Category Archives: Art

CHARLES FREGER – CIMARRON

Publié par les éditions espagnoles Editorial RM, Cimarron est le troisième volet d’une série photographique entamée en 2013 par Charles Fréger consacrée aux mascarades. Après Wilder Mann (depuis 2010), dédié au continent européen, et Yokainoshima (2013-2015), localisé sur l’archipel nippon, Cimarron (2014-2018) s’ancre dans les territoires des Amériques. Dans un espace géographique s’étendant du sud des États-Unis au Brésil et comprenant quatorze pays, Charles Fréger dresse cette fois un inventaire, non exhaustif, des mascarades pratiquées principalement par les descendants d’esclaves africains, célébrant la mémoire de leurs pairs et leurs cultures singulières. « Cimarron » : le terme revêtu par la série désigne initialement dans le monde colonial hispanique l’esclave fugitif ; puis il donne naissance au terme « marron », évoquant après 1848, date de l’abolition de l’esclavage, la figure héroïque de l’homme résistant à l’oppression. Derrière la multitude de traditions masquées présentées, se meuvent les fantômes d’hommes et de femmes aspirant à la liberté. Au travers de ce corpus se déploient des mascarades dans lesquelles, entre masques, maquillages, costumes, parures et accessoires, s’entremêlent les cultures africaines, indigènes et coloniales, prises dans le vertige d’un mouvement syncrétique pluriséculaire. La mascarade est plus que jamais ici territoire de mise en regard d’une communauté par une autre, espace où l’on rejoue, où l’on réinvente le rapport à l’oppresseur soit pour le mimer, soit pour l’inverser, toujours pour le subvertir. Ce très bel ouvrage de 320 pages est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions Editorial RM, ainsi que sur Amazon.fr.

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EAMONN DOYLE – MADE IN DUBLIN (DUBLIN TRILOGY)

Eamonn Doyle a étudié la peinture et la photographie à Dublin à la fin des années 1980. Il a ensuite travaillé pendant vingt ans dans l’industrie musicale indépendante avant de revenir à la photographie en 2009. Publié par les éditions britanniques Thames & Hudson, Made In Dublin (Dublin Trilogy) réunit les trois extraordinaires séries de photographies de Doyle: i, ON et End. Photographiée à un jet de pierre de sa porte d’entrée, cette trilogie de Dublin offre un portrait multiforme d’une ville subissant et survivant des changements rapides. Dans i, de mystérieuses silhouettes sont absorbées par le paysage intérieur de leur point d’ancrage, figées dans une chorégraphie silencieuse. Les géants en noir et blanc de ON se convulsionnent dans leur propre image en accrochant la dure lumière dublinoise. End. accorde autant d’importance à la ville qu’à ses habitants, leurs énergies se façonnant réciproquement. Les trajectoires répétées de la vie quotidienne sont compressées dans les mêmes rues. L’autonomie de Dublin s’émousse au contact de sa population, tandis que les rues deviennent une sorte d’État mental et sculptural à l’échelle de la cité. Dublin, sa lumière et ses habitants semblent esquisser un ballet et intervertissent leurs rôles dans une succession de saynètes. Le photographe irlandais explique: « Ces photographies ne donnent à voir que des fragments de récits possibles mais à mes yeux, toute vie possède sa part de gravité et de théâtralité même si, au bout du compte, son sens nous échappe. » Les vignettes textuelles de Kevin Barry, auteur primé, enrichissent le voyage visuel. Imaginant ce qui pourrait se passer juste hors du cadre, Kevin Barry donne la voix aux Dubliners autrement silencieux capturés par la caméra de Doyle. Avec des photographies nouvelles et inédites, le design de Niall Sweeney complète ce qui ne peut être décrit que comme une expérience sonore et cinématographique exaltante sous forme de livre. L’ouvrage de 272 pages est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions Thames & Hudson, ainsi que sur Amazon.com.

