Category Archives: Art

PAWEL JASZCZUK – EVERYTHING YOU DO IS A BALLOON

Pawel Jaszczuk

Pawel Jaszczuk (Varsovie, Pologne) est un photographe autodidacte qui a commencé sa carrière artistique après l’obtention de son diplôme en design graphique à l’École des Arts Visuels de Sydney. Son œil cherche constamment des images intrigantes, tout en évitant de tomber dans les stéréotypes et autres clichés. Une photographie à la frontière entre le documentaire et l’art, un effort pour capturer la beauté de ces deux univers. Dans son nouvel ouvrage Everything You Do Is A Balloon publié par la jeune maison d’édition bordelaise Lieutenant Willsdorff, le photographe continue de nous faire découvrir l’extravagance de Tokyo. Après une impressionnante série sur les salarymen tokyoïtes et leur relation avec l’alcool, le photographe continue de décortiquer impitoyablement l’homme moderne pris dans une vie quotidienne monotone et pressurisée. Le livre montre l’explosion salvatrice et délirante qui se libère alors le weekend… et les japonais ne sont pas en reste quand il s’agit d’imaginer des exutoires à un quotidien étouffant. « La fatigue bourdonne dans ta tête. Elle remplit ton corps, se mêle à la tension. Tu t’assois dans le noir pendant quelques heures, drainant les petits souvenirs de ta semaine. Tu bois une bière. Ta peau réclame la libération. Fatigué, stressé, surmené, frustré : tu éclates comme un ballon. Le weekend a commencé. » S. K. Pawel Jaszczuk transmue ce qui pourrait être un projet documentaire standard en quelque chose de beaucoup plus complexe et unique. Qu’elle soit motivée par la nécessité, la curiosité ou l’envie, la sexualité de ces personnages rongés par la solitude, souvent pathétique, voire grotesque, reflète une recherche désespérée du contact humain dans la vaste métropole anonyme. Il réussit à photographier mieux que personne l’obsession fétichiste des japonais et quand ces délires sexuels ressemblent à des jeux pour grands enfants, cela donne un livre à la fois drôle et sexy. Ceint d’un morceau de tissu découpé dans un bas, rendant chacun des 500 exemplaires unique, Everything You Do Is A Balloon contient 74 pages et est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions Lieutenant Willsdorff.

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ERNST HAAS – COLOR CORRECTION

ernst haas

Longtemps considéré par ses pairs comme trop commercial, le travail du photographe autrichien Ernst Haas est souvent réduit à ses photographies en noir et blanc et à ses nombreux travaux publicitaires (il est notamment célèbre pour avoir photographié les premières campagnes Marlboro Man). Il présida pourtant l’agence Magnum en 1959 et fut surtout le premier à bénéficier d’une exposition personnelle pour ses travaux en couleur au MoMA, en 1962. Color Correction, publié par Steidl pour la première fois en 2011 et vite épuisé, nous fait redécouvrir les photographies couleur de Haas, longtemps oubliées au profit des travaux des grands photographes de la « New Colour » des années 70. Ce livre a pour but de corriger l’image un peu floue de la photographie en couleur d’Ernst Haas qui, en raison de son extraordinaire dynamisme, était très demandée par la presse illustrée de son époque. Le travail en couleur de Haas, publié dans les magazines les plus influents et dans de nombreux livres en Europe et aux États-Unis, lui a valu une renommée mondiale, mais son œuvre a souvent été ridiculisée par les critiques et les commissaires, la jugeant trop facilement accessible et pas assez sérieuse. Sa réputation a souffert en comparaison avec une jeune génération de photographes en couleur, notamment William Eggleston, Stephen Shore ou encore Joel Meyerowitz. Cependant, une telle critique ne mentionne généralement pas la sensibilité étonnante de l’œuvre personnelle en couleur d’Ernst Haas, qui accompagnait constamment – mais presque de façon invisible – son travail freelance, qui était beaucoup plus radicale et ambiguë. Malgré leur inventivité et leur complexité saisissantes, le photographe n’a jamais imprimé ces images de sa vie, et encore moins exposé. Souhaitant rendre justice à son travail, William Ewing s’est donc plongé dans les milliers de diapositives de l’œuvre du photographe afin d’en extraire une sélection intense et radicale, et de nous montrer une nouvelle approche, plus avant-gardiste de l’œuvre de ce grand coloriste. Les éditions allemandes Steidl publient donc en cette fin d’année une seconde édition inchangée de Color Correction. Le livre de 232 pages est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions allemandes ainsi que sur Amazon.com.

