Category Archives: Art

CHLOE SELLS – HOT DAMN!

De 2003 à 2005, la photographe américaine Chloe Sells travailla en tant qu’assistante personnelle du célèbre écrivain et journaliste américain Hunter D. Thompson. Hot Damn!, publié par GOST Books, rassemble les photos qu’elle a prise de la maison du journaliste, ses possessions personnelles et ses notes manuscrites. L’ouvrage capture également le paysage d’Aspen dans le Colorado. Imprimées à la main, certaines photos ont été superposées à des techniques de marbrures traditionnelles du Japon et de l’Italie et créent ainsi une balade psychédélique au cœur de la vie d’un des auteurs les plus marquants de sa génération. La série a vu le jour, entre autres, grâce à la volonté de Thompson de voir son lieu de vie documenté. Comme il le relatait à la photographe à l’époque, il s’agissait du dernier et seul pan de sa vie à ne pas avoir fait l’objet d’une histoire. Il a laissé alors à sa jeune assistante le choix d’endosser ce rôle, ce qu’elle fit peu de temps avant que l’un des plus grands écrivains de sa génération ne s’ôte la vie dans cette même maison d’Aspen. La photographe raconte: “Officiellement, j’étais une assistante personnelle. Officieusement, je faisais tout ce qui devait être fait. Un soir, Hunter m’a fait signe de m’asseoir sur sa chaise dans la cuisine et m’a dit : “Alors, vous dites que vous êtes photographe. Eh bien, Taschen publie un livre de mes photographies”, suivi d’un “Ha, Ha” moqueur. Cela ne m’a pas dérangé, Hunter était Hunter. Un moment plus tard, son visage a changé et, l’air penaud et désolé d’avoir malmené sa jeune assistante, il a commencé à expliquer que presque toute sa vie avait été documentée – à l’exception de sa maison – le foyer délabré et remarquable de la créativité qu’était Owl Farm. Il fallait l’archiver visuellement, m’a-t-il dit, et c’était à moi de le photographier si j’en avais envie”. Ce très beau livre de 184 pages, essentiel pour les fans de l’inventeur du journalisme Gonzo, est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions GOST Books.

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LUIGI GHIRRI – PUGLIA. TRA ALBE E TRAMONTI

Géomètre de formation, Luigi Ghirri commence à photographier durant le week-end au début des années 1970, arpentant les rues, places et faubourgs de Modène, échafaudant des projets et des thématiques. Il pose sur les signes du monde extérieur un regard attentionné et affectueux en observant, sans les commenter ouvertement, les modifications apportées par l’homme au paysage et à l’habitat de sa province d’origine, l’Émilie-Romagne, baromètre d’un vernaculaire local exposé à l’avènement de nouvelles formes d’habitat, de loisirs et de publicité. «Je m’intéresse à l’architecture éphémère, à l’univers de la province, aux objets considérés comme de mauvais goût, kitsch, mais qui, pour moi, ne l’ont jamais été, aux objets chargés de désirs, de rêves, de souvenirs collectifs […] fenêtres, miroirs, étoiles, palmiers, atlas, globes, livres, musées et êtres humains vus par l’image.» Publié par les éditions britanniques Mack, Puglia. Tra albe e tramonti offre un récit brillant de la relation de Luigi Ghirri avec les Pouilles – une région particulière située au talon de l’Italie, qui a joué un rôle essentiel dans la carrière du photographe et a continué à l’inspirer tout au long de celle-ci. Une première visite en 1982 a permis à Ghirri de découvrir les rues blanchies à la chaux, les nuits lumineuses, les portes et les arches, les cactus en pot, les fêtes foraines et les plages des Pouilles, ainsi qu’un groupe d’artistes, de critiques et de conservateurs qui allaient devenir ses amis proches et ses collaborateurs. Au cours de la décennie suivante, Ghirri est retourné dans la région presque chaque année, photographiant, exposant et approfondissant sa compréhension de ce terrain subtil. Ces photographies, qui sont presque toutes peu connues et inédites, capturent les textures et les rythmes de la vie urbaine, se délectant de coïncidences visuelles et de détails tactiles. Leur sens de la découverte tranquille – et la pellicule couleur sur laquelle elles sont prises – évoque chaleureusement l’identité de la région en tant que destination de vacances populaire. Ghirri cartographie le territoire des Pouilles à travers les traces laissées par ses habitants et ses visiteurs dans des images inondées de la lumière caractéristique de l’Italie du Sud – le soleil brillant et ses ombres éloquentes, et l’aura étrange des néons et des lampadaires à la nuit tombée. Le livre de 288 pages est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions Mack.