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NOBUYOSHI ARAKI @ GALERIA JAVIER LOPEZ & FER FRANCES – MADRID – OPENING

À l’occasion de la XXIIe édition du Festival Off de PHotoESPAÑA, la galerie madrilène Javier Lopez & Fer Frances propose une magnifique exposition personnelle de Nobuyoshi Araki. Cette dernière présente une vaste sélection de photographies en couleur et en noir et blanc portant sur deux des thèmes qui ont permis au photographe japonais d’acquérir une renommée internationale au cours des quatre dernières décennies : les fleurs et les portraits féminins. Son œuvre unit la vie, la mort, le sexe et la beauté – une beauté transitoire comme celle des fleurs, symbole de décadence. Jusqu’au 5 septembre 2019.

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DON MCCULLIN – EXHIBITION BOOK

Après plus de 60 ans de carrière intense, la Tate Britain a récemment rendu hommage à Don McCullin, considéré par beaucoup comme le plus grand photographe de guerre britannique qui ait jamais existé. L’exposition, qui comporte plus de 250 clichés réalisés par le photojournaliste, a ouvert ses portes au public mardi 5 février et est resté visible jusqu’au 6 mai dernier. Don McCullin, âgé aujourd’hui de 83 ans, a privilégié au cours de sa longue carrière des thèmes graves tels que la guerre mais aussi la misère sociale, dans le monde comme dans son pays d’origine, le Royaume-Uni. À 83 ans, celui qui a veillé à l’accrochage du travail d’une vie – près de 260 clichés qu’il a tirés lui-même – sait que personne ne peut sortir indemne « des images qui vous sautent à la figure » qu’il a produite pendant plus de soixante ans (premier cliché vendu à 23 ans). Crises de Berlin (61) et de Chypre (64), désastres du Biafra, de la République du Congo, du Cambodge et du Vietnam, de l’Irlande du Nord et de Beyrouth et, plus récemment, les destructions de Palmyr par Al-Qaeda… pas une guerre ni un drame du XXe et XXIe siècle naissant ne manque à l’appel. Un patrimoine glaçant d’une histoire violente et aveugle. Les cadrages fascinants et les tirages très sombres révèlent l’intensité de ses instants dramatiques révélés. Publié par Tate Publishing, ce très beau catalogue de 240 pages présente l’ensemble des clichés de cette grande rétrospective du photographe. Il est maintenant disponible en version reliée et brochée sur la boutique en ligne des éditions Tate Publishing, ainsi que sur Amazon.com.

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THE GAZE OF THINGS – JAPANESE PHOTOGRAPHY IN THE CONTEXT OF PROVOKE

À l’occasion de la grande rétrospective La Mirada de las Cosas (The Gaze of Things) -Japanese Photography in the Context of Provoke présentée au Bombas Gens, centre d’Art de Valence, Espagne (du 22 février 2019 au 2 février 2020), qui présente une sélection d’œuvres de la collection Per Amor a lÁrt, la plus importante collection privée de photographies japonaises de cette période hors du Japon, les éditions La Fábrica publient un magnifique catalogue de l’exposition. L’ouvrage compte 200 images qui retracent l’art japonais à partir de 1950, en accordant une attention particulière à la photographie et aux artistes qui faisaient partie du groupe Vivo (1957 – 1961) et du collectif responsable de la publication mythique Provoke. Entre 1957 et 1972, une transformation radicale du langage photographique a lieu au Japon, avec un groupe de photographes qui commence à développer leur œuvre dans l’après-guerre. Un renouveau qui se déroule parallèlement aux grands changements économiques, culturels et psychosociaux de cette période. La revue Provoke ne publia que trois numéros, mais elle changea à jamais la photographie japonaise. La manière expérimentale dont les images ont été montrées, conséquence d’une époque marquée par des événements politiques importants, est devenue un phénomène et une tendance adoptée par de nombreux autres photographes japonais. Ce livre présente le travail d’éminents artistes tels que Shomei Tomatsu, Akira Sato, Yutaka Takanashi et Daido Moriyama, ainsi que Nabuyoshi Araki, Koji Enkoura, Tamiko Nishimura et Hiroshi Hamaya. Il comprend également des essais de la commissaire Nuria Enguita et d’experts tels que Miryam Sas et Akihito Yasumi. Le livre de 192 pages est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions espagnoles La Fábrica, ainsi que sur Amazon.com.

