Category Archives: Art

LEE FRIEDLANDER – PRAYER PILGRIMAGE FOR FREEDOM

LEE FRIEDLANDER

La maison d’édition new-yorkaise Eakins Press Foundation a publié en septembre dernier un nouvel ouvrage qui ravira les amateurs du photographe américain Lee Friedlander: Prayer Pilgrimage for Freedom. Le 17 mai 1957, ce dernier eu carte blanche pour photographier les participants au pèlerinage de la prière pour la liberté à Washington, DC. Cet événement extraordinaire réunit un nombre important de grands penseurs et leaders du mouvement des droits civiques et solidifia la position de Martin Luther King Jr. entant que leader au rôle prééminent. Le jeune Friedlander n’a alors que 23 ans et commence à peine sa carrière de photographe. Ces 58 clichés inédits, reproduits en noir et blanc dans ce magnifique recueil, sont parmi les tout premiers travaux du photographe. Avec un accès total à la scène, Friedlander a réussi à dépeindre les personnes célèbres présentes à l’événement, comme Mahalia Jackson, A. Philip Randolph, Harry Belafonte, Ruby Dee parmi beaucoup d’autres, ainsi que le public composé de près de 25000 hommes, femmes et enfants, tous réunis pour donner une voix et de l’énergie aux idées avancées par le mouvement. Programmée à l’occasion du 3ème anniversaire du Brown v. Board of Education, cette grande manifestation pacifique exerça une intense pression sur l’administration Einsenhower afin de mettre un terme à la ségrégation dans les états du sud du pays et pour mettre en avant la lutte pour les droits civiques. On retrouve également dans l’ouvrage quelques documents facsimilés comme le programme imprimé de ce rallye historique et l’appel à la prière distribué aux participants. Ces images évocatrices d’inconnus et de dirigeants de la lutte pour les droits civiques démontrent que, même à un stade précoce de son développement artistique, Friedlander avait déjà le souci du détail et de la composition, ce qui fera de lui l’un des plus grands photographes américains du 20e siècle. En plus d’être d’un grand intérêt pour les passionnés de photographie, ce livre est également indispensable pour toute personne ayant un intérêt dans le mouvement des droits civiques aux États-Unis. Le livre de 88 pages est disponible en ligne sur le site d’Eakins Press Foundation ainsi que sur Amazon.com.

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MARK COHEN – FRAME

mark cohen

Mark Cohen est le photographe de rue par excellence. Né en Pennsylvanie en 1943, ce dernier utilise depuis les années 60 une approche agressive dans laquelle il se rapproche au plus près des passants, appareil photo dans la main, flash dans l’autre, et prend son cliché avant qu’ils ne soient conscients d’être photographié. Ses images, d’apparence austère, sont prises dans les rues de Wilkes-Barre et d’autres villes de la classe ouvrière de Pennsylvanie. Elles capturent des moments, des gestes, et des émotions qui, parce qu’ils pourraient être invisibles aux sensibilités des autres, témoignent de la perception innée supérieure de Cohen, son don visuel à la fois précis, intelligent et subtil. Son œuvre a reçu une reconnaissance précoce, avec une exposition personnelle au Musée d’Art Moderne de la ville de New York dès 1973, alors qu’il n’avait que trente ans. Les critiques à son égard n’ont depuis cessé d’être élogieuses. Aujourd’hui, le travail de Cohen est exposé dans plus de trente collections internationales de premier plan, allant du Metropolitan Museum à New York au Metropolitan Museum of Photography de Tokyo. Publié par University of Texas Press, Frame est la première rétrospective de la carrière de Mark Cohen. L’ouvrage de 304 pages présente plus de deux cent cinquante images, dont une centaine qui n’ont jamais été publiées auparavant. On y découvre des clichés pris en Espagne, en Irlande, en Angleterre, en Italie et au Mexique, sans oublier son pays natal, les États-Unis. Le livre met en valeur à la fois la photographie en noir et blanc pour laquelle Mark Cohen est le plus connu, et ses incursions occasionnelles en couleur. C’est le photographe lui-même qui a réalisé la disposition des images. Leur rythme et leurs juxtapositions parfois surprenantes révèlent une éloquence et une profondeur artistique qui surpassent ses publications précédentes. Conservatrice et historienne d’art, Jane Livingston, qui a connu Cohen tout au long de sa carrière, offre une introduction qui place son travail dans la tradition de la photographie de rue, tout en célébrant les qualités insaisissables qui le distinguent de tous les autres adeptes du genre. Frame est maintenant disponible en ligne sur le site d’University of Texas Press ainsi que sur Amazon.fr et Amazon.com.

