Category Archives: Art

MARTIN PARR – EARLY WORKS

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À l’occasion de la sortie de la monographie du photographe britannique Tony Ray-Jones dont les clichés des années 60-70 furent l’une des plus grandes sources d’inspiration de Martin Parr, les éditions RRB, en collaboration avec la Martin Parr Foundation, publient le livre Early Works. Si l’œuvre couleur de Martin Parr a été maintes fois publiée, c’est la première fois qu’un ouvrage réunit l’ensemble de son travail en noir et blanc, couvrant les débuts de sa carrière avec des images prises entre 1970 et 1984, principalement dans le nord de l’Angleterre et en Irlande. Early Works contient de nombreuses images emblématiques des débuts de Parr, dont certaines photographies publiées dans d’anciennes de ses publications telles que Bad Weather et A Fair Day. Le photographe prend le temps de plonger dans ses archives et nous dévoile cette surprenante collection d’images soigneusement choisies et éditées par ses soins. On y trouve déjà l’unique côté espiègle de son écriture dans une Angleterre surannée. « J’aime beaucoup mes premières photos en noir et blanc « , confie Parr. « Bien qu’elles soient maintenant âgées de presque deux générations, je me souviens d’avoir pris chacune de ces photos et de l’excitation et de la joie de me promener dehors, l’appareil photo en main. La plupart du temps, il est difficile de trouver des images intéressantes, et pour les photos qui sont présentées dans ce livre, tout semble s’être aligné parfaitement. Pour y parvenir, il faut photographier sans s’arrêter et être passionné par l’image – ce que je suis. C’est tellement agréable de voir les fruits que cela porte finalement. » Le livre regroupe les clichés noir et blanc qui ont fait le succès du photographe, avec plus de 20 images inédites, ajoutant ainsi une nouvelle ampleur et une nouvelle perspective à l’œuvre prolifique de Martin Parr. Le livre de 144 pages, avec une introduction signée Jeff Ladd, est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions RRB. Une version française de l’ouvrage est également publiée par Maison CF.

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MAGNUM SQUARE PRINT SALE 2019 – HIDDEN

La Magnum Square Print Sale ‘Hidden’, en partenariat avec Aperture, se déroule du lundi 28 octobre à 8h EST au vendredi 1 novembre 2019 à minuit EST. Les photographes et les estates de Magnum puisent dans leurs archives pour choisir une seule image qui reflète les enjeux, les pratiques de travail et les signatures visuelles qui ont fait la réputation des membres du collectif au cours de leur carrière. Le thème explore ce que le photographe voit, qui est sinon caché. Depuis ses débuts, la photographie a fonctionné en partie comme un moyen de montrer ce qui n’est ni accessible ni visible pour la majorité d’entre nous, ainsi que de mettre en lumière ce qui nous entoure et qui est autrement négligé. Des sociétés lointaines aux « fraternities » d’élite, des lieux isolés aux objets si communs que nous ne nous arrêtons pas pour les regarder, les photographies révèlent des choses, des lieux et des vies cachés. Les artistes, eux aussi, décrivent souvent leurs propres espaces privés et leur vie intérieure comme faisant partie intégrante de leur travail. Chaque photographe participant offre sa propre interprétation du thème. La vente comprend plus de 100 tirages réalisés par certains des plus grands photographes de notre époque, dont Susan Meiselas, Don McCullin, Stephen Shore, Alex Webb, Todd Hido, Daido Moriyama, Bruce Davidson, Mary Ellen Mark, Joel Meyerowitz et Justine Kurland parmi d’autres. Les tirages, 15,2×15,2cm, de qualité muséale, signés ou tamponnés par l’estate, sont en vente pour 5 jours seulement, à $100 sur le site shop.magnumphotos.com.

