Category Archives: Art

RAGNAR AXELSSON – FACES OF THE NORTH

faces of the north

Publié pour la première fois en 2004, Faces of the North a établi Ragnar ‘RAX’ Axelsson comme l’un des meilleurs photographes documentaires de notre temps. Cette deuxième édition (Crymogea) tant attendue est le résultat de plus de 30 ans de documentation sur la vie des chasseurs, des pêcheurs et des agriculteurs des pays nordiques. On y retrouve deux fois plus de clichés que la sélection originale, avec des photographies inédites de la collection de RAX, des récits personnels de ses nombreux voyages, ainsi que quelques-uns de ses croquis. Le résultat est un témoignage rare des cultures à travers l’Islande, les îles Féroé et le Groenland. Ragnar Axelsson, sensible aux multiples visages que la nature offre à son regard, est aussi avide de rencontres: « Chaque fois que je croise une personnalité intéressante, je m’arrête et j’engage la conversation. Souvent, des heures se passent avant que je ne prenne mon premier cliché. » Ses modèles de prédilection sont les vieilles personnes, les pêcheurs en déshérence, les agriculteurs reclus qui peinent à survivent dans leurs fermes isolées, quasi inaccessibles au fin fond des régions les plus reculées d’Islande… « J’aime les visages qui racontent une histoire. » Ses photographies en noir et blanc sont intemporelles, ouatées de silence, peuplées de solitudes. Capter dans sa fugacité le mouvement, l’instant, l’atmosphère, ce que le regard exprime. S’il y a tant de portraits chez Ragnar Axelsson, c’est que les visages sont pour lui la mémoire des pays et de leurs habitants, ils en reflètent l’histoire. Un témoignage photographique unique d’univers et de modes de vie qui ont aujourd’hui presque disparu. Avec ses 410 pages, l’imposant et somptueux Faces of the North est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions islandaises Crymogea, ainsi que sur Amazon.com.

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NICK TURPIN – ON THE NIGHT BUS

Durant les trois derniers hivers (de 2013 à 2016), le photographe de rue anglais et fondateur du collectif In-Public Nick Turpin a photographié, à travers les vitres, les passagers de bus londoniens rentrant chez eux le soir, pour sa série personnelle Through a Glass Darkly. Le photographe met en scène avec sensibilité tous ces anonymes qui viennent peupler les transports en commun tôt le matin ou tard le soir. À travers les vitres embuées des bus de Londres, ses clichés nous donne l’impression d’être sur le quai, témoin d’une tranche de vie, nous faisant percevoir la chaleur des bus, la torpeur des passagers, le froid extérieur, l’humidité ruisselante des vitres. Pour ce projet, Nick Turpin s’est placé sur une plateforme un peu en hauteur, avec son téléobjectif, pour pouvoir photographier facilement l’étage des bus londoniens et dévoiler ces moments intimes des travailleurs pendulaires de Londres. Ces portraits, du fait des lumières artificielles des bus et de la buée omniprésente, ressemblent à de véritables aquarelles classiques, apportant une dimension particulière aux photos. Certains passagers interagissent les uns avec les autres, certains dorment, d’autres sont timides et pensifs, d’autres perdus dans des pensées lointaines. Tous sont étrangement silencieux derrière le verre glacé. Liant l’artistique et le documentaire, Nick Turpin a créé des moments irréels et suspendus dans la nuit et l’hiver londonien. Publiées pour la première fois par la maison d’édition britannique Hoxton Mini Press, les photographies du projet Through a Glass Darkly sont maintenant réunies dans un très bel ouvrage de 104 pages, intitulé On the Night Bus. Le livre est disponible sur la boutique en ligne des éditions Hoxton Mini Press ainsi que sur Amazon.com.

