Category Archives: Art

JIM GOLDBERG – THE LAST SON

the last son

Entré chez Magnum Photos en 2002 en tant que membre associé, Jim Goldberg en est devenu membre à part entière en 2006. Pourtant, sa façon de raconter la réalité n’a pas grand chose à voir avec le photojournalisme. The Last Son, le second livre d’une série de trois ouvrages publiés par les éditions japonaises Super Labo, retrace l’évolution du développement de Jim Goldberg en tant qu’artiste. Le photographe américain relate un conte à travers des images et des souvenirs. Jouant avec des photos de famille et des notes manuscrites issues de son passé, afin de construire un univers pour lui-même et pour le lecteur, Goldberg explore les différentes circonstances qui l’ont mené là où il est aujourd’hui. Fils cadet d’un fabricant de bonbons, il se penche dans The Last Son sur les rêves que son père n’a jamais réalisés, ses regrets, et leur relation à sa maturation en tant qu’artiste. Son enfance compliquée l’a poussé à la fugue, ce qui l’a rétrospectivement conduit à photographier les jeunes fugueurs en Californie, sur une période de dix ans, pour finalement créer son livre culte Raised By Wolves, où il explore les origines de la délinquance juvénile aux États-Unis. Le récit de ce nouvel opus se lit aussi plus généralement comme une histoire sur la persévérance américaine, la dynamique familiale et la lutte pour dépasser les attentes de nos proches. Mélange de photographies, de collages, de textes manuscrits et de visuels de films familiaux, Goldberg puise dans ses archives pour construire un récit de souvenirs à partir de ses tous premiers clichés. Le livre est une collection sculpturale de pages débordantes, offrant une interaction palpable avec son processus de narration. The Last Son offre un aperçu tactile du processus empathique de Goldberg qui cherche à donner un sens à sa propre histoire. Faisant suite à ses célèbres projets qui ont fait l’objet de publications tels que Rich and Poor (voir ici) ou Open See, Jim Goldberg explore une fois de plus avec The Last Son de nouvelles formes narratives et les combinaisons possibles entre texte et image. Ce magnifique ouvrage de 134 pages est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions Super Labo.

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ABBAS – LES DIEUX QUE J’AI CROISÉS

Membre de la célèbre agence Magnum depuis 1980, le photographe iranien Abbas Attar révèle l’hindouisme dans toute sa complexité, de ses rites anciens à ses pratiques contemporaines, dans un nouvel ouvrage publié aux éditions Phaidon: Les Dieux que j’ai croisés. Véritable légende de la photographie documentaire classique, Abbas a couvert tous les conflits des années 1970, du Vietnam au Biafra, en passant par le Bangladesh, le Chili et l’Irlande du Nord. Dans les années 80, il entreprend son projet majeur: représenter le monde à travers les religions qui le structure et forment ses lignes de fracture tout à la fois. Dans ce dernier opus, Abbas s’appuie sur les éléments ritualistes – vent, eau, terre, feu, magie, spiritualisme des animaux – pour étudier les mystères de la foi hindoue. Réalisées en Inde, au Sri Lanka, au Népal et à Bali, ses photographies explorent les croyances des religions mineures, comme le sikhisme et le jainisme, ainsi que la vie quotidienne des Hindous. Dans ce somptueux volume, le photographe a invité la couleur à côtoyer le noir et blanc, parce que, selon ses dires : « En Inde, la couleur est une tentation à laquelle il est impossible de résister. » Fruit de plus de deux ans de voyage, de 20011 à 2013, l’ouvrage se compose de 147 images fascinantes qui témoignent de ce qu’est l’hindouisme aujourd’hui, des rites ancestraux du feu et de la terre à la vie moderne, aussi bien dans les villes que dans les campagnes. Ces photographies sont accompagnées de légendes explicatives et d’extraits du journal du photographe relatant son périple. Après le Christianisme, l’Islam, le Judaïsme et le Bouddhisme, Abbas continue avec succès de saisir la foi et la dévotion des peuples à travers le monde. Le livre de 224 pages est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions Phaidon ainsi que sur Amazon.com.