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JEAN-MICHEL BASQUIAT – XEROX

jean-michel basquiat

Célèbre dès l’âge de 20 ans pour ses dessins et ses peintures corrosives à contre-courant, Jean-Michel Basquiat (1960–1988) a bouleversé la scène artistique new-yorkaise au début des années quatre-vingt. Il doit sa réputation internationale à des œuvres percutantes et d’une forte expressivité qui abordent des thèmes comme le racisme, la politique ou l’hypocrisie sociale. Bien que sa carrière ait été brutalement interrompue par sa mort prématurée à l’âge de 27 ans, son travail continue à exercer une énorme influence. Publié par les éditions Hatje Cantz en collaboration avec la galerie d’art contemporain Nahmad Contemporary (New-York), Jean-Michel Basquiat – Xerox propose une analyse approfondie de l’extraordinaire corpus d’œuvres que l’artiste a créé en utilisant les photocopies Xerox comme support principal et point central de la composition. Ces peintures immersives collées de Xerox incarnent l’extraordinaire instinct de Basquiat en matière de langage visuel. Leurs compositions brutes et intégrales incorporent des signes et des inscriptions recyclées et transformées issues des expériences quotidiennes de l’artiste, y compris des motifs issus de ses œuvres antérieures. L’enchevêtrement complexe de contenus de cette série présage de l’échantillonnage par copier-coller caractéristique des générations Internet et post-Internet qui suivirent, positionnant Basquiat comme un pionnier de l’ère pré-numérique. Le livre de 216 pages, avec des essais d’Eric Robertson et Christopher D. Stackhouse, est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions Hatje Cantz, ainsi que sur Amazon.com.

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ALEJANDRO CARTAGENA – CARPOOLERS

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Alejandro Cartagena poursuit avec la troisième édition de son ouvrage Carpoolers son exploration des questions multiples et complexes liées à l’expansion sans entrave des banlieues et au covoiturage. Ces images sont une vue rare sur la façon dont celui-ci est pratiqué par les travailleurs au Mexique, pour gagner du temps et de l’argent dans une société aux prises avec une crise sociale. Réalisant ses images depuis un pont, au-dessus de l’embranchement de routes menant vers la banlieue de Monterrey, au Mexique, le photographe saisi tout le contenu du pick-up, créant ainsi une série très homogène et cohérente sur ce moment particulier de la vie de tant de travailleurs. Ce projet est une manière pour Cartagena de pénétrer, et par là de nous faire pénétrer, dans l’univers particulier de ces travailleurs. En adoptant un angle de 90 degrés, Cartagena nous rend témoins d’une double perspective : celle d’une réalité pragmatique, c’est-à-dire le trajet quotidien des travailleurs, puis celle d’une composition esthétique formulée par les lignes de la route, des voitures, des individus et de leurs outils. L’image à répétitions variables est un fragment d’une territorialité particulière, de ce qui constitue les réseaux et les flux de cette zone frontalière. « Quand j’ai commencé à prendre des photos de cette perspective, cela m’a ouvert les yeux, parce qu’il y a des questions d’intimité ou de vie privée qui s’expriment dans un espace public « , explique Cartagena. « Il y a un sentiment d’invisibilité de la réalité de tant de gens au Mexique qui ressort à cause des images. » Publié par le photographe dans une édition limitée à 490 exemplaires, le livre de 112 pages, accompagné d’un essai signé Jessica McDonald, est maintenant disponible sur sa boutique en ligne: https://tienda.alejandrocartagena.com/product/carpoolers-3rd-edition/.

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EDWARD GRAZDA – ON THE BOWERY

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Dans les années 70, lorsqu’une sévère austérité est imposée par les banques new-yorkaises pour faire face à la banqueroute du gouvernement, les industries traditionnelles quittent New York, laissant les ouvriers dans les rues et une nouvelle génération d’artistes s’installer dans les bâtiments industriels. C’est dans ce contexte qu’Edward Grazda commence sa carrière de photographe. Jusqu’à la fin du XXe siècle, le Bowery était un quartier réputé pour ses hôtels et bars bon marché – le fameux « Skid Row » de New York – où les habitants de la ville se rencontraient et faisaient de leur mieux pour survivre. Inspiré du film classique On the Bowery de Lionel Rogosin sorti en 1956, l’ouvrage On the Bowery d’Edward Grazda, publié par les éditions powerHouse Books, dépeint la vie et l’époque qu’il a vécues sur le Bowery en 1971. C’est dans ce que beaucoup considèrent comme la zone la plus dure de la ville de ces années-là que le photographe américain a capturé toute la douleur, les difficultés et la malchance qui règnent sur le visage de ceux qui ont élu domicile sur le Bowery. La rue, sans limite et sans filtre, est l’endroit où Grazda a toujours été le plus à l’aise pour ses prises de vue, et cette série, à la fois brute, sincère et bienveillante, démontre une fois plus l’esprit intrépide et audacieux du photographe. Capturé avant que la gentrification et l’embourgeoisement ne transforment définitivement le quartier environnant en une destination touristique avec ses musées, ses boutiques haut de gamme, ses clubs et ses restaurants de luxe, Grazda rappelle à tous qu’il y a seulement quelques décennies, le Bowery était un paysage bien différent – et que New York ne cesse d’évoluer. Le livre de 68 pages est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions powerHouse Books, ainsi que sur Amazon.com.

