Category Archives: Art

MARTIN PARR – TBILISI

Membre de la coopérative photographique Magnum Photos depuis 1994, Martin Parr a parcouru le monde pour étudier les phénomènes globaux de la consommation, des loisirs et de la communication. Pour son nouveau projet publié par les éditions Prestel, le photographe britannique s’est rendu à Tbilissi, la capitale géorgienne, l’un des sites touristiques les plus dynamiques d’Europe et considéré par beaucoup comme le “nouveau Berlin”. Ses images souvent humoristiques juxtaposent l’insolite et l’ordinaire. En pleine croissance, la ville de Tbilissi est le sujet idéal pour les portraits éloquents de Parr. Destination de voyage en plein essor, la ville est à cheval entre le chic européen du XXIe siècle et les influences soviétiques. Dans les marchés de rue et les magasins haut de gamme, les gymnases et l’opéra, les fêtes de famille et les casinos, Parr documente, à sa manière inimitable, une ville dynamique, en constante évolution, qui semble à la fois lointaine et résolument familière. Avec ses 80 photographies couleur, l’ouvrage nous montre – avec l’humour bienveillant de Martin Parr – les contrastes et les contradictions qui existent entre le vieux Tbilissi et la ville moderne. Le livre de 128 pages, avec une introduction par l’auteur géorgien populaire Aka Morchiladze, est maintenant disponible dans les meilleures librairies, ainsi que sur Amazon.com.

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ANTHONY HERNANDEZ @ FUNDACION MAPFRE MADRID – OPENING

La Fundación MAPFRE de Madrid accueille depuis aujourd’hui la grande rétrospective du photographe américain Anthony Hernandez, avec une impressionnante sélection de plus de 200 clichés. Subversif, méditatif et social, Hernandez a développé, depuis plus de quarante-cinq ans, un style photographique très personnel qui gravite autour de Los Angeles, sa ville natale, reflétant sa beauté désolée et ses étendues croissantes de bitume et de ciment. L’exposition s’étend des premières premières prises de vues des passants de Los Angeles dans les années 70, à la célèbre série en couleur Discarted, réalisée entre 2012 et 2015, sur les lieux abandonnés aux abords de la ville. On y retrouve également la série pour laquelle il abandonna définitivement le noir et blanc, Rodeo Drive (1984), ses travaux Landscapes for the Homeless ou encore la série plus récente Screened Pictures. Jusqu’au 12 mai 2019 à la Sala Fundación MAPFRE Bárbara de Braganza à Madrid.

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SUNIL GUPTA – CHRISTOPHER STREET, 1976

Artiste photographe acclamé dans le monde entier, Sunil Gupta est issu de cette génération prolifique de la diaspora indienne qui est apparue sur la scène artistique du Royaume-Uni dans les années 80. Par son travail, il défie les stéréotypes et questionne les convictions. Il explore les problèmes de race, genre et sexualité ainsi que les questions qui en découlent : culture, frontière et identité. Pendant ses études à la New School de New York, sous l’égide de la légendaire Lisette Model, Sunil Gupta passait ses week-ends à se balader sur Christopher Street, son appareil photo à la main. C’était une période enivrante, après les émeutes Stonewall et avant l’apparition du SIDA, dans laquelle le jeune Gupta et ses amis créèrent un espace public homosexuel jamais vu auparavant. “Je me suis lancé dans la photographie au début des années 1970, explique le photographe. Ce qui n’était au départ qu’un simple hobby a rapidement trouvé sa raison d’être dans le mouvement naissant de libération homosexuelle, en documentant les marches pour les droits des homosexuels ainsi que la scène gay en plein essor. En rétrospective, ces images sont devenues à la fois nostalgiques et emblématiques d’un moment très important de mon histoire personnelle.” Publié par les éditions britanniques Stanley / Barker, Christopher Street, 1976 présente une sélection de ces clichés monochromes, véritable capsule temporelle d’une époque révolue, et témoignage unique de l’identité gay américaine. Le livre de 100 pages, édité à 1000 exemplaires avec sa reliure spirale métallique, est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions Stanley / Barker.

