Category Archives: Art

STEPHEN SHORE – TRANSPARENCIES

stephen shore

A la façon d’Eugène Atget ou de Walker Evans, les vues de Stephen Shore (né en 1947) présentent l’ordinaire, les coins de rue, les parkings, des maisons sans charme, une vitrine presque vide, des stations service, des chambres d’hôtel. Le photographe a collecté ainsi des images de tous les coins du pays : Floride, Californie, Texas, Montana, Ohio, Arizona… et même Canada. Le travail vise l’émotion, principalement au travers de la couleur et de la construction. Lors de la préparation de Uncommon Places, Shore a également emporté avec lui un appareil photo 35mm Leica. Contrepoids bienvenu à l’appareil photo grand format lourd et fastidieux qu’il utilisait habituellement, le Leica a permis à Shore de photographier d’une manière instinctive et directe – qualités qui lui ont plu de prime abord dans l’univers photographique dès l’adolescence. Shore a abordé la photographie grand format de la même manière, en cherchant à reproduire la sensation immédiate de ses images 35mm. En découvrant ces photographies des années plus tard, Shore a été frappé par l’étrangeté qui s’en dégageait : la différence entre les rapports de forme était proche de ce qui sépare deux touches musicales. Ces photographies Leica décrivent une Amérique à la fois familière et typique, révélant un monde au-delà du cadre. Publié par les éditions britanniques Mack, Transparencies regroupe ces diapositives inédites de Kodachrome, qui présentent une vision originale de ce moment charnière de l’histoire photographique et sont le reflet de l’approche novatrice de Shore en matière de sujet et de couleur. Ce magnifique ouvrage de 192 pages est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions Mack.

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NOBUYOSHI ARAKI – THE ARAKI EFFECT

Araki

Nobuyoshi Araki, né à Tokyo en 1940, a publié au cours de sa carrière plus de cinq cents livres de photographies, ce qui fait de cet artiste le plus prolifique des photographes. Sa notoriété mondiale a souvent reposé sur l’érotisme de son art, et notamment sur les séries sulfureuses consacrées à l’art du kinbaku (bondage japonais né de l’art martial traditionnel du ligotage, le hojojutsu). Avec les photographes américains Nan Goldin et Larry Clark et le photographe ukrainien Boris Mikhailov, Araki est considéré comme l’un des pionniers de la photographie intime et subjective. Son œuvre suscite de vives émotions et polarise les spectateurs – tout comme ce fut le cas au Japon lorsqu’elle est apparue pour la première fois. L’approche artistique d’Araki a toujours défié les normes sociales japonaises avec ses représentations intimes, graphiques et parfois provocatrices de la sexualité et de la société dysfonctionnelle de son pays. Publié par les éditions italiennes Skira, The Araki Effect offre un vaste aperçu de sa carrière: de sa première série de 1963-65, Satchin and His Brother Mabo, à Subway of Love, une grande collection d’images prises dans le métro de Tokyo entre 1963 et 1972, année où il a également réalisé Autumn in Tokyo, qui retrace l’automne qu’il a passé à errer dans la ville au crépuscule. Suivent Sentimental Night in Kyoto, moins connu que le célèbre Sentimental Journey, deux hommages à sa femme, Yoko ; Balcon of Love, Death Reality, Tokyo Diary de 2017, et l’une de ses dernières séries, Araki’s Paradise de 2019. Ce très beau livre de 200 pages est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions Skira, ainsi que sur Amazon.com.