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FENG LI – GOOD NIGHT

Originaire de Chengdu dans la province du Sichuan, Feng Li exerce la photographie à la fois en tant que fonctionnaire pour le gouvernement local et comme indépendant. De fait, il gravite constamment entre l’imagerie officielle et des photos personnelles en décalage complet avec la propagande dont il est l’artisan. Les éditions chinoises Jiazazhi Press publient aujourd’hui Good Night, le deuxième ouvrage du photographe après le succès de son premier livre White Night. L’éditeur explique: “En 2017, lorsque nous avons débuté la conception du livre White Night pour Feng Li, il nous avait apporté de nombreux clichés dans notre studio. Nous avons immédiatement été frappés par ses photos en couleur. Les photos en noir et blanc avaient alors été mises de côté. Mais il nous a expliqué par la suite que le noir et blanc était le véritable point de départ de sa série White Night. Dès lors, le sens de la “nuit blanche” devint sa muse. “C’est le chemin du monde, et c’est un état d’incertitude”, dit-il. Depuis ce moment, il conserve toujours un regard instinctif et une manière directe d’immortaliser des instants sur la pellicule.” Feng Li n’a d’œil que pour le quotidien et c’est sans effort qu’il décèle les scènes les plus insolites du grand spectacle de la vie de tous les jours. Malgré la différence de couleur entre White Night et Good Night, on retrouve toujours la façon dont Feng Li voit ce monde. Pour lui, ces photos sont monochromatiques et non pas en noir et blanc au sens traditionnel du terme. À ses yeux, le noir est plus que du noir. Pour lui, ce livre est un adieu, un adieu au bon vieux temps. Le livre de 352 pages est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions Jiazazhi Press.

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ALEC SOTH – A POUND OF PICTURES

Les photographies d’Alec Soth puisent leurs racines dans la tradition de Walker Evans, Robert Frank et Stephen Shore. Sa représentation du quotidien fait apparaître la complexité d’une société américaine construite sur des idéaux d’indépendance, de liberté, de spiritualité, et d’individualisme. Son nouvel ouvrage intitulé A Pound of Pictures, publié par les éditions britanniques Mack, est une célébration du flux de conscience du médium photographique, réunissant une nouvelle série inédite d’œuvres réalisées entre 2018 et 2021. Grand collectionneur de clichés de particuliers qu’il acquiert dans des brocantes ou sur eBay, le photographe explique: “Je rassemblais ces objets, je les regardais simplement et je réfléchissais à ce médium. Sur ce que cela signifie d’être un photographe, et sur les différentes façons dont les photographies vivent dans le monde.” Dépeignant un éventail de sujets très varié – statues bouddhistes, ornithologues ou de chercheurs de soleil, bustes d’Abe Lincoln – ce livre réfléchit au désir photographique d’épingler et de cristalliser le vécu et les expériences, en particulier lorsqu’ils sont représentés par des images imprimées. Dans cette séquence éclectique, on retrouve les présences récurrentes de l’iconographie, des souvenirs et des mémoires, et des créateurs d’images qui nous entourent au quotidien. Les photographies de Soth sont suivies de ses propres notes et réflexions dans une longue postface, formant ainsi un voyage sinueux et ruminatif. “Si les photos de ce livre parlent d’autre chose que de leurs surfaces chatoyantes, écrit-il, elles parlent du processus de leur propre création. Il s’agit de pénétrer dans un monde extatiquement spécifique et de créer un lien entre l’éphémère (la lumière, le temps) et le physique (les yeux, le film)”. Le livre de 156 pages, contenant cinq reproductions aléatoires de photographies vernaculaires insérées au hasard des pages, est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions Mack.

