des couvertures de livres et d’albums remontant à son ancienne carrière de graphiste. Qu’elles soient peintes en nuances de gris ou en couleurs, les toiles de Gokita se caractérisent depuis longtemps par leurs sujets à forte charge psychologique : portraits inquiétants, natures mortes troublantes et abstractions oniriques. Les archétypes culturels que l’on retrouve dans ses œuvres de de ces dix dernières années – des lutteurs et des starlettes aux danseurs et aux bureaucrates – ont été initialement inspirés de photographies que l’artiste a trouvées dans des magazines et des journaux anciens. Une fois plongé dans le processus d’application de la peinture sur la toile, il déformait spontanément ces images. Dans ses peintures récentes, cependant, Gokita ne se réfère plus à des documents imprimés : les figures et les formes émergent directement de son imagination. Plus éthérées et amorphes qu’auparavant, les figures surnaturelles de Gokita sont à la fois angéliques et démoniaques, rappelant les androïdes, les extraterrestres et autres chimères indéfinissables. Elles rappellent les créatures inquiétantes des films de science-fiction de série B tout en évoquant le langage populaire de Pablo Picasso, Salvador Dali, Giorgio De Chirico, Francis Bacon et Philip Guston. Cette publication comprend un essai de Jamieson Webster, le premier à examiner les images de Gokita à travers le prisme de la psychanalyse freudienne. Webster écrit : “son travail, qui met l’accent (parfois) sur une figuration réaliste, est rendu inquiétant en lui conférant une aura de relations humaines agressives et le simple fait d’une culture de surveillance constante. En effet, ce qui est inquiétant, c’est de mettre dans son œuvre le climat affectif du sur-moi, de montrer que nous vivons à une époque qui nous a poussés à la limite de la vie et de la mort. Notre véritable esthétique est l’inquiétude.” Le livre de 272 pages, publié dans une édition limitée à 1000 exemplaires, est maintenant disponible sur la boutique en ligne de la galerie Blum & Poe.

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WILLIAM KLEIN – PAINTED CONTACTS

Les éditions britanniques Prestel publient une nouvelle édition de l’oeuvre phare du photographe William Klein: Painted Contacts. Travaillant à la croisée de la peinture et de la photographie, Klein a conçu cette série originale alors qu’il était en train d’examiner les planches contact d’autres photographes pour un film qu’il était en train de réaliser. Faisant référence à l’époque de la photographie argentique, où les photographes sélectionnaient leurs images en entourant les négatifs individuels sur une planche contact avec des crayons gras de couleur vive, les œuvres de Klein constituent un nouveau type d’objet d’art qui marie organiquement la peinture et la photographie. Les créations qui en résultent sont d’énormes œuvres murales dans lesquelles des couleurs vives et cinétiques encadrent et recadrent des images en noir et blanc agrandies provenant de toute sa carrière. La photographie de mode et de rue emblématique de Klein, toujours vive et audacieuse, acquiert une nouvelle dimension et une nouvelle pertinence dans cette seconde vie. Dans son avant-propos à cette édition, l’artiste américain aujourd’hui âgé de 93 ans décrit ces œuvres comme “tout en coups de pinceau et en allégresse. La frénésie de la peinture rappelle la joie de la prise de la photo.” Le livre de 140 pages est maintenant disponible dans les meilleures librairies, ainsi que sur Amazon.com.

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PETRA BARTH – ANDERSWO / ELSEWHERE

