Category Archives: Art

MAGNUM SQUARE PRINT SALE 2020 – WORKS OF IMAGINATION

La nouvelle Magnum Square Print Sale ‘Works of Imaginagion’, en partenariat avec Aperture, se déroule du lundi 19 octobre au dimanche 25 octobre 2020. Chaque photographe participant offre sa propre interprétation du thème. La vente comprend plus d’une centaine de tirages réalisés par certains des plus grands photographes de notre époque. Les tirages, 15,2×15,2cm, de qualité muséale, signés ou tamponnés par l’estate, sont en vente pour 7 jours seulement, à $100 sur le site magnumphotos.com/shop/.

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BERND & HILLA BECHER – BASIC FORMS

Bernd et Hilla Becher sont deux photographes allemands dont le travail témoigne de façon systématique du paysage industriel de leur pays et sert de base pour une école de photographie contemporaine. Leurs photos en noir et blanc rendent compte des vestiges architecturaux qui disparaissent, par exemple des châteaux d’eau, des silos à grain, des réservoirs de carburants, et sont le fondement de leur style. Celui-ci influence une génération de photographes connus désormais sous le nom de l’École de Düsseldorf dont font partie Andreas Gursky, Thomas Struth et Candida Höfer. Leur particularité est de toujours photographier leurs sujets avec la même lumière (ciel couvert), le même cadrage (frontal et centré) et la même technique (chambre 20×25, téléobjectif pour éviter les déformations) de façon a créer des typologies de ces constructions qui mettent en valeur à la fois leurs points communs et leurs différences. Ils présentent ensuite leurs photographies sous forme de panneaux de neuf (ou plus) photographies de petits formats qui renforcent l’aspect de catalogue scientifique de leur travail. Basic Forms, qui est aujourd’hui réédité par les éditions britanniques Prestel, représente le point culminant de leur carrière. Cette monographie est une excellente introduction à l’oeuvre du couple de photographes dont le trésor de formes architecturales précises et fonctionnelles, est un exemple sublime de pratiques artistiques conceptuelles, et une série de sculptures parfaites d’un âge industriel révolu. L’ouvrage de 160 pages, avec une introduction signée Thierry de Duve, est maintenant disponible dans les meilleures librairies, ainsi que sur Amazon.com.

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NIK ROCHE – THE BUDGIE DIED INSTANTLY

Nik Roche est un photographe documentaire installé au Pays de Galles. C’est assez tard qu’il se découvre une passion et un intérêt pour la photographie, après une carrière de paysagiste. Roche documente la vie et la complexité des individus, et s’intéresse particulièrement au changement social et à l’impact des institutions sur le comportement humain. Il et est actuellement en maîtrise de photographie documentaire à la prestigieuse University of South Wales. Avec une approche résolument humaniste, son style de photographie immersif est le résultat d’une démarche très curieuse à l’égard du monde. Il cherche toujours à raconter l’histoire des personnes impliquées dans ses projets de la manière la plus sincère et réaliste possible. “Mon rôle de photographe, explique Roche, consiste à proposer des récits alternatifs et à déjouer les idées préconçues.” Publiée par les éditions britanniques Setanta Books, The Budgie Died Instantly est la première publication de Nik Roche. Le livre combine clichés, notes manuscrites et conversations transcrites pour créer un récit intime, complexe et à plusieurs dimensions. Roche décrit sa série comme un “documentaire totalement immersif de l’expérience humaine… sans jugement moral, dans une tentative de sensibilisation à l’impact et aux effets secondaires de l’internement et de la dépendance”. Le photographe explique: “L’histoire se déroulait sous mes yeux mais, pour la comprendre, j’avais besoin d’en faire partie. J’ai été très impliqué, en m’immergeant avec les personnes que j’ai photographiées. Certaines des histoires et des images n’auraient pas été possibles sans une compréhension et une confiance mutuelles.” L’ouvrage de 128 pages, publié dans une édition limitée à 500 exemplaires signés, est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions Setanta Books.