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NEW YORK IN PHOTOBOOKS

NEW YORK IN PHOTOBOOKS

New York est sans nulle doute la ville la plus photogénique et la plus photographiée du monde. À l’occasion de la grande exposition itinérante sous le commissariat du spécialiste du livre de photographies Horacio Fernández, les éditions Editorial RM publient un magnifique catalogue: New York in Photobooks. Après son travail sur l’Amérique latine qui avait donné lieu à une exposition au Bal en 2012, Fernandez rassemble ici 48 ouvrages cultes sur New York qui marquèrent l’Histoire de la photo de 1931 à 2002. On y reconnaît entre autres Naked City de Weegee, A Way of Seeing de Helen Levitt, Many are Called de Walker Evans, The Destruction of Lower Manhattan de Danny Lyon, Subway de Bruce Davidson, mais aussi les livres de Nobuyoshi Araki, Keizo Kitajima, Ugo Mulas, Raymond Depardon ou Robert Rauschenberg. Dans ces images tirées des livres sélectionnés, la ville des gratte-ciel est capturée de sa construction dans les années 1930 à la destruction du World Trade Center en 2001, tout comme la vie urbaine des new-yorkais eux-mêmes. Beaucoup de recueils sont le fuit du travail de photographes européens et japonais, qui ont découvert des perspectives multiples (humaines, culturelles, sociales, économiques…) à partir desquelles regarder la ville qui façonna le XXe siècle. Cet ouvrage passionnant de 240 pages est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions Editorial RM ainsi que sur Amazon.com.

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NIKOLAY BAKHAREV – NOVOKUZNETSK

NOVOKUZNETSK

Nikolay Bakharev est né en 1946 dans le village de Mikhailovka, en Sibérie. Depuis 1991, il fait partie de la Photographer’s Union of Russia (Union des photographes de Russie). Au cours des années 80, l’artiste travaille comme mécanicien et photographe employé par les services municipaux en URSS. Pour compléter ses revenus, il réalise en toute clandestinité quelques portraits sur les plages publiques de Russie orientale. Si la séance se déroule convenablement, il invite ses modèles à faire d’autres clichés dans un cadre plus intime. Pendant plusieurs heures ces derniers prennent des poses contorsionnées et érotiquement chargées, ce qui à l’époque était hautement illégal. Après la chute du rideau de fer, Nikolay Bakharev commence à travailler plus ouvertement en tant qu’artiste, bien qu’étant souvent relégué au rang de pornographe. Ses photographies de cette époque révèlent bien plus que les corps de ses modèles, mais les rêves ardents et embrumés des habitants d’une ville industrielle en pleine mutation et les désirs d’un artiste acharné. Il serait aisé de mal interpréter ces images comme de simples fantasmes pornographiques d’un vieil homme manipulateur et pervers, mais il y a quelque chose de plus profond dans ces clichés – dans les yeux des modèles, dans leur candeur, leur curiosité et complicité, ainsi que dans les décors qu’utilise le photographe, comme l’explique Aaron Schuman dans son essai. Tout dans ses portraits joue entre maîtrise et abandon. Chaque photographie semble être habitée d’une poésie qui touche jusque dans la nudité à une forme d’immanence. Ce nouvel ouvrage de 120 pages publié par les éditions britanniques STANLEY / BARKER présente cette œuvre unique dans un pays où la sexualité et le corps nu ont été censurés dès le milieu des années 1930. Novokuznetsk est maintenant disponible sur la boutique en ligne de STANLEY / BARKER.

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PURIENNE – HOLIDAY

purienne

Le photographe de mode sud-africain Henrik Purienne signe en ce début d’année sa deuxième monographie, Holiday, aux éditions Prestel. Fondateur du célèbre Mirage Magazine, Purienne dévoile ses nouveaux clichés sensuels et ensoleillés, toujours très inspirés des années 70 et 80, où la beauté naturelle et physique se mélange à une ambiance à la fois chaude et exotique. L’imagerie voyeuriste, érotique et voluptueuse du photographe oscille sans cesse entre provocation et profondeur. Le plus souvent, la toile de fond est un endroit banal, une chambre, les abords d’une piscine ensoleillée qui suggère un sentiment de nostalgie et de tendresse. La chaleur omniprésente est perceptible dans chacune de ces images. Les portraits de Purienne, qu’ils soient personnels ou commerciaux, montrent le regard et les traits de ses sujets dans une lumière qui expose toutes sortes de défauts et d’imperfections. Ses photos révèlent la beauté naturelle et intacte des modèles qu’il dépeint. Avec Holiday, Purienne présente une série de clichés de vacances avec ses amies, qu’il a réalisé entre son Afrique du Sud natale, la Méditerranée, et Los Angeles où il réside désormais. Prises exclusivement au format 35 mm, sa véritable marque de fabrique, les images de Purienne ont une esthétique unique et rappellent à la fois un passé proche et un avenir pas si lointain. Purienne semble avoir créé son propre univers de fantasmes, où il transforme la photographie de mode en photos de coulisses d’un été sans fin, et où le corps de la femme est sublimé. L’ouvrage de 260 pages est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions britanniques Prestel, ainsi que sur Amazon.com.