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MASAHISA FUKASE – FAMILY

masahisa fukase

Publié par les éditions Mack, Family (Kazoku) est le dernier ouvrage du photographe japonais Masahisa Fukase (1934-2012), publié à l’origine en 1991. Les Fukase, durant trois générations, étaient une famille de photographes et possédaient un studio de photographie à Bifuka, une petite ville de la province d’Hokkaido au nord du Japon. Pendant près d’une vingtaine d’années, de 1971 à 1989, Masahisa Fukase réalise des “tableaux de famille”, photographiés d’année en année à chaque retour à Hokkaido: son père, sa mère, ses frères et sœurs et leurs enfants, sans oublier sa femme Yoko. Tous pris, à chaque fois, de face, souriants, puis de dos, cohabitant jovialement. Fidèle à son style, Fukase a souvent introduit des modèles tiers et des éléments humoristiques pour juxtaposer la réalité inéluctable du temps qui passe et du groupe familial qui s’amenuise. Au bout d’un certain temps s’ajoutent, dans les bras de quelques membres vivants de la tribu, de grands portraits photographiques encadrés perpétuant la mémoire d’un enfant ou d’un adulte absent ou défunt. Puis l’écart des pauses s’accentue, l’étau des années resserre cruellement sa pince muette: les parents prennent, d’une photo à l’autre, un terrible coup de vieux, le père s’amenuise, disparaît… Ensuite, plus rien. Le photographe a poursuivi la série jusqu’à la mort de son père en 1987, jusqu’à la fermeture du studio Fukase pour cause de faillite en 1989, et la dispersion de la famille qui s’en suivit. « Toute ma famille, dont je vois l’image inversée sur le verre dépoli, mourra un jour, résume Fukase. Cette chambre qui reflète et fixe leur silhouette est en fait un appareil à archiver la mort. » Ce magnifique ouvrage de 96 pages, qui comporte l’introduction originale sous forme autobiographique du photographe, ainsi qu’un essai du fondateur et directeur des archives Masahisa Fukase Tomo Kosuga, est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions Mack. Une édition spéciale du livre dans un coffret accompagné d’un tirage en phototypie, édité à 150 exemplaires, est également disponible ici.

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CASPER KENT – SAKURA LUST

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Publié au printemps dernier par les éditions Kawako Press, Sakura Lust est la première monographie du photographe britannique Casper Kent. L’ouvrage, tiré à 500 exemplaires numérotés à la main, se compose de clichés réalisé en l’espace d’une année passée au Japon: de la toute première floraison de cerisiers à l’automne japonais – pendant des nuits passées dans des ryokans (les auberges  traditionnelles et typiques au Japon) et des love hotels (ces hôtels destinés aux couples, que l’on réserve à l’heure ou pour une nuit) à travers le Japon. « Ces lieux sont le cadre parfait pour créer l’évasion », explique Kent à propos de l’œuvre. « Ces endroits si particuliers ont une qualité éthérée et sont souvent vraiment isolés, ce qui permet d’entrer dans un monde légèrement différent. » Les photographies explorent l’éphémère, l’intimité et la possession de soi, conduisant toujours vers une évasion onirique. Faisant écho à l’adoration japonaise pour le Hanami – la tradition annuelle d’accueillir le cerisier (hakura) brièvement fleurissant, de profiter de ce moment et célébrer tout ce qu’il représente -, l’intimité capturée dans Sakura Lust se situe quelque part entre le rêve érotique et la réalité. Le livre est une histoire de désir et de volupté, une tentative de saisir un moment de vie éphémère et de le faire durer éternellement. Ce très bel ouvrage de 112 pages est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions britanniques Kawako Press.