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HENRY WESSEL – A DARK THREAD – PARIS

La Maison Européenne de la Photographie (Paris) accueille depuis la semaine dernière A Dark Thread, la première grande exposition en France du photographe américain Henry Wessel, dont la carrière s’écrit sur près de cinquante ans. Wessel aimait passer en revue ses archives de planches-contacts et mettre en perspective des photographies prises à des décennies d’écart. Pour ce grand amateur de films noirs, ces rapprochements formels constituaient les débuts possibles d’un scenario d’intrigues. L’exposition met en lumière trois séries. À l’instar d’un story-board, Incidents suit l’ordre précis constitué par Henry Wessel, selon un procédé de correspondances visuelles qui lui était cher. Sunset Park rassemble des prises de vue nocturnes, invitant à une plongée dans l’ambiance mystérieuse des nuits californiennes. Enfin, toujours en suivant un jeu de rapprochements visuels, Henry Wessel avait commencé, avant son décès en septembre 2018, à reconstituer avec les équipes de la MEP la troisième série de l’exposition : A Dark Thread, présentée sous cette forme pour la première fois. Son univers unique et mystérieux se retrouve dans l’ensemble des ses images, comme un « fil noir » les liant les unes aux autres. L’exposition est également l’occasion de redonner sa place à l’un des artistes de la grande exposition de 1975 New Topographics: Photographs of a Man-Altered Landscape. Jusqu’au 25 août 2019.

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KATRIEN DE BLAUWER – LOVE ME TENDER – PARIS

La galerie Les filles du calvaire accueille depuis le 18 mai l’exposition Love me Tender de Katrien de Blauwer. La pratique artistique de Katrien de Blauwer, qui vit et travaille à Anvers (Belgique) est affaire de collage. Le processus est spontané, libre comme le geste qui défigure l’image. Nouveauté dans son travail, les œuvres sont parfois peintes. Le coup de pinceau est alors aussi sec et précis que le coup de ciseaux. Derrière ce « cut » intransigeant, pareil à la technique du montage, il y a la volonté de reconstruire l’image, d’en faire naitre un récit, et de redonner à cette matière première toute son « glamour » passé. C’est à partir d’une sélection d’images collectées dans de vieux magazines qu’elle compose ces collages, ils se nourrissent de ces photographies oubliées qu’elle recycle taille et relie entre elles. Ils naissent ainsi d’une connexion inattendue entre plusieurs figures, entre les motifs et les couleurs. Pour la galerie, l’artiste a développé deux nouvelles séries, deux histoires où elle se révèle avec délicatesse. Comme support à ses collages peints, de Blauwer s’inspire de ses souvenirs d’enfance. Dans «Love me tender», qui titre à la fois la série et l’exposition, la figure masculine est centrale par sa constante absence. Ne reste que ses attributs : ses voitures, ses routes empruntées et l’élégance des femmes rencontrées ; le tout vu à travers les fantasmes d’une jeune fille. Les « Dirty Scenes », quant à elles, si elles restent pudiques dévoilent un peu plus la féminité. Pour la première fois depuis sa découverte par le public parisien, l’artiste expérimente d’autres formats, des formes différentes et des matières nouvelles. Là encore, oublions la question du genre, de sa reproductibilité, ou de son unicité, car la force de la proposition s’origine dans la réutilisation, non discriminante, des éléments qui composent l’œuvre. Elle est à la fois surface, collage, peinture, et photographie. Jusqu’au 15 juin 2019.