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STEPHEN SHORE – SURVIVANTS EN UKRAINE

Dans son nouveau livre, Survivants en Ukraine, Stephen Shore dévoile une facette plus intime de son histoire. En effet, le grand-père paternel du photographe a quitté l’Ukraine pour les États-Unis à la fin du XIXe siècle. Bien que Stephen Shore ait toujours connu ses origines, c’est son épouse, Ginger, qui lui a suggéré de s’intéresser à l’histoire des survivants juifs de la Shoah vivant encore en Ukraine. « Elle a compris que mon travail devait entrer dans une sphère plus personnelle », explique le grand photographe dans ce livre. Et Ginger Shore a fait preuve d’une grande perspicacité : on retrouve dans cette nouvelle série de photographies tout l’art de la composition et l’exubérance des premières œuvres de Shore, auxquels s’ajoutent un sens de la narration et une délicatesse remarquables. Survivants en Ukraine est l’œuvre parfaitement maîtrisée d’un artiste parvenu au sommet de son art. Le sujet du livre a une résonance actuelle. 2015 est l’année du 70e anniversaire de la fin de la Seconde Guerre mondiale, mais c’est aussi une année marquée par des affrontements incessants dans l’est de l’Ukraine. Le livre de Shore témoigne de l’histoire du XXe siècle mais avec un sens aigu du temps présent. Dans les photographies de Stephen Shore se côtoient des médailles militaires et des graffitis anti-Union européenne ; d’anciens textes talmudiques et des gamins avec leurs écouteurs sur les oreilles ; des jeunes se baignant dans une rivière et les médicaments d’une personne âgée ; ou encore des dessus de tables élimés, couverts de légumes du potager. Dans l’introduction du livre, Jane Kramer, correspondante européenne du New Yorker, parle de la vie des survivants que Shore a photographiés, avec la rigueur d’un texte d’histoire et la vigueur narrative d’un roman du XIXe siècle. Shore a photographié 22 personnes, mais Jane Kramer s’est intéressée à l’une d’entre elles, Anna Gribun-Perlova, décédée à l’âge de 95 ans, peu avant la parution de ce livre. « Si j’ai choisi de raconter l’histoire d’Anna, ce n’est pas parce qu’elle était différente, mais parce que ses propos étaient si réfléchis et, souvent, d’une clarté si douloureuse que, d’une certaine manière, elle s’exprimait pour tous. », écrit-elle. Survivants en Ukraine, septième livre de Stephen Shore publié par Phaidon, affiche une ambition artistique comparable à celle des précédents ouvrages. Comme dans le portrait intimiste d’Israël et de la Cisjordanie qu’il a réalisé en 2014, From Galilee to the Negev, les photographies de Shore captent le poids de l’Histoire dans les vies quotidiennes. Comme dans Surfaces américaines, on trouve des compositions de paysages rappelant les tableaux de Claude Lorrain, même si, évidemment, les ruines romaines et les voiliers font place, dans les photographies de Shore, à des étals de bord de route, à des lotissements et à des carrefours. On retrouve les décorations et les tchotchkes (bibelots) déjà vus dans son ouvrage de référence sur demande, The Book of Books, mais ils ont ici quelque chose de poignant. Cette beauté concrète s’exprime dans le livre lui-même. Avec un dos dépliable et un portrait du survivant et héros de guerre Tzal Nusymovych encollé sur la première de couverture, ce livre est d’une sobriété correspondant parfaitement au sujet et aux œuvres remarquables de ce photographe exceptionnel. L’ouvrage de 136 pages est dès maintenant disponible sur le site de Phaidon ainsi que sur Amazon.fr et Amazon.com.

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DANNY LYON – CONVERSATIONS AVEC LES MORTS

