Category Archives: Art

SIMONE KAPPELER – AMERICA 1981

Née en 1952, Simone Kappeler commence à prendre des photographies dès l’âge de onze ans. Après des études en littérature allemande et en histoire de l’art, elle étudie la photographie à l’Ecole de Design de Zurich. En 1981, l’artiste photographe quitte sa Suisse natale et entreprend un voyage de quatre mois à travers les Etats-Unis au volant d’une vieille Gran Torino. Durant ce road trip, elle prend des clichés, en noir et blanc ou en couleurs avec des appareils photos bon marché, dont un Diana. Elle prend également avec elle un Hasselblad, un appareil photo 35 mm, ainsi qu’un Polaroid dont elle explore les spécificités techniques. Ces images, redécouvertes seulement en 2010, nous plongent dans un univers de sensations, une représentation personnelle de ce qu’étaient les Etats-Unis il y a trente ans, bien avant l’ère Bush, l’invention d’internet et les téléphones portables. Elles reflètent une manière d’apprivoiser la réalité directe et sans retenue, et racontent une expérience sensuelle immédiate caractérisée par un désir de liberté et d’indépendance. L’aspect aléatoire et les défauts liés à l’usage de ces divers appareils photos apportent une qualité particulière à ses photographies, images de l’intime plus proche de l’évocation que du documentaire. Vibrantes de lumière et de couleur, certaines photographies rappellent l’univers de Robert Frank ou de William Eggleston, et Simone Kappeler parsème ces images, pourtant très personnelles, de références subtiles à l’histoire de la photographie. Trente-cinq ans plus tard, Kappeler a revisité la vaste collection issue de ce voyage. La sélection de plus de 200 images présentées dans le livre America 1981, publié par les éditions suisses Scheidegger & Spiess, révèle une perspective artistique cohérente et un style caractéristique et proposant une vision de l’Amérique qui n’a rien perdu de sa magie. Ce très bel ouvrage de 256 pages est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions Scheidegger & Spiess, ainsi que sur Amazon.com.

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MATT STUART – ALL THAT LIFE CAN AFFORD

matt stuart

Membre de la célèbre agence Magnum Photos depuis 2016, Matt Stuart capture des bribes de la vie londonienne qui montrent à quel point la vie urbaine peut être étonnante. Le photographe britannique guette ses sujets dans les rues de Londres depuis plus de vingt ans. Fasciné par l’incongruité des films de Buster Keaton, il capture l’ordinaire avec une touche d’humour et un regard d’enfant. Dans sa série All That Life Can Afford, son œil malicieux détecte les coïncidences qui transforment une scène anodine en moment fantasque, drolatique, suspendu hors du temps et de la logique. Chacun de ses clichés comporte un détail jubilatoire qui se révèle au regard attentif, comme la clé d’une énigme qui demande à être résolue. L’instantanéité est au cœur du travail du britannique : pas d’accessoires, pas de modèles, pas de mise en place ni de lumière travaillée. Puriste, il ne modifie jamais ses clichés en postproduction. Pour le photographe, tout est question de patience, de sens de l’observation, de chance et de maîtrise de l’imprévu. Après le succès de la première édition de sa première monographie, les éditions britanniques Plague Press publient aujourd’hui une nouvelle version de l’ouvrage All That Life Can Afford, avec une toute nouvelle couverture et une séquence d’images retravaillée. Le photographe explique : « Les images montrent principalement des gens dans leur vie quotidienne, en chemin vers leur travail, faisant des courses ou en voyage. J’aime photographier les gens au naturel, quand ils ne sont pas en représentation et n’ont pas conscience d’être observés. C’est là qu’ils sont le plus désinhibés, détendus et vrais. À l’inverse, je me rends bien compte que de nos jours les gens sont tout le temps en représentation: dans les émissions de télé-réalité, sur Facebook, dans les médias. Les occasions sont rares d’observer les gens sans qu’ils ressentent le besoin de se mettre en scène. C’est le cas dans la rue. » Les images de Matt Stuart sont pleines d’astucieuses juxtapositions de comédie, d’esprit et de moments magistralement minutés, coupant à travers le bruit urbain, les flux et les reflux du trafic humain pour révéler des moments pleins d’esprit, de tendresse et de magie qui disparaissent aussi vite qu’ils sont apparus. Le livre de 100 pages est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions Setanta Books. Une édition spéciale vendue avec quatre clichés différents signés par le photographe est également disponible ici.