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ZACKARY CANEPARI – REX

zackary canepari

Les éditions italiennes Contrasto publient en cette fin d’année le nouvel ouvrage du photographe américain Zackary Canepari: Rex, l’histoire de Claressa Shields, première médaillée d’or olympique de la boxe féminine aux jeux olympiques de Londres en 2012. La boxeuse n’a que 17 ans quand elle décide de vaincre le sort malgré une enfance difficile à Flint, dans le Michigan. Canepari nous fait suivre Claressa « T-Rex » et sa sœur cadette Briana, à la fois dans ses différents entrainements, combats et son quotidien d’adolescente dans une ville au taux de pauvreté élevé et où les troubles sociaux et la criminalité généralisée sont omniprésents. S’ajoute à cela un contexte familial difficile: leur père est en prison et leur mère toxicomane. Le livre raconte l’histoire d’une jeune fille qui a réussi à échapper à Flint en se concentrant sur sa carrière sportive, et qui, grâce à la boxe, son véritable refuge, a trouvé un moyen d’échapper à la réalité tragique de sa ville d’origine, alors que sa sœur semble s’y enliser de plus en plus. La beauté des clichés de Zackary Canepari et les notes manuscrites de Claressa Shields à la façon d’un journal intime, confèrent des imperfections toutes humaines au portrait de la championne, la rendant à la fois touchante et inspirante. L’ouvrage de 196 pages est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions Contrasto ainsi que sur Amazon.com.

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FACTORY – ANDY WARHOL / STEPHEN SHORE

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À New York, en 1965, un jeune photographe nommé Stephen Shore, alors inconnu, commence une série d’images sur l’artiste Andy Warhol, déjà une star quant à lui, figure emblématique du Pop Art. Durant deux ans, Shore va suivre Warhol et ses acolytes dans leur quotidien peu banal et témoigner de l’effervescence régnant à cette époque au sein de la célèbre Factory. À l’occasion du trentième anniversaire de la disparition d’Andy Warhol et du cinquantième anniversaire de ce reportage unique réalisé par le photographe américain, les éditions Phaidon publient Factory. Cette première édition française de l’ouvrage The Velvet Years : Warhol’s Factory 1965-67, parue en 1995, dévoile une vision de l’intérieur d’un lieu et d’une époque extraordinaire. Stephen Shore a 17 ans lorsqu’il commence à fréquenter la Factory, l’atelier d’artistes créé par Andy Warhol à Manhattan. Entre 1965 et 1967, Shore y passe presque tout son temps, photographiant tous les personnages de la bande (musiciens, acteurs, peintres, écrivains) dont Edie Sedgwick, John Cale, Gerard Malanga, Sterling Morrison, Jonas Mekas, Nico et Lou Reed, sans oublier Warhol, le maître des lieux. Shore s’intègre si naturellement à la bande que plus personne ne fait attention à lui. Cet ouvrage présente une sélection personnelle des clichés de Shore, une vision de l’intérieur de ce lieu et de cette époque extraordinaires signée par l’un des photographes les plus emblématiques de ces dernières décennies. L’expérience est aussi marquante pour sa relation avec l’art, avec son art: « À la fin de mon séjour à la Factory, j’ai découvert que le fait d’être simplement en contact avec Andy et de l’observer m’avait fait réfléchir différemment à ma fonction en tant qu’artiste. J’étais devenu plus attentif à ce que je faisais. » – Stephen Shore, Time. Le texte de la romancière, nouvelliste et critique Lynne Tillman éclaire les photographies de Shore en donnant voix à la Factory, à travers les confessions de ses plus fréquents visiteurs de l’époque. Ce magnifique livre de 192 pages est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions Phaidon ainsi que sur Amazon.com.