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FRANK HORVAT – PHOTOGRAPHIC AUTOBIOGRAPHY

Frank Horvat est né en 1928 à Abbazia en Italie. Il étudie le dessin académique pour ne plus se consacrer rapidement qu’à la photographie. Tour à tour reporter voyageur, grand photographe de mode (il a travaillé pour les magazines Life et Vogue) ou artiste intimiste, sa photographie opère comme un véritable mode d’expression, sans se soucier ni des codes ni des époques. Près de neuf décennies de vie et sept décennies de carrière dans la photographie: l’autobiographie visuelle de Frank Horvat, Photographic Autobiography (publiée par Hatje Cantz), est tout sauf un livre de photographie ordinaire. Installé en France à la fin des années 50, il dévoile dans ce nouvel ouvrage un aperçu très personnel de sa vie privée: cette autobiographie en images révèle des moments personnels de toutes les phases de sa vie. On y retrouve les grands thèmes de l’humanité, tels que la naissance, la mort, l’amour, la solitude, et l’on y aperçoit sa famille, ses proches et ses amis. Ce sont des images de tous les jours, comme n’importe quelle personne aurait pu les rassembler dans un album. À ceci près qu’il s’agit ici d’un des plus grands maitres de la photographie: la qualité des clichés présentés dans cette monographie parle d’elle-même. En annexe, Horvat commente chacune des images classées par ordre chronologique. « Une bonne photo, c’est une photo que l’on ne peut pas refaire », confiait il y a peu le photographe. « Elle doit être imprévisible, et tout ce qu’il y a dedans doit être nécessaire », ajoute-t-il, pour préciser sa pensée. Le livre de 520 pages est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions allemandes Hatje Cantz, ainsi que sur Amazon.com.

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FRED HERZOG – MODERN COLOR

Né en Allemagne en 1930, Fred Herzog a émigré au Canada au début des années 1950. S’installant à Vancouver à partir de 1953, il photographie la ville durant les heures de liberté que lui laisse son travail de photographe médical. Longtemps ignoré, son travail a été redécouvert au milieu des années 2000 et ses photos sont aujourd’hui exposées dans les musées et les galeries du monde entier. « Pendant plus d’un demi-siècle », écrit David Campany dans l’introduction de cette nouvelle monographie consacrée à son œuvre, Modern Color, publiée par Hatje Cantz, « il a regardé vivre, travailler, jouer et changer Vancouver ». Son style documentaire rappelle le photographe américain Walker Evans (voir ici), mais il possède également la vision poétique et la sensibilité picturale d’un Edward Hopper, mort en 1967, à l’époque où Fred Herzog captait les couleurs d’un monde encore dans sa splendeur crépusculaire. Cette superbe monographie réunit une sélection d’œuvres tirées de l’immense corpus photographique que Herzog consacra à la capitale de la Côte Ouest canadienne, sa ville d’adoption. On y voit le développement, l’expansion, des projets, les gens, les lumières extraordinaires mais aussi les côtés sombres d’une ville qui connut un essor hors du commun en quelques décennies seulement, et notamment grâce à l’immigration, en grande partie asiatique. Herzog a passé plus d’un demi-siècle à déambuler dans les rues de Vancouver avec son appareil photo Leica chargé de la fameuse pellicule couleur Kodachrome. Son regard s’est en particulier porté sur des zones un peu en marge des splendeurs du centre-ville naissant : friperies, terrains abandonnés, barbiers, gargotes, des lieux bondés de gens, de certains rêves mais aussi de désillusions. Le photographe extrait de la lumière saisie au gré du climat la chaleur que cette ville du nord laisse s’échapper des néons ou des vitrines surchargées de montres ou de magazines. Une vision documentaire qui fige dans le temps un paysage urbain voué à la transformation irréversible. Ce livre rassemble plus de 230 images, dont beaucoup n’ont jamais été reproduites, et présente des essais des auteurs renommés David Campany et Hans-Michael Koetzle, ainsi que de l’artiste Jeff Wall. C’est la publication la plus complète à ce jour sur ce photographe majeur du XXe siècle. L’ouvrage de 320 pages est disponible sur la boutique en ligne des éditions allemandes Hatje Cantz ainsi qu’en pré-commande sur Amazon.com.