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NEIGHBORHOOD X FUCT SSDD – S/S 2017 – SYMBIONESE LIBERATION ARMY INCENSE CHAMBERS

neighborhood

Pour sa prochaine collection Spring/Summer 2017, la marque japonaise Neighborhood collabore avec Fuct SSDD pour réaliser un nouvel encensoir en céramique. Ce dernier est tiré d’une sculpture en bronze d’un cobra à sept têtes conçu par Erik Brunetti, le symbole de L’Armée de Libération Symbionaise (un mouvement armé d’extrême gauche américain des années 1970). Deux versions sont prévues: black/black (ci-dessus) et White/Black.

DANNY LYON – BURN ZONE & THE STORY OF SAM

danny lyon

Danny Lyon sort en cette fin d’année deux nouveaux ouvrages publiés par Bleack Beauty: Burn Zone et The Story of Sam. Débutant sa carrière dans les années 60, le photographe américain se distingue par son œuvre qui met l’accent sur un engagement social à la fois profond et intime. Burn Zone est un cri du cœur lancé à la communauté artistique et à la nouvelle génération, leur demandant de se joindre à la lutte pour sauver la planète. Danny Lyon raconte l’histoire de son retour au Nouveau-Mexique après plus de trente ans et les changements dramatiques qu’il a pu observer, provoqués par l’utilisation de combustibles fossiles. Illustré avec de nouvelles images en noir et blanc de l’incendie de Las Conchas en 2011 au Nouveau Mexique, le livre comprend également une liste de cinquante criminels du climat, qui ont tous reçu d’énormes quantités d’argent de l’industrie des combustibles fossiles. Le second livre, The Story of Sam, s’inspire du texte de Kafka intitulé Un Rapport pour une Académie et qui met en scène un singe qui raconte comment il est devenu homme. L’histoire est écrite par un berger australien ayant vécu toute sa vie dans la vallée de l’Hudson, dans l’État de New York, mais qui est mort au bord d’une autoroute dans le comté de Sandoval, au Nouveau Mexique. Richement illustré de photos prises avec un Polaroid SX-70 de Sam et de ses deux compagnons épagneuls, le livre est à la fois dramatique et poignant. Ce dernier est publié à 1000 exemplaires seulement. Les deux ouvrages sont maintenant disponibles sur la boutique en ligne du Whitney Museum.

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ANA KRAS – IKEBANA ALBUMS

ikebana albums

Graphiste, illustratrice, photographe et designer diplômée de l’université des Arts Appliqués de Belgrade, la serbe Ana Kras est ce qu’on appelle un jeune phénomène à suivre. Véritable touche à tout, elle séduit par ses créations originales comme ses chaises au design épuré, la M Lamp tout en fil de coton dénuée d’abat-jour ou encore les Bonbon Lamps aux couleurs acidulées et tissées à la main. Ses photos sont quant à elles des extraits de son quotidien, des voyages, des rencontres et des portraits singuliers de ceux qui l’entourent. Elle poste quotidiennement sur son Tumblr Ikebana Albums tous ses derniers clichés, sortes de bribes de vie floues à la surface granulée. Son premier livre, publié par les éditions britanniques Prestel, rassemble des centaines de photographies: champs éthérés de marguerites roses, paysages langoureux, portraits informels de ses amis chez eux ou dans la ville. On y reconnait notamment quelques visages célèbres comme Mari Guidicelli, Hailey Benton Gates ou encore Nane Feist. Les photos d’Ana Kras sont à la fois poétiques, réfléchies et ludiques, et raviront ses nombreux fans, ainsi que les amateurs de photographie. L’ouvrage de 192 pages est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions Prestel ainsi que sur Amazon.com.