Les éditions Schilt Publishing viennent de publier le nouvel ouvrage de Petra Barth, ANDERSWO / Elsewhere. La photographe allemande axe son art sur la mémoire, en relation avec les questions humaines, sociales et environnementales. En choisissant des communautés rurales dans des pays ayant une histoire d’après-guerre ou de conflit, Barth s’est remémorée de manière innée l’endroit où elle a grandi. Le projet a débuté en 2004 par un voyage au Nicaragua, suivi de visites prolongées en Amérique du Sud, et s’est poursuivi dans le reste du monde. Ce qui a commencé comme un processus intuitif d’exploration de pays étrangers et d’écoute des histoires des gens qui y vivent, s’est transformé en une expérience personnelle et profondément émotionnelle – le voyage d’une photographe pour en apprendre davantage sur elle-même. Les histoires qu’elle a recueillies ressemblaient à celles que lui racontaient ses grands-parents. Ces similitudes n’étaient pas liées à des lieux spécifiques; au contraire, comme la photographe a fini par le conclure, les lieux n’avaient aucune importance. Ainsi, lorsque le moment est venu de concevoir ce projet, il a été décidé de diviser le récit en trois sections “métaphoriques” – Mémoire, Histoires et Rêves – représentant chacune une étape de sa vie. Barth explique : “Ce sont toujours les petites choses qui ont compté dans ma vie, les moments qui sont souvent négligés ou oubliés parce que quelque chose de plus grand et peut-être de plus important s’est produit et a retenu mon attention. Les photographies réunies dans ANDERSWO / Elsewhere révèlent ces petites observations précieuses qui ont enrichi ma vie et célèbrent les personnes qui ont partagé leurs expériences avec moi au cours de mes voyages, comme je le fais maintenant avec vous.” Ce livre est un trait d’union entre le travail documentaire de la photographe et ses émotions, et permet au lecteur de jeter un regard plus profond sur l’expérience de Petra Barth et d’apprendre comment cette expérience l’a façonnée pour devenir la photographe qu’elle est aujourd’hui. L’ouvrage de 160 pages est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions allemandes Schilt Publishing.

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YAYOI KUSAMA – A RETROSPECTIVE

À l’occasion de la première grande rétrospective européenne de Yayoi Kusama, les éditions britanniques Prestel publient Yayoi Kusama – A Retrospective, qui offre un aperçu complet de l’œuvre influente de l’artiste japonaise, s’étendant sur plus de quatre-vingts ans. Son œuvre transcende deux des mouvements artistiques les plus importants de la seconde moitié du XXe siècle : le pop art et le minimalisme. Sa carrière extraordinaire et très influente s’étend de la peinture à la performance, en passant par les présentations en salle, les installations sculpturales extérieures, les œuvres littéraires, les films, la mode, le design et les interventions dans les structures architecturales existantes, qui font à la fois référence aux univers microscopiques et macroscopiques. Cette publication examine la vie et l’œuvre de Kusama à travers les points de vue totalement originaux d’éminents experts. L’ouvrage retrace l’évolution de la production créative de Kusama, de ses premières peintures et sculptures à ses environnements immersifs, tout en explorant son activité artistique moins connue en Europe et en Allemagne en particulier. Le livre met également en lumière l’engagement de Kusama dans les questions politiques et sociales en Europe, aux États-Unis et au Japon. Une sélection variée d’images et de documents d’archives côtoie des textes d’auteurs issus de différents horizons conceptuels. Les essais traitent notamment des réalisations de Kusama dans les domaines de la mode, du cinéma, du marketing artistique et de l’édition. Ils analysent son engagement dans différentes sphères artistiques et proposent des observations spécifiques sur ses performances, ses installations et ses séries de peintures. Aussi panoramique et fascinante que son sujet, cette impressionnante monographie qui accompagne l’exposition au Gropius Bau de Berlin (du 23 avril au 15 août 2021), guide les amateurs d’art qui s’intéressent à Kusama vers une compréhension plus approfondie de sa trajectoire créative et de l’ampleur de son extraordinaire carrière. Le livre de 352 pages est maintenant disponible dans les meilleures librairies, ainsi que sur Amazon.com.

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MAYUKO UKAWA – WONDERLAUND

La jeune photographe de rue d’Osaka Mayuko Ukawa vient de publier, en auto-édition, son nouvel ouvrage intitulé Wonderlaund, qui présente les clichés pris au cours des cinq dernières années et qui ont été dévoilés dans deux expositions personnelles consacrées à New York. Après avoir essentiellement travaillé sur des portraits pour des publicités et des magazines, elle se rend en 2015 à New York pour un projet en collaboration avec la marque NEW YORKER. C’est en prenant des clichés entre deux shootings qu’elle est fascinée par le charme de la ville. Ukawa explique : “De nombreuses œuvres ont pour thème le charme de cette ville. Les gens y viennent de diverses régions à l’intérieur comme à l’extérieur des États-Unis et ont le sentiment d’être aimés de tous. Je n’ai jamais vécu à New York et je ne pense pas que j’y vivrai un jour, mais c’est un endroit important pour être consciente de tous les aspects de ma vie. Dans ce projet Wonderlaund, j’ai essayé de capter la beauté d’une telle ville en m’y promenant. (…) Je pense que je préférerais me voir mûrir à travers mes prises de vue plutôt que de voir les mutations de la ville.” Après le succès de son précédent projet Laundromat, la photographe réalise à nouveau un superbe hommage à New York. La photographe japonaise conclut ainsi : “Je cherche à exprimer la vie quotidienne ordinaire comme quelque chose d’un peu spécial en faisant rayonner les habitants de la ville avec énormément de respect. Ce livre de photos est comme une lettre d’amour de ma part à la ville de New York.” Publié dans une édition limitée à 300 exemplaires signés par la photographe, le livre de 144 pages est maintenant disponible sur la boutique en ligne de Mayuko Ukawa.