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GERRY JOHANSSON – SPANISH SUMMER

Gerry Johansson est un photographe absorbé par la quête de lieux silencieux et dépeuplés. Avec la même attention opportuniste aux rencontres improbables du regard, il arrête les instants de l’œil sur l’éphémère vision de coïncidences signifiantes de formes, de lumières ou de matières. Dans ses images droites et immobiles, la rectitude des traits et la pureté des dégradés de blancs laissent à croire la vérité des trames et des peaux homochromes de l’architecture anodine de la ville, sur lesquelles la lumière fait son jeu parfait. Parce qu’il se donne à voir dans la scène de l’image capturée, ce travail de longue durée nous rend remarquable le monde multiple, complexe et fragmenté de notre quotidien, avec la même volonté fondatrice et flagrante que l’architecture projetée. Dans son nouvel ouvrage Spanish Summer, publié par les éditions britanniques Mack, Johansson retourne dans l’un des premiers endroits qui a captivé son imagination: les plaines du centre de l’Espagne. La péninsule ibérique est restée gravée dans la mémoire de M. Johansson et l’a incité, des décennies plus tard, à y retourner et à redécouvrir le patrimoine architectural, la signification religieuse et la beauté du pays. Avec ces images, un voyage est fait à travers un paysage dans lequel des milliers d’années de traces culturelles se sont installées. La composition exacte de Johansson et les délicates teintes de noir et blanc révèlent un territoire de transition où les fils téléphoniques transcendent les vieux crucifix, le plâtre moderne rencontre la pierre usée par le temps et les ombres des mégalithes industriels s’étendent aveuglément sur la poussière. Ce très beau livre de 320 pages est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions Mack. Une édition spéciale déclinée en 5 sets, comprenant chacun une première édition signée de Spanish Summer, présentée dans un coffret en carton, avec l’un des cinq tirages à la gélatine argentique (signés et numérotés) est également disponible ici.

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MARK STEINMETZ – RIVERS & TOWNS

Né aux Etats-Unis d’une mère française et d’un père hollandais, Mark Steinmetz a été influencé aussi bien par la culture européenne qu’américaine. Tout au long de sa carrière, qui a débuté au milieu des années 1980, le photographe s’est appuyé sur des événements fortuits pour réaliser ses photographies. Travaillant par séries, ses clichés intimes en noir et blanc couvrent des sujets tels que l’enfance et l’adolescence. Il réalise également de très beaux projets sur des petites villes du sud-est américain, des scènes de rue à Paris et diverses villes italiennes. Distillées au compte-gouttes, à tel point qu’elles n’apparaissent qu’en filigrane à l’œil averti, ses influences sont aussi nombreuses que diverses; on évoquera Stieglitz, Strand, Evans, Friedlander, Winogrand, Eggleston tout autant qu’Atget, Cartier-Bresson, Kertész, Sander ou encore Boubat. Et, bien sûr, les repères ne sont pas que photographiques. Son œuvre est également littéraire et cinématographique (l’auteur considère d’ailleurs que la photographie et le cinéma sont des formes de littérature). Les photographies du nouveau livre de Mark Steinmetz, publié par les éditions britanniques Stanley/Barker, Rivers & Towns, ont été réalisées dans les années 1980 dans des villes ouvrières du Connecticut, aux États-Unis. Le photographe explique: “Les usines et les moulins maussades construits le long des rivières avaient connu leur apogée et commençaient à décliner. J’ai été ému par ces lieux et j’ai voulu décrire les ponts, les maisons et les rues, et montrer quelque chose de la vie intérieure des gens. En même temps, j’essayais de me découvrir en tant que photographe.” Ce superbe ouvrage de 208 pages, la quatrième collaboration avec Stanley/Barker à ce jour, est maintenant disponible sur la boutique en ligne de l’éditeur.

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MAGNUM SQUARE PRINT SALE 2022 – PRECEDENTS

La nouvelle Magnum Square Print Sale ‘Precedents’ se déroule du lundi 14 mars au dimanche 20 mars 2022. Chaque photographe participant offre sa propre interprétation du thème. La vente comprend plus d’une centaine de tirages réalisés par certains des plus grands photographes de notre époque. Les recettes de la vente seront reversées à hauteur de 50% au Comité international de la Croix-Rouge (CICR). Les tirages, 15,2×15,2cm, de qualité muséale, signés ou tamponnés par l’estate, sont en vente pour 7 jours seulement, à 110€ sur le site magnumphotos.com/shop/.