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DONALD BAECHLER – EARLY WORK 1980 TO 1984

donald baechler

Donald Baechler est né à Hartford (Connecticut) en 1956, il vit et travaille à New York. Il a su créer, avec intelligence et humour, un langage métaphorique issu de la culture populaire, ce qui lui vaut la réputation d’artiste Pop de deuxième génération depuis le début des années 80. « Je m’intéresse à des objets discrets et sourds. Je n’ai jamais été intéressé par le narratif ou la psychologie ou par toutes les interprétations que les gens prêtent à la variation subtile de mes peintures et de mes sculptures”. En effet, il y a une vingtaine d’années, Baechler commença, dans un effort de réapprentissage du dessin, à élaborer un vocabulaire naïf, composé de lignes et de formes. Son abécédaire puise ses sources dans le monde de l’imagerie des enfants, des artistes naïfs et des handicapés mentaux, faisant souvent référence à Dubuffet. Issu d’une génération qui a hérité de la rigueur minimaliste et conceptuelle des années 1970, Donald Baechler a intégré dans ses travaux ce qui était devenu tabou comme la figure humaine ou l’objet trivial du quotidien. À l’occasion de l’exposition Early Work 1980 to 1984 organisée par Cheim & Read en fin d’année dernière, la galerie new-yorkaise publie un très beau catalogue présentant les premières peintures et collages sur papier de l’artiste américain. Toutes ses œuvres illustrent l’intérêt et la maîtrise de Baechler dans la relation entre l’iconographie personnelle et universelle, le geste pictural et la ligne graphique, le premier plan et l’arrière-plan. Ces premiers travaux sont de puissants symboles de l’absurdité, de l’humour et de la tristesse qui jalonnent la vie quotidienne. L’ouvrage de 128 pages est maintenant disponible sur la boutique en ligne de la galerie Cheim & Read ainsi que sur Amazon.com.

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ANDERS PETERSEN – CAFE LEHMITZ REVISITED – PARIS

La galerie parisienne Circulation accueille depuis le 4 novembre 2016 une exposition personnelle du photographe suédois Anders Petersen: Café Lehmitz revisited. Le Café Lehmitz était un ancien troquet du port d’Hambourg, fréquenté par les travailleurs du quartier rouge avoisinant. Anders Petersen (ne en 1944 en Suède) le visita pour la première fois en 1962, tissant avec les habitués des liens qui marqueront son existence et sa pratique artistique. En 1968, il s’y rend à nouveau et noue des relations avec les habitués qu’il photographie au quotidien dans l’espace du Café Lehmitz. Conçu comme un huis-clos, « Café Lehmitz » est un chef-d’oeuvre dans lequel l’auteur, immergé dans la vie du troquet et de ses gens ordinaires, s’évertue à maintenir cette « proche distance » (selon le titre d’un ouvrage de Petersen paru en 2002) nécessaire à l’exécution de son travail. Anders Petersen revisite ‘Cafe? Lehmitz’ pour cette nouvelle exposition et pre?sente une se?lection ine?dite de photographies issues de ce travail majeur. Jusqu’au 23 décembre 2016.