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BAS LOSEKOOT – OUT OF PLACE

Bas Losekoot

Photographe portraitiste et documentaire, Bas Losekoot aime photographier la rue et les passants des grandes centres urbains. Dans Out Of Place, son nouvel ouvrage publié par les éditions allemandes Kehrer, Bas Losekoot présente un essai photographique dans lequel il donne un aperçu du parcours psychologique des gens qui travaillent dans les mégapoles modernes. Plaçant son appareil photo dans les espaces liminaux de la ville, il aborde l’état d’entre-deux de l’expérience urbaine moderne. Avec un regard intuitif, il observe la « présentation de soi » et les « rencontres micro-secondes » qui prédominent dans les rencontres urbaines de tous les jours. Outre leur qualité cinématographique, l’aspect le plus fascinant de ces images est le portrait des personnes qui semblent « déconnectées » lorsqu’elles se déplacent en public dans la routine quotidienne. « La vie métropolitaine sur-stimule nos sens, auxquels nous réagissons par l’indifférence et une attitude blasée », souligne Losekoot. Le photographe néerlandais réussit à distiller l’extraordinaire au sein du banal en affichant une vision intimiste et qui suscite la réflexion sur la vie privée dans le domaine public. Le livre de 144 pages et publié dans une édition limitée à 900 exemplaires comprend des photographies des villes de New York, São Paulo, Séoul, Mumbai, Hong Kong, Londres, Lagos, Istanbul et Mexico. Avec un très bel essai de Hugo Macdonald intitulé The paradox of Living in the City, trois mini-scripts de Kasper van Beek et un entretien avec Paul Halliday, l’ouvrage est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions Kehrer.

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HARRY GRUYAERT – INDIA

harry gruyaert

Durant plus de trente ans Harry Gruyaert a sillonné la péninsule indienne. Publié par les éditions britanniques Thames & Hudson, l’ouvrage India rassemble environ 150 photographies, pour la plupart inédites, qui racontent une Inde à la fois intemporelle et moderne. Ces images témoignent de la singularité du photographe : de son intérêt pour le récit, l’espace public et les scènes inattendues. Gruyaert dit avoir besoin de voyager pour ressentir le monde et l’exprimer en images. Du Gujarat au Kerala, il a saisi une certaine quintessence de ce pays aux multiples légendes. Rues grouillantes d’activités de New Delhi ou de Calcutta, modestes villages du Tamil Nadu ou du Rajasthan, ghats des grandes cités religieuses de Bénarès ou de Varanasi… Des femmes en sari safran et pourpre battent le grain, des teinturiers s’activent dans des cuves fumantes, un campement de bergers nomades s’organise dans la lumière crépusculaire… L’air est saturé de couleurs, de lumière, de bruits, parfois de silence aussi. « La couleur doit être primordiale », précise Gruyaert, elle restitue une perception émotive, donne une vision graphique du monde. Les atmosphères aux subtiles variations chromatiques dressent un tableau contrasté et à rebours de tout exotisme. Loin des stéréotypes, ces images donnent à voir la pluralité de l’Inde au fil des années et des événements politiques du pays. « Faire une photo, c’est à la fois chercher un contact et le refuser, être en même temps le plus là et le moins là », dit le photographe. Il s’agit de faire surgir l’émerveillement, de saisir ce qui caractérise le lieu. La recherche de densité dans le cadre fait de la photographie une expérience physique. En restituant l’expérience multi sensorielle qu’il a perçue au fil des ans face aux mystères de ce pays, le photographe belge dresse un tableau contrasté à rebours de tout exotisme. Harry Gruyaert raconte, en introduction, sa découverte et fascination pour l’Inde. Tandis que différents extraits du Dictionnaire amoureux de l’Inde de Jean-Claude Carrière viennent ponctuer cette exploration visuelle de la péninsule indienne. Le livre de 224 pages est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions Thames & Hudson, ainsi que sur Amazon.com.