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KATE BELLM – AMOR

kate bellm

Les éditions allemandes Hatje Cantz publient aujourd’hui Amor, le nouvel ouvrage de la photographe d’origine londonienne Kate Bellm. Au cours des dernières années, Bellm a photographié pour des magazines comme GQ, Vogue, Wonderland, Playboy, Interview et 032c, ainsi que pour des marques comme Gucci, Adidas et Audi. Ce très bel ouvrage est l’aboutissement d’une dizaine d’années de voyages en compagnie d’amis et d’amants, se baignant, s’embrassant ou encore faisant du skate. La photographie épurée et atmosphérique de Bellm séduit et attire le spectateur dans un paradis psychédélique issu d’un autre monde – avec des paysages colorés décalés, des cactus fous, des vues brumeuses et chaudes, des palmiers vacillants et des formes rocheuses colossales. Ses magnifiques nus construisent des récits enivrants qui dégagent une alchimie à la fois romantique et bohème. S’inspirant de l’œuvre d’Helmut Newton, Bellm dépeint la féminité avec fascination, alliant élégance, sexualité et autonomisation des femmes. Parmi ses amis et ses amants, l’artiste trouve ses modèles et ses muses, ce qui lui permet de travailler avec spontanéité et aisance, et lui confère le charme de la liberté de la jeunesse. À propos de ses modèles, la photographe déclare: « Nous avons un lien profond ainsi qu’un niveau de confiance mutuelle qui permet d’obtenir des clichés plus risqués ou plus aventureux. Sans le courage de mes modèles, la plupart de mes prises de vue n’auraient pas lieu. Surtout lorsque les filles courent nues sur une montagne ou plongent au fond de l’océan pour mes photos. » Sa maîtrise innovante de pellicules non traitées, en utilisant des techniques organiques telles que les filtres de lentilles, les fuites de lumière ou même les gouttelettes d’eau de mer, offre un résultat unique en son genre. Chaque image entraîne ainsi le lecteur dans un nouveau voyage ou une nouvelle aventure ensoleillée. Le livre de 192 pages est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions Hatje Cantz, ainsi que sur Amazon.com.

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MARCIA RESNICK – RE-VISIONS

marcia resnick

Artiste et photographe, figure de l’avant-garde de Downtown New York, Marcia Resnick (née en 1950 à Brooklyn) documente les communautés artistiques new-yorkaises depuis plus d’un demi-siècle. Les éditions suisses Edition Patrick Frey publient aujourd’hui la réédition de son livre iconique, Re-visions, sorti en 1978 et encensé à l’époque par Allen Ginsberg, Andy Warhol, William S. Burroughs et Lydia Lunch. L’ouvrage se compose d’une série de 48 photographies noir et blanc constituant un récit autobiographique qui met en scène l’adolescence féminine. En 1975, alors qu’elle conduisait sa voiture à Manhattan, Marcia Resnick s’est trouvée impliquée dans un accident de voiture et toute sa vie est passée devant elle. Quand elle s’est réveillée à l’hôpital, elle a commencé à penser à son passé. Elle a commencé à écrire des idées et à dessiner des images en considérant sa vie jusqu’à présent, en vue de la création d’un nouveau projet. En 1978 sort son livre autobiographique Re-visions, poignant et ironique, composé de photographies mises en scène. Ce livre est un ensemble de revisualisations de mémoires, souvent révisées pour augmenter l’ironie et l’humour de la condition humaine. Les mots et les images sont tout aussi importants: ils se nourrissent les uns des autres en travaillant de concert ou en discorde pour former le récit. Andy Warhol l’appelait «Bad», alors qu’Allen Ginsberg parlait lui de «Sharp… for a girl.» Aujourd’hui, 41 ans plus tard, Lydia Lunch, amie de longue date, rend hommage à la deuxième édition de Re-visions: « qui murmure dans des tons mystérieux prédisant la perversion délicieuse d’une adolescence naissante. » Resnick explique: « En réalisant Re-visions, j’ai beaucoup appris sur les femmes, et sur moi-même. J’ai découvert des femmes indépendantes, créatives, qui évoluaient dans un monde « d’homme ». Chaque femme que j’ai photographiée m’a appris quelque chose. Chacune des artistes féminines, écrivaines, musiciennes, danseuses ou pionnières sexuelles que j’ai photographiées avait un talent et une vision à part. » Ce très beau livre introspectif de 104 pages est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions Edition Patrick Frey, ainsi que sur Amazon.com.

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RICHARD LEAROYD @ FUNDACION MAPFRE MADRID – OPENING

richard learoyd

La Fundación MAPFRE de Madrid accueille depuis mercredi dernier la grande rétrospective de l’un des grands photographes contemporains, le britannique Richard Learoyd. Certaines spécificités convergent dans son œuvre qui la rendent particulièrement originale. Les photos sont le résultat d’une grande chambre noire qu’il a lui-même fabriquée. Une grande partie de son œuvre se compose d’hommes et de femmes absorbés dans leurs pensées. Il n’y a pas de contexte pour ces personnes, qui semblent suspendues dans un espace sans référence au temps ou au lieu. Learoyd porte également son attention sur le paysage et la nature morte selon les mêmes paramètres, toujours avec un regard singulier, fruit dans de nombreux cas du processus artisanal inhérent à chacune de ses œuvres. Sobriété et intensité vont de pair dans son travail. Cette exposition, organisée par la Fundación MAPFRE de Madrid, présente Richard Learoyd au sommet de sa carrière, à travers une sélection de 51 œuvres en couleur et en noir et blanc qui résument le meilleur de son travail sur une décennie. Jusqu’au 24 mai 2020, à la Sala Fundación MAPFRE Bárbara de Braganza à Madrid.