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EDDIE MARTINEZ – MORE DRAWINGS

Eddie Martinez est reconnu internationalement pour ses toiles grand format très dynamiques où s’accumulent les couches de peinture à l’huile et de peinture émaillée, ponctuées d’éléments de collages. Les coups de peintures puissants et vigoureux contrastent avec les faibles lignes de bombe aérosol et la riche texture de la peinture pressée directement du tube sur la toile. Synthétisant les compositions au format classique comme la nature morte, le portrait et le paysage avec l’approche rapide du “flux de conscience” de la main d’un enfant, l’artiste de Brooklyn arrive à un style qui n’appartient qu’à lui. Après le succès du premier ouvrage Drawings (voir ici), publié en 2017, les éditions belges Triangle Books présentent aujourd’hui More Drawings, qui contient plus de 300 oeuvres réalisées par Eddie Martinez de 2005 à nos jours, la plupart issues des archives de l’artiste et jamais montrées jusqu’ici. On y découvre un montage juxtaposé et achronologique de l’évolution de l’esthétique de Martinez et de son infatigable imagination, avec un vocabulaire personnel et une iconographie composée de personnages récurrents, de formes et de marques. Ses dessins, riches en expressions (abstraites et figuratives), rappellent le côté brut et plein de vie des travaux de Jean-Michel Basquiat, Arshile Gorky ou Philip Guston. Si l’œuvre de l’artiste américain peut paraître au premier abord difficile d’accès, ce dernier explique: “Je veux juste que les gens interprètent mon travail comme ils le veulent”. Ce très bel ouvrage de 448 pages, avec un tirage de 1000 exemplaires, est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions Triangle Books.

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IDA TURSIC & WILFRIED MILLE – TURSIC & MILLE

Depuis le début de leur œuvre commune au début des années 2000, les peintures d’Ida Tursic et Wilfried Mille (nés en 1974 respectivement à Belgrade et à Boulogne-sur-mer, vivent et travaillent à Dijon) interrogent, à travers la question de la peinture, de son support et de son sujet, celle de la reproduction du réel, de la circulation de ses représentations et de la production du fantasme. Leurs peintures, leurs aquarelles et leurs gravures « recyclent », généralement en séries, des images préexistantes extraites de magazines, de films, de sites internet ou d’autres médias. Celles-ci sont recomposées par ordinateur et repeintes sur un support traditionnel de toile, ou récemment de bois ou de papier. Ida Tursic et Wilfried Mille représentent des scènes où se côtoient le glamour, la pornographie, des natures mortes, des paysages ou des extraits de film, qu’ils traitent avec une intensité picturale maximale qui abolit toute hiérarchie entre les sujets. Ils explorent également les possibilités de l’abstraction avec des peintures proches de l’op’art, avec d’autres dues au hasard notamment réalisées à partir de leurs palettes recyclées. Leurs œuvres sont souvent brouillées par l’utilisation de jus argentés, de grilles, de dégoulinades de peintures masquant plus ou moins le motif, mettant ainsi à distance le sujet. “La peinture semblait être l’arme la plus puissante dont nous disposions”, expliquent Ida Tursic & Wilfried Mille dans leur choix subversif d’un support qui a beaucoup évolué. “Elle offre des possibilités infinies tout en étant la plus simple à mettre en œuvre en ce début de siècle saturé d’images et de nouvelles technologies”. En mélangeant librement les genres, les peintures de Tursic & Mille nous révèlent des pin-up des deux sexes, de mignons animaux de compagnie, des héros d’artistes, et le paysage préféré de Cézanne, le tout perturbé par des abstractions colorées qui envahissent souvent les autres sujets. Leurs oeuvres reprennent des éléments de toutes les facettes de notre culture visuelle actuelle, provoquant notre bon goût et défiant notre sens de la beauté. Publié par les éditions Holzwarth Publications, ce nouvel ouvrage intitulé Tursic & Mille se concentre sur le travail des artistes depuis 2012, et présente de nombreuses toiles ainsi que des découpes de bois de grande taille qui font littéralement entrer la peinture dans l’espace d’exposition – une stratégie d’interaction et de confrontation directes avec le spectateur qui culminera avec leur installation immersive pour le Prix Marcel Duchamp en 2019. Le livre de 238 pages est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions Holzwarth Publications, ainsi que sur Amazon.com.