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OLAF BREUNING – OLAF BREUNING

olaf breuning

La jeune maison d’édition californienne Silent Sound vient de publier une nouvelle monographie de l’artiste multidisciplinaire Olaf Breuning. Né en 1970 à Schaffhouse (Suisse), Olaf Breuning vit et travaille à New York. Son œuvre hétéroclite – installations, films, photographies, dessins – puise dans les codes visuels de la culture populaire, des clips vidéo, de la publicité, des films de série Z (Breuning cite parmi ses influences des cinéastes tels que John Carpenter ou John Waters, aussi bien que Doug Aitken ou les premiers travaux de Matthew Barney) pour inventer une esthétique hybride dans laquelle l’étrange se mêle à l’humour, abolissant les frontières entre culture d’élite et culture populaire, brouillant les limites entre réalité et fiction et jouant avec la perception saturée d’informations visuelles du spectateur aujourd’hui. Cette nouvelle publication se compose de clichés réalisés par l’artiste entre la fin des années 90 et le début des années 2000, combinant, entre mémoire et rêves éveillés, dérision et fantasme, références aux médias, à la culture populaire et à la société de consommation. À travers ses photos, le plasticien suisse détourne les codes visuels de notre époque dans un mélange de sarcasme et de subversion. Testant les limites de l’humour et de l’esthétique contemporaine, l’œuvre de Breuning est à la fois drôle et provocante, absurde et étrange, tragique et fragile. Elle émet une critique ironique des clichés et ornements de notre époque. Produit en édition limitée à 500 exemplaires, Olaf Breuning est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions Silent Sound.

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ATTILIO SOLZI – DOLLHOUSE

dollhouse

Après la sortie des très beaux ouvrages Animals et Moso (voir ici), la jeune maison d’édition bordelaise Lieutenant Willsdorff continue d’explorer les marges de la sexualité et signe une fois de plus un titre splendide avec Dollhouse, la nouvelle monographie du photographe italien Attilio Solzi. Au début des années 2000, le quartier autour de la via Sammartini à Milan et le district de San Berillo à Catane étaient le repère de la petite délinquance et le théâtre de crimes en tous genres. C’est aussi dans ces quartiers que travaillaient les deux principaux groupes de prostituées transgenre d’Italie (brésiliens à Milan et italiens à Catane). Attilio Solzi les a photographiées dans leur intimité. Dollhouse dévoile avec tendresse ces portraits d’hommes à mi-chemin entre femmes et divas. Si dans son précédent livre, Taedium, le photographe s’engageait dans l’expérimentation artistique avec de nombreux collages manuels et l’utilisation de textes, cette nouvelle publication marque un retour à la photographie documentaire et au reportage d’immersion. Loin des clichés sur la prostitution et les travailleurs du sexe transgenres, Attilio Solzi a su se rapprocher au plus près de ses sujets pour nous faire découvrir le quotidien de ces personnes en marge de la société. On y découvre des moments de joie et de tristesse, de quiétude et d’incertitude. Très réussi (mise en page, impression offset), ce livre de 120 pages et édité à 500 exemplaires est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions Lieutenant Willsdorff.

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JOEL MEYEROWITZ – TAKING MY TIME – PARIS

Joel Meyerowitz

La galerie Polka présente depuis le 5 novembre le premier volet de Taking My Time, un cycle rétrospectif en deux tableaux consacré cet hiver au grand photographe américain Joel Meyerowitz. Autobiographique et méditative, l’exposition plonge dans la mémoire d’un artiste spectateur et comédien qui a traversé les chapitres et les spécialités de l’histoire récente de la photographie. Du snapshot au tableau et de la street photography au paysage en passant par le portrait, Taking My Time raconte cette aventure. La première partie du voyage, présentée jusqu’au 21 décembre, se concentre sur les travaux précurseurs de l’artiste, de l’aube des années 60 au milieu des années 70. Une série d’images fondatrices, en couleur et en noir et blanc, qui déjà présagent de la suite en racontant Meyerowitz avant Meyerowitz. A 25 ans, en 1962, l’américain croise par hasard — alors jeune directeur artistique dans une agence de publicité — un certain Robert Frank sur un shooting. Fasciné par sa danse serpentueuse il dira: « Je ne savais pas qu’on pouvait bouger à ce point et photographier en même temps. »