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JH ENGSTROM – REVOIR

JH Engström est né en 1969. Il a grandi en Suède, mais a passé beaucoup de temps à Paris et en France au cours de son enfance et son adolescence. Il a été l’assistant du photographe Mario Testino en 1991 à Paris, et en 1993 il devient celui du photographe Anders Petersen à Stockholm. JH Engström fait partie de ces photographes qui ont fait connaître la photographie suédoise dans le monde entier au cours de ces dix dernières années. Depuis son succès avec l’ouvrage Trying to Dance dont Robert Frank a fait l’éloge, il a reçu de nombreux prix et a publié de nombreux livres dont From Back Home avec son ami Anders Petersen. En cette fin d’année, le photographe suédois propose une revisite de son ouvrage culte Trying to Dance (2004) à travers une sélection de négatifs de celui-ci, pour la plupart jamais publiés auparavant. Engström considère que cet ouvrage est plus qu’un livre et que les photographies qu’il contient constituent un univers visuel propre. «La photographie avait sur moi à l’époque un effet libérateur en tant qu’artiste visuel. Je vivais principalement à New York, mais aussi dans le Värmland, et je voyageais beaucoup à travers les États-Unis et l’Europe. Mentalement, je me trouvais entre deux mondes, entre ces réalités, entre l’urbain et le rural. En fait, c’était aussi une époque où je m’interrogeais sur l’importance et la pertinence qu’avait vraiment pour moi la photographie La liberté ressentie si puissamment tout au long de la réalisation de Trying to Dance a largement répondu à mes doutes et est dès lors devenue la boussole de mon processus créatif.» À l’origine peu convaincu par l’idée de Gösta Flemming (Journal), Patric Leo et Christian Caujolle de reprendre les négatifs de l’œuvre originale, il se décide néanmoins à parcourir ses archives et est frappé par la quantité d’images: tant qui n’ont pas été retenues pour Trying to Dance, et tellement de nouvelles combinaisons possibles. Il décide alors de publier Revoir, une revisite de cette période qui s’étale du milieu des années 1990 au début des années 2000. Le livre a été produit en étroite et joyeuse collaboration avec toutes les personnes avec lesquelles le photographe avait travaillé pour Trying to Dance. Près de deux-tiers des photographies n’ont jamais été publiées auparavant. Pour la première fois, Engström a scanné les négatifs avec Ewa-Teréz Gölin et laissé le présent le guider jusqu’à l’impression de Revoir. Le livre contient un très beau texte de Christian Caujolle qui fut le premier, à l’époque, à voir et à apprécier ces photographies avec bienveillance, il y a presque 17 ans de cela. JH Engström signe une fois de plus un superbe ouvrage et ce dernier, publié par les éditions suédoises Journal, est maintenant disponible en ligne sur le site de Le Bal ou encore chez PhotoBookStore.

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BOOGIE – IT’S ALL GOOD

Boogie

Les éditions powerHouse célèbrent le dixième anniversaire de l’ouvrage culte de Boogie, It’s All Good, en sortant une nouvelle édition révisée avec 40 photographies inédites de la première monographie du photographe serbe. Connu pour ses portraits documentaires de personnes en marge de la société, Boogie s’est rendu pour It’s All Good, dans les tristement célèbres quartiers new-yorkais de Bushwick, Bedford-Stuyvesant et Queensbridge, où il a capturé des images rares, intimes et pleines de tension. Dès 2003, Boogie a une idée en tête: il veut documenter le quotidien de toxicomanes. Ce milieu difficile d’accès le fascine. « Ces HLM sont des repères à gangs, à drogue et à violence. Elles abritent une jeunesse qui n’a jamais eu d’enfance et qui n’a jamais eu la chance de démarrer une vie où ne prévalaient pas les lois du ghetto. La prostitution, le vol et l’extorsion sont les seuls moyens de survie dans un environnement ravagé par la drogue et pris au piège d’une spirale de violence, de pauvreté et de taux de mortalité élevés.» Petits gangsters, héroïnomanes ou accros au crack lui accorderont tous leur confiance. Pendant trois ans de 2003 à 2006 il a partagé leur vie. Les «héros» s’appellent Perla, Tito, Diana ou encore Yvette. Ils sont accros au crack ou à l’héroïne. Ils se sont prostitués ou ont tué pour une dose. Ils ont tous accepté d’être pris en photo, pour «raconter leur histoire, laisser une marque sur terre, une preuve de leur existence», explique le photographe. Malgré le malaise que suscite le livre, les photographies de Boogie constituent un témoignage précieux sur la face sombre des grandes villes américaines et sur les laissés pour compte du Rêve Américain. Cette nouvelle édition de l’ouvrage culte et très recherché est désormais disponible sur la boutique en ligne des éditions powerHouse ainsi que sur Amazon.com.

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WILLIAM EGGLESTON – THE DEMOCRATIC FOREST – SELECTED WORKS

democratic forest

À la fin des années 1950, William Eggleston a commencé à photographier autour de chez lui, dans le Sud des États-Unis, utilisant des pellicules 35 mm noir et blanc. Fasciné par le travail de Cartier-Bresson, il déclare à l’époque « Je ne pouvais pas imaginer faire mieux que de parfaits faux Cartier-Bresson ». II a finalement développé un style photographique personnel, qui viendra quelques années plus tard façonner son travail en couleur. C’est une vision inédite de l’Amérique quotidienne, banale, avec ses typologies : les supermarchés, les bars, les stations-services, les voitures et des personnages fantomatiques perdus dans l’espace. Comme un acteur qui ne parvient pas à se libérer du rôle qui l’a rendu célèbre, Eggleston est resté longtemps prisonnier de l’étiquette aussi réductrice qu’excessive “d’inventeur” de la photographie en couleur. C’est sans doute pour dissiper ce malentendu qu’il publie en , ffffff1989 The Democratic Forest, livre dans lequel il se proclame “en guerre contre l’évidence”. “Un œil démocratique, une guerre ouverte contre ce qui semble aller de soi : les deux se combinent, il faut voir ce qu’a priori on n’aurait pas regardé. Tout peut mériter l’attention, le déclic”. À l’occasion de la rétrospective du photographe à la David Zwirner Gallery de New York, présentant une sélection de clichés de la série The Democratic Forest, les éditions allemandes Steidl publient en partenariat avec David Zwirner Books ce magnifique catalogue qui dévoile plus de soixante images exceptionnelles du projet épique d’Eggleston. Sa photographie est «démocratique» dans sa résistance à la hiérarchie où, comme l’a souligné l’artiste, « aucun sujet particulier n’est plus ou moins important qu’un autre« . Avec un très bel essai issu des recherches d’Alexander Nemerov, cette remarquable présentation de The Democratic Forest offre un contexte historique pour une œuvre monumentale, et ravira tous les passionnés de photographie. L’ouvrage de 120 pages est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions Steidl, chez David Zwirner Books ainsi que sur Amazon.com.