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SUSAN KANDEL – AT HOME

Les éditions britanniques Stanley / Barker publient le nouvel ouvrage de la photographe américaine Susan Kandel, intitulé At Home. Durant une dizaine d’années, elle a photographié plusieurs familles vivant dans le Massachusetts, aux Etats-Unis, et découvert une multitude d’univers. Au fil de son projet, elle sera frappée par l’immense variété de leurs histoires, qu’elles proviennent de familles nombreuses ou monoparentales. « J’ai découvert que chaque foyer était un univers à part entière », écrit-elle dans l’introduction du livre. « Chaque foyer racontait une histoire, ou des suggestions d’histoires. » Parmi les photos du livre, on en trouve d’ailleurs de sa propre famille, notamment un cliché de sa nièce, en habits de communiante, qui regarde la télévision. Le projet démarre en octobre 1979. Susan Kandel photographie alors des familles venues apercevoir le Pape Jean-Paul II à l’occasion de la messe qu’il célèbre au parc Boston Common. Elle y rencontre deux femmes avec cinq enfants. Celles-ci l’invitent spontanément à leur rendre visite chez elles, pour photographier d’autres enfants, plus jeunes, qu’elles n’ont pas amenés avec elles. Susan Kandel accepte avec plaisir, puis part en quête d’autres familles dans le quartier. Elle les approche dans les magasins ou les bowlings, et leur propose de leur donner les photos réalisées si elles acceptent de lui ouvrir leurs portes. Le livre de 112 pages, qui dépeint la vie de famille dans toute sa splendeur désordonnée, est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions Stanley / Barker.

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JAMIE HAWKESWORTH – THE BRITISH ISLES

À tout juste 34 ans, le photographe britannique Jamie Hawkesworth est l’un de ces précoces génies de l’image qui capture le monde de sa sensibilité brute, offrant une vision poétique et délicate du quotidien, de la nature et de la mode. En 2017 Le New York Times le présente comme “l’un des photographes de mode les plus talentueux de sa génération.” Après le succès de son premier projet de photographie réalisé en gare routière de Preston en tant que membre du collectif Preston is My Paris, les éditions britanniques Mack publient aujourd’hui sa nouvelle monographie intitulée The British Isles. L’ouvrage est le fruit de treize années de vie au Royaume-Uni, vues à travers l’objectif de Hawkesworth. Dans cette suite tentaculaire de portraits et de paysages, le photographe passe en revue les personnages et les lieux qui constituent le tissu quotidien de son pays d’origine : écoliers et ouvriers, marchés et lotissements, prêtres et travailleurs, villes et chantiers de construction. Ces images retracent une version alternative de cette période mouvementée de l’histoire britannique, une période ponctuée d’austérité, de référendums, de célébrations et de conflits. Et pourtant, au même titre qu’un document historique, ce livre est un exercice de curiosité, présentant un portrait radicalement novateur du Royaume-Uni dans lequel les individus, les bâtiments et les scènes naturelles sont imprégnés de l’œil généreux et digne de Hawkesworth. Le livre de 304 pages est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions Mack. Une édition spéciale signée et limitée à 200 exemplaires, contenant un tirage signé, numéroté et imprimé à la main est également disponible ici.