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ROGER BALLEN – THE THEATRE OF APPARITIONS

roger ballen

Roger Ballen est surtout connu pour ses images psychologiquement puissantes et superposées à la frontière entre la peinture, le dessin, l’installation et la photographie. The Theatre of Apparitions, nouvel monographie de l’artiste sud-africain d’origine américaine publié par Thames & Hudson, est à la fois un éloignement de son œuvre existante et le point culminant de son esthétique unique reliant l’image et la représentation théâtrale. Séparées en sept chapitres ou «actes», chacun introduit par un texte écrit par le photographe, ces images «Ballenesque» amènent le lecteur à faire un profond voyage dans le subconscient. Photographe obscure et troublant, Roger Ballen s’inspire de l’ambiance noire des prisons pour femmes abandonnées, où le spectre des personnes emprisonnées réside toujours. Il s’inspire plus précisément des fenêtres sales et noircies pour réaliser des personnages fantomatiques et tourmentés, en grattant du verre peint en noir. Les images ainsi créées ressemblent à des peintures rupestres préhistoriques: les espaces noirs et sans dimension sur le verre sont des toiles sur lesquelles Ballen sculpte ses pensées et ses émotions. Des formes faciales ressemblant à des fossiles et des parties de corps démembrés coexistent inconfortablement avec des ombres vaporeuses et fantomatiques. Ces images ont la capacité de choquer, d’inspirer, d’amuser et même d’émerveiller le spectateur. Intemporelle et novatrice, terrestre et d’autre monde, physique et spirituelle, cette nouvelle œuvre de Roger Ballen transcende tous les concepts traditionnels de la photographie. L’ouvrage de 192 pages est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions britanniques Thames & Hudson, ainsi que sur Amazon.com.

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MARK COHEN – MEXICO

Mark Cohen

Mark Cohen est le photographe de rue par excellence. Né en Pennsylvanie en 1943, ce dernier utilise depuis les années 60 une approche agressive dans laquelle il se rapproche au plus près des passants, appareil photo dans la main, flash dans l’autre, et prend son cliché avant qu’ils ne soient conscients d’être photographié. Ses images, d’apparence austère, sont prises dans les rues de Wilkes-Barre et d’autres villes de la classe ouvrière de Pennsylvanie. Elles capturent des moments, des gestes, et des émotions qui, parce qu’ils pourraient être invisibles aux sensibilités des autres, témoignent de la perception innée supérieure de Cohen, son don visuel à la fois précis, intelligent et subtil. Son œuvre a reçu une reconnaissance précoce, avec une exposition personnelle au Musée d’Art Moderne de la ville de New York dès 1973, alors qu’il n’avait que trente ans. Les critiques à son égard n’ont depuis cessé d’être élogieuses. Aujourd’hui, le travail de Cohen est exposé dans plus de trente collections internationales de premier plan, allant du Metropolitan Museum à New York au Metropolitan Museum of Photography de Tokyo. Entre 1981 et 2003, Mark Cohen effectue plusieurs voyages au Mexique. Séduit par cet endroit qu’il qualifie de « surréaliste », il promène son appareil photo, sans aucune intention anthropologique ou sociale, dans les rues de Mexico, Merida et Oaxaca. En l’espace de quelques fractions de seconde, Mark Cohen s’approche très près de ses sujets et les prend au vol parfois éblouis par la lumière artificielle du flash. Ses clichés, en noir et blanc, pris à bout de bras, la plupart du temps sans viser, prélèvent des fragments de gestes, de postures ou de corps. Il se dégage de ces images une énergie nerveuse et une étrangeté du quotidien. Publié par les Éditions Xavier Barral en collaboration avec University of Texas Press et avec le soutien du fonds de dotation Agnès b., l’ouvrage de 216 pages est maintenant disponible sur les boutiques en ligne d’EXB, d’UT Press, ainsi que sur Amazon.com.

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