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THOMAS RUFF

Les éditions britanniques Prestel publient l’ouvrage Thomas Ruff, qui explore les séries photographiques du célèbre photographe contemporain allemand. Étudiant sous la direction de Bernd et Hilla Becher, Ruff a toujours expérimenté avec le tirage grand format. Cet imposant volume se focalise sur ses séries photographiques des vingt dernières années. Celles-ci sont basées sur des photographies dénichées par l’artiste à travers le monde. Ces images se composent de photographies du début du XIXe siècle, clichés de planètes lointaines réalisées par des machines, photos de presse d’après-guerre, images de propagande de la République populaire de Chine, pornographie sur Internet ou encore des photogrammes générés par ordinateur. Dans chaque série, Ruff explore les conditions historiques et techniques de la photographie en examinant ces univers picturaux très variés. Parallèlement, Ruff prend en considération la vie après la mort des images dans les archives, les bases de données et sur Internet, formulant ainsi des perspectives très complexes sur le support photographique et le monde déjà photographié. Le photographe explique: “La plupart des photos que nous rencontrons aujourd’hui ne sont plus vraiment authentiques. Elles ont l’authenticité d’une réalité manipulée et arrangée à l’avance. Il faut connaître les conditions d’une photographie particulière pour bien la comprendre”. Le livre de 240 pages, avec des essais signés Martina Dobbe, Susanne Holschbach et Falk Wolf, est maintenant disponible dans les meilleures librairies, ainsi que sur Amazon.com.

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LEE FRIEDLANDER @ FUNDACION MAPFRE MADRID – OPENING

La Fundación MAPFRE de Madrid accueille depuis jeudi dernier la nouvelle rétrospective de l’un des plus grands photographes contemporains, l’américain Lee Friedlander. Reconstituer l’œuvre hétérogène de Friedlander signifie se plonger dans un monde chargé d’éléments quotidiens et reconnaissables mais qui, en y regardant de plus près, acquièrent un sens différent et plus abouti. Considéré comme l’un des artistes fondamentaux du XXe siècle et après plus de 60 ans de photographie au quotidien, il continue aujourd’hui à renouveler son langage. Dans cette recherche de métaphores visuelles difficiles à interpréter, malgré leur apparente banalité, son regard critique reflète, même à des fins strictement formelles, la démesure et le chaos de la société américaine. L’exposition propose un aperçu chronologique complet de son œuvre. Ces travaux sont presque toujours regroupés en séries, ensembles de photographies développées sur plusieurs années. L’exposition souligne l’importance de ces projets, qui prennent souvent la forme de livres, une autre de ses passions : The Little Screens, The American Monument ou encore America by Car. L’exposition dévoile des associations thématiques ou stylistiques qui rassemblent près de trois cent cinquante photographies : portraits, autoportraits, photos de famille, nature, paysage urbain, etc. Parmi celles-ci, dix-sept appartiennent aux Collections de la Fundación MAPFRE, ainsi que d’autres matériels – tels que des vinyles de jazz et une cinquantaine de publications. Tout cela nous rapproche de l’œuvre complexe de l’un des photographes américains les plus influents du XXe siècle. Jusqu’au 10 janvier 2021.

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JEFF MERMELSTEIN – #NYC

Publié par les éditions britanniques Mack, #nyc est la nouvelle étude du photographe Jeff Mermelstein sur la vie contemporaine, à la fois diverse, drôle et poignante, par le biais de messages textes photographiés à la volée, pendant plus de trois ans. Écrit dans le nouveau langage de l’acronyme et de l’initialisme, de la troncature et du jeu de mots chiffrés, interrompu par une longueur occasionnelle, les gens semblent avoir peu d’inhibitions lorsqu’ils ne sont confrontés qu’à leur propre réflexion sur un écran de téléphone, de sorte qu’ils déversent leur désir et leur luxure sincères, leur haine et leur vitriol dans des flux de conscience textuelle sans entrave. Chaucérien par son ampleur et son humour, ce projet révèle la vie intérieure complexe des habitants de la ville, et l’intrigante richesse d’émotions qui existent dans les moments les plus inoffensifs de la vie quotidienne : dans le train, sur un banc dans un parc, ou dans la rue. Son livre, explique le photographe américain, “reflète une multitude de couches et d’ingrédients d’un endroit assez sauvage, et aussi d’une époque assez folle. Il est rempli d’inquiétude, de joie, de pathos, d’amour et de folie”. #nyc est une histoire courte de New York, racontée directement par un résident à un autre. Le livre de 160 pages est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions Mack, en version normale ou signée par le photographe.