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KATE BELLM – LA ISLA

Le magazine indépendant Mirage publie La Isla, le nouvel ouvrage de la photographe d’origine londonienne Kate Bellm. Au cours des dernières années, Bellm a photographié pour des magazines comme GQ, Vogue, Wonderland, Playboy, Interview et 032c, ainsi que pour des marques comme Gucci, Adidas et Audi. Ce nouvel ouvrage est le fruit de la rencontre entre la photographe et le directeur créatif allemand Frank Rocholl sur l’île espagnole de Majorque. La Isla évoque un sentiment de nostalgie pour un endroit où vous n’êtes jamais allé. La vie sur le rocher semble différente de la vie sur le continent. Ici, au milieu de la Grande Bleue, un monde alternatif semble possible. Avec un désir de dépeindre la joie d’explorer de nouveaux endroits, Kate Bellm s’est trouvée instantanément chez elle à Majorque. Elle a exploré chaque recoin des falaises des Baléares, entourée d’un groupe d’amis qui semblent être devenus une famille élargie. Poussée par son amour de l’aventure, de la communauté et de la simplicité, elle a capturé un voyage ensoleillé tout autour du récif. Le travail de Kate est une extension de sa façon de vivre. Elle n’est pas une observatrice, elle fait partie intégrante de l’univers qu’elle photographie, prenant part à toutes les aventures qu’elle décrit. La photographie épurée et atmosphérique de Bellm séduit et attire le spectateur dans un paradis psychédélique issu d’un autre monde – avec des paysages colorés décalés, des cactus fous, des vues brumeuses et chaudes, des palmiers vacillants et des formes rocheuses colossales. Ses magnifiques nus construisent des récits enivrants qui dégagent une alchimie à la fois romantique et bohème. S’inspirant de l’œuvre d’Helmut Newton, Bellm dépeint la féminité avec fascination, alliant élégance, sexualité et autonomisation des femmes. Parmi ses amis et ses amants, l’artiste trouve ses modèles et ses muses, ce qui lui permet de travailler avec spontanéité et aisance, et lui confère le charme de la liberté de la jeunesse. La Isla est un livre sur l’écoute de l’appel intérieur à être libre, plus joyeux, plus spontané, transcendantal et brut. Ce très bel ouvrage de 200 pages est maintenant disponible sur la boutique en ligne du magazine Mirage.

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NICK HAYMES – THE LAST SURVIVOR IS THE FIRST SUSPECT

Publié par les éditions suisses Kodoji Press, The Last Survivor is the First Suspect est à la fois une célébration et un requiem. Le projet, capturé entre 2005 et 2009 par le photographe Nick Haymes, est le témoignage d’une communauté de jeunes amis à la dérive, basée principalement entre deux points géographiques distincts : la Californie du Sud et Tulsa, en Oklahoma. La narration du livre mêle un sentiment de joie à documenter les amitiés et les liens naissants, et un sentiment de crainte qui culmine finalement dans une série de tragédies. Les photographies intimes de Haymes sont entrelacées d’une série de captures d’écran numériques que Haymes a identifiées comme essentielles à ce moment précis et qui offrent au spectateur un récit secondaire d’engagement. Les médias sociaux étaient encore relativement jeunes et Haymes a pris conscience d’un nouveau sens nodal de la communication entre ces groupes d’amis distincts. Des plateformes telles que MySpace, YouTube et les forums de discussion en ligne ont engendré un sentiment de communauté en permettant la connexion, tout en établissant des normes et des attentes nouvelles et impossibles à satisfaire. Diligemment collectées, ces diverses formes de communication entre les personnages forment un présage. Dans l’introduction de son livre, Haymes raconte comment son appareil photo lui a permis de compenser une timidité invalidante qu’il a développée pendant son adolescence. “J’ai pris un appareil photo et je me suis caché, découvrant que je pouvais à nouveau être proche des gens, intime avec eux, sans avoir à m’engager”, écrit-il. Pour créer cette publication, l’artiste est revenu à un corpus d’images, reconstituant pour lui-même ce qui est arrivé à ces personnes. Haymes nous invite ici à nous engager de manière contemporaine dans ce moment historique spécifique, où les choses sont à la fois différentes et identiques dans une même mesure. L.P. Hartley ouvrait son célèbre opus The Go-Between sur le thème du passage à l’âge adulte en ces termes : “Le passé est un pays étranger ; on y fait les choses différemment”. The Last Survivor is the First Suspect montre ce sentiment avec une clarté remarquable. Le livre de 480 pages, produit dans une édition limitée à 700 exemplaires, est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions Kodoji Press.