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WES LANG – TAKING OFF FOR OTHER DIMENSIONS

wes lang

La galerie Eighteen Gallery (Copenhague) accueille depuis le 20 septembre dernier Taking Off For Other Dimensions, la nouvelle exposition personnelle de l’artiste américain Wes Lang. Ce dernier y présente une sélection de toiles hypnotiques, inspirées par un séjour effectué chez Ram Dass, dans l’Hanuman Garden du célèbre professeur spirituel. Jusqu’au 19 octobre 2019.

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MAURO D’AGATI – TAN

Mauro d'Agati

Mauro D’Agati a commencé à travailler en tant que photographe professionnel en 1996, couvrant de nombreux festivals de jazz siciliens, manifestations artistiques et événements théâtraux. Il a toujours été animé par l’exploration des phénomènes sociaux siciliens, notamment palermitains, et a travaillé pour de nombreuses publications italiennes et internationales comme Geo, Stern, Suddeutsche Zeitung, Das Magazin, Vision China, El Pais Semanal, Le Monde, GQ ou encore Internazionale. Le photographe présente aujourd’hui Tan, un nouvel ouvrage publié par les éditions italiennes 89books. Tan est une maîtresse de 23 ans vivant à Bangkok. Elle travaille dans un donjon BDSM, où l’acte principal de son spectacle comprend une performance avec un serpent vivant. Pour ce livre, le photographe a suivi le quotidien de la jeune fille durant quelques jours en 2017, à Surin et Bangkok, entre journées passées à la campagne thaïlandaise avec sa fille et prestations de dominatrice particulièrement scénarisées. Loin des clichés ou d’un quelconque voyeurisme, Mauro D’Agati pose un regard intime et sensuel sur la culture BDSM asiatique, au delà des stéréotypes, des masques et des rôles, et examine les expériences d’une jeune professionnelle de cet univers, sa vie personnelle, son personnage professionnel, et le monde flou entre tout cela. Le livre de 72 pages est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions 89books.

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BILLY & HELLS – OMISSION

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Depuis les années 80 les photographes berlinois Anke Link et Andreas Oettinger travaillent sous le pseudonyme de Billy & Hells et réalisent des portraits à la fois mystérieux, évanescents et intemporels. À l’occasion de leur récente exposition personnelle intitulée Silent Monkey à la galerie Morren d’Utrecht, les éditions Bromide Publishing House présentent une nouvelle publication du duo: Omission. Celle-ci possède un format peu commun, puisqu’elle se compose de cinq posters recto-verso et doit donc se déplier pour être lue. Cette sélection de dix œuvres nous permet d’entrer progressivement dans l’esprit des deux artistes, en nous immergeant dans la vibrance à la fois obscure et subtile de leurs images, qui font pour l’occasion la même taille que leurs tirages présentés en galerie. Perfectionnant leur style par tâtonnements, Billy & Hells parviennent à créer leur propre univers, plein de textures riches, de somptueuses palettes de couleurs, nous entraînant dans des compositions et des ambiances qui semblent empruntées à l’histoire de la peinture classique. Les personnages archétypiques qu’ils dépeignent – mères, soldats, cowboys, infirmières, et professeurs – possèdent un certain mystère, indiquant la dualité du modèle aussi bien que le caractère fictionnel du monde dans lequel ils évoluent. Même si les images de Billy & Hells se réclament de nombreuses références historiques et artistiques, leurs portraits ne se trouvent pas pour autant alourdis par ces évocations. Au contraire, en mélangeant harmonieusement le passé et le présent, le réel et la fantaisie, leurs photographies deviennent des enregistrements nostalgiques, volontairement laissés ouverts à l’interprétation. Malgré une longue carrière, presque aucune publication de leurs travaux n’a été publiée en dehors de quelques catalogues d’expositions. Cet opus met fin à cette injustice et donne également à tous la chance d’apprécier l’impression grand format (690 x 1000 mm). Publiée dans une édition limitée à 500 exemplaires, Omission est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions Bromide Publishing House.