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PAUL MCDONOUGH – HEADED WEST

Les éditions britanniques Stanley / Barker publient Headed West, le nouvel ouvrage du photographe américain Paul McDonough. Après avoir quitté Portsmouth, dans le New Hampshire, la ville où il est né et a grandi, McDonough s’est d’abord rendu à Cambridge, dans le Massachussets, puis à New York, où sa carrière de photographe a véritablement commencé. Et s’il ne s’est jamais lassé de la scène de rue kaléidoscopique de New York, il a ressenti l’attrait de l’ouest américain, et du territoire tentaculaire et onirique qui se trouvait entre les deux côtes. Des années 1960 aux années 1990, McDonough a effectué de nombreux reportages photographiques, cherchant à immortaliser les gens, les animaux, l’architecture, les paysages terrestres et urbains – en bref, la vie américaine, avant l’arrivée d’Internet et du téléphone portable, qui bouillonnait tout autour de lui. Comme l’a si bien décrit Hilton Als du New Yorker : “Le projet de McDonough, me semble-t-il, est une sorte de témoignage de sa vie de promeneur… ses images sont une carte de son expérience, de sa conscience. C’est un chercheur qui regarde à travers la lentille de son appareil photo pour distinguer la vérité de la réalité.” Il y a quelques années, Paul McDonough a été diagnostiqué malade d’Alzheimer. Le photographe a néanmoins pu profiter de certains de ses derniers moments de clarté pour éditer ce nouveau livre aux côtés de sa femme Yona et de l’artiste Andrew Borowiec. Le livre de 120 pages est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions Stanley / Barker.

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MASAHISA FUKASE – SASUKE

Après la monographie sur l’ensemble de son travail sorti en 2018, Sasuke, publié par les Éditions Xavier Barral, est consacré à la série emblématique de Masahisa Fukase autour de ses deux chats, Sasuke et Momoe, mêlant photographies iconiques et inédites. En 1977, Fukase tourne son objectif vers son nouveau compagnon : Sasuke. Entouré de félins depuis l’enfance, il décide avec l’arrivée de ce nouveau chaton d’en faire un sujet photographique à part entière, fasciné par cette créature pleine de vie nommée d’après un ninja légendaire. À son grand désarroi, Sasuke disparaît après une dizaine de jours et le photographe placarde une centaine d’affichettes de son chat perdu (celles reprises sur la couverture de l’ouvrage) dans son quartier. Une personne lui ramène son chat mais ce n’est pas Sasuke, peu importe il l’accueille avec tout autant d’affection. Un an plus tard, il prend un second chat, surnommée Momoe, qui entrera dans le cadre elle aussi. Fukase ne se lassera pas de photographier leurs jeux, qui deviendront un véritable terrain d’expérimentation visuel sans limites. Il s’agit bien ici, comme souvent dans son œuvre, d’une forme de projection du photographe dans son sujet. Le chat, compagnon fidèle qui ne le quitte pas, prend la place de sa femme, éternel chagrin d’amour, représenté plus tard par les emblématiques corbeaux fuyants. Le photographe expliquait : “J’étais si souvent à plat ventre pour me placer à hauteur de chat que j’en suis devenu un. Quel plaisir de prendre en photographie ces deux créatures adorées en train de batifoler jour après jour. Le charme gracieux des chats me captivait. Je voyais mon reflet dans leurs yeux. Je voulais photographier l’amour que j’y percevais. En quelque sorte, il s’agit d’autoportraits plus que d’images de Sasuke et Momoe.” Ses chats ont fait l’objet de plusieurs livres de son vivant. Tomo Kosuga, directeur des archives Fukase, s’est replongé dans ce corpus d’images afin de concevoir cet ouvrage comme l’aboutissement d’une série de publications dédiées à ses félins. Ce très bel ouvrage de 192 pages est maintenant disponible en version française et anglaise sur la boutique en ligne des Éditions Xavier Barral. Une édition limitée comprenant l’ouvrage et le choix entre deux tirages réalisés en collotypie par l’atelier Benrido (Kyoto) sont également disponibles ici et ici.