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HELEN LEVITT – MONOGRAPH

Helen Levitt (1913-2009) est l’une des figures de proue de la photographie de rue. C’est dans les années 1930 que cet observatrice et chroniqueuse passionnée de la vie dans les rues de New York a commencé à prendre des photos des habitants de quartiers pauvres tels que le Lower East Side, le Bronx et Harlem. Avec un œil pour le surréalisme et l’ironie des détails, elle passera de nombreuses décennies à immortaliser les gens du quotidien dans des compositions dynamiques: des enfants en train de jouer, des passants qui prennent la pose, des couples qui discutent. Le langage pictural non sentimental de Levitt donne lieu à un spectacle humoristique et théâtral, qui se situe au-delà de tout cliché documentaire moral ou social. Son utilisation de la couleur était révolutionnaire: Levitt fait partie de ces photographes qui ont été les pionniers de la couleur comme moyen d’expression artistique. Publié par les éditions allemandes Kehrer à l’occasion de sa grande rétrospective au Musée Albertina de Vienne (du 11/10/2018 au 27/01/2019), cette nouvelle monographie présente près de 130 œuvres iconiques de la photographe américaine. Bon nombre de ces clichés proviennent de la collection personnelle d’Helen Levitt, et ce très bel ouvrage les dévoile pour la première fois au public. On y retrouve notamment ses premières photographies surréalistes de dessins à la craie, sa série de 1941 prise au Mexique, ainsi que ses portraits clandestins de passagers du métro new-yorkais que Walker Evans l’encourage à faire dès 1938. Ce très bel ouvrage de 232 pages est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions Kehrer, ainsi que sur Amazon.com.

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KRASS CLEMENT – ACROSS THE CUT

Krass Clement (né en 1946) est l’un des photographes danois les plus remarquables de sa génération. Toutes ses photographies abordent les questions existentielles de la condition humaine. Elles nous parlent des sentiments de perte, d’angoisse et de solitude. De cette part de vécu que nous essayons tous de maintenir à distance. Si son univers photographique nous touche si profondément, cela tient non seulement à son grand talent visuel, mais également à son aptitude à rendre ces thèmes proches et abordables. Fondée sur le réalisme de la photographie documentaire, la démarche artistique de Krass Clement consiste à travailler les images comme des métaphores. Il compare volontiers sa photographie à la poésie, où quelques mots suffisent à générer chez le lecteur des souvenirs ou un univers entier. Publié par les les éditions RRB Publishing à l’occasion d’un court séjour du photographe à Bristol en juin 2016 pour Photobook Bristol, Across the Cut est le dernier ouvrage en date de Clement. Si la création de ce livre n’était pas planifiée, il s’est développé pendant son séjour. Contrairement à beaucoup d’autres œuvres, il a commencé à développer et à séquencer ses images dès son retour au Danemark. Le temps passé à Bristol coïncidait avec la préparation du référendum britannique sur l’adhésion future à l’Union européenne. La notion selon laquelle la Grande-Bretagne pourrait quitter l’UE a profondément troublé le photographe et a sans doute influencé son humeur et sa perception lorsqu’il photographiait. L’inquiétude d’être laissé pour compte, la solitude, les sentiments de limbes et d’impuissance sont présents dans tous les livres de Clement et ne sont pas spécifiques à un lieu, mais néanmoins peu le montrent aussi puissamment que ses images autour de Bristol’s Cut, cette voie navigable artificielle séparant quartiers populaires au nord et quartiers plus aisés au sud. Krass Clement considère Across the Cut comme l’une de ses œuvres les plus difficiles, les plus complexes et les plus importantes de sa carrière. L’ouvrage de 136 pages est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions RRB Publishing.