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NICK MEYER – THE LOCAL

Le photographe américain Nick Meyer a grandi dans une petite ville industrielle de l’ouest du Massachusetts. Depuis sa plus tendre enfance, le paysage de la ville a connu d’importants changements, avec des maisons et des magasins continuellement érigés, rasés et reconstruits dans le gouffre creusé par le démantèlement de l’industrie locale. Publié par les éditions britanniques Mack, The Local documente une ville tiraillée entre ses aspirations et son déclin, un récit profondément personnel qui révèle les luttes, le tumulte et la vie quotidienne qui se déroulent dans un lieu qui, de l’extérieur, semble être prisonnier de sa propre inertie. L’expérience dépeinte dans cet ouvrage est à la fois étrange et familière : le rythme du changement est certes perceptible, mais les paramètres ont changé, la dépendance aux opiacés et les crises économiques s’ajoutant au mouvement constant de désindustrialisation pour définir cette instabilité si profondément enracinée. « Je suis particulièrement intéressé par l’ambiguïté et la curiosité des gens et des lieux qui permettent au spectateur de se situer et de comprendre quelque chose sur la vie moderne dans un monde post-industriel », explique Meyer. Si le concept des États-Unis « laissés pour compte » est désormais un concept courant, l’œuvre du photographe offre une perspective unique de ce non-lieu figuratif, en retraçant ses liens avec les habitants et la topographie d’une ville particulière. De cette manière, la représentation étudiée de réalités socio-économiques brutales se transforme en quelque chose de plus symbolique mais non moins captivant. La ville natale de Meyer devient un espace à plusieurs niveaux, poétique et souvent fantomatique, rappelant The Waste Land de T.S. Eliot et Paterson de William Carlos Williams. En passant du passé au futur, du visage au paysage, des détails de texture au vaste tableau, les perspectives changeantes de Meyer exigent une reconsidération de ce qu’est le « local » : ce qui fait d’un lieu un lieu dans le paysage homogénéisé du capital postindustriel, et quelle attitude ou quel degré de proximité pourrait le révéler. Le livre de 112 pages est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions Mack.

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JEREMY SNELL – BOYS OF VOLTA

jeremy snell

Publié par les éditions britanniques Setanta Books, la série Boys of Volta du jeune photographe humanitaire Jeremy Snell dépeint avec émotion la population et l’environnement des environs du lac Volta, au Ghana. Cet énorme lac artificiel est le plus grand du monde. S’étendant sur la moitié du Ghana, sa surface est parsemée de troncs d’arbres étranges où l’on trouvait autrefois des forêts denses. La pêche est aujourd’hui l’une des principales industries pour les habitants de cette région. Elle exige de longues heures de travail dans des conditions souvent difficiles. La série de Jeremy suit l’histoire des garçons pêcheurs qu’il a rencontrés sur le lac. Au milieu de toute la magie et de la beauté du lac, subsiste une réalité plus dure. Des milliers d’enfants travaillent dans l’industrie de la pêche et beaucoup d’entre eux sont victimes de trafics. Snell explique : « Pour des raisons éthiques, je n’ai pas photographié les enfants victimes de la traite. J’ai plutôt travaillé avec d’autres enfants qui vivent dans la région. Ils étaient prêts à donner de leur temps et à faire signer des décharges à leurs parents parce qu’ils soutiennent le travail de lutte contre la traite. Ainsi, nous avons pu mettre en scène des situations sur l’eau et raconter cette histoire différemment ». Le livre de 108 pages, accompagné d’un essai écrit par le poète et écrivain ghanéen Nii Ayikwei Parkes, est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions Setanta Books. Une partie des recettes du livre est reversée à l’ONG International Justice Mission.

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RAGNAR AXELSSON – ARCTIC HEROES

ragnar axelsson

Ragnar Axelsson, dit Rax, est islandais. Sa photographie est tout entière empreinte de la culture et de la géographie si particulières à ce pays « terre de glace » situé au cœur de l’Atlantique nord. S’il voyage à travers le monde dans le cadre de son activité professionnelle, c’est à l’Islande et aux confins du Groenland qu’il consacre ses explorations les plus fascinantes. Publié par les éditions allemandes Kehrer, Arctic Heroes jette un regard émouvant sur le sort du chien de traîneau. Au Groenland, où la fonte de la calotte glaciaire perturbe irrévocablement le mode de vie traditionnel vieux de 4 000 ans des chasseurs, la hausse des températures est une menace immédiate et directe pour leur survie quotidienne. Le chien de traîneau du Groenland, essentiel à l’établissement et à la survie des Inuits, est maintenant menacé d’extinction car les chasseurs sont obligés de s’adapter au monde en voie de disparition qui les entoure. Avec plus de 150 images, et à travers les histoires personnelles de chasseurs, ce livre témoigne de la magnificence des animaux et du rôle profond et intégral qu’ils jouent dans la vie des chasseurs. Les sujets du photographe islandais sont les personnes, les animaux et le paysage, mais son travail se concentre sur les relations extraordinaires que les habitants de l’Arctique ont développées avec leur environnement extrême. « Ces chiens ont souvent sauvé la vie de ces chasseurs attrapés dans de mauvaises conditions. Ils vous ramenaient à la maison. Ce sont les héros oubliés de l’Arctique », explique le photographe. « Ce qui est remarquable avec ces chiens, c’est qu’ils ont transporté les gens aux deux pôles. Ils ont essayé d’y aller à cheval, ça n’a pas marché, même à vélo. C’est grâce aux chiens que les gens pouvaient atteindre les pôles. » Ce très bel ouvrage de 290 pages est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions Kehrer, ainsi que sur Amazon.