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MAGNUM SQUARE PRINT SALE 2019 – OBSESSIONS

La Magnum Square Print Sale ‘Obsessions’ se déroule du lundi 10 juin à 9h EST au vendredi 14 juin 2019 à minuit EST. les photographes et les estates de Magnum puisent dans leurs archives pour choisir une seule image qui reflète les enjeux, les pratiques de travail et les signatures visuelles qui ont fait la réputation des membres du collectif au cours de leur carrière. Les tirages, 15,2×15,2cm, de qualité muséale, signés ou tamponnés par l’estate, sont en vente pour 5 jours seulement, à $100 sur le site shop.magnumphotos.com.

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WALTER KNOLL – THE FURNITURE BRAND OF MODERNITY

Après savoir fondé sa propre entreprise dans les années 1920, Walter Knoll fait sensation dans le monde du design d’intérieur avant-gardiste avec une exposition historique au domaine Weissenhofà Stuttgart, sous la direction de Mies van der Rohe, en 1927. Son fils, Hans Knoll se rend quant à lui aux États-Unis dans les années 1930 et fonde sa propre entreprise, Knoll Inc., réécrivant l’histoire du design. En 1993, Markus Benz, le fils de Rolf Benz, rejoint les rangs de Knoll, poursuivant ainsi sa coopération fructueuse avec des architectes et des designers de renommée internationale. Avec une lignée iconographique de pièces classiques et d’avant-garde, Walter Knoll est aujourd’hui largement considéré comme la principale marque de mobilier moderniste. Publié par les éditions allemandes teNeues, Walter Knoll – The Furniture Brand of Modernity révèle l’histoire complète de cette entreprise de design remarquable avec des illustrations riches et des textes passionnants de l’auteur à succès Bernd Polster. L’ouvrage est une biographie vivante de ce fabricant de meubles de premier plan, basée sur ses figures formatrices telles que Wilhelm, Hans et Walter Knoll et, plus récemment, Markus Benz. Le livre retrace l’histoire d’un siècle et demi de cette formidable dynastie du meuble, retraçant l’évolution de ses conceptions par rapport aux principaux développements culturels et historiques. Cette histoire d’entreprise fascinante montre à quel point la région de Stuttgart, l’une des régions économiques les plus puissantes du monde, était également une source de design et de culture modernes. Le livre de 352 pages, avec ses 200 illustrations couleur et 200 illustrations noir et blanc, est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions teNeues, ainsi que sur Amazon.com.

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BERENICE ABBOTT – PORTRAITS OF MODERNITY – MADRID – OPENING

La Fundación MAPFRE de Madrid accueille depuis le weekend dernier la légendaire photographe nord-américaine Berenice Abbott (1898-1991). Cette grande rétrospective intitulée Portraits of Modernity, dirigée par le commissaire d’exposition Estrella de Diego, propose un survol exhaustif de la carrière de cette photographe américaine, dont le corpus est l’un des plus captivants de la photographie nord-américaine de la première moitié du XXe siècle, servant de pont entre les milieux culturels avant-gardistes de Paris et New York dans les années 1920 et 1930. L’exposition compte 185 photographies qui montrent des portraits des grands artistes et intellectuels des années 20 jusqu’à ses photographies scientifiques, en passant par des clichés des rues de New York. Une petite sélection d’œuvres d’Eugène Atget, avec 11 de ses photographies développées par Abbott elle-même en 1956, est également présentée. Jusqu’au 25 août 2019.

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ALBARRAN CABRERA – REMEMBERING THE FUTURE