En 1967, le photographe Danny Lyon pointe son objectif sur la vie des prisons américaines. La réédition en fac-similé et en version française de Conversations With The Dead, parue en septembre dernier chez Phaidon, est le reflet poignant des quatorze mois qu’il a passés à l’intérieur de six pénitenciers du Texas. Libre de ses allées et venues, le photographe new-yorkais a pu observer les prisonniers dans leur cellule, travaillant dans les champs, en train de manger, de rêver… Il s’est lié d’amitié avec eux, consignant leurs témoignages et livre un document unique sur la vie en prison dans les années 1960. Danny Lyon fut l’un des pionniers de ce qu’on pourrait aujourd’hui appeler le photojournalisme d’immersion. Il traite son sujet à la manière des premiers écrivains de l’école du New Journalism des années 60, tels que Tom Wolfe et Hunter S. Thompson. Pour ce grand projet, il capture les jeunes prisonniers, dont beaucoup ont la peau recouverte de tatouages religieux, alignés dans la cour d’exercice de la prison, dans les files d’attente des repas, dans le réfectoire ou encore à la cueillette du coton dans les champs environnants, tandis que des gardes armés à cheval les surveillent sans relâche. Comme le confirment les écrits du prisonnier Billy McCune, beaucoup d’entre eux purgent des peines excessivement longues non pour des crimes violents mais pour simple possession de marijuana. Une routine malsaine s’installe alors dans leurs vies, avec un quotidien oscillant entre l’encroûtement et la répétition sans but. Les mots des prisonniers viennent remplir les espaces entre les images qui sont souvent austères, toujours envoûtantes. Danny Lyon développe la vision globale de son projet à travers des clichés de documents éphémères: rapports de prison, photos carcérales d’identité des prisonniers, lettres d’appel, sans oublier les témoignages manuscrits bouleversants des autres détenus avec qui il se lie d’amitié et qui ont fini par lui faire confiance au fil du temps. Le photographe a ajouté une postface à cette édition et l’ensemble des documents sont traduits en français en fin d’ouvrage. Plus de quarante ans après sa première publication, le livre conserve sa puissance brute et son sentiment persistant de tristesse face à toutes ces vies gâchées. Publiée pour la première fois en 1971, cette nouvelle édition de ce grand classique de la photographie est désormais disponible en ligne sur le site de Phaidon ainsi que sur Amazon.fr et Amazon.com.

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V1 GALLERY – 13 EXHIBITION

v1 gallery

La galerie de Copenhague V1 Gallery célèbre son 13ème anniversaire et organise à cette occasion une exposition rétrospective regroupant 13 toiles de 13 artistes avec lesquels elle collabore. On y découvre des œuvres récentes d’Eddie Martinez, Geoff McFetridge, HuskMitNavn, Jenny Holzer, John Copeland, Misaki Kawai, Søren Behncke, Richard Colman, Sara-Vide Ericson, Todd James, Thomas Øvlisen, Troels Carlsen et Wes Lang. Jusqu’au 9 janvier 2016.

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SHOJI UEDA – SHOJI UEDA

shoji ueda

L’œuvre de Shoji Ueda (1913-2000) occupe une place singulière dans l’histoire de la photographie du XXe siècle. Le photographe est considéré comme l’une des figures les plus remarquables de la photographie japonaise. Il est resté profondément attaché à sa région natale de Tottori, au bord de la mer du Japon, qui lui a servi de toile de fond pour la majeure partie de son œuvre. Aventurier sédentaire, Ueda explore inlassablement les dunes qui dessinent le paysage au fil des saisons. Son œuvre reste à jamais éclairée par ses extraordinaires séries réalisées à 100 km de sa ville de Sakaiminato. « C’est mon studio. On ne peut pas trouver d’arrière-plan plus parfait, l’horizon est étirable à l’infini. La dune est un paysage presque naturellement photographique. C’est la nature mais réduite à un fond unique. » Ce décor épuré, cette planète vierge où il ne cesse de revenir pour ses mises en scène et réinventer son propre monde, lui offrent une qualité de lumière et une pureté d’air qui donnent à ses images leur caractère unique. Son regard curieux se pose sur tout ce qui l’entoure : une carte du monde, un champ de blé caressé par le vent, un garçon à patins, la silhouette gracile de sa femme Norie… Quand Ueda ne flâne pas, il compose des natures mortes de fruits de saison et objets incongrus, petits trésors trouvés ici et là. Sa pratique de la photographie est étroitement associée à la curiosité et au tempérament ludique de son esprit : poésie et humour habitent ses images. Le monde de l’enfance tient une place essentielle dans sa vision étrange et poétique. Les éditeurs de Chose Commune se sont rendus à Tokyo où ils ont pu avoir accès aux archives du photographe conservées par son petit-fils. La jeune maison d’édition française réalise ainsi la première monographie trilingue à lui être consacrée. Cet ouvrage rassemble pour la première fois un grand nombre de photographies inédites, en noir et blanc et en couleur. Pour cette occasion, Chose Commune a donné carte blanche à l’écrivain Toshiyuki Horie (Le Marais des Neiges, Le pavé de l’ours), qui met en partition un texte de fiction en résonance avec l’univers singulier du photographe. Limité à 1200 exemplaires, le recueil de 188 pages est une vraie réussite, avec l’utilisation de papiers de tailles et de qualités différentes. Une édition spéciale composée de 30 coffrets est vendue avec un tirage (18 x 24 cm) en édition limitée, imprimé sur papier de qualité, tamponné et numéroté au verso. Le livre est disponible en ligne sur le site des éditions Chose Commune.