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PAWEL JASZCZUK – EVERYTHING YOU DO IS A BALLOON

Pawel Jaszczuk

Pawel Jaszczuk (Varsovie, Pologne) est un photographe autodidacte qui a commencé sa carrière artistique après l’obtention de son diplôme en design graphique à l’École des Arts Visuels de Sydney. Son œil cherche constamment des images intrigantes, tout en évitant de tomber dans les stéréotypes et autres clichés. Une photographie à la frontière entre le documentaire et l’art, un effort pour capturer la beauté de ces deux univers. Dans son nouvel ouvrage Everything You Do Is A Balloon publié par la jeune maison d’édition bordelaise Lieutenant Willsdorff, le photographe continue de nous faire découvrir l’extravagance de Tokyo. Après une impressionnante série sur les salarymen tokyoïtes et leur relation avec l’alcool, le photographe continue de décortiquer impitoyablement l’homme moderne pris dans une vie quotidienne monotone et pressurisée. Le livre montre l’explosion salvatrice et délirante qui se libère alors le weekend… et les japonais ne sont pas en reste quand il s’agit d’imaginer des exutoires à un quotidien étouffant. « La fatigue bourdonne dans ta tête. Elle remplit ton corps, se mêle à la tension. Tu t’assois dans le noir pendant quelques heures, drainant les petits souvenirs de ta semaine. Tu bois une bière. Ta peau réclame la libération. Fatigué, stressé, surmené, frustré : tu éclates comme un ballon. Le weekend a commencé. » S. K. Pawel Jaszczuk transmue ce qui pourrait être un projet documentaire standard en quelque chose de beaucoup plus complexe et unique. Qu’elle soit motivée par la nécessité, la curiosité ou l’envie, la sexualité de ces personnages rongés par la solitude, souvent pathétique, voire grotesque, reflète une recherche désespérée du contact humain dans la vaste métropole anonyme. Il réussit à photographier mieux que personne l’obsession fétichiste des japonais et quand ces délires sexuels ressemblent à des jeux pour grands enfants, cela donne un livre à la fois drôle et sexy. Ceint d’un morceau de tissu découpé dans un bas, rendant chacun des 500 exemplaires unique, Everything You Do Is A Balloon contient 74 pages et est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions Lieutenant Willsdorff.

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ERNST HAAS – COLOR CORRECTION

ernst haas

Longtemps considéré par ses pairs comme trop commercial, le travail du photographe autrichien Ernst Haas est souvent réduit à ses photographies en noir et blanc et à ses nombreux travaux publicitaires (il est notamment célèbre pour avoir photographié les premières campagnes Marlboro Man). Il présida pourtant l’agence Magnum en 1959 et fut surtout le premier à bénéficier d’une exposition personnelle pour ses travaux en couleur au MoMA, en 1962. Color Correction, publié par Steidl pour la première fois en 2011 et vite épuisé, nous fait redécouvrir les photographies couleur de Haas, longtemps oubliées au profit des travaux des grands photographes de la « New Colour » des années 70. Ce livre a pour but de corriger l’image un peu floue de la photographie en couleur d’Ernst Haas qui, en raison de son extraordinaire dynamisme, était très demandée par la presse illustrée de son époque. Le travail en couleur de Haas, publié dans les magazines les plus influents et dans de nombreux livres en Europe et aux États-Unis, lui a valu une renommée mondiale, mais son œuvre a souvent été ridiculisée par les critiques et les commissaires, la jugeant trop facilement accessible et pas assez sérieuse. Sa réputation a souffert en comparaison avec une jeune génération de photographes en couleur, notamment William Eggleston, Stephen Shore ou encore Joel Meyerowitz. Cependant, une telle critique ne mentionne généralement pas la sensibilité étonnante de l’œuvre personnelle en couleur d’Ernst Haas, qui accompagnait constamment – mais presque de façon invisible – son travail freelance, qui était beaucoup plus radicale et ambiguë. Malgré leur inventivité et leur complexité saisissantes, le photographe n’a jamais imprimé ces images de sa vie, et encore moins exposé. Souhaitant rendre justice à son travail, William Ewing s’est donc plongé dans les milliers de diapositives de l’œuvre du photographe afin d’en extraire une sélection intense et radicale, et de nous montrer une nouvelle approche, plus avant-gardiste de l’œuvre de ce grand coloriste. Les éditions allemandes Steidl publient donc en cette fin d’année une seconde édition inchangée de Color Correction. Le livre de 232 pages est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions allemandes ainsi que sur Amazon.com.