Depuis plusieurs années, le duo d’artistes de Barcelone Angel Albarrán et Anna Cabrera sont les imprimeurs privilégiés des musées et des photographes de renommée mondiale comme Masao Yamamoto. Récemment, ils ont développé leur propre activité artistique, en expérimentant entre techniques d’impression modernes et traditionnelles, et en exposant dans le monde entier. En plus de maîtriser les techniques artisanales telles que les tirages platine et les cyanotypes, ils ont développé une technologie d’impression unique : imprimer des photographies avec des pigments sur du papier japonais fin, qui est ensuite placé sur une feuille d’or, imprégnant les images d’une qualité hors du commun. Publié par les éditions espagnoles Editorial RM, Remembering the Future témoigne de l’extraordinaire beauté des techniques de photographie et d’impression magistrales du duo. Ce magnifique ouvrage présente à travers des clichés poétiques leurs séjours au Japon. Le voyage dans ce pays a largement influencé le contenu esthétique de leur œuvre mais aussi leurs techniques de tirage. En utilisant une large gamme de procédés et de matériaux, réalisant leurs épreuves à la main, ils créent ainsi des épreuves uniques, à l’apparence sensuelle. « Nous sommes faits de nos souvenirs », expliquent-ils à propos de leur travail. « Ils définissent ce que nous sommes et qui nous sommes, et nous aident à comprendre notre réalité. Lorsque nous nous souvenons, nous ne nous rappelons pas seulement d’une représentation parfaite du passé. Nous reconstruisons nos souvenirs à partir d’un ensemble d’éléments qui se sont produits, et qui se retrouvent mêlés à notre perception et notre imaginaire. Par conséquent, chaque fois que nous nous souvenons d’un événement, nous le transformons. Nous construisons un squelette composé des faits les plus importants et nous remplissons les espaces vides avec notre imagination. Penser au futur est une activité caractéristique de l’être humain. Nous visualisons le futur en imaginant ce qui se passera et comment nous réagirons. Lorsque nous pensons à l’avenir, nous faisons le même travail mental que lorsque nous pensons au passé. Simplement, nous nous souvenons d’un futur qui n’a pas encore eu lieu. Se souvenir du passé et se souvenir du futur sont donc deux activités profondément liées, et qui ne s’arrêtent jamais. » Ce très beau livre de 64 pages, dont l’édition est tirée à seulement 2000 exemplaires, est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions Editorial RM, ainsi que sur Amazon.com.

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PIOTR UKLANSKI – PORNALIKES

Piotr Uklanski (né en 1968 à Varsovie) a émergé sur la scène artistique new-yorkaise au milieu des années 90 grâce à une œuvre emblématique, The Dance Floor, qui intègre simultanément le legs du minimalisme et le flou de l’art et du divertissement qui caractérise l’époque actuelle. Tantôt à New York, tantôt à Varsovie ou à Paris, Uklanski a fabriqué un corpus de travaux éclectiques qui exploite plusieurs types de supports (sculpture, photographie, collage, performance et vidéo) tout en intégrant confusément des références culturelles. Les éditions suisses Edition Patrick Frey publient aujourd’hui son nouvel ouvrage, Pornalikes, qui présente une série de portraits d’acteurs et actrices pornographiques ressemblant à ou imitant des célébrités et des personnages publics. De 2002 à 2018, l’artiste polonais a constitué une archive photographique à partir de versions numériques et papier de magazines de charme comme Hustler et Loaded, ainsi que d’images issues de mèmes publiés sur internet. À une époque où la dichotomie entre le signifiant et le signifié s’est depuis longtemps effondrée, Uklanski, dans une combinaison risquée de critique et d’exploitation médiatique, subvertit les attentes originales des topos traditionnels du portrait dans l’histoire de l’art. Dans cette forme extrême et extrêmement absurde de portrait, Pornalikes s’attache à remettre en question la morale conventionnelle et les limites du soi-disant bon goût. L’ouvrage nous projette au hasard dans une galerie des glaces postmoderne composée d’images trash, sur fond de culture de la célébrité, instrumentalisation néolibérale et marchandisation du corps humain. L’artiste explore ici les tensions pop-culturelles entre l’identité sexuelle et l’exploitation, l’homme et la femme, la fiction et la réalité, la biographie réelle et l’histoire reprise par les médias. Plongeant dans ces dichotomies, Pornalikes reprend là où la série culte The Nazis et Real Nazis (voir ici) s’est arrêtée. Le livre de 400 pages est maintenant disponible sur la boutique en ligne des éditions Edition Patrick Frey, ainsi que sur Amazon.com.

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