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STUSSY 35TH ANNIVERSARY TOM TOM BE@RBRICK

stussy

Pour célébrer son 35ème anniversaire, Stussy collabore avec Medicom pour concevoir un nouveau Be@rbrick 1000%. Ce dernier est noir avec le logo de la marque californienne et l’inscription 35. Il est recouvert d’une combinaison en tissu avec le célèbre imprimé Tom Tom développé par Stussy. Une version 100% est également proposée. Disponible dès le weekend prochain dans tous les chapter stores de la marque.

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CAPE LIGHT – PHOTOGRAPHS BY JOEL MEYEROWITZ

joel meyerowitz

Né en 1938 dans le Bronx, Joel Meyerowitz est l’archétype du new-yorkais cultivé qui a embrassé son époque avec curiosité et empathie. Par son travail en couleur, il a révolutionné l’histoire de la photographie. A l’instar de William Eggleston ou de Stephen Shore, il a influencé de jeunes générations de photographes et particulièrement l’école allemande de Düsseldorf. Au milieu des années 1960, un long voyage en Europe marque un tournant dans la carrière de Joel Meyerowitz et lui permet d’affirmer son style. Mais ce n’est qu’au début des années 1970, qu’il se consacre exclusivement à la couleur. Son premier livre, Cape Light, dans lequel il explore les variations chromatiques au contact de la lumière, est considéré comme un ouvrage classique de la photographie. Cape Code est un lieu de vacances familiales offrant un vaste paysage marin, plat et rempli de dunes, percé par la lumière du soleil et offrant des vues d’une beauté inimaginable. Cette péninsule au Sud-Est de Boston (Massachusetts, États-Unis) est fréquentée durant les années 50 et 60 par la haute-bourgeoisie bostonienne et new-yorkaise. Publié pour la première fois en 1978, l’ouvrage, bénéficiant d’une grande qualité d’impression, est devenu un classique. Portraitiste du détail, Meyerowitz capte des scènes banales transformées par la lumière combinant ciel, mer et terre du Cap et la vision subtile et lumineuse du photographe. Il crée ainsi un sentiment d’altérité que peu de livres savent donner. Depuis les années 1970, Joël Meyerowitz photographie exclusivement en couleurs. Contrarié par le grain du négatif de 35 mm, il utilise souvent une caméra grand format « Deardorf » 8 X 10. Il a contribué au changement de l’attitude du monde de la photographie vis-à-vis du recours à la couleur et à son acceptation devenue presque universelle en tant que forme artistique. Cette nouvelle édition de Cape Light, publiée par Aperture est accompagnée d’une préface du photographe (avril 2015), d’une conversation entre Bruce K. MacDonald et Joel Meyerowitz ainsi que d’une chronologie de sa carrière artistique. Le livre est maintenant disponible sur le site des éditions Aperture ainsi que sur Amazon.com.