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ERNST HAAS – NEW YORK IN COLOR, 1952-1962

Longtemps considéré par ses pairs comme trop commercial, le travail du photographe autrichien Ernst Haas est souvent réduit à ses photographies en noir et blanc et à ses nombreux travaux publicitaires (il est notamment célèbre pour avoir photographié les premières campagnes Marlboro Man). Il présida pourtant l’agence Magnum en 1959 et en 1962, juste avant de prendre sa retraite, et Steichen lui consacra la première exposition de photographie couleur au MoMA, quatorze ans avant la célèbre exposition Eggleston. En 1952, le magazine américain Life demande à Haas de travailler en couleur sur New York, alors que le photographe expérimente depuis quelques temps déjà avec cette nouveauté encore très difficile à manier techniquement. Il photographie alors la ville dont il a rêvé quand il était jeune garçon, subissant le trauma de la Seconde Guerre Mondiale dans une famille juive autrichienne. Ces images, rassemblées dans ce livre, marqueront tout une génération de photographes amateurs et contribueront à faire changer la perception de la couleur en photographie. Publié par les éditions britanniques Prestel, New York in Color, 1952-1962 est le premier ouvrage sur l’œuvre du photographe consacré à ses photographies couleur classiques et à celles récemment découvertes de la ville de New York des années 50 et 60. Les œuvres en couleur d’Ernst Haas révèlent le remarquable génie du photographe et nous rappellent à chaque page pourquoi nous aimons New York. Pour Haas, la couleur était le seul moyen de capturer une ville aussi débordante d’énergie et d’humanité. Ces images démontrent l’immense virtuosité et la confiance du photographe dans la pellicule Kodachrome et les défis techniques de l’impression couleur. D’une profondeur et d’une richesse de couleurs inégalées, débordant de lyrisme et de tension dramatique, ces images révèlent un photographe au sommet de sa carrière. Le livre de 208 pages est maintenant disponible dans les meilleures librairies, ainsi que sur Amazon.com.

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ALESSANDRA SANGUINETTI – THE ADVENTURES OF GUILLE AND BELINDA AND THE ILLUSION OF AN EVERLASTING SUMMER

La photographe argentine Alessandra Sanguinetti rencontre en 1999 Guille et Belinda, deux cousines de dix et neuf ans qui vivent non loin de la ferme de ses parents. Fascinée par leur relation fusionnelle, leurs jeux et leur univers, elle les suivra pendant cinq ans jusqu’à leur adolescence. Ce livre présente le retour de la photographe dans la campagne argentine pour poursuivre sa collaboration intime avec Belinda et Guillermina, ces deux cousines qui, lorsqu’elles étaient plus jeunes, avaient fait l’objet du premier titre de sa série en cours, The adventures of Guille and Belinda paru en avril 2010. Dans ce deuxième volume, publié par les éditions britanniques Mack, The Illusion of An Everlasting Summer, le lecteur suit les deux filles, de 14 à 24 ans, dans leur parcours entre l’adolescence et le début de l’âge adulte. Toujours entourées des animaux et des paysages ruraux de leur enfance, le livre dépeint la vie quotidienne des deux cousines, qui vivent un amour, une grossesse et une maternité précoce, ce qui, peut-être inévitablement, les rend de plus en plus indépendantes l’une de l’autre et de leur famille. De même, nous pouvons sentir un changement dans la relation de Sanguinetti avec les cousines, ainsi que l’œuvre elle-même : de compagnons d’enfance insulaires à trois femmes dont les vies se ramifient dans des directions différentes. Bien que le passage du temps soit l’une des tensions les plus palpables à l’œuvre dans ces photographies, The Illusion of An Everlasting Summer approfondit l’exploration par Sanguinetti du langage intemporel et universel de l’intimité et de l’amitié féminine. Ce très bel ouvrage est maintenant disponible en version normale et version signée (qui contient une photographie signée par l’artiste et collée à l’intérieur de la quatrième de couverture) sur la boutique en ligne des éditions Mack.