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PROVOKE – COMPLETE REPRINT OF 3 VOLUMES

À l’occasion du cinquantenaire de la revue japonaise culte qui a bouleversé l’histoire de la photographie, Provoke, les éditions Nitesha ré-éditent en fac-similé les trois volumes du magazine publiés initialement en novembre 1968, mars 1969 et août 1969. Bien que passé inaperçu à l’époque, Provoke est aujourd’hui considéré comme la pierre angulaire de la nouvelle photographie japonaise des années 70 et au-delà. Ce magazine avait été créé par les critiques et photographes Koji Taki et Takuma Nakahira, le photographe Yutaka Takanashi, et l’écrivain Takahiko Okada. Le photographe Daido Moriyama se joindra à l’équipe à partir du deuxième numéro. Manifeste à la fois esthétique et philosophique, Provoke a opéré une rupture radicale en seulement trois numéros. Les collaborateurs de la revue imposent un nouveau langage visuel, « rough, grainy and blurred » (brut, flou et granuleux), à même de capter la complexité de l’expérience vécue par chacun et les paradoxes de la modernité subis par tous. Parallèlement à l’essor fulgurant d’une société de consommation sur le modèle occidental, le pays traverse pendant dix ans (de 1960 à 1970) une crise identitaire majeure qui se déploie sur de multiples fronts : bases militaires américaines à Okinawa, bataille contre la construction de l’aéroport de Narita, occupation des universités par les étudiants… Ré-édités le plus fidèlement possible, les trois volumes sont également accompagnés d’un quatrième livret qui reprend les textes originaux des trois numéros, y compris ceux de Takahiko Okada, traduits en anglais et en chinois. Provoke – Complete Reprint of 3 Volumes est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions japonaises Nitesha, ainsi que dans les meilleures librairies.

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GEOFF MCFETRIDGE – COMING BACK IS HALF THE TRIP

L’œuvre de Geoff McFetridge porte sur la condition humaine. Il aborde l’existence et la sémiotique dans une perspective curieuse, pragmatique, poétique et personnelle. Ses peintures, dessins et sculptures tournent souvent (littéralement) autour de thèmes tels que le commencement et la fin, la relation et la compréhension, la perception, le transcendantal et l’inconscient. Mais dans le travail de l’artiste originaire de Calgary, ces thèmes humains courants sont explorés avec la légèreté d’un vocabulaire graphique intuitif. Complexe et dense tout en étant tout aussi fragile et épars, le langage visuel de McFetridge ressemble à la fois à de la danse et à de l’alpinisme : lourd en préparation, léger en exécution. Coming Back Is Half The Trip se compose d’une série de travaux préparatoires pour peintures et sculptures présentées dans sa quatrième exposition personnelle avec V1 Gallery / Eighteen à Copenhague, du 27 octobre au 24 novembre 2018. Le livre, publié par les éditions suisses Nieves à l’occasion de l’exposition, propose de nouvelles approches de la cognition. Geoff McFetridge s’aventure aux frontières du sens, nous entraînant avec lui dans un voyage que nous pouvons ressentir, mais qu’il est plus difficile de verbaliser. Un état d’esprit méditatif, empreint d’empathie, où nous sommes connectés au-delà du temps et des mots, en reconnaissance de notre existence complexe. Publié en décembre dernier, ce très beau livre de 112 pages est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions Nieves.

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CHAIR ANATOMY – DESIGN & CONSTRUCTION

Plus qu’aucun autre élément de mobilier, le siège a suscité les rêves les plus fous des designers. La courbe singulière d’un dossier, le galbe d’un pied, l’angle d’une assise ou la couleur de l’ensemble reflètent tous le souci esthétique d’une époque. Professeur de design de produits et de mobilier à l’Université des sciences appliquées de Rosenheim en Allemagne, James Orrom publie aux éditions Thames & Hudson Chair Anatomy – Design & Construction. Concepteurs et architectes, dont le travail s’articule autour de l’espace, du confort et de la fonction, s’efforcent depuis des siècles de fabriquer les chaises les plus parfaites – ou les plus insolites. La plupart des chaises, cependant, ne sont pas uniques, mais fabriquées en grandes quantités, pour être expédiées dans le monde entier, exposées et commercialisées. Nous ne voyons que le produit final et nous ne savons que très rarement comment notre chaise a été conçue. Grâce au travail minutieux de déconstruction et de réduction à leurs composants des chaises, Chair Anatomy – Design & Construction va au cœur de plus de cinquante designs iconiques de ces 150 dernières années : comment les pièces ont été conçues et produites pour s’assembler ; pourquoi un certain matériau confère une certaine qualité, une avancée fonctionnelle, ou un confort ; comment la structure de la chaise peut résister aux contraintes tout en étant élégante et économique à produire. On y découvre en détails des pièces cultes comme la Standard et l’Anthony de Jean Prouvé, la Chaise Longue et la Grand Confort de Le Corbusier, la DKR, la DSW, la LCW ou encore la PAW de Charles et Ray Eames… A la fin du livre – avec un glossaire des termes techniques et une bibliographie pour une lecture plus approfondie – se trouve une sélection des designers derrière les chaises présentées. Offrant une nouvelle perspective sur certaines des chaises les plus emblématiques dans l’histoire du design, cet ouvrage de référence est incontournable pour les passionnés comme pour les collectionneurs. Le livre de 240 pages est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions Thames & Hudson, ainsi que sur Amazon.com.