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BORO – THE ART OF NECESSITY

boro

À l’occasion de l’exposition Boro – The Art of Necessity au Museum of Far Eastern Antiquities de Stockholm (jusqu’au 15 août 2021), la maison d’édition suédoise Art and Theory Publishing publient un excellent catalogue. Celui-ci raconte l’histoire d’un art né de la misère, au Japon. Il retrace l’histoire et les souvenirs à travers des tissus rapiécés et réparés – une culture textile nippone où aucun reste de tissu n’est gaspillé et dont les créations économes ont été transmises de génération en génération. Les vestes, les pulls, les couvertures et les couettes ont été réparés, renforcés et retravaillés pendant plusieurs décennies. Les textiles étaient fabriqués en combinant des couches de tissus de chanvre faits maison, des vêtements usés, des chiffons et du fil recyclé. Pendant longtemps, le boro a été considéré comme un vestige honteux des temps plus pauvres du Japon. Un siècle plus tard, tout a changé, et les objets en boro sont maintenant copiés par les marques de mode de luxe et présentés comme de l’art dans les galeries d’art internationales. Le livre contient une documentation photographique des pièces clés de la collection du folkloriste, archéologue et ethnologue Chuzaburo Tanaka (1933-2013). Cette publication passe en revue l’histoire du boro en tant que textile, mais examine également l’évolution du statut social, économique et esthétique du boro. Elle comprend des textes critiques de Staffan Appelgren, Petra Holmberg, Yoshiko Iwamoto Wada et Philip Warkander. Ce très beau livre de 168 pages est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions Art and Theory Publishing.

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PAUL GRAHAM – BUT STILL, IT TURNS

paul graham

À l’occasion de l’exposition But Still, It Turns à l’International Center of Photography (ICP) de New-York, les éditions britanniques Mack publient un très beau catalogue. À cette occasion, le photographe Paul Graham assure la direction d’une étude subtile et d’un manifeste revitalisant pour la photographie. L’oeuvre dynamique et variée rassemblée pour ce projet prône un dévouement décomplexé, mais non sans complexité, à l’enchevêtrement brillant de la réalité. Sans céder ni aux artifices du studio, ni aux exigences restrictives du documentaire conventionnel, ces artistes racontent des histoires ouvertes qui se déplacent, se déforment et se ramifient, en phase avec la vie telle qu’elle est. On retrouve ainsi dans l’ouvrage le rêve éveillé californien ZZYZX de Gregory Halpern (voir ici), l’exercice itinérant d’empathie de Vanessa Winship dans She Dances on Jackson, les rassemblements de personnes de Lost Coast de Curran Hatleberg, l’intense et multiforme One Wall a Web de Stanley Wolukau-Wanambwa, l’Amérique teintée de mortalité de What Remains de Richard Choi, l’œuvre documentaire visionnaire South County de RaMell Ross, le projet collaboratif Index G d’Emanuele Bruti et Piergiorgio Casotti, et enfin l’exploration désorientante du paysage américain et de la masculinité de Kristine Potter dans Manifest. Toutes ces œuvres sont ainsi réunies dans une harmonie et une dissonance éclairante, permettant à Graham d’explorer une nouvelle forme photographique. À travers cette sélection d’images, le prisme du temps s’illumine et se précise. On y distingue leurs différentes composantes et la façon dont elles s’assemblent. Elles nous entraînent sur des chemins inattendus, nous font découvrir d’autres vies que nous pourrions mener si la vie prenait une autre tournure ; elles favorisent l’empathie. Elles nous permettent enfin de reconnaître que la vie n’est pas une histoire qui s’écoule vers une fin forcément heureuse : elle se déforme et se ramifie, s’enroule en spirale et se tortille, apparaissant et disparaissant de notre conscience. Le livre de 268 pages, comprenant des essais de Paul Graham, Rebecca Bengal et Ian Penman, est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions Mack.