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KOHEI YOSHIYUKI – THE PARK

kohei yoshiyuki

Kohei Yoshiyuki (né en 1946) est un photographe japonais qui s’est fait connaître en 1979 avec son exposition Koen (Parc) à la galerie Komai de Tokyo. Les photographies en noir et blanc ont été présentées dans un livre publié en 1980 avec des clichés de personnes engagées dans des activités sexuelles dans les parcs de Shinjuku et Yoyogi (tous deux situés à Tokyo), la plupart du temps avec des spectateurs inconnus autour d’eux. Les photos ont été prises avec un appareil photo de 35 millimètres et des flashs à infrarouge pour capturer une communauté secrète d’amants et de voyeurs. À l’occasion du quarantième anniversaire de l’exposition, les éditions américaines Radius Books sortent une nouvelle édition, repensée, de The Park, et qui promet d’attirer un nouveau public qui ne connaît peut-être pas le travail de Yoshiyuki, mais qui est beaucoup plus habitué à contempler la vie privée des autres. Observant et documentant un aspect underground de la culture japonaise d’après guerre, le photographe présente le récit d’un Japon que l’on voit rarement, abordant des problèmes universels de surveillance, de voyeurisme et de respect de la vie privée. Yoshiyuki révèle ainsi une ville cachée la nuit, où, dans l’ombre, des couples et des groupes sont libérés des contraintes de la vie. Les spectateurs cachés dans les buissons, les amoureux et les participants hors scène sont tous pris en flagrant délit par sa caméra. Le photographe explique: «Je n’ai jamais été excité sexuellement, mais j’étais exalté à l’idée d’être là et de prendre des photos. Je pense que le voyeurisme fait partie de l’acte photographique.» Selon le photographe britannique Martin Parr, son travail est « une œuvre documentaire brillante qui saisit parfaitement la solitude, la tristesse et le désespoir qui accompagnent si souvent les rapports humains et les relations sexuelles dans les grandes métropoles comme Tokyo ». Cette nouvelle édition de The Park contient huit images inédites, des essais de Yossi Milo et Vince Aletti, ainsi qu’une interview du photographe réalisée par le célèbre Nobuyoshi Araki. L’ouvrage de 160 pages est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions Radius Books, ainsi que sur Amazon.com.

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BORIS MIKHAILOV – SUZI ET CETERA ( PART 2)

Boris Mikhaïlov est l’un des principaux photographes des pays qui constituaient autrefois l’Union soviétique. Depuis presque 50 ans, Mikhaïlov explore la position de l’individu au sein des mécanismes de l’idéologie publique, abordant des sujets tels que l’Ukraine sous le régime soviétique, les conditions de vie en Europe orientale postcommuniste et les idéaux déchus de l’URSS. Bien que profondément enracinée dans un contexte historique, son œuvre incorpore des récits fortement engagés et personnels d’humour, de luxure, de vulnérabilité, de vieillissement et de mort. Quel que soit le système politique, Mikhaïlov refuse d’être un observateur passif et continue à observer activement le monde qui l’entoure. Publié à l’origine en 2007 par les éditions allemandes Koenig Books, Suzi et Cetera présentait une série d’images du photographe ukrainien Boris Mikhailov prises dans sa ville natale de Charkow dans les années 80. Aujourd’hui, les éditions italiennes 89books publient la seconde partie de ce grand projet de Mikhailov. Suzi et Cetera (Part 2) se compose d’une sélection de clichés réalisés par le photographe dans les années 60 et 70. Celles-ci sont souvent présentées lors d’expositions (notamment Primrose: Early Colour Photography in Russia), mais n’ont pas été incluses dans le premier livre. Cette série est souvent décrite comme le point de transition de Mikhailov de la photographie amateur à la photographie professionnelle. L’auteur lui-même dit que cette série est comme une capsule contenant l’embryon de toutes ses œuvres et explorations suivantes. Il y documente la vie quotidienne dans la société soviétique, tout en offrant une critique sociale incisive de son système répressif (les clichés de sa femme nue avaient notamment été découverts par le KGB, ce qui lui fit perdre son poste d’ingénieur). Ce projet est l’un des plus intimistes du photographe, où son choix de thèmes et de modes de représentation, y compris la nudité, les plaisirs désinvoltes et la perspective à grand angle, projettent une image contraire à l’esthétique officielle prescrite à l’époque. L’ouvrage de 204 pages est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions 89books.

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