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GREGORY HALPERN – ZZYZX

zzyzx

Dans son nouvel ouvrage ZZYZX, publié par les éditions Mack, le photographe new-yorkais Gregory Halpern étudie de manière lyrique la Californie contemporaine, où la beauté solaire du Rêve américain se heurte à la réalité de la pauvreté, de l’instabilité et de l’inégalité de manières étonnamment déroutantes. Les premiers colons appelaient la Californie le « Golden State » (l’État en Or), ou encore « The Land of Milk and Honey » (le Pays du Lait et du Miel). Aujourd’hui, en observant l’étalement urbain, les échangeurs routiers, les bas-fonds, l’ironie parait évidente, mais ce territoire n’est pas souvent visualisé autrement que comme un cliché ou comme sa propre fin. Il y a une étrange sorte d’harmonie quand tout est perçu concomitamment – le sublime, le psychédélique, l’autodestruction. Comme tous les lieux, il est imprévisible et contradictoire, mais d’une façon plus extrême encore. Les cultures et les histoires coexistent, le beau côtoie le laid, la rédempteur côtoie le désespéré, le tout sous une lumière singulière, tout autant transcendante que sévère. Les photos de ce livre débutent dans le désert à l’Est de Los Angeles et se dirige vers l’Ouest à travers la ville, pour finir au Pacifique. Ce mouvement général vers l’Ouest fait allusion à une soif de l’eau, tout comme à l’expansion originelle de l’Amérique, qui est née à l’Est et qui s’est déplacé avidement vers l’Ouest jusqu’à atteindre le Pacifique, remplissant ainsi sa destinée manifeste. Encensé par la critique et considéré pour beaucoup comme l’un des meilleurs livres de photos de l’année passée, ZZYZX s’est imposé comme lauréat du Prix du livre photo de l’année 2016 décerné par Paris Photo – Aperture Foundation. Le livre de 128 pages est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions britanniques Mack, ainsi que sur Amazon.com.

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CHRISTOPH BANGERT – HELLO CAMEL

hello camel

Après le succès de son ouvrage War Porn sorti en 2014 (voir ici), où il montre toute l’horreur des combats dans les zones de conflits, le photographe de guerre Christoph Bangert revient avec Hello Camel. Dans ce nouvel ouvrage publié aux éditions Kehrer, le photographe allemand souligne un autre aspect de la guerre: son absurdité. « D’après moi, les deux deux principales caractéristiques de la guerre sont l’horreur et l’absurdité », explique Bangert. Il replonge donc pour l’occasion dans ses archives et dévoile une série d’images qui révèlent l’ennui des soldats sur le front, les malentendus culturels, la comédie latente, mais aussi le désir de revenir à une vie plus normale. Le titre du livre fait référence à la photo de couverture, lorsqu’un soldat américain se retrouve face à face avec un chameau, comme deux mondes que tout sépare. Le fossé culturel entre les forces d’occupation et la population locale et le fait qu’ils n’arrivent pas à se comprendre est l’un des thèmes les plus profonds du livre. Les clichés du photographe allemand sont à la recherche de restes d’humanité au milieu du chaos absolu. Pour Christoph Bangert, le rire est un mécanisme de protection, une tentative hâtive et volontaire de créer un certain quotidien: « Dans la guerre, ou vous riez, ou vous mourrez », explique t-il dans la préface de son nouveau livre. Dans ce recueil de 96 pages, le photographe présente des clichés de guerre à la fois étonnants et déconcertants. Ses images à la fois calmes, composées et étranges issues des conflits en Afghanistan, à Gaza, au Darfour, au Liban et en Irak, vont à l’encontre de notre conception clichée de la guerre moderne qui serait une expérience dynamique, dramatique et héroïque. Hello Camel est un formidable documentaire sur l’effort de l’homme à créer un semblant de normalité face à la violence et au chaos quotidien. Le livre est maintenant disponible sur Amazon.com.