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CHRISTOPHER ANDERSON – BLEU BLANC ROUGE

À l’occasion de l’exposition Bleu Blanc Rouge du photographe Christopher Anderson à la Ravestijn Gallery d’Amsterdam, les éditions allemandes Hatje Cantz publient un très beau catalogue au format brochure (27.00 x 36.00 cm). Anderson, membre de la prestigieuse agence Magnum Photos, fait partie des photographes contemporains les plus influents. Son œuvre visuelle défie toute catégorisation puisqu’elle se situe entre les mondes du documentaire, de l’art, de la photographie commerciale et de la photographie de mode. Dans cette série ludique et poétique, le photographe américain articule les images d’une manière stimulante: portraits, moments spontanés, natures mortes. Ce sont des photos prises sur le vif, soigneusement arrangées ensemble. Certaines de ces images racontent une histoire évidente, d’autres sont moins directes, voire abstraites. En présentant ces moments ponctuels et isolés sous la forme d’une collection, Christopher Anderson invite le lecteur à nouer lui-même un lien entre les différentes photos, et à s’interroger sur leur signification et leur cohérence. Un visage en gros plan, des cerises renversées sur le sol, l’intérieur d’une voiture… Lumière réfléchie dans une flaque de pluie ou dans les fenêtres d’un gratte-ciel… Le photographe présente ses images comme les pièces d’un puzzle. Le fil conducteur qui unifie les images est formé par des éléments visuels récurrents: la couleur rouge, des formes et des motifs spécifiques, un spectre de lumière solaire qui marque la fin de la journée. La palette est chargée d’une émotion et d’une intimité particulières qui sont au cœur de l’œuvre d’Anderson. Les images sont à la fois contemplatives et urgentes. Les photographies d’Anderson ne sont pas que des observations d’un moment fugace. Au contraire, nous sentons la présence du photographe et sa connexion au moment représenté. Ensemble, les images de Bleu Blanc Rouge, prises aux États-Unis, en France, en Italie, en Espagne et en Allemagne, représentent une vision qui flirte avec le langage du cinéma. La dynamique entre mouvement et immobilité ressemble à une série d’images fixes tirées d’un film jamais tourné. Chaque image est un moment tiré d’un récit plus large, tout comme la ville est une mosaïque de vies, d’histoires et de moments capturés différents. Le livre de 32 pages est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions Hatje Cantz, ainsi que sur Amazon.com.