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MARY ELLEN MARK – TINY STREETWISE REVISITED

mary ellen mark

La photographe Mary Ellen Mark est décédée à New York le 25 mai 2015 à l’âge de 75 ans. Connue pour ses reportages aux États-Unis et ses portraits humanistes publiés dans LIFE, Harpers, le New York Times ouVanity Fair, elle fût également membre de l’agence Magnum dès la fin des années 70. Elle est reconnue dans le monde entier pour ses photographies de tournage aussi bien que pour ses séries documentaires ; elle a réussi à marier ces deux pratiques sans compromettre sa signature visuelle. En tant que photographe de plateau, elle a à son actif plus d’une cinquantaine de films, dont Tootsie, Vol au-dessus d’un nid de coucouApocalypse Now et le Satyricon de Fellini. Une de ses œuvres la plus remarquée reste Streetwise. Ce projet, dirigé par son mari le réalisateur Martin Bell, est consacré aux enfants des rues de Seattle. Il donnera lieu à un film documentaire, sorti en 1984, et à une série de clichés, dévoilés en 1988 dans un livre éponyme poignant sur un groupe de jeunes désœuvrés qui font leur vie dans les rues de Seattle comme proxénètes, prostituées, mendiants ou petits dealers. Streetwise a révélé plusieurs enfants inoubliables, dont la jeune Tiny qui rêvait d’une ferme de chevaux, de diamants, de fourrures et d’un enfant. Profondément humaniste, la photographe américaine a toujours tourné son appareil vers les exclus et les marginaux avec beaucoup de compassion et une grande proximité. Tiny Streetwise Revisited reprend la célèbre série sur la vie de Tiny Blackwell, prostituée avec qui elle fit connaissance alors qu’elle n’avait que treize ans. Cette édition revisitée de l’ouvrage est une version considérablement étoffée en comparaison avec la monographie originelle, présentant l’œuvre emblématique de la première édition accompagnée de nouveaux portraits intimes et actuels consacrés à Tiny, dont la plupart sont inédits. Chaque image est accompagnée d’une légende et parfois du commentaire d’un des protagonistes. Publié par Aperture le 27 octobre 2015, l’ouvrage de 176 pages est maintenant disponible sur le site de l’éditeur ainsi que sur Amazon.com.

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PARIS PHOTO 2015

Voici quelques clichés de la 19ème édition du salon Paris Photo, qui se tenait la semaine dernière et fût contraint de fermer ses portes durant le weekend, suite à la tragédie du vendredi 13 novembre. Plus de 140 galeries, provenant de 33 pays, étaient à l’honneur sous la nef du Grand Palais où elles présentaient œuvres historiques et travaux contemporains. Se sont joints à elles 27 éditeurs internationaux offrant un panorama complet du médium photographique.

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ARI MARCOPOULOS – FUMES

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Les éditions américaines Karma viennent de publier un nouvel ouvrage du photographe néerlandais Ari Marcopoulos: Fumes. Ce dernier jette un profond regard sur le processus de création à l’intérieur du studio de Long Island (NY) de l’artiste/cinéaste contemporain américain Matthew Barney, créateur du cycle de cinq films Cremaster. Réalisé sur une période de quatre ans, Fumes présente l’activité créatrice au sein du studio de Barney de 2011 à 2014. Ari Marcopoulos documente le travail quotidien à l’intérieur de cet espace de travail: de la création d’une chambre mortuaire égyptienne pour son exposition à la galerie Barbara Gladstone sur le thème des mythes de l’Égypte Antique, aux inondations dues à l’ouragan Irène durant l’été 2011, sans oublier tout le travail de préparation de l’artiste en 2014 pour son film River of Fundament. « Je ne pouvais plus m’arrêter de prendre des photos des personnes travaillant sur les différents projets dans le studio, tout ceci ressemblait presque de plus en plus à un véritable spectacle. » Les 420 pages du livre se composent de clichés pleine page en noir et blanc et en couleur. On y découvre des employés de Barney qui transportent, moulent et fusionnent des matériaux toxiques. Certains ensembles de photos sont également présentés à la façon d’un collage où l’on aperçoit plusieurs angles d’une même scène dans un laps de temps très court. Marcopoulos capte la figure humaine au travail, en mouvement, la poursuite de la vie dans ses moments les plus ordinaires afin de créer quelque chose d’extraordinaire. Fumes est un document unique sur le processus de création de l’artiste de San Francisco, physiquement engagé dans la construction de son œuvre. Le livre est maintenant disponible en ligne chez Karma ainsi que sur Amazon.com.

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MAGNUM PHOTOS SQUARE PRINT SALES – UP CLOSE & PERSONAL

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Du 9 au 13 novembre, l’agence Magnum Photos propose une nouvelle Magnum Square Print Sale, intitulée Up Close & Personal, autour du thème de l’intimité. Une invitation à réfléchir sur ce que représente l’acte de photographier: que l’on documente de très près des histoires humaines, ou que l’objectif se tourne vers l’intimité domestique ou celle des corps, quel est le rôle de l’intimité dans la photographie et ses vérités? Qu’est ce que l’intimité? Est-ce un état émotif, intellectuel ou physique? Comment est-ce que l’intimité fait partie du travail du photographe? Où commencent et finissent le privé et le public? Autant de questions que se sont posées les photographes de l’agence Magnum, dont la somme des points de vue a donné naissance à une collection inédite de photographies. Ces images sont disponibles en ligne au prix unitaire de 100$ par tirage dédicacé (format 15,2cm x 15,2cm) et pour seulement 5 jours.