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MICHAEL GALINSKY – THE DECLINE OF MALL CIVILIZATION

michael galinsky

Le projet du livre The Decline of Mall Civilization de Michael Galinsky, publié en novembre 2019 par les éditions Rumur, est né un peu par hasard, en 2010, lorsque l’auteur a emprunté le scanner d’un ami pour numériser certains de ses négatifs qu’il n’avait encore jamais développés. Il est alors tombé sur de vieilles photos qui avaient capturé la vie au cœur de centres commerciaux, une culture de la consommation aujourd’hui mise à mal par Internet et l’e-commerce. Dès leur mise en ligne, ces photos ont rencontré un franc succès. Galinsky a donc réalisé son premier livre Malls Across America, qui a été très apprécié du public. Au début de 2019, le projet The Decline of Mall Civilization a débuté avec la publication du livre sur le portail international de financement participatif Kickstarter, dépassant toutes les prévisions en matière de collecte de fonds. Entre Détroit, Chicago et le Dakota du Sud, il a visité, photographié et raconté quinze centres commerciaux. Dans ce livre, on peut retracer l’épopée de la mall culture qui a dominé l’Amérique de Ronald Reagan dans les années 80 et 90. Avec l’essor d’Internet, les magasins et les centres commerciaux sont très souvent devenus des villes fantômes. Voir ces images aujourd’hui ne représente pas seulement un souvenir des objets du passé, mais un avertissement raconté sous forme d’images surprenantes et honnêtes d’un passé à jamais disparu. Lorsque l’ouvrage a été publié sur la plate-forme de crowdfunding, de nombreuses personnes ont perçu des similitudes entre les décors de la troisième saison de la série à succès Stranger Things et les photos prises par Michael Galinsky. Cette singularité a contribué au grand succès du livre et de la collecte de crowdfunding réalisée sur Kickstarter. The Decline of Mall Civilization est actuellement épuisé sur la boutique en ligne des éditions Rumur, mais il est encore disponible dans quelques librairies spécialisées.

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HENRI CARTIER-BRESSON – CHINA 1948-1949, 1958

henri cartier-bresson

À travers les abondantes archives de la Fondation HCB, ce livre publié par les éditions Thames & Hudson retrace et analyse un des moments clés de la carrière d’Henri Cartier-Bresson, le séjour en Chine, de décembre 1948 à septembre 1949. Suite à une commande de Life Magazine, et peu après la création de l’agence coopérative Magnum, le photographe réalise ce voyage au moment de la transition entre le régime nationaliste de Chiang Kaï-shek et le régime communiste de Mao Zedong. Plus que des photographies dites « de reportage », les images qui en résultent, dont beaucoup sont restées parmi ses plus célèbres, témoignent d’événements marquants, de circonstances sociales et de modes de vie qui vont disparaître, et surtout retiennent l’attention par leurs qualités empathiques et poétiques. Marqué par le pays et sa culture, comme par les mutations politiques de l’époque, Cartier-Bresson retournera en Chine en 1958 et constatera les effets du changement de régime. Élargissant le propos du livre, ce second séjour vient ici compléter le premier, à la fois en résonance et en contraste. L’ouvrage – dont la sélection photographique a été réalisée en étroite collaboration avec la Fondation HCB par les auteurs, Michel Frizot et Ying-lung Su – analyse et organise un corpus photographique, documentaire et historique inédit, d’une ampleur exceptionnelle, grâce auquel on accède à la pratique, aux intentions et aux audaces d’une figure majeure de la photographie. Au moment et dans les circonstances qui vont faire de lui une référence et une célébrité du photoreportage. Publié à l’occasion de l’exposition Henri Cartier-Bresson, Chine 1948-1949 | 1958 à la Fondation HCB, Paris, du 15 octobre 2019 au 9 février 2020, ce magnifique catalogue de 288 pages est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions Thames & Hudson, ainsi que sur Amazon.com.