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PETER SUTHERLAND – STREET LORDS

Peter Sutherland est né en 1979 dans une petite ville du Michigan. Installé à New York depuis 1998, il est amoureux des rues et du chaos semi-organisé de l’immense métropole. Publié par les éditions belges Triangle Books, Street Lords est une lettre d’amour à NYC, avec des centaines de portraits qui capturent l’atmosphère magique de la ville à travers les visages de ses habitants. Le photographe explique: “J’ai vécu à New York de 1998 à 2020. J’ai la chance d’avoir rencontré tous ces gens et de les considérer comme mes amis. Ils font tous partie du chaos semi-organisé qui donne à New York ce sentiment magique, l’esprit de communauté qui rend les grandes villes si spéciales. J’ai toujours pris des photos de rue au fil des ans, puis quand Maia et moi avons eu notre fils, je le promenais dans sa poussette et je tombais sur des gens. Je leur demandais si je pouvais les photographier et c’est ainsi qu’est née la série Street Lords. Dans la rue, nous sommes ouverts, en mouvement, nous changeons constamment. Ce que j’aime dans ces images, c’est l’atmosphère que l’on peut capturer lorsqu’on ne prend qu’une ou deux images, l’arrière-plan, l’éclairage ou tout autre élément photographique ayant moins d’importance, mais on finit toujours par capturer quelque chose d’intime.” Imprimé en édition limitée à seulement 1000 exemplaires, ce livre de photos est dédié aux véritables protagonistes de la routine trépidante de New York. L’ouvrage de 432 pages est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions Triangle Books, ainsi que dans les meilleures librairies spécialisées.

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MAX PINCKERS – A BOOK BY HANS THEYS

La photographie peut-elle expliquer le monde? L’artiste-photographe belge Max Pinckers soumet la discipline à une analyse en profondeur. Il explore les limites du documentaire et en montre le caractère manipulatif. La réponse artistique de Pinckers est un documentaire spéculatif, dans lequel fiction et réalité se mêlent et se conjuguent. Dans son travail, il explore les structures critiques, technologiques et idéologiques qui sous-tendent la production et la consommation d’images documentaires. Pour Pinckers, le documentaire est un processus spéculatif dans lequel la réalité et la vérité peuvent être utilisées comme des concepts multiples et malléables. Publié par les éditions belges Hannibal Books, ce livre trilingue est l’aboutissement provisoire de dix ans de collaboration entre le photographe belge Max Pinckers et l’écrivain Hans Theys, qui a reçu l’autorisation de réaliser un livre de photos classique avec une sélection personnelle de toutes les photos de Pinckers, sans devoir tenir compte de leur contexte d’origine. La publication comprend également un essai dans lequel Theys considère l’œuvre de Pinckers à partir de certaines réflexions de Susan Sontag. Le livre de 324 pages est publié à l’occasion de l’exposition personnelle du photographe – Double Bind au Musée de la Photo d’Anvers du 26 novembre 2021 au 13 mars 2022. L’ouvrage est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions Hannibal Books.

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CHARLES H. TRAUB – TICKETY-BOO

Charles H. Traub est un photographe et éducateur américain, connu pour ses photographies en couleurs qui portent un regard ironique sur le monde. Il a fondé le programme de Master en Photographie, Vidéo et Nouveaux Médias à la School of Visual Arts de New York en 1987, qui était le premier programme du genre à embrasser pleinement la pratique de la photographie numérique. Les éditions italiennes Damiani publient aujourd’hui Tickety-Boo, le nouvel ouvrage du photographe aujourd’hui âgé de 76 ans. Le livre est une sélection hétéroclite d’instantanés pris au smartphone au cours des quatre dernières années et illustrant les activités quotidiennes du photographe. Le smartphone est un aujourd’hui un outil essentiel qui fait de la photographie une réaction naturelle à presque tous les stimuli, une action aussi rapide et discrète que le clignement d’un troisième œil. Un courant de conscience traverse la réponse photographique de Traub aux lieux, aux choses et aux personnes qui attirent son attention. Ses sujets sont souvent ambigus et présentés avec peu de contexte; pourtant, une fois les images compilées, elles créent une sorte de complexité picturale à la fois apaisante et troublante. En feuilletant les pages, le lecteur découvre un diaporama kaléidoscopique de moments de la vie quotidienne de Traub, conçu de telle sorte que chaque photographie amplifie les autres et conduit le lecteur à la séquence suivante. Animant le banal et le quotidien, Tickety Boo jette un regard incisif sur les conditions délirantes de notre époque. Le livre de 208 pages est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions Damiani, ainsi que dans les meilleures librairies indépendantes.

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