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ALEX WEBB – LA CALLE

Alex Webb

À l’occasion de l’exposition itinérante (New York, Tuscon, Ohio) consacrée à la série sur le Mexique du photographe californien Alex Webb entre septembre 2016 et mars 2017, les éditions Aperture en partenariat avec Televisa Foundation publient un superbe catalogue: La Calle. Durant trente années, ce photographe de l’agence Magnum a livré un travail à la fois percutant et subtil, dominé par une véritable obsession de la couleur. Entre reportage et documentaire, la série La Calle rassemble un florilège de plus de 30 ans d’images prises par Alex Webb dans les rues du Mexique entre 1975 et 2007, avec un point de vue tantôt ironique tantôt intime sur les habitants de ce grand pays. Que ce soit en noir et blanc ou en couleur, les compositions multicouches et complexes de Webb abordent de nombreux genres. La capacité du photographe à condenser les gestuelles, la lumière et les tensions culturelles dans des cadres uniques et séduisants lui permet de réaliser des images évocatrices qui transmettent un sentiment de mystère, d’ironie et d’humour. Après un premier voyage au milieu des années 1970, Webb revint fréquemment au Mexique, travaillant sans relâche sur la frontière entre les États-Unis et le Mexique et dans le sud du pays, tout au long des années 1980 et 1990, inspiré par ce que le poète Octavio Paz appelle le mexicanisme (mouvement artistique et culturel dont l’objectif est de mettre en avant et de remettre à l’honneur les racines précolombiennes dont son issus les mexicains). La Calle est une véritable célébration de la rue mexicaine comme baromètre sociopolitique, bien que celle-ci ait subi une transformation importante depuis les premiers voyages de Webb dans le pays. Dans ce théâtre absurde du quotidien, ce grand virtuose de la photographie couleur réalise certains de ces plus beaux clichés. L’ouvrage de 176 pages est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions Aperture ainsi que sur Amazon.com.

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KRASS CLEMENT – IMPASSE HOTEL SYRIA

impasse hotel syria

Krass Clement (né en 1946) est l’un des photographes danois les plus remarquables de sa génération. Toutes ses photographies abordent les questions existentielles de la condition humaine. Elles nous parlent des sentiments de perte, d’angoisse et de solitude. De cette part de vécu que nous essayons tous de maintenir à distance. Si l’univers photographique de Krass Clement nous touche si profondément, cela tient non seulement à son grand talent visuel, mais également à son aptitude à rendre ces thèmes proches et abordables. En 2001, le photographe se rend en Syrie, dans les villes de Damas, Palmyre, Alep, Homs et Deir Ezzor. Krass Clement dépeint dans ce voyage et ce livre très personnel un monde d’hier. Dans Impasse Hotel Syria, publié par la maison d’édition danoise Gyldendal, le photographe présente un passé récent. Il y a tout juste 15 ans, Clément a pris des photos d’un pays qui subit aujourd’hui un changement profond et radical. Un pays entier et tout son peuple sont devenus victimes de la guerre, ce qui est encore plus révoltant à la vue des sublimes clichés de Krass Clement. Les photographies sont à la fois lyriques et ambitieuses, et jettent un regard en arrière sur une société qui, il y a quelques années à peine, était apparemment épanouie et en paix, mais qui est maintenant en ruine. Avec la mélancolie de ses tirages monochromes, Impasse Hotel Syria est un livre unique qui séduira tous les passionnés de photographie.

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HAJIME KIMURA – PATH IN BETWEEN

Hajime Kimura

La jeune maison d’édition italienne L’Artière vient de publier le nouvel ouvrage du photographe japonais Hajime Kimura: Path in Between. Le livre présente un témoignage personnel sur les traces de sa famille et de son père, autant de souvenirs retranscrits dans des nuances photographiques évanescentes et fragiles, tour à tour au grain d’un gris diffus ou dans de forts contrastes noir et blanc. Diplômé en architecture et en anthropologie au Japon, Hajime Kimura se passionne pour la photographie et trouve son inspiration dans sa région natale, auprès de son père, dans la campagne japonaise. Ce qui est important pour lui : photographier sa famille, son environnement et laisser son empreinte dans ce monde. Pour cela, il photographie en noir et blanc et accentue les contrastes des images pour rendre compte de l’atmosphère froide et hivernale ressentie au moment même. “Mon travail porte sur mon père et son histoire. C’est un projet très personnel car je n’étais pas vraiment proche de lui, et quand il est décédé en 2011, j’ai réalisé qu’il y avait tout un aspect de sa personne que je n’ai jamais connu », déclare Kimura. « Ma relation avec mon père n’était pas très bonne et après sa mort, j’ai commencé à en savoir plus sur lui. C’est ainsi qu’a débuté mon nouveau projet: ce voyage à la découverte de mon père ». Les images poignantes et émouvantes du photographe, avec ses paysages et silhouettes à la fois flous, surexposés et contrastés se lisent comme autant de souvenirs lointains que le temps estompe et qui finissent par tomber dans l’oubli. Cette magnifique publication de 104 pages est une édition limitée à 500 exemplaires et contient un très bel essai de la photographe indépendante Yumi Goto. Path in Between est disponible sur la boutique en ligne des éditions L’Artière.

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