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LARRY NIEHUES – NOTHING HAS CHANGED

larry niehues

Publié par les éditions belges Lannoo, Nothing Has Changed est un vibrant portrait de l’Amérique d’aujourd’hui vu à travers l’objectif du photographe français installé à Los Angeles, Larry Niehues. Au cours d’un périple de six ans, Niehues a visité tous les États de l’Union, documentant la vie quotidienne des gens ordinaires comme l’a fait Robert Frank. Ses photos, prises aujourd’hui mais avec l’imperfection nostalgique du film 35 mm d’autrefois, semblent nous transporter dans le temps. Elles transmettent l’essence et la nostalgie du mythique « American way of life » (motels, restaurants, stations d’essence…) d’une manière brute, puissante et authentique. Par sa vision de l’Amérique telle qu’elle est, Larry Niehues fait revivre la grandeur de l’Amérique telle qu’elle était. Dans une récente interview, le photographe explique: « La vieille Amérique me fascine car en tant qu’Européen, tout est nouveau pour moi ici, je n’ai pas grandi dans ce contexte. À chaque fois que je prends la route, le souvenir d’une musique où d’un film apparaît. (…) J’adore capturer le “everyday life” de mr/mme tout le monde aux USA. Mon côté intemporel et nostalgique est toujours attiré par les vieilles choses. Cette vieille Amérique existe toujours mais jusqu’à quand..? C’est pour cela que je garde un côté reporter (rires), je me dois de capturer le moment présent. » Ce très bel ouvrage de 240 pages, avec un avant-propos de Dan Auerbach (chanteur et guitariste du groupe The Black Keys), est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions Lannoo, ainsi que sur Amazon.com.

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WARHOL WOMEN

warhol women

Au cours de sa carrière artistique, Andy Warhol a dépeint un étonnant panel de femmes, allant des héritières et des stars d’Hollywood, aux drag queens et aux habitants de la scène artistique underground de New York. À l’occasion de la grande rétrospective Warhol Women à la galerie new-yorkaise Lévy Gorvy (du 25 avril au 16 juin 2019), un très beau catalogue de l’exposition a été publié par les éditions Lévy Gorvy. Entièrement consacré aux portraits de femmes réalisés par Andy Warhol du début des années 1960 jusqu’aux années 1980, Warhol Women considère les sujets féminins de l’artiste comme un moyen d’examiner sa compréhension prémonitoire des mythes et des idéaux inhérents aux constructions du genre, de l’esthétique et du pouvoir. Entièrement illustré, le catalogue comprend une interview de Brett Gorvy avec Corice Arman, dans laquelle elle revient sur son expérience en tant que modèle pour deux portraits de Warhol, de la poésie de la superstar de Warhol John Giorno, ainsi qu’une sélection complète des images et polaroïds que Warhol a utilisés pour créer chaque portrait. Dans une série d’essais commissionnés pour l’occasion, Blake Gopnik parle des femmes essentielles au développement de Warhol en tant qu’artiste, Lynne Tillman examine sa relation compliquée avec sa mère dévouée, et Alison M. Gingeras écrit sur les femmes qui ont tenu des rôles divers et vitaux tout au long de la carrière de Warhol, d’Ethel Scull et Edie Sedgwick, à Brigid Berlin, Pat Hackett, et plus encore. À travers des œuvres séditieuses et provocantes, vulnérables et pudiques, Warhol Women jette un nouvel éclairage à la fois sur l’œuvre de l’artiste et sur notre époque actuelle, où les questions de féminisme et de la construction de l’identité à travers les images sont particulièrement pressantes. Le livre de 192 pages est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions Lévy Gorvy, ainsi que sur Amazon.com.

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HIROYOSHI YAMAZAKI – CROSSROAD

Hiroyoshi Yamakazi

Ayant étudié l’art de la photographie sous la direction, entre autres, de Daido Moriyama dans les années 1980, Hiroyoshi Yamazaki a passé les années 1990 à photographier les rues de Tokyo. C’est équipé d’un appareil reflex moyen format Bronica 645 doté d’un adaptateur de film 35 mm et d’un flash que Yamazaki arpente, de 1990 à 1996, les artères de la capitale japonaise. S’occupant de son père alité à la maison, le photographe consacre ainsi son temps libre à immortaliser la vie des rues de Tokyo en images qui racontent chacune de petites histoires et qui sont aujourd’hui réunies dans le livre Crossroad, publié par les éditions japonaises Sokyu-Sha. Ensemble, ces clichés forment une plus grande histoire de la vie et des tendances dans les années qui suivirent l’éclatement de la bulle japonaise. Bien entendu, ces photographies ont toujours une grande valeur historique, mais les images de Yamazaki transcendent le statut de simples documents: il y a une légèreté dans ses cadrages et une distance à la fois étrange et fascinante dans ces scènes de rue, que l’on ne trouve pas dans d’autres photographies du même style (de n’importe quelle époque). Dans la postface de l’ouvrage, Hiroyoshi Yamazaki explique: « Ce n’est pas à cause d’une conscience ou d’une sensibilité particulière que j’ai choisi de prendre des clichés de Tokyo. Il s’agit plutôt d’une promenade sur l’autoroute classique de la photographie instantanée. Plus que la quête de la prise de vue, je pense aujourd’hui que la véritable essence de la photographie se trouve dans ce qui pénètre et ressort des photos ». Publié dans une édition limitée à seulement 500 exemplaires, le livre de 122 pages est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions Sokyu-Sha.