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NEIGHBORHOOD X FUCT SSDD – S/S 2017 – SYMBIONESE LIBERATION ARMY INCENSE CHAMBERS

neighborhood

Pour sa prochaine collection Spring/Summer 2017, la marque japonaise Neighborhood collabore avec Fuct SSDD pour réaliser un nouvel encensoir en céramique. Ce dernier est tiré d’une sculpture en bronze d’un cobra à sept têtes conçu par Erik Brunetti, le symbole de L’Armée de Libération Symbionaise (un mouvement armé d’extrême gauche américain des années 1970). Deux versions sont prévues: black/black (ci-dessus) et White/Black.

DANNY LYON – BURN ZONE & THE STORY OF SAM

danny lyon

Danny Lyon sort en cette fin d’année deux nouveaux ouvrages publiés par Bleack Beauty: Burn Zone et The Story of Sam. Débutant sa carrière dans les années 60, le photographe américain se distingue par son œuvre qui met l’accent sur un engagement social à la fois profond et intime. Burn Zone est un cri du cœur lancé à la communauté artistique et à la nouvelle génération, leur demandant de se joindre à la lutte pour sauver la planète. Danny Lyon raconte l’histoire de son retour au Nouveau-Mexique après plus de trente ans et les changements dramatiques qu’il a pu observer, provoqués par l’utilisation de combustibles fossiles. Illustré avec de nouvelles images en noir et blanc de l’incendie de Las Conchas en 2011 au Nouveau Mexique, le livre comprend également une liste de cinquante criminels du climat, qui ont tous reçu d’énormes quantités d’argent de l’industrie des combustibles fossiles. Le second livre, The Story of Sam, s’inspire du texte de Kafka intitulé Un Rapport pour une Académie et qui met en scène un singe qui raconte comment il est devenu homme. L’histoire est écrite par un berger australien ayant vécu toute sa vie dans la vallée de l’Hudson, dans l’État de New York, mais qui est mort au bord d’une autoroute dans le comté de Sandoval, au Nouveau Mexique. Richement illustré de photos prises avec un Polaroid SX-70 de Sam et de ses deux compagnons épagneuls, le livre est à la fois dramatique et poignant. Ce dernier est publié à 1000 exemplaires seulement. Les deux ouvrages sont maintenant disponibles sur la boutique en ligne du Whitney Museum.

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ANA KRAS – IKEBANA ALBUMS

ikebana albums

Graphiste, illustratrice, photographe et designer diplômée de l’université des Arts Appliqués de Belgrade, la serbe Ana Kras est ce qu’on appelle un jeune phénomène à suivre. Véritable touche à tout, elle séduit par ses créations originales comme ses chaises au design épuré, la M Lamp tout en fil de coton dénuée d’abat-jour ou encore les Bonbon Lamps aux couleurs acidulées et tissées à la main. Ses photos sont quant à elles des extraits de son quotidien, des voyages, des rencontres et des portraits singuliers de ceux qui l’entourent. Elle poste quotidiennement sur son Tumblr Ikebana Albums tous ses derniers clichés, sortes de bribes de vie floues à la surface granulée. Son premier livre, publié par les éditions britanniques Prestel, rassemble des centaines de photographies: champs éthérés de marguerites roses, paysages langoureux, portraits informels de ses amis chez eux ou dans la ville. On y reconnait notamment quelques visages célèbres comme Mari Guidicelli, Hailey Benton Gates ou encore Nane Feist. Les photos d’Ana Kras sont à la fois poétiques, réfléchies et ludiques, et raviront ses nombreux fans, ainsi que les amateurs de photographie. L’ouvrage de 192 pages est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions Prestel ainsi que sur Amazon.com.

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