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PAUL GRAHAM – BEYOND CARING

Après le succès de la réédition de A1- The Great North Road, (2020), les éditions britanniques Mack ressortent Beyond Caring, le second volet de la célèbre trilogie de Paul Graham. Publiée à l’origine à compte d’auteur en 1985, la série a été réalisée dans les salles d’attente et les couloirs des bureaux de la sécurité sociale et du chômage du Royaume-Uni, afin de documenter les longues attentes, les queues interminables et les mauvaises conditions d’un système surchargé, pour aboutir à une puissante série de photographies traduisant la détresse des gens. N’ayant jamais reçu l’autorisation officielle de réaliser son travail, Graham a pris ses photos discrètement, généralement sans regarder dans l’appareil, entrainant une désorientation spatiale qui souligne la détresse des citoyens vulnérables. Beaucoup ont été choqué par l’oeuvre de Graham à sa sortie. Les plus grands photographes de l’agence Magnum ont été outrés par l’utilisation de la couleur dans un sujet documentaire classique, tandis que d’autres ont célébré la façon dont la série se situait à cheval entre le monde de l’activisme et celui de l’art (elle a été exposée à la fois aux conférences du Trade Union et au Museum of Modern Art de New York). Paul Graham a façonné une nouvelle forme de photographie engagée, mélangeant des éléments de documentaire social, de “nouvelle couleur” et de reportage, pour créer un ensemble d’œuvres saisissantes qui perdurent à ce jour. Plusieurs décennies se sont écoulées depuis leur réalisation en 1984, mais ces images ont gagné en importance non seulement sur le plan photographique, mais aussi en tant que témoignage historique unique de la crise du chômage au Royaume-Uni au milieu des années 1980. L’ouvrage de 84 pages est maintenant disponible en version normale et version signée par le photographe sur la boutique en ligne des éditions Mack.

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MAGNUM SQUARE PRINT SALE 2021 – WAY FOR ESCAPE

La nouvelle Magnum Square Print Sale ‘Way for Escape’, se déroule du lundi 12 juillet au dimanche 18 juillet 2021. Chaque photographe participant offre sa propre interprétation du thème. La vente comprend plus d’une centaine de tirages réalisés par certains des plus grands photographes de notre époque. Les tirages, 15,2×15,2cm, de qualité muséale, signés ou tamponnés par l’estate, sont en vente pour 7 jours seulement, à $100 sur le site magnumphotos.com/shop/.

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JULIE POLY – UKRZALIZNYTSIA

Yulia Polyashchenko (née en 1986 en Ukraine) est une photographe basée à Kiev qui utilise le nom artistique de Julie Poly. Elle est particulièrement connue pour ses éditoriaux dans les magazines ukrainiens Vogue et Harper’s Bazaar, entre autres magazines de mode. Mais pour sa dernière monographie publiée par les éditions britanniques DITTO, Ukrzaliznytsia (du nom de la seule société de transport ferroviaire en Ukraine), elle aborde un tout autre sujet : son expérience personnelle de conductrice de train. Après l’obtention de son diplôme de l’université ferroviaire de Kharkiv, Yulia passa tout l’été à voyager à travers le pays. Elle a notamment emprunté les lignes entre Kharkiv, Ivano-Frankivsk, Lviv, Truskavets et la région de Kiev. En chemin, elle a photographié les personnalités uniques et les stéréotypes des passagers ukrainiens que l’on peut trouver à bord. Les notions d’espace personnel et de vie privée n’existent pratiquement pas à l’intérieur du train. Au contraire, les passagers profitent du confort, même s’il s’agit simplement de s’asseoir en sous-vêtements dans la cabine. Un confort qui se situe parfois à la limite de la banalité et de la sensualité. Les photographies de Poly se situent donc à l’intersection de la mode, de l’érotisme et de l’esthétique est-européenne, soulignant l’atmosphère grotesque de ces voyages en train. Aussi curieux que cela puisse paraître, les personnages photographiés sont basés sur les souvenirs réels de Poly. Dans le livre, elle combine des images purement documentaires et des images particulièrement stylisées pour réfléchir à ses expériences personnelles lors des voyages en train. La frontière entre la réalité et la fiction est ainsi brouillée, rendant le spectateur confus quant à ce qu’il voit et ce qui est authentique ou non. À travers le langage visuel innovant et ludique de Poly, nous sommes témoins de l’histoire et de la culture ukrainiennes uniques en leur genre. Le faux documentaire Ukrzaliznytsia nous permet ainsi de devenir des privilégiés et de vivre le voyage ukrainien par nous-mêmes. L’ouvrage de 224 pages, publié dans une édition limitée à 1000 exemplaires, est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions DITTO.

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