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ALEC SOTH – THE SPACE BETWEEN US

À l’occasion de la première exposition personnelle du photographe américain Alec Soth en Chine, au Shanghai Center of Photography (SCoP), les éditions Jiazazhi Press publient un très beau catalogue de la rétrospective, The Space Between Us. Soth est décrit par Mick Brown du journal britannique Telegraph comme “l’un des plus grands photographes contemporains du paysage social et géographique de l’Amérique”. Depuis sa première série Sleeping by the Mississippi 2004 (voir ici), qui a fait sensation l’année de sa sortie à la Whitney Biennial, les œuvres du photographe ont été présentées dans des musées et des galeries du monde entier. Soth a été invité à rejoindre Magnum Photos en 2006, et grâce à sa propre maison d’édition Little Brown Mushroom, ainsi qu’à la collaboration avec d’autres, a publié plus de 25 livres de photos à ce jour. Un aspect unique du travail de Soth réside dans son exploration de la manière de photographier les gens. En utilisant la photographie comme support d’enregistrement d’une rencontre, il accorde une attention particulière à l’observation des gens ordinaires dans le contexte de l’époque, en particulier la nature banale de leur vie sociale, créant une réaction chimique délicate entre lui et le sujet. Soth aime entrer dans la vie d’une personne, que ce soit pour pénétrer dans son espace vital ou pour photographier certains détails de son environnement. En utilisant la profondeur de champ et les points focaux pour constamment diriger l’attention des spectateurs, le photographe examine attentivement l’espace entre lui et le sujet. Observateur patient, il passe beaucoup de temps avec chacun de ses sujets. Les œuvres présentent souvent un aspect poétique au-delà de l’image fixe. Une aura d’intimité et de solitude est omniprésente dans ses œuvres, et constitue un élément unificateur de son langage visuel. Les émotions nostalgiques et mélancoliques qu’il capture offrent un réconfort profond et chaleureux dans ce qui est devenu une période d’incertitude. Le point de vue de Soth sur la société et les gens ordinaires, la façon dont il l’injecte dans ses photographies, a eu un profond impact sur toute une génération de jeunes photographes contemporains. Le livre de 160 pages présente des clichés des plus célèbres séries du photographe tels que Perfect Strangers, Looking for Love, Sleeping by the Mississippi, Niagara, Broken Manual, Songbook, ou encore son dernier projet I Know How Furiously Your Heart Is Beating (voir ici). Il contient également cinq essais signés Liu Heung Shing, Karen Smith, Shi Hantao et Zhang Wenxin. L’ouvrage est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions Jiazazhi Press.

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TODD JAMES – THE INTREPID @ GALERIA JAVIER LOPEZ & FER FRANCES – MADRID – OPENING

La Galería Javier López & Fer Francés présente The Intrepid, la sixième exposition individuelle de Todd James (New York, 1969), à l’occasion du festival Apertura 2020. L’exposition comprend une sélection d’œuvres récentes (les toiles et le travail sur papier ayant été réalisés cette année), dans lesquelles il présente un échantillon significatif des thèmes et motifs centraux de son imaginaire actuel. Parmi elles, des natures mortes dans lesquelles les objets ont été simplifiés au point de se transformer, créant une composition de formes significatives qui occupent complètement l’espace, et des intérieurs qui servent de scène à des personnages féminins dans des attitudes indolentes, oisives, absentes et parfois suggestives. Todd James aborde ces genres picturaux classiques en marge de la tradition académique européenne. Ses scènes font référence à la vie quotidienne dans le monde occidental, et par extension dans les pays qui sont sous l’influence politico-culturelle des États-Unis, puisqu’ils partagent les mêmes dilemmes de la société de consommation. The Intrepid maintient cet esprit critique et son humour caractéristique avec lequel il filtre et réinterprète l’excès d’images qui nous submergent à travers les différents médias. Ces nouvelles compositions, où les arrière-plans et les avant-plans se confondent, nous séduisent par leurs couleurs audacieuses et leur apparente innocence. Mais les intérieurs intimes de Matisse et les paysages paradisiaques sont teintés d’un érotisme et d’une violence latents. Des femmes lascives entourées d’armes, accompagnées de squelettes et de crânes, ou avec leurs chats habituels, sont décrites du point de vue d’un voyeur auquel on peut s’identifier. Avec eux, il propose une interprétation pop des pulsions vitales et antagonistes d’Eros et de Thanatos. Jusqu’au 11 novembre 2020.

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