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STEPHEN SHORE – ELEMENTS

stephen shore

A la façon d’Eugène Atget ou de Walker Evans, les vues de Stephen Shore (né en 1947) présentent l’ordinaire, les coins de rue, les parkings, des maisons sans charme, une vitrine presque vide, des stations service, des chambres d’hôtel. Le photographe a collecté ainsi des images de tous les coins du pays : Floride, Californie, Texas, Montana, Ohio, Arizona… et même Canada. Le travail vise l’émotion, principalement au travers de la couleur et de la construction. Publié par les éditions américaines Eakins Press Foundation, Elements s’inspire de la célèbre première publication de la fondation, Message from the Interior (1966) de Walker Evans, qui rassemble des images de toute la carrière d’Evans. Comme pour ce livre, les clichés de Stephen Shore ont été soigneusement sélectionnés pour représenter la poésie de son approche du monde à travers les photographies. Les 24 images (16 en couleur et 8 en noir et blanc), issues de ses toutes dernières œuvres réalisées avec un appareil 8×10″, vont de la vallée de l’Hudson à New York au Yucatan, en passant par l’Italie, le Texas, Israël et l’Écosse. Comme le suggère le titre du livre, ce sont les résonances élémentaires de la terre, de l’humanité et du temps qui relient ces photographies. Ce magnifique ouvrage de 60 pages, accompagné de textes de Mahmud Shabistari et William Shakespeare, est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions Eakins Press Foundation, ainsi que sur Amazon.com.

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DAIDO MORIYAMA – A DIARY (HASSELBLAD AWARD 2019)

daido moriyama

A Diary est le nom du nouveau catalogue de Daido Moriyama publié par les éditions Koenig Books, à l’occasion du Prix Hasselblad 2019 et de l’exposition qui l’accompagne, au Centre Hasselblad de Göteborg, du 14 octobre 2019 au 9 février 2020. Membre de l’avant-garde artistique japonaise d’après-guerre, Moriyama commence son œuvre au milieu des années 1960. Auteur de plus de 200 livres mêlant photographies, textes théoriques et techniques d’impression diverses mais aussi performances et dispositifs d’installations, il exploite toutes les formes du medium photographique et contribue à redéfinir la pratique de la photographie de rue. Membre du mouvement Provoke qu’il rejoint en 1968 pour la deuxième édition de la revue éponyme, Daido Moriyama produit une œuvre riche, dense et protéiforme. Ses photographies –souvent décrites comme brutes, floues et troubles (l’esthétique du “are, bure, boke”), ont donné naissance à une nouvelle pratique de la photographie de rue où l’artiste, qui rôde sur la route, est en prise avec l’espace public. Le travail de Daido Moriyama embrasse aussi la technique de la sérigraphie, qu’il utilise dès les années 70, tant pour produire des livres que des œuvres à exposer. Avec son rythme d’images intense, l’ouvrage rend hommage au photographe japonais (né en 1938), lauréat du prix Hasselblad 2019, et à son approche très influente, radicale et authentique de la photographie. Le livre évoque les expéditions photographiques quotidiennes et continues de Daido Moriyama qui donnent vie à une œuvre chargée de fragments, de répétitions, de hasard et de chaos. Afin d’illustrer l’impact à long terme et à grande échelle de sa photographie, cette publication présente non seulement un aperçu et une analyse de son travail par Sandra Phillips, mais elle comprend également des notes personnelles plus courtes de personnes ayant rencontré et travaillé avec lui au fil des années: Simon Baker, Mark Holborn, Hervé Chandès, Nick Rhodes et Ishiuchi Miyako. Le livre de 250 pages est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions Koenig Books, ainsi que sur Amazon.com.

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