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CHANEL – ETERNAL INSTANT

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En 2000, Chanel révolutionne les codes de l’horlogerie traditionnelle et les standards des montres pour femmes avec la J12, première montre ronde en céramique noire de l’histoire. Inspiré des silhouettes des voiliers de l’America’s Cup, Jacques Helleu alors directeur artistique des parfums, des produits de beauté, de l’horlogerie et de la joaillerie chez Chanel, invente un garde-temps inédit dans lequel la technique est exclusivement mise au service d’un design élégant, racé. Inoubliable. En transformant la céramique en matériau précieux, la J12 pose les nouveaux jalons de la montre de sport de luxe et devient la première icône horlogère classique du XXIème siècle. Publié par les éditions britanniques Thames & Hudson, Eternal Instant rend hommage à cette montre culte. Richement illustré, cet ouvrage signé de Nicholas Foulkes (How To Spend It Magazine, Vanity Fair, Country Life, British GQ, On Time) retrace le destin fabuleux de la J12 et célèbre les vingt ans d’une montre qui incarne dans l’univers horloger la vision singulière et avant-gardiste de Chanel. Illustré d’une sélection étonnamment originale de belles photographies, ce volume célèbre l’une des montres les plus belles et techniquement raffinées jamais portées. Le livre de 152 pages est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions Thames & Hudson, ainsi que sur Amazon.com.

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JOHN DIVOLA – TERMINUS

john divola

L’œuvre hétéroclite de l’artiste visuel américain John Divola explore la peinture et l’art conceptuel à travers la photographie. Si les sujets photographiés vont des bâtiments aux paysages en passant par les objets en studio, ses préoccupations sont conceptuelles : elles remettent en question les frontières entre fiction et réalité, ainsi que les limites de l’art pour décrire la vie. Depuis 2015, l’artiste réalise des projets photographiques dans un complexe résidentiel abandonné de l’armée de l’air à Victorville, en Californie. En intervenant à l’intérieur des bâtiments désaffectés avec de la peinture en aérosol puis en photographiant les scènes modifiées, Divola crée une œuvre qui se situe au carrefour de la photographie, de la sculpture et de l’installation. Les images de Terminus, sa nouvelle monographie publiée par les éditions britanniques Mack, contemplent des couloirs délabrés et des formes sombres que Divola a peintes à leurs extrémités. À travers des couches de peinture, de poussière et de plâtre, elles exercent une attraction indéniable sur le spectateur, suggérant à la fois les forces déterministes du destin et la possibilité déchirante de s’en échapper. En organisant et en juxtaposant ces images dans le livre comme un objet concret, l’artiste entraîne le spectateur dans une traversée stochastique et envoûtante à travers ces lieux abandonnés. Poursuivant l’expérimentation conceptuelle qui a défini l’œuvre de Divola, Terminus capte une tension entre l’observation du spécifique et l’insistance de l’abstrait. Ce sont des lieux réels, photographiés dans la lumière du petit matin, mais altérés par les obscurs hiéroglyphes de Divola ; ils sont vivants avec des suggestions de symbolisme et de fiction. Des détails précis témoignent de l’abandon et de la disparition de scènes à moitié familières, alors même qu’elles sont transfigurées en arènes scéniques pour la conceptualisation. Dans les espaces de transition de ces passages, nous voyageons toujours et n’arrivons jamais, pris entre les courants de marée de l’histoire et de la réflexion. Imprimé sur du papier japonais, l’ouvrage de 68 pages est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions Mack.

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TOMOKO YONEDA @ FUNDACION MAPFRE MADRID – OPENING

Tomoko Yoneda

Tomoko Yoneda (Akashi, Japon, 1965) a étudié la photographie à Chicago et plus tard à Londres, où elle vit actuellement. Passionnée dès son plus jeune âge par le journalisme, ses œuvres font généralement référence à des événements historiques, des paysages et des intérieurs associés à des conflits armés, avec lesquels elle souhaite documenter la présence intangible de l’histoire dans le cours de la vie quotidienne et pas seulement dans les monuments qui l’évoquent ou les vestiges qui en témoignent. Cette exposition, organisée par la Fundación MAPFRE de Madrid, offre un large aperçu de son travail qui, bien qu’ayant déjà fait l’objet d’une exposition monographique internationale, n’avait pas encore fait l’objet d’une exposition individuelle en Espagne. Du 11 février au 9 mai 2021.

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