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PARTY! PARTY!! PARTY!!! PHOTOGRAPHS FROM WEIMAR GERMANY

Avec plus d’une centaines de clichés inédits, parmi lesquelles quelques photographies jamais diffusées de certains des clubs berlinois les plus célèbres des années 1920, Party! Party!! Party!!!  (publié par les éditions britanniques Archive of Modern Conflict) dépeint la République de Weimar à travers les fêtards de l’époque et les divers lieux berlinois où ils font la fête: salons, chambres, clubs souterrains bondés de touristes, salles de musique, etc. La défaite de l’Empire allemand lors de la Première Guerre mondiale signifie que la nouvelle République de Weimar est pratiquement ruinée, confrontée à des dettes inimaginables et victime d’une révolution violente de gauche comme de droite. Les plus pauvres sont particulièrement vulnérables. Chaque nouvelle journée peut être synonyme de maladie, de chômage ou de criminalité. Cette précarité de l’existence a donné lieu, chez certains, à un désir frénétique de vivre dans le moment présent, de faire la fête ou d’échapper à la réalité. Cette soif de décadence, de sexualité et de vanité accompagne alors une ignorance des conséquences du fascisme ou du communisme. La vie, pour beaucoup, est ainsi devenue une sorte de fête dans cette période particulièrement tourmentée, alors que l’Allemagne en crise des années 1920 mène parallèlement une expérience à la fois glorieuse et futile dans l’art de faire la fête. Party! Party!! Party!!! est un émouvant témoignage de cet esprit de fête. Le livre de 144 pages, édité par Ed Jones et Christopher Nesbit, est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions Archive of Modern Conflict, ainsi que sur Amazon.com.

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MORTEN ANDERSEN – FAST CITIES

Morten Andersen est l’une des figures emblématiques de la photographie en Norvège. À travers la publication d’une vingtaine d’ouvrages de photographie et de nombreuses expositions, il nous fait découvrir sa vision parfois sombre de l’humanité. Le photographe de 52 ans témoigne de son environnement et s’exprime en créant ses propres histoires d’existence quotidienne, de mondes étranges, de nature silencieuse et de personnages inhabituels. Son œuvre occupe un espace unique entre l’objectif et le subjectif, l’illusoire et le réel. En tournant son objectif vers de vrais lieux et de vraies personnes, il soulève aussi des questions culturelles, historiques et politiques. Publié par les éditions suédoises Journal, Fast Cities est le nouveau livre de Morten Andersen. Avec sa grande curiosité, son appareil photo et des bottes de marche, il est parti explorer les rues de Mexico, Le Caire, Mumbai, Kolkata, Dacca, Shanghai, Sao Paulo, Jakarta et Lagos. Toutes des mégalopoles de 10 millions d’habitants ou plus, parfois jusqu’à 20 lorsque l’on y ajoute les banlieues. Des villes de deux à trois, ou quatre fois plus peuplées que sa Norvège natale. À l’inverse de nombreux projets photographiques sur les métropoles mettant en avant les architectures spectaculaires, le photographe norvégien s’est davantage concentré sur l’élément humain et l’énergie de la ville, sur le terrain. À travers les clichés à la teinte bleutée de Mortensen, on découvre comment les gens bougent, regardent, jouent, dansent… des petites tranches de vies issues des grandes villes. L’ouvrage de 304 pages, finaliste pour le prix du Livre des Rencontres d’Arles 2018, est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions Journal.

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MICHAEL SCHMELLING – YOUR BLUES

Après le succès de My Blank Pages, un superbe ouvrage reprenant la forme d’un journal personnel mêlant collages et écrits publié en 2015, Michael Schmelling sort Your Blues chez Skinnerboox/The Ice Plant. Pendant 18 mois, le photographe américain a exploré les différentes scènes musicales de sa ville natale de Chicago, à travers ses bars, ses clubs underground et ses studios d’enregistrement. Un ensemble d’images qui tissent des liens entre ces nouvelles scènes, ceux qui les font exister et la vitalité de la culture DIY. En gardant à l’esprit la richesse de l’histoire du blues et du jazz à Chicago, le photographe évite les clichés de représentation des genres musicaux. Schmelling se concentre sur des artistes locaux et de niche dans des lieux insolites. Son oeuvre visuelle reflète un métissage vibrant et fluide entre les genres musicaux de la région, un héritage diffus qui englobe le blues, le punk, le jazz psychédélique, le rap, l’emo, le hardcore et la house. À Chicago, “il n’y a pas de tradition culturelle dominante”, écrit le musicien Tim Kinsella dans un essai inclus dans le livre. “La forme dominante est l’hybridité.” À travers son séquençage classique, cet ouvrage soigné déploie une galerie de moments explosifs et parfois intimes. Le livre de 168 pages, édité à 800 exemplaires seulement, est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions Skinnerboox et The Ice Plant, ainsi que dans